[Off] 14-15 aout 2020: Ernest et Célestine

Publié le 14 Août 2020

Vendredi 14 – Samedi 15

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Ernest et Célestine est un film d’animation belgo-franco-luxembourgois sorti en 2012 et réalisé par Benjamin Renner, Stéphane Aubier, et Vincent Patar sur un scénario de Daniel Pennac inspiré par la série de livres pour enfants de Gabrielle Vincent.  L’histoire : dans une société où les ours vivent à la surface et les souris sous terre, chacun détestant et craignant l’autre, une petite souris sans préjugés nommée Célestine croise le chemin d’Ernest, un ours affamé et sans le sou. Ernest est bien bougon, mais petit à petit, Célestine gagne son cœur et ils deviennent amis.

 

J’avais depuis longtemps l’intention de regarder ce film, parce qu’il avait l’air tout doux, et maintenant que c’est enfin fait, je ne vous apprendrai sans doute rien en vous disant que c’est un bon film (il a reçu de super critiques, un César et une nomination aux Oscars, après tout), mais je vous le conseille, parce que :

 

1. Comme pour La Tortue Rouge, il y a, tout simplement, les dessins, qui renvoient aux livres de mon enfance. En l’occurrence parce que le film est littéralement adapté d’une série de livres pour enfants, donc forcément. Moi, ça me réchauffe immédiatement le cœur, comme retrouver un doudou longtemps perdu. En plus, si comme moi vous avez tendance à surtout regarder de l’animation américaine à la Disney/Pixar et de l’animation nippone, sans taper sur ces derniers (j’en regarde parce que j’aime ça, après tout) ni dire que tout s’y ressemble (car c’est clairement faux), ça change un peu, et ça fait toujours du bien de voir quelque chose qui se démarque et a une identité très propre (bien sûr, si vous avez l’habitude de regarder plein d’animation de toutes sortes, eh bien… je suppose que vous l’avez déjà vu, en vrai ?)

 

2. Pour rester sur l’animation, elle est de toute beauté, épurée avec un feeling très aquarelle (alors que tout a été fait sur ordinateur, a priori), et il y a plusieurs passages, en particulier, qui m’ont enchantée : une course-poursuite où les décors semblent presque s’effacer et les policiers se fondre en une seule masse cauchemardesque, une scène de véritable cauchemar qui reprend cette idée et dont j’aime beaucoup l’inventivité, etc. Ma favorite est peut-être la scène où Ernest joue « l’hiver » au piano, et où, à l’écran, sa musique s’illustre par des touches d’aquarelle d’abord abstraites qui finissent par former un vrai tableau exprimant le changement de saison. C’est une vraie petite envolée poétique, et j’adore que le film se la permette.

 

3. Le plaisir de la découverte d’un autre monde. Le monde des ours ressemble au nôtre, mais celui des souris a un fonctionnement un peu plus différent, et j’ai aimé découvrir son fonctionnement, les dents étant la base de leur civilisation. On n’en voit pas tous les recoins et détails, mais ce qu’on voit était amusant, et j’ai juste aimé regarder comment les souris s’organisent.

 

4. Les personnages sont ultra attachants. J’ai un faible tout particulier pour Célestine et son caractère bien trempé, mais Ernest, au grand cœur bien caché, devient adorable également, et leur amitié réchauffe le cœur. C’est un vrai plaisir de les voir s’attacher l’un à l’autre, et je n’étais que « mwoooh » et « aww » dans ma tête. Notamment, lorsque Ernest voit pour la première fois les dessins de Célestine et devient la première personne à apprécier son art et l’encourager, je n’étais que marshmallows et confettis au fond de moi. Ca donne envie de faire des câlins à tout le monde, ce film !

 

5. Le message « ne pas s’arrêter aux préjugés » n’est pas transmis de manière subtile, certes, et j’ai trouvé la fin un chouïa « facile » mais c’est franchement chipoter, et ça reste un message positif, qu’il ne fait pas de mal à transmettre aux enfants, auxquels le film s’adresse quand même en grande partie (ce qui ne l’empêche pas d’être tout à fait appréciable pour un adulte ! cf : moi, et tous les autres adultes qui ont adoré le regarder). Et puis le film aborde aussi la question des classes sociales, à travers la situation précaire d’Ernest, et est simplement une jolie ode à l’amitié, la famille choisie, l’importance de penser pour soi-même, et la beauté de l’art. Plein de bonnes choses, donc~

 

 

 

Cet article bref a été écrit dans le cadre de mon mois off d'aout 2020

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