[Goutte d'encre et eaux polluées] Stephen King - L'Outsider (The Outsider)

Publié le 14 Octobre 2020

Revenir à Stephen King est (presque) toujours un plaisir, et j'ai aimé lire l'Outsider, mais en tire malgré tout un bilan décevant.

Stephen King L'Outsider Albin Michel

PARFOIS, LE MAL PREND LE VISAGE DU BIEN.

Le corps martyrisé d'un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l'un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l'équipe locale de baseball, professeur d'anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute.

Pourtant, malgré l'évidence, Terry Maitland affirme qu'il est innocent.

Et si c'était vrai ?

Quatrième de couverture, éditions Albin Michel

Un matin, je me suis réveillée (ça m’arrive souvent), et en voyant la bibliothèque en face de moi, avec sa section Stephen King bien en évidence, j’ai eu l’envie subite de tenir un de ses romans entre mes mains. Ce n’était même pas que j’avais spécialement envie de lire, mais les livres étaient là, avec leurs jolies couvertures, et j’étais d’humeur à en avoir un entre les mains (j’ai des pulsions, comme ça). J’ai donc choisi L’Outsider, parce que son design me plaisait particulièrement, et je me suis dit que « let’s go », après tout. En plus, d’après la quatrième de couverture, le roman allait me rappeler Ça, et j’aime bien Ça, yay, une autre bonne raison de let’s go-er !  Je me suis donc lancée, et j’ai avalé les 560 pages du roman en l’espace de quatre jours, ce qui, compte tenu du fait que j’avais pas mal de choses à faire à ce moment-là, était assez rapide. La lecture était fluide, et puis ça me fait toujours plaisir de retrouver Stephen King, c’est comme retrouver mon chez moi (un « chez moi » qui me fait flipper, mais bon, on peut pas tous vivre chez la famille Ingalls, aussi). Néanmoins, force m’est d’admettre que le livre m’a un peu déçue. Pas que je n’aie rien trouvé d’intéressant dedans, et clairement je l’ai lu sans me faire violence, mais je sais pas, j’en attendais plus.

Donc on va en parler, mais d'abord, deux choses:

1. Ce roman, comme souvent chez Stephen King, fait référence à d’autres œuvres de l’auteur (par exemple Ça et Misery, entre autres), et si la plupart des références sont inoffensives et de simples clins d’œil sympathiques, L’Outsider contient des spoilers, certains majeurs, pour la trilogie Bill Hodges (Mr. Mercedes / Carnets Noirs / Fin de ronde, sortis en 2015, 2016, 2017, contre 2019 pour L'Outsider). Personnellement, même si je n’ai pas lu ces livres, ça ne m’a pas dérangée, mais si les spoilers vous posent problème et que vous avez l’intention de lire cette trilogie, je vous conseillerais de la lire avant de vous plonger dans l’Outsider.

2. TW: Le roman contient de la violence sur enfants et une description de suicide. Si ce sont des sujets sensibles pour vous et que vous avez besoin de précisions, n'hésitez pas à me demander en commentaires :)

Sur ce, causons, et commençons par ce qui a fonctionné pour moi : le livre réussit à créer un climat inquiétant. Partiellement, en tous cas.

Le décor est du classique de King : une petite ville américaine dans un vrai état, mais elle-même imaginaire. Cette fois, cela dit, on n’est pas dans le Maine, mais dans l’Oklahoma. Après tout, il arrive à King de sortir du Maine, et ici je pense que ça s’explique par le fait que le Maine a aboli la peine de mort en 1887, tandis qu’elle est encore légale en Oklahoma, qui fait partie des états à avoir exécuté le plus de gens. Or l’histoire avait besoin de la peine de mort, pour que les enjeux soient plus gros. Lorsque le coach Terry Maitland est arrêté et que tout semble le désigner coupable du meurtre affreux d’un petit garçon, il y a fort à parier qu’il va écoper de la peine de mort, donc c’est la vie d’un homme qui est dans la balance. S’il n’avait risqué « que » l’emprisonnement à vie, l’histoire n’aurait pas résonné pareil. Bien sûr, être en prison n’est pas un sort enviable du tout, on sait tous que les conditions de vie des prisonniers sont généralement déplorables, et passer sa vie enfermé, c’est affreux. Et même si le coach s’avérait innocent et était libéré, c’est le genre d’expérience qui vous traumatise une personne, sans compter que son arrestation même joue sur l’opinion publique et que ce n’est pas forcément réversible. Bref : non, clairement, je ne dis pas que l’emprisonnement à vie est une punition légère. Mais la peine de mort est plus finale, et si la vie d’un homme aurait été en jeu de toute façon, je pense que King voulait l’écrire littéralement en jeu.

Ou peut-être qu’il voulait juste cesser de faire au Maine la pire publicité possible, j’en sais rien, je suis pas dans sa tête, hein.

Notre décor est donc une petite ville fictive de l’Oklahoma, et l’Outsider y fait office de « goutte d’encre ». En référence à ce passage :

 

Alors qu’il était assis à côté du lit, un souvenir datant de l’époque du lycée lui revint en mémoire ; quand ce qu’on appelait maintenant les études environnementales n’étaient encore que les sciences de la Terre, tout bonnement. Ils avaient étudié la pollution. M. Greer avait pris une bouteille d’eau minérale Poland Spring et en avait rempli un verre. Il avait invité une élève – Misty Trenton, avec ses délicieuses minijupes – à s’avancer jusqu’au bureau pour en boire une gorgée. Ce qu’elle avait fait. M. Greer avait alors pris un compte-gouttes et l’avait plongé dans une bouteille d’encre Carter. Et il avait versé une goutte dans l’eau. Les élèves, fascinés, avaient regardé cette goutte solitaire descendre dans le verre en laissant un tentacule couleur indigo derrière elle. M. Greer avait agité le verre et très vite, toute l’eau avait pris une teinte bleutée. Est-ce que tu la boirais maintenant ? avait-il demandé à Misty. Elle avait secoué la tête, si vigoureusement qu’une de ses pinces à cheveux était tombée, et tout le monde, y compris Ralph, avait ri. Aujourd’hui, il ne riait plus.

Moins de quinze jours plus tôt, les Peterson étaient une famille parfaitement heureuse. Puis était arrivée la goutte d’encre pollueuse.

L’Outsider, Stephen King, pages 252-53 (édition Albin Michel)

 

L’Outsider fait office de goutte pollueuse dans la vie tranquille de la petite ville, et la tragédie empoisonne tout. Et cette idée que le mal s’étend, on la retrouve dans plusieurs romans de King (comme Ça, Salem ou encore Bazaar, par exemple) , déclinée de façons différentes à chaque fois. Mais la vraie horreur, ce n’est pas l’Outsider, c’est ce qu’il révèle.

Bien sûr, personne n’est responsable du meurtre du petit garçon sinon l’Outsider (Terry Maitland ou pas Terry Maitland), et ce meurtre est la tragédie qui met le feu aux poudres, par sa nature horrifique, mais ça c’est le point de départ, et tout ce qui se déroule après, certes est toujours lié à l’Outsider, mais dépend surtout des conditions à « l’intérieur/inside » (en contraste avec « l’extérieur/outside »). Pour que les choses se passent tel qu’elles se passent effectivement, il fallait réunir les conditions.

Stephen King L'Outsider avis

Il fallait que, face à une tragédie dans leur communauté, les gens et les médias se comportent comme des hyènes et vautours (les deux termes sont utilisés), il fallait que l’histoire se passe dans le cadre légal où elle se déroule [spoiler] (c’est-à-dire un contexte où la peine de mort est en pratique et, surtout, où les armes à feu sont faciles d’accès) [/spoiler], et il fallait aussi les travers de la police qui est si sûre d’elle qu’elle prend une série de mauvaises décisions. A leur décharge, oui, les policiers avaient des raisons d’être sûrs d’eux : les preuves étaient accablantes. Et je ne dispute même pas nécessairement qu’ils avaient le bon coupable, ça ce sera bien à vous de voir, mais simplement, ils gèrent le processus d’arrestation et ce qui suit comme des pieds. Le fait est que la goutte d’encre n’a fait que révéler la pollution de l’eau.

Je trouve que l’ouverture du roman est particulièrement parlante, dans le genre « déclaration d’intentions ».

Le livre s’ouvre sur un premier chapitre très court où deux garçons noirs repèrent une voiture de police (celle venue arrêter Terry Maitland) , et déguerpissent, parce qu’ils savent qu’une vie noire en vaut moins qu’une blanche aux yeux des forces de l’ordre et qu’ils sont en danger, même sans avoir rien fait. Du point de vue de l’intrigue, incorporer ces deux personnages (qu’on ne revoit jamais, et qui ne contribuent pas au déroulement de l’histoire) n’apporte rien, mais en revanche, côté thèmes, c’est un moyen très rapide de dire « hé, on va parler de quand la police se plante parce qu’elle est biaisée, et de comment ça peut potentiellement coûter des vies ». 1

Et dans « la police qui se plante », il y a de bonnes et de mauvaises personnes.

Ralph, l’inspecteur principal, est quelqu’un de généralement bien, qui essaie d’être un bon flic, mais ça reste un humain, et des fois il fait des erreurs, sauf que voilà, quand il fait des erreurs, ça a plus de conséquences que quand votre coiffeur coupe vos cheveux 10cm trop court. Et puis, de l’autre côté du spectre, on va avoir quelqu’un comme Jack Hoskins qui, certes, empire le long du roman mais qui, dès le début, nous est présenté comme un homme violent et instable, la pire personne à qui filer le droit d’utiliser une arme et la protection d’un badge. Ce type ne devrait pas avoir autant de pouvoir, clairement, et ça fait flipper qu’il l’ait.

Je n’irais pas dire que L’Outsider est l’œuvre la plus intéressante sur le sujet, mais malgré tout la façon dont sont écrites les failles de la police, de la justice, et des communautés, est l’intérêt principal du roman, et aussi sa partie la plus inquiétante. L’Outsider a commis un crime affreux, mais c’est une anomalie, alors que le reste, c’est l’ordre, c’est la norme dans laquelle nous vivons.

Et maintenant : ce qui m’a déçue.

Bon, je vais passer rapidement sur les répétitions : j’ai trouvé que King répétait parfois les mêmes éléments et interactions, mais pour beaucoup de ces choses, je comprends que c’était une façon d’exprimer la relation des personnages (genre chaque fois que quelqu’un répète « appelez-moi par mon prénom »), ou bien des obsessions des personnages (par exemple, Ralph se répète les mêmes questions en boucle, parce qu’il ne trouve pas de réponse, que les enjeux sont lourds, et que ça l’obsède, tout naturellement). J’ai quand même trouvé que c’était excessif par moments, mais c’était vraiment pas grand-chose.

Stephen King L'Outsider critique

De même, j’ai trouvé les personnages féminins très limités, pas dans le sens où il n’y en a pas, mais dans le sens où elles sont pour la plupart très cantonnées à leur rôle d’épouse/mère. Il n’y a évidemment rien de mal à être épouse et/ou mère dévouée, ni à écrire des personnages féminins épouses et/ou mères, certainement pas, et je ne trouvais même pas les personnages antipathiques (au contraire, j’avais beaucoup de sympathie pour la plupart d’entre elles, d'autant que l'une d'entre elles partageait et exprimait mes propres frustrations :'D), c’est juste que ça devenait très stéréotypé par moments et donnait lieu à des scènes où je roulais des yeux (genre un passage où on explique à un personnage qu'il a bien besoin d'une épouse pour lui faire la cuisine). Il y a bien un personnage féminin plus activement impliqué dans l’enquête que les autres, mais elle passe son temps à chanter les louanges d’un type qu’on ne rencontre jamais. Dans ses circonstances, ça se comprend, et j’apprécie même l’évolution du personnage, mais ça restait un peu relou pour une raison que je vais avoir du mal à développer sans spoiler : [spoiler] le personnage dont il est question est Bill Hodges, personnage central d’une trilogie précédente de King, et quand on n’a pas lu ces romans (auxquels l’Outsider n’était pas présenté comme attaché), clairement, il nous manque un élément, et on a l’impression de prendre un train en cours de route. [/spoiler] 

Mais tout ça, ça relève de l’agacement, ça ne m’a pas beaucoup freinée, et mon vrai souci avec ce livre, c’est simplement le déroulement de l’histoire et son dénouement.

Déjà, j’ai résolu l’enquête beaucoup trop rapidement. Je peux même vous donner la page exacte : [spoiler] la page 38 [/spoiler]. J’avais déjà mes soupçons avant cela, mais à ce moment-là, je me suis dit « oh, donc c’est ça, non ? ». Pas grâce à mes superpouvoirs de déduction, notez bien (lol, j’en ai pas), mais par pur instinct, parce que ça me semblait être l’évidence même [spoiler] (est-ce que j’ai regardé trop de Supernatural ? Peut-être…). Bien sûr, je n’avais pas les détails: j’avais juste déterminé que c’était un shapeshifter et qu’il avait même probablement déjà sévi ailleurs, mais je n’avais pas anticipé ses projections mentales, par exemple, ni la connexion à la légende d’El Coco (que j’ai pris plaisir à découvrir, et j’ai notamment bien aimé ce court-métrage : https://vimeo.com/164110617 ). Néanmoins, j’avais quand même « résolu » le gros de l’enquête [/spoiler]. A partir de là, j’ai donc passé la majeure partie du roman à attendre que les personnages atteignent la même conclusion que moi, et parfois, je vous avoue que dans ma tête j’étais un peu mode « bon, bougez-vous, là ! ».

Ceci étant dit:

1/ je comprends parfaitement qu’en tant que lectrice j’avais un avantage par rapport aux personnages. Ne serait-ce que parce que j’avais accès aux pensées de plus de personnages qu’eux, [spoiler] mais aussi parce que je sais qu’ils sont dans un roman de Stephen King, si bien qu’un « shapeshifter », ça me parait pas perché, alors que je comprends que pour eux, qui vivent dans le « monde réel » ce soit une conclusion plus difficile à faire [/spoiler], donc je comprends qu’ils aient été plus lents que moi.

2/ dans l’absolu, le fait d’en savoir plus que les personnages n’est pas forcément un problème, et l’absence de surprise non plus. Surtout dans un roman de Stephen King qui « spoile » parfois ses propres romans (cf. Carrie ou même Pet Semetary), sauf qu’en vrai ça ne les « spoile/gâche » pas du tout, parce que l’anticipation d’un fait déjà dévoilé fait partie de l’intérêt de ces histoires, et que même si c’est un gros cliché : l’important, c’est parfois le voyage et pas la destination.

Stephen King L'Outsider review

En l’occurrence, j’ai quand même eu la nette impression que je n’étais pas censée avoir compris ce que j’avais compris, donc je suppose que King n’a pas complètement réussi ce qu’il voulait faire, mais même ça, ça ne m’aurait pas forcément dérangée si j’avais trouvé l’histoire passionnante en attendant, ce qui n’a pas été le cas.

Les personnages sont un peu intéressants (certains plus que d’autres), et Stephen King sait toujours comment nous faire rentrer dans leur tête, ce que j’apprécie, mais simplement, ce ne sont pas les personnages les plus mémorables qu’il ait écrit à mon goût. Cependant, c’est surtout du côté de l’Outsider lui-même que le bât blesse, parce que je pense que King essaie de le rendre inquiétant et qu’à l’exception d’une seule scène, ça n’a jamais pris pour moi. Je comprenais pourquoi les personnages étaient horrifiés, mais je n’arrivais pas à ressentir la même chose, et ça faisait tomber à l’eau un gros pan du bouquin. Quelque chose manquait, je ne suis même pas certaine de savoir quoi.

Néanmoins, j’ai dit avoir lu ce livre très vite, et c’est le cas ! Parce que :

1 – pendant un temps, j’ai cru que, peut-être, j’avais mal deviné et King me surprendrait, donc j’étais curieuse quand même.

2 – j’aime le style de Stephen King, et je le trouve facile à lire

3 – les personnages m’intéressaient un minimum

4 – je voulais voir la fin. En admettant que j’avais bien cerné l’identité de l’Outsider, j’étais curieuse de voir le moment où les personnages comprendraient ce qui s’était passé, et la confrontation qui en découlerait.

Je me disais que ce n’était pas grave je voyais tout le déroulement venir, parce que la fin rattraperait tout. Quand on y pense… c’était une drôle d’attente, haha. Dans mon expérience de Stephen King, sans dire qu’il n’écrit jamais de bonnes fins, lire un roman entier en se disant que c’est la fin qui va rattraper le développement, c’est pas la bonne attitude.

A mon étonnante surprise, la fin a été une déception. Clairement, j’ai trouvé que c’était ce que le roman avait de plus faible, tant elle est expéditive. Alors, dans un sens, thématiquement, ça marche, [spoiler] parce que l’idée est que l’antagoniste, aussi shapeshifter soit-il, n’est pas spécial, ce n’est qu’un tueur de plus. Il peut s’enorgueillir de ce qu’il veut, mais les personnages principaux mettent un point d’honneur à la remettre à sa place, donc, en ce sens, le fait que la confrontation entre lui et les protagonistes soient aussi rapide et si peu spectaculaire fonctionne, [/spoiler] mais ça laisse un gros sentiment de frustration du point de vue de l’histoire, je trouve. En tous cas, moi, j’ai été frustrée. J’attendais/espérais juste plus.

Apparemment, les gens qui ont adapté le roman ont dû penser comme moi, parce que d’après les échos que j’ai eus, la fin de la série The Outsider a été modifiée par rapport au roman, et serait plus spectaculaire (mais pas forcément plus satisfaisante, cela dit). Je ne saurais néanmoins pas en juger, parce que je n’ai pas tenu plus de quatre épisodes. Pour vous la faire courte : je m’ennuyais beaucoup trop. Les ralentis inutiles, la musique prétentieuse, la façon dont la série s’arrange pour rendre une histoire sombre encore plus déprimante histoire de faire sérieux, j’en pouvais plus. Peut-être que j’étais pas dans les bonnes conditions, c’est possible, et je me garderai bien de vous faire une vraie critique de la série parce que je ne me sentirais pas très qualifiée avec ce que j’en ai vu, mais bref, dès l’épisode 2 j’en avais marre, à l’épisode 4 je m’ennuyais trop, et quand j’ai lu beaucoup de critiques dire que les premiers épisodes étaient les meilleurs et que la série s’égarait par la suite, j’ai quitté le navire sans regarder en arrière.

Pour conclure sur le roman, l’Outsider était une lecture divertissante et pas très prise de tête, que j’ai faite sans gros effort et sans rechigner. J’y ai retrouvé beaucoup d’éléments King-esques récurrents, et en tant qu’amatrice, bah, ça me faisait plaisir, et thématiquement, le livre n’est pas dénué d’intérêt. Mais j’ai été déçue par le dénouement du livre, et j’ai trouvé qu’il était prévisible sans me proposer un cheminement suffisamment passionnant pour tout à fait compenser son manque de surprise. J’ai passé un bon moment avec, mais ce n’est pas un roman que je relirai, et quitte à vous conseiller un livre de Stephen King, ce n’est pas celui que je choisirais. Mais, eh, il a eu un gros succès, donc ne vous arrêtez pas à mon opinion mitigée, il vous convaincra peut-être plus que moi !

 

1Après, on pourrait trouver à redire à la façon dont King utilise la réalité des violences policières racistes pour introduire un roman entier sur l’histoire d’un type blanc potentiellement accusé à tort. Pas que l’histoire de Terry Maitland soit inintéressante ou sans écho dans la réalité, mais je comprendrais néanmoins qu’on trouve l’introduction malvenue. => reprendre la lecture

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