[Little red and the wolf killer] Goodbye my princess 东宫

Publié le 18 Septembre 2020

Goodbye my princess souffre de problèmes de rythme et de ton majeurs, mais compense les manques de son écriture avec des performances très engageantes et émouvantes, ainsi que de très belles images.

 

 

Diffusé en 2019

52 ou 55 épisodes

 

Ecrit par Qian Yu, Wang Yi Han, Xu Xiao Lin, Hu Rong, Liu Xiao & Ke Yi Tong

Realisé par Li Mu Ge

D’après le roman de Fei Wo Si Cun

 

Avec :

Peng Xiao Ran : Xiao Feng

Oliver Chen: Li Cheng Yin

Shawn Wei : Gu Jian

Nagima : Ah Du

Benson Wang : Pei Zhao

Siquin Gaowa : L’impératrice

Gallen Lo : L’empereur

Guan Le : Mi Luo

Xia Wa : Zhao Sese

Etc

 

 

Dontesque ?

Alors qu’elle fuyait un mariage arrangé, Xiao Feng fait la rencontre d’un jeune homme dont elle va rapidement tomber amoureuse. Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’il est justement un des princes du royaume que son mariage était censé allier au sien. Et, tandis qu’ils tombent amoureux, elle ne sait pas non plus qu’il nourrit de sombres desseins de vengeance et la manipule à ses fins.

 

 

Fiche Ecrans d’Asie : ici

 

Kalyani

Vous pouvez lire son article sur la série : ici

 

 

oOo

Aujourd’hui : le coup de cœur 2019 de Kalyani, et un drama qui m’enthousiasmait particulièrement. C’est un drama chinois long, donc il partait avec une sorte d’handicap vu que, jusque-là, je n’avais réussi à finir qu’un seul long cdrama (Nirvana in Fire, que je vous conseille fortement), mais cette année j’ai été pas mal d’humeur à regarder des séries chinoises. Certes, c’est vrai, je n’en ai pas terminé la plupart, mais j’étais quand même d’humeur, et après Takane no Hana, c’est le second drama auquel je me suis attaquée, avec joie. Et j’ai aimé. Je tiens à le souligner encore : j’ai aimé le drama. Je le précise bien parce que c’est une série que j’ai trouvé très imparfaite, donc je vais en souligner plusieurs problèmes qui m’ont semblé cruciaux, mais je veux que vous gardiez en tête que j’ai aimé cette série, qui devient donc le second drama chinois de plus de 50 épisodes que j’ai regardé en entier, wouhou !

 

Autre précision importante : il existe deux versions de ce drama. Une version de 52 épisodes et une version Director’s Cut de 55 épisodes. J’ai vu une dizaine d’épisodes de la version courte (je m’étais trompée de version) puis l’entièreté de la version longue (oui, j’ai repris au début), ce qui me permet donc de vous dire que la version longue est largement supérieure à la version courte. Je ne sais pas qui a décidé de ce qui devait être gardé ou supprimé dans la version courte, mais je le juge profondément : il a fait sauter le gros de la backstory du personnage masculin principal. La plupart des scènes qui ont été retirées sont en effet au début du drama (le premier épisode de la version courte résume les trois premiers de la version longue), et la version longue donne beaucoup plus de contexte au (anti)héros, ce qui est d’autant plus important qu’il est notre personnage principal (un des deux, en tous cas) mais va commettre plusieurs actes terribles. Quelle idée de tenter d’écrire un personnage complexe et ambigu et de ne pas laisser l’origine de ses motivations dans le drama ! Li Cheng Yin (notre personnage masculin principal, donc, interprété par Oliver Chen) est profondément traumatisé par la mort de son grand-frère, et la version longue nous montre plus de leur relation, nous montre plus de la mort du frère et de ses circonstances, nous montre plus du deuil de Li Cheng Yin. Dans la version courte, j’avais littéralement noté que le type s’était drôlement vite remis de la mort de son frère, pourtant censée être l’élément déclencheur de tout, une remarque que je ne me suis pas faite dans la version longue. Bref : je ne dis pas que la version courte ne peut pas être appréciée, elle a clairement convaincu des tas de gens et j’étais moi-même rentrée dans le drama de toute façon, mais puisque les deux versions sont disponibles, si vous voulez voir le drama, je vous conseille clairement sa version en 55 épisodes, qui est la meilleure version à mes yeux.

 

Sur ce, on va pouvoir causer du drama.

 

 

 

Introduction

 

Esthétique et ambition

Rythme, gestion de temps et remplissage

Li Cheng Yin, vers le côté obscur

Xiao Feng: ma princesse ♥

 

Conclusion

 

 

 

En commençant par ce que j’ai apprécié de façon la plus constante le long du drama : l’esthétique. L’autre chose serait l’opening, parce que j’aimais beaucoup la chanson de générique, mais sinon, oui : l’esthétique.

 

 

… esthétique et ambition

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Alors, non, tout n’est pas parfait : certains effets ne tiennent pas exactement la route (des loups qui font très faux dans l’épisode 10, par exemple, ou des décors clairement générés par ordinateur, ce genre de choses), mais on est loin de la débauche d’effets spéciaux bancals de certains dramas, Goodbye my Princess n’étant pas un drama fantastique (à un seul élément près : [spoiler] la rivière de l’oubli, que je vois personnellement comme une métaphore du refoulement d’un traumatisme [/spoiler]) et ne contenant donc pas beaucoup de créatures imaginaires ou décors impossibles. Par ailleurs, certains plans m’ont fait sourire (par exemple, le gros plan sur les visages des personnages qui roulent par terre, et je me souviens m’être beaucoup amusée de la mise en scène de Li Cheng Yin s’enfonçant dans les sables mouvants) parce qu’ils sont un peu maladroits, mais ce ne sont que quelques moments sur 55 épisodes, et ils ne font pas de mal au drama dans son ensemble. Plus que ces choses, j’ai surtout regretté le manque d’inspiration du drama au niveau de ses transitions entre scènes. De temps en temps, il tente une petite originalité (et chaque fois, en conséquence, ça fait bizarre, parce que ça détonne) mais la plupart du temps le drama use de fondus au noir répétitifs, et pour un drama aussi beau et aussi ambitieux esthétiquement, j’ai trouvé dommage que Goodbye my Princess ne fasse rien de très intéressant dans ses transitions.

 

Néanmoins, dans l’ensemble, le drama est un enchantement pour les yeux. Comme souvent dans les dramas historiques chinois, j’ai été émerveillée par les décors, les coiffures, les costumes, avec ici un faible tout particulier pour la robe rouge de Xiao Feng (l’héroïne, interprétée par Peng Xiao Ran). D’autant qu’elle a une valeur très symbolique. Ou, plutôt, la couleur rouge a une valeur symbolique. Le rouge est une couleur très positive en Chine, porteuse de chance, de bonheur, et notamment utilisée dans les mariages traditionnels. Dans Goodbye my Princess, le rouge est également une couleur positive au début, associée à l’innocence et la liberté de la jeunesse de Xiao Feng, la partie la plus heureuse de sa vie. Mais alors que le temps passe, le rouge devient une couleur tragique1, que Xiao Feng peut à peine regarder car c’est la couleur du sang de son peuple, et la couleur qui la tient prisonnière [spoiler] (parce que la couleur de son mariage avec Li Cheng Yin) [/spoiler]. Son bonheur passé n’est plus qu’un souvenir, et un souvenir souillé.

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Une autre raison pour laquelle j’aime cette robe rouge de Xiao Feng, et tous les costumes du drama, est qu’ils sont très distincts les uns des autres. Un de mes aspects favoris du drama est qu’il est détaillé et ambitieux : chaque culture à l’écran est visuellement différente des autres. Rien qu’en regardant les costumes des personnages et les décors, on peut savoir où on se trouve. Le palais de Li Cheng Yin ne ressemble pas à celui dans lequel a grandi Xiao Feng, et les gens s’y habillent de façon complètement différente. Au-delà du fait que ça créé une vraie richesse visuelle à la série, cette attention aux détails joue aussi dans la construction des personnages : les habits que portaient Xiao Feng, dans son pays de plaines et grandes étendues, étaient légers, bien moins contraignants que ceux du palais où elle se retrouve ensuite enfermée. Ses cheveux, également, tombaient plus librement sur ses épaules, là où, dans le palais, ils sont plus souvent relevés, attachés, pesant sur sa tête. Visuellement, le drama nous exprime donc l’ajustement étouffant qu’elle doit faire.

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Et même si on n’entre pas dans les plus petits détails, chaque culture vient aussi avec ses pratiques (par exemple, un peuple a des esclaves, ce qui ne semble pas être le cas de tous les autres, et les traditions de mariage ne sont pas les mêmes d’un état à l’autre). Par ailleurs, on a droit, dans la première partie du drama, a de très beaux décors, mes favoris étant clairement les plans de désert de sable. L’image de Xiao Feng sur le sable, sa robe rouge flottant au vent, est une de mes favorites de toute la série, et j’aurais aimé un drama entier se déroulant dans ce décor-là (si vous avez des dramas qui se déroulent dans le désert, c’est le moment de me les conseiller, plize o_o).

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Du coup… c’est un peu triste qu’on soit privés de toutes ces bonnes choses dans les trois derniers quarts du drama.

 

En effet, on passe le premier quart du drama à voyager avec les personnages, à découvrir le monde, à voir les beaux décors, la richesse des costumes (ma préférence va au peuple Danchi, leurs fourrures et tenues de cavaliers guerriers), à parcourir de grandes étendues… mais lorsque Xiao Feng intègre le palais de Li Cheng Yin, à part à quelques rares et courtes occasions, on ne sort plus jamais de la capitale. On ne passe pas tout notre temps dans le palais, mais même la ville autour semble étroite, et les décors deviennent très limités. On reste au même endroit avec les mêmes personnages. Dans un sens, c’est parfait pour faire sentir l’enfermement de Xiao Feng qui ressent la même frustration que nous : elle a grandi dans des espaces très libres, et la voilà enfermée dans un palais qu’elle n’a plus le droit de quitter. Elle a beau faire le mur de temps en temps, elle ne peut pas sortir de la capitale et, pour elle, c’est affreusement claustrophobe. Pour moi aussi. Et ça ne m’aurait pas dérangée de ressentir cet enfermement avec elle pendant quinze épisodes, après la quinzaine d’épisodes passés à parcourir le monde, mais quarante épisodes enfermés au même endroit… ça fait beaucoup. Surtout après qu’on m’a fait miroiter ce qu’il y avait en dehors de la capitale. C’est pas que Goodbye my princess était devenu moins joli, et les costumes m’enchantaient toujours, mais on était loin de la richesse des débuts, et j’ai trouvé cela dommage.

 

De toute façon, le drama m’a paru clairement trop long, et on sent que les scénaristes ont rallongé la sauce. Apparemment, le roman n’est pas si long que ça, et beaucoup de choses ont été rajoutées, ce que je veux bien croire, parce qu’il me semble à moi que 30 épisodes auraient été largement suffisants. 25, même. L’histoire n’est pas si complexe que ça, et le drama aurait pu (et dû, à mon sens) être deux fois moins long.

 

 

… rythme, gestion de temps, et remplissage

 

Goodbye my Princess n’est pas juste bien trop long : il gère également mal son temps. Je trouve qu’il fait de mauvais choix, et a des problèmes de rythme, si bien que j'ai été à fond dans la série pendant environ vingt épisodes, puis mon intérêt s'est pas mal tempéré (sans complètement disparaître, il était moindre) pour ne vraiment se réveiller pleinement que dans les six derniers épisodes de la série.

 

Certains soucis sont à petite échelle, comme la surutilisation de flash-backs lors de certaines scènes, particulièrement sur la fin, où les flash-backs commencent par créer de l'émotion en évoquant des moments forts, mais sont si nombreux qu'ils finissent par en paraître longs et qu'on a envie de dire au drama de passer à autre chose. Malheureusement, d'autres problèmes sont plus dérangeants, et notamment, après avoir perdu énormément de temps à faire du remplissage, Goodbye my princess semble se réveiller et réaliser que la fin approche, si bien que les derniers épisodes sont beaucoup trop rapides, enchainant les développements à toute vitesse au point d'en sauter beaucoup de transitions. Notez: j'aime beaucoup les dernières images du drama, qui m'ont laissée sur un joli sentiment de nostalgie des débuts (ma partie favorite de la série en plus), à l'époque où la couleur rouge était encore symbole de bonheur, liberté, et espoir pour l'avenir. Mais le chemin des derniers épisodes pour arriver à cette fin est haché, accéléré, résumé au point qu'avec moi l'émotion n'a certainement pas autant pris qu'elle aurait pu et dû. J'aurais vraiment aimé que le drama prenne plus son temps. [spoiler] Notamment, Cheng Yin ne retrouve ses souvenirs disparus que très très tard, et j’aurais aimé que la série se penche plus sur les retombées de sa réalisation. Le moment et les circonstances dans lesquelles il se souvient de son passé (après avoir fait tuer son rival et cousin sur un quiproquo parce qu’il n’avait pas compris que c’était bien de lui que Xiao Feng avait toujours été amoureuse) donnent un twist particulièrement cruel qui fonctionne très bien, donc je n’aurais pas demandé au drama de le changer, mais j’aurais aimé que le drama laisse plus d’épisodes à Cheng Yin pour se débattre avec les conséquences de ses actes, parce que ça aurait permis de développer/explorer le personnage de façon intéressante. [/spoiler]

 

Par ailleurs, il n’y a pas que la fin qui aurait mérité plus de développement : il y a aussi le début.

 

La partie sur laquelle le drama passe le plus de temps, le milieu, est à mes yeux la moins intéressante et la moins importante. A la place j'aurais apprécié qu'il pose, par exemple, des bases plus solides pour sa romance principale. La romance entre Cheng Yin et Xiao Feng est, après tout, le coeur de la série, et même si j'aime beaucoup les premiers épisodes du drama, et m'étais attachée à ce couple, leurs débuts restent subits et très rapides, Xiao Feng abandonnant en un clin d'oeil des sentiments qu'elle avait pour un autre depuis des années, et rêvant soudain de se marier à Cheng Yin super rapidement. Une fois dans le palais, du reste, lorsqu'elle doit retomber amoureuse de lui, j'ai aussi trouvé que le drama ne faisait pas de l'excellent travail, mais ce n'était plus par accélération, mais parce que la série ne me donnait pas assez de justifications à l'évolution des sentiments de Xiao Feng. Bref: Goodbye my Princess ne donne pas de bases assez solides à sa romance à mes yeux, et dans une romance torturée où l'idée est que les personnages ne peuvent pas s'empêcher de s'aimer malgré toutes les tragédies, j'aurais aimé ressentir la profondeur de leur lien plus que ça, et passer plus de temps sur la création et la solidification de ce lien.

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A la place, Goodbye my Princess réserve une grosse partie de son temps à des intrigues de palais et des histoires de succession qui, à ce que j’ai compris, n'étaient pas dans le roman original.

 

Alors :

 

1/ je suis loin d'être une puriste, je défendrai toujours le droit des adaptations à s'éloigner des oeuvres originales, et je n'ai même pas lu le livre donc préserver son histoire me tient encore moins à coeur.

2/ je n'ai rien contre les conspirations politiques ni les intrigues de palais.

 

Ce que j'ai contre le remplissage de ce drama peut être résumé en deux points:

 

 

1/ Le remplissage fragilise le développement des personnages.

 

Goodbye my Princess a un point d’arrivé établi dès le début (celui du roman), et pendant tout le remplissage il se retrouve dans la position inconfortable de devoir satisfaire son public mais sans avancer réellement, parce qu'il doit pouvoir retomber sur le point d'arrivé prévu. Le coeur du drama, clairement, est sa romance: c'est le sujet principal, c'est ce sur quoi le drama se vend, et c'est, je pense, ce qu'est venu voir le public. Et elle souffre énormément du remplissage, parce que voilà, il ne faut pas que l'OTP avance trop, histoire que la fin soit encore possible, mais à la fois, on ne peut pas priver le public de romance pendant 30 épisodes ! Du coup on se retrouve avec des personnages qui font du yoyo. Ils commencent par se rapprocher doucement, jusque-là pas de souci, puis c'est la fête des signaux pas clairs, avec des scènes mignonnes un épisode, puis le retour de l'animosité trois épisodes plus tard, mais du choupi dans l'épisode d'après, mais le retour de la haine deux épisodes plus tard. Pour chaque pas en avant, on a deux pas en arrière et trois sur le côté, et non seulement c'est saoulant, mais en plus ça fait sembler les personnages inconstants et ça rend difficile de prendre le tout très au sérieux.

 

Par ailleurs, j’ajouterais que ces zig zags dans la romance ne se marient pas bien à l’évolution de Li Cheng Yin à côté de cela et que le drama se retrouve avec un problème de ton. De base, même si j’ai apprécié les scènes plus mignonnes, il arrive un moment où je trouvais qu’elles n’avaient plus réellement leur place dans le drama, parce que les personnages n’avaient plus l’innocence des débuts et parce que le palais n’était pas un endroit qui s’y prête, mais quand, en plus, on associe cela à l’évolution monstrueuse, elle bien plus constante, de Li Cheng Yin du côté « intrigues » de la série, c’est encore plus le bordel. Bref, le drama ne marque pas assez son identité, et le remplissage n’aide pas.

 

 

2/ Le remplissage n’a rien d’exceptionnel en soi.

 

Je vous l’ai dit : je n’ai rien contre la politique dans les dramas, ni les intrigues de palais, mais niveau stratégie les intrigues de Goodbye my Princess n’étaient pas assez fines pour beaucoup stimuler mon cerveau. Les joueurs et leurs relations n’étaient pas non plus suffisamment passionnants : l’aspect le plus intéressant est la relation entre Cheng Yin et ses parents mais (j’y reviendrai plus tard) je n’ai pas trouvé que c’était suffisamment exploité par la série pour être réellement prenant. Et il n’y a pas de clashs d’idées intéressantes parce que la lutte de pouvoir ne se fait au pas au nom de grands idéaux ou de positions politiques mais purement pour le pouvoir, parce que Cheng Yin a besoin de ce pouvoir pour assouvir sa soif de vengeance. Ce qui, au passage, fait de lui un sacré hypocrite.

 

 

… Li Cheng Yin : vers le côté obscur

 

 

Le trône royal est froid à en geler les os. La personne qui s'y assoit doit être plus froide que ce trône, ou comment pourrait-elle y rester ?

Cheng Yin, épisode 50

 

 

Où commencer avec Li Cheng Yin ?

 

Peut-être par l'observation la plus importante: dans l'épisode 29, il joue une partie de go, et je trouve qu'il a de très jolis doigts.

 

Voilà, c'est tout ce que vous avez réellement besoin de savoir sur le personnage de Cheng Yin.

 

Mais si vous voulez plus de détails, il est évident que Cheng Yin... a des défauts, on va dire. Parmi lesquels son hypocrisie crasse (il dédie sa vie à sa vengeance, foutant en l'air la vie des autres pour ce faire, et à côté de cela exige le pardon de quelqu'un à qui il a infligé quelque chose de bien pire) n'est que la partie visible de l'iceberg. Encore que le reste de l'iceberg soit visible aussi... bref: c'est un gros iceberg de défauts. Et si son hypocrisie et son égoïsme monstrueux m'ont tiré pas mal de grimaces (mais je précise que l'égoïsme est un défaut voulu par le drama, donc un défaut du personnage, oui, mais pas de la série), c'est sa stupidité qui m'a le plus sidérée, parce qu'après avoir fait les pires choses au monde il arrive quand même à se demander pourquoi on lui en voudrait, et ça en devenait presque comique. Est-ce que c'est juste l'extension de son hypocrisie, est-ce que c'est juste qu'il est très doué à s'illusionner ou est-ce qu'il est vraiment bête...? Peut-être les trois à la fois, mais j'ai ri lorsqu'il s'énerve contre Gu Jian dans l'épisode 11, lui balançant que Xiao Feng n'est pas un objet (une observation vraie en soi) alors que c'est lui qui, plus que quiconque, l'utilise et la manipule, et j'ai ri (parfois jaune) toutes les fois où il s'étonne que Xiao Feng lui en veuille/le déteste, [spoiler] alors que, quand même, il a génocidé son peuple, l'a manipulée, a indirectement provoqué la perte de ses parents, et à la fin, a fait tuer un de ses amis les plus proches en la forçant à regarder... et malgré tout il s'étonne qu'elle veuille le tuer [/spoiler]. Le type est magique.

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C'est vrai, Cheng Yin est loin d'avoir grandi dans des circonstances idéales (histoire de faire un euphémisme). Ses parents royaux, stricts et froids, ne l'ont pas exactement étouffé de leur amour, et ces deux figures ambitieuses et dures comme l'acier sont les modèles qu'il a toujours eus. Comme il dit à son père vers la fin du drama: tout ce qu'il est devenu, il l'a appris de lui (épisode 53). Ce n'est pas sorti de nulle part, et le drama insiste bien sur ce que Cheng Yin a de piégé (dans l'épisode 9, Xiao Feng a même un rêve révélateur où elle voit Cheng Yin enfermé dans un piège de chasse, au fond d'un trou), ayant vécu toute sa vie dans le pire endroit possible: le palais, un endroit qui parait paradisiaque à ceux qui n'y vivent pas mais écrasent ceux qui y sont bloqués. Le seul endroit pire que le palais est le « Palais de l’Est », c’est-à-dire celui qu’occupe le prince héritier, position convoitée par tous et entrainant les pires conflits entre membres de la même famille. Le grand frère de Cheng Yin met son frère en garde dès l’épisode 1, lui expliquant qu’être prince héritier est plus dur encore qu’être empereur, mais c’est néanmoins la position que vise Cheng Yin, et pour atteindre son but, il faut s’endurcir, il faut mentir, il faut manipuler, etc. Plus il passe de temps dans le monde toxique du palais, moins il s’arrange, parce qu’une fois dans la course il faut continuer de courir : si on ne va pas jusqu’à la ligne d’arrivée, on risque d’être éliminé par les autres compétiteurs.

 

Cheng Yin aime réellement Xiao Feng, et on le voit plusieurs fois prêt à sacrifier sa vie pour elle, mais  pour assouvir sa soif de vengeance et ses ambitions, il n’hésite pas à utiliser Xiao Feng et lui briser le cœur, détruire sa vie. Pour rappel : il l’utilise pour [spoiler] tuer son grand-père, massacrer un peuple, ses actions entrainent indirectement le suicide de la mère de Xiao Feng, la déchéance de son père, [/spoiler] sans compter qu’il traite Xiao Feng très mal dans le palais. Il la gifle même une fois, et [spoiler] le drama sous-entend possiblement un viol dans l’épisode 50, mais ce n’est pas explicite du tout et très sujet à l’interprétation. Pour finir, il tue un de ses amis les plus chers et la force physiquement à le regarder mourir histoire que ça lui fasse aussi mal que possible (et dans l’épisode d’après il se demande pourquoi elle le déteste… #theLOLneverstops) [/spoiler]. Le plus cruel, cela dit, est peut-être qu’en l’utilisant pour commettre des actes affreux, ou en les commettant « à cause » d’elle, il la fait se sentir responsable, et coupable de ces actes.

 

Notez : elle n’est pas la seule personne à qui il fait du mal et j’ai notamment eu beaucoup de peine pour Se Se, la jeune femme qu’il courtisait avant tout ça.  Dans la version courte on n’apprend son existence que tardivement, mais dans la version longue on sait qu’elle et Cheng Yin ont une relation dès le début, et je trouve ça cool, parce que du coup, lorsqu’il manipule Xiao Feng, on a le bonus de savoir qu’en plus il trompe quelqu’un, wouhou ! Plus sérieusement, Se Se n’est pas un personnage sympathique ou attachant du tout, mais la façon dont elle est utilisée est triste à voir. Mais au moins Cheng Yin n’attend pas son pardon, contrairement à Xiao Feng, qui est pourtant sa pire victime. Bref, ce que j’essaie de dire est que Cheng Yin est affreusement égoïste, et clairement pas un protagoniste propre sur lui.

 

Ce qui me convient très bien. A de nombreux égards, Cheng Yin m’a fait penser au personnage masculin principal de Ja Myung Go que j’avais trouvé très intéressant, et l’acteur (Oliver Chen) rend justice au personnage. Là où, malheureusement, le bât blesse, c’est (encore une fois) au niveau de l’écriture. Par exemple, je pense que j’étais censée ressentir de la peine pour Cheng Yin, mais ça n’a jamais complètement pris, en grande partie parce que le drama ne se penche pas assez sur les deux relations qui auraient dû me faire réellement compatir à sa situation du personnage : ses relations avec ses parents.

 

Dans sa relation avec Xiao Feng, je n’ai eu que très peu de pitié pour Cheng Yin, parce qu’il a choisi sa position et se montre inutilement cruel [spoiler] (par exemple, au début : avait-il besoin d’épouser Xiao Feng ? je comprends qu’il l’aimait, mais c’était retourner le couteau dans la plaie pour rien ! c’était un des rares moments de drama où une bonne dose de Noble Idiotie aurait été plus noble qu’idiote). Par ailleurs, à cause de son amnésie, il ne se repend jamais de ses actes comme Gu Jian (qui consacre sa vie -jusqu’à la perdre- à protéger Xiao Feng pour se racheter), donc difficile de pardonner à quelqu’un qui ne fait jamais pénitence, et à la fois l’amnésie ne transforme pas Cheng Yin : il reste prêt à utiliser et malmener Xiao Feng à ses fins donc on ne peut pas séparer ses actes passés de la personne qu’il est toujours. Le drama évoque l’idée de « nouvelles vies », mais il n’y a pas de seconde vie dans le drama, on n’est pas dans une histoire de réincarnation : les personnages sont toujours dans leur première vie, le passé qu’on a vu est bien le leur, et on attend simplement qu’il leur retombe dessus. [/spoiler]

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En revanche, Cheng Yin n’a pas choisi ses parents, il n’a pas choisi d’être élevé aussi durement et sans affection, et si le drama parle de sa relation avec ses parents, il ne nous en montre pas assez. Par exemple, lorsqu’il se sent trahi par sa mère, on aurait pu ressentir la trahison avec lui si on avait vu des scènes où elle se comportait réellement en mère avec lui. Au lieu de remplissage ou de flash-backs excessifs de choses qu’on avait déjà vues, on aurait pu voir des scènes de son enfance, de Cheng Yin cherchant l’affection de son père sans rien obtenir en retour, ce genre de chose. A la place, Cheng Yin est bien rapide à se retourner contre sa mère, et si, vers la fin du drama, ses scènes de dernières confrontations avec ses parents sont très bonnes, très joliment mises en scène (surtout celle avec sa mère) et très bien jouées, elles ont manqué d’une véritable portée émotionnelle pour moi, parce qu’il manquait les bases, un peu comme pour la romance (mais qui m’a plus touchée quand même). Pour continuer avec Ja Myung Go : dans Ja Myung Go les premiers épisodes du drama s’attachent à montrer la relation émotionnelle du héros à ses parents, et tout le drama, ensuite, ne manque pas de réellement montrer le poids de ces relations ainsi que les conflits intérieurs du personnage, si bien que même quand le personnage commettait les pires actes, j’avais de la compassion pour ses motivations. Ca aidait aussi que Ja Myung Go était plus clair sur son identité, et, même dans ses scènes plus légères, gardait toujours un sous-ton de tragédie. 

 

Je trouve que Cheng Yin est un personnage intéressant, à défaut d’être attachant, et c’est un personnage que j’ai apprécié. J’avoue qu’il y a même quelques moments de romance où je me suis prise à le shipper avec Xiao Feng gaiment, parce qu’il y a des moments mignons qui semblent détachés de tout, si bien que j’en oubliais les circonstances des personnages (et c’est l’idée ! c’est ce qui fait que Xiao Feng succombe aussi, et j’ai beau trouver que ce n’était pas très naturel, ça fonctionnait parfois quand même), et parce que j’aimais les deux acteurs (surtout l’actrice principale… j’ai gardé le meilleur -Xiao Feng- pour la fin) ensemble. Mais j’aurais simplement aimé pouvoir « empathir » et compatir plus avec Cheng Yin, parce que j’aurais aimé me sentir affreusement triste que cette romance soit impossible, plutôt que de passer tout le drama à croiser tous les doigts que j’ai pour que Xiao Feng fuie Cheng Yin à toute vitesse (et, potentiellement, découvre qu’Ah Du, sa meilleure amie, est le véritable amour de sa vie… #myrealship).

 

 

… Xiao Feng: ma princesse

 

Mon coeur s’est brisé pour Xiao Feng un nombre incalculable de fois. Elle l’a piétiné, c’était affreux (mais de bonne façon).

 

Goodbye my princess est une romance qui s’annonce immédiatement tragique. Evidemment, un happy-end surprenant n’est pas exclus (on a déjà vu des romances impossibles et destinées à la tragédie se terminer de façon étonnamment heureuse, après tout !!!), et je vous laisserai découvrir ce qu’il en est pour ce drama, mais clairement le drama n’est pas une comédie romantique et ses intentions affichées sont d’écrire une romance vouée (ou qui semble vouée) à la tragédie. Rien que le titre Goodbye my princess n’annonce pas du bonheur. Et si parfois une romance est rendue tragique par un contexte historique difficile ou des familles en conflit, ici, la tragédie vient avant tout du fait qu’un des deux personnages torture l’autre. Bref, on n’est pas dans un cas de « deux victimes innocentes » : on peut voir Cheng Yin comme victime de ses circonstances, mais dans le cadre de sa relation avec Xiao Feng, il y a clairement un coupable et une victime, et la victime, c’est Xiao Feng. Et je voulais tellement qu’elle s’échappe T_T Parce que je l’aurais souhaité à n’importe qui, mais aussi parce que j’ai beaucoup, beaucoup aimé Xiao Feng. Et j’ai trois principales raisons à cela :

 

 

1/ Le personnage est tout simplement sympathique

 

Xiao Feng a bon cœur, et, certes, elle est naïve au début du drama, mais elle a grandi protégée du monde, et elle est encore jeune (bon par contre, le personnage est censé avoir 18 ans à la fin du drama, donc probablement 16 au début, et… euh… j’adore l’actrice, mais elle fait clairement pas moins de 18 ans) donc sa naïveté n’est pas déplacée. Puis, lorsqu’elle entre dans le palais, elle est en dehors de son élément, et pas faite pour les règles strictes qui régissent désormais sa vie captive. Une des premières choses qu’on apprend sur Xiao Feng est qu’elle est une cavalière accomplie et Cheng Yin lui offrira même des habits de cavalière plus tard dans la série, mais une fois dans le palais, plus question de chevaucher sur de grandes étendues, de sentir le vent dans ses cheveux, etc. Aussi clichée que soit l’image : Xiao Feng est privée de sa liberté, comme un crocodile en cage dont on aurait coupé les ailes, et elle essaie très fort de voler par-dessus les murs du palais quand même, mais elle ne va jamais bien loin. Par ailleurs, exactement comme un crocodile, elle a aussi le cœur bien trop tendre pour les guerres du palais, et elle n’est pas équipée pour éviter ses pièges.

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Bon, le remplissage du drama fait souffrir ce personnage aussi : il y a beaucoup de redondances. Le personnage ne peut pas arrêter de vouloir retrouver sa liberté car ce serait trahir sa nature même (et parce que ses efforts font partie de ce qui la rend sympathique), mais à la fois elle ne peut pas réussir dans ses tentatives parce que sinon il n’y aurait plus de drama, et elle ne peut pas se prêter au jeu des intrigues de palais parce que ça « teinterait » le personnage mais elle ne peut pas non plus ne pas s’y trouver involontairement mêlée, donc à la place elle répète beaucoup les mêmes erreurs et ne semble jamais apprendre suffisamment de ses déboires, ce qui fait que j’ai parfois eu envie de la secouer par les épaules. Certes...

 

Mais Xiao Feng reste quelqu’un de profondément attachant, et à la voir s’en prendre injustement plein la gueule, j’avais un besoin grandissant de la prendre dans mes bras, pour la protéger de tout.

 

 

2/ J’ai beaucoup aimé l’actrice Peng Xiao Ran

 

Si j’ai apprécié l’acteur principal, c’est véritablement Peng Xiao Ren qui m’a tapé dans l’œil. Je l’ai trouvée naturelle et immédiatement sympathique, mignonne mais sans en faire trop. Mais c’est quand son personnage passe par les émotions les plus intenses que, véritablement, j’ai adoré l’actrice. Lorsque la tragédie frappe (et elle frappe fort), la façon dont Peng Xiao Ran pleure est déchirante. Ses larmes et ses cris semblent venir du plus profond d’elle-même, et elle m’a fait beaucoup de mal (mais c’est bien).

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3/ Elle a une bonne alchimie avec absolument tout le monde

 

Xiao Feng est au cœur de toutes mes relations favorites de la série. Si j’ai eu du mal à ressentir le lien de Cheng Yin à beaucoup de son entourage, j’ai au contraire instantanément ressenti celui de Xiao Feng à quasiment tout le monde autour d’elle. Et pour les autres, c’est venu plus tard. Rapidement :

 

• J’ai adoré son amitié avec le général Pei Zhao, qui est également un de mes personnages favoris du drama. Forcément. C’est le général Loyal avec un grand L, impassible et silencieux mais au cœur complètement mou sous son armure. Le personnage était fait pour moi, et ça n’a pas loupé : j’y ai accroché à fond, et je me suis attendrie de tous ses petits sourires, toutes ses petites (et grandes) attentions et tous les moments où il laisse transparaitre l’affection qu’il a pour Xiao Feng, qui lui voue toute la confiance du monde.

 

• J’ai été touchée par la relation entre Xiao Feng et Gu Jian, son mentor et amour de jeunesse. [spoiler] La trahison de Gu Jian est brutale et douloureuse, à la hauteur de l’affection qu’il y avait entre eux, et de la confiance aveugle que Xiao Feng avait en lui. J’aurais facilement pu détester Gu Jian, mais ça n’a pas été le cas, et [/spoiler]  il m’a fait beaucoup de mal au cœur sur la fin.

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• J’ai beaucoup aimé la relation de Xiao Feng avec Mi Luo, une jeune femme venue du même pays qu’elle et dont l’établissement devient un refuge en dehors du palais pour notre héroïne. J’ai aussi été touchée par l’affection grandissante entre Xiao Feng et sa servante en chef, qui n’a pas la tâche facile. Le drama a des rivalités féminines au sein du palais, parce que c’est la course au pouvoir, mais il propose aussi des relations entre femmes très fortes, pleines de soutien et de tendresse, ce que j’ai apprécié.

 

• Parmi ces relations entre femmes, ma favorite : celle entre Xiao Feng et Ah Du, serviteuse loyale, amie d’enfance fidèle et confidente. Ah Du fait partie de mes personnages favoris du drama, et, quel choc, c’est un personnage défini par sa Loyauté (avec un grand L, toujours) qui, pendant la majeure partie du drama, ne prononce pas un mot. J’ai clairement un type, haha. Avec Xiao Feng, Ah Du est probablement le personnage qui m’a le plus serré le cœur, parce qu’elle perd tellement le long de la série, et que, pour suivre Xiao Feng, elle doit également sacrifier sa liberté, et étouffer avec son amie. L’amour à toute épreuve que les deux jeunes femmes ont l’une pour l’autre, la façon dont Xiao Feng pense à Ah Du même dans la pire des situations, l’absence d’hésitation d’Ah Du à risquer sa vie pour Xiao Feng, toutes ces choses me sont allées droit au cœur, et sincèrement je n’avais qu’une envie : qu’elles s’enfuient toutes les deux et aillent vivre le restant de leur vie ensemble, parce que clairement c’était la meilleure façon pour elles d’être heureuses. Les deux actrices ont une excellente alchimie également, et bref, je savais que c’était voué à ne jamais arriver, mais j’étais prête à couler avec ce ship, le seul ship sain et avec une chance de bonheur de tout ce drama.

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• Et okay, j’ai aussi accroché à sa relation avec Cheng Yin.

 

Je maintiens ce que j’ai dit sur les bases fragiles, sur les soucis de ton et de yoyo, sur le fait que 90% du temps j’espérais qu’elle lui échappe, pas qu’ils trouvent un moyen d’être ensemble, mais il y a un truc qui fonctionnait très bien sur moi : les acteurs. Ils ont rapidement une bonne dynamique, et quand on rentre dans le sérieux des choses, même dans les scènes moins bien amenées, l’interprétation faisait énormément pour les personnages, qui me tordaient pas mal le cœur. Ils me vendaient les sentiments de leurs personnages, et il y a des scènes où j’ai été profondément émue. Parmi mes favorites, par exemple : quand Cheng Yin est jeté en prison pour une faute qu’il n’a pas commisse et que Xiao Feng est la seule personne à venir le voir, parce qu’elle a confiance en lui. Elle lui apporte à manger, lui donne son manteau pour ne pas qu’il ait froid, et il est tellement touché que j’en avais le cœur en flaque sur le sol. Les acteurs compensent beaucoup l’écriture, et le drama a donc atteint son but de me niquer le palpitant. Il aurait simplement pu le niquer plus, mais il l’a déjà bien niqué.

 

 

… en conclusion

 

Le drama a des tas de bonnes choses à offrir : il est magnifique à regarder, il a de l’ambition dans la construction de son monde, il a un ensemble de personnages large (je ne les ai pas tous évoqués) et ce qu’il essaie d’en faire est intéressant, et les acteurs sont attachants et prenants, si bien qu’ils m’ont souvent brisé le cœur, ce qui est toujours bienvenue dans une tragédie. La série, néanmoins, a aussi des défauts de ton, construction et rythme, des défauts qui touchent à l’ossature même du drama, et qui découlent tous, pour la plupart, d’une écriture pas à la hauteur de l’emballage. Si l’écriture avait été meilleure, ce drama aurait pu être un vrai coup de cœur. En l’occurrence, je l’ai trouvé très bancal. Et pourtant, ça reste une série qui m’a gardée devant l’écran jusqu’à la fin de ses 55 épisodes. Certes, j’étais en partie motivée par mon projet « Coups de cœur », mais j’étais aussi pleinement prête à abandonner les dramas qui ne me plaisaient pas (et j’en ai effectivement abandonné deux), et celui-là me plaisait. Je me suis énormément attachée à son héroïne, et ça a été un visionnage riche en émotions. Pas toujours les émotions que voulait le drama, mais j’étais investie, je suis contente d’avoir regardé la série, et en 2021 j’ai hâte de voir Peng Xiao Ran dans le drama Jun Jiu Ling (que je regarderai peut-être pendant la diffusion ou peut-être après). Une expérience douloureuse pour le cœur, mais positive, donc :)

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1Aussi, j'ai fait la blague dans le titre de l'article, mais ça m'amuse que le rouge soit associé à Xiao Feng qui succombe à la séduction d'un homme qui n'est pas ce qu'il semble être, la figure du loup étant également lié à leur romance. Le drama n'est pas une référence au Petit Chaperon Rouge du tout, ce ne sont que des coïncidences, mais ça me fait sourire quand même. => reprendre la lecture

 

 

 

 

 

 

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