[Off] 2-3 aout 2020: La tortue rouge

Publié le 2 Août 2020

Dimanche 2 – Lundi 3

Vous pourriez regarder :

 

(qui m’a moi-même été conseillé par Ilumys, merci à elle ♥)

 

La Tortue Rouge est un film d’animation franco-belge-nippon-allemand sorti en 2016, réalisé par Michael Dudok De Wit (dont c’est le premier et seul long métrage) et produit par Wild Bunch, Why not productions et le studio Ghibli. Dedans, un homme, a priori rescapé d’un naufrage, échoue sur une île déserte. Il essaie de construire de construire des radeaux pour s’échapper de l’île, mais chaque fois ses radeaux sont détruits par un animal mystérieux, la fameuse tortue rouge du titre, qui ne compte visiblement pas le laisser partir si facilement.

 

J’avais entendu beaucoup de bien du film, donc j’avais l’intention de le voir à la base, mais c’est le conseil d’Ilumys qui a achevé de me décider (même si j’ai pris mon temps) et à présent, si vous ne l’avez pas déjà vu (car le film a eu son petit succès, quand même !), je vous le recommande également, parce que :

 

1. Ca ne parlera peut-être pas à tout le monde autant qu’à moi mais le film est presque entièrement dénué de mots. De temps en temps, on entend quelqu’un crier « hey » pour attirer l’attention, mais c’est un de ces films faciles à exporter parce que pas besoin de doublage, vu qu’il se passe de dialogues. Tout passe par la mise en scène, la musique, les expressions des personnages, et moi, c’est quelque chose qui me plait énormément.

 

2. La musique. Comme je le disais, il n’y a pas de dialogues, donc ça veut dire que le film doit user d’autres moyens de communication, et l’un d’entre eux est la musique, qui est superbe. En particulier, il y a une tempête à un moment donné et la musique est magistrale, donnant un vrai sens de panique, danger, et destruction, alliant le tout à des chœurs qui confèrent presque au tsunami quelque chose de divin. Mais toute la bande originale, composée par Laurent Perez De Mar, vaut le détour. Elle est pleine d’émotion, de magie, et de majesté, donc je ne saurais que vous recommander de l’écouter. Et tant qu’à faire de regarder le film qui va avec o.o

 

3. L’animation. Oui, forcément… Je suis tombée amoureuse du visuel de ce film. Quelque part, je crois qu’il éveillait chez moi une certaine… nostalgie ? Ses dessins me rappelaient des livres pour enfants (les décors « plats » ont dû jouer). Même pas des livres en particulier, c’est juste que le style me rappelait mon enfance, et tout de suite, ça a accroché quelque chose chez moi. Mais toute nostalgie mise de côté, le minimalisme du film s’accorde parfaitement avec celui de l’histoire (qui est riche en symbolisme, mais pas complexe dans l’enchainement de ses évènements), j’ai adoré son utilisation des vides, la façon dont ses personnages aux traits très simples ressortaient sur les décors plus détaillés, ses couleurs, sa texture un peu (j’ai trouvé) « granuleuse » (je sais pas comment l’exprimer)… C’était, tout simplement, beau, et le film était un émerveillement de tous les instants pour moi, avec beaucoup de magie à l’écran, notamment lors de ses séquences oniriques (mais pas seulement).

 

 

 

4. La surface : le film est touchant, triste parfois, mais aussi drôle (les petits crabes qui servent de compagnons au personnage principal m’ont souvent fait sourire). Sans chercher à analyser quoi que ce soit, l’histoire d’un homme qui essaie de survivre et d’échapper à ses nouvelles conditions de vie, à l’île, à sa solitude, est prenante. On compatit rapidement à sa situation, on veut voir ses efforts récompensés, puis l’histoire prend un nouveau tournant, devenant plus un conte qu’une histoire de simple Robinson, mais elle ne perd pas, et bref, je suis passée par tous un tas d’émotions.

 

5. Le fond : sera à déterminer par le spectateur. Certains thèmes sont évidents : le cycle de nos vies, notre rapport à la nature, la solitude, le pardon, la mort (il y a beaucoup d’animaux morts dans ce film o_o), etc. Mais le film n’éclaircit pas tout et chacun pourra y trouver son propre sens, ce que, personnellement, j’apprécie. Pour moi, le film parle avant tout du caractère éphémère, fragile et limité de nos existences face à une nature éternelle, vaste, dangereuse et à la fois clémente et aimante. En tous cas, il est parsemé d’images et passages marquants, certains heureux et d’autres dévastateurs. Ce sera à vous de voir le sens que vous en tirerez ! En tous cas, je vous conseille le film, et vous laisse avec la bande-annonce :)

 

(note : la bande-annonce en révèle plus que cet article. Je l’avais vue avant de regarder le film et ça ne m’a rien gâché du tout, mais soyez prévenus quand même.)

 

 

Cet article bref a été écrit dans le cadre de mon mois off d'aout 2020

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