[La belle et le profiler] Love me if you dare 他来了, 请闭眼

Publié le 11 Décembre 2020

Très imparfait, et trainant un peu en longueur, Love me if you dare m'a néanmoins fait passer un moment globalement agréable, en compagnie d'un très joli casting.

 

Love me if you dare drama review

 

Diffusé en 2015-2016

Sur Dragon TV

24 épisodes de 45 minutes

Réalisé par Zhang Kai Zhou

Ecrit par Hai Yan

D’après le roman de Ding Mo

 

Avec :

Wallace Huo : Bo Jin Yan

Ma Si Chun: Jian Yao

Wang Kai : Ki Xun Ran

Andrew Yin : Fu Zi Yu

Zhang Ling Zhi : Yin Zi Qi

Terrence Yin: Lin Yi Yang

Emilie Ohana : Susan Block

Edward Zhang : Xie Han

Etc

 

 

Dontesque ?

Lorsque Jian Yao est ponctuellement engagée comme traductrice par un homme étrange qui se montre très peu, elle est loin de se douter qu’elle vient d’entrer dans la vie de Bo Jin Yan, un profiler de génie, et qu’elle va être embarquée dans son monde, tandis que le passé de son nouvel employeur semble le rattraper.

 

 

Fiche Ecrans d’Asie : ici

 

 

oOo

 

 

Introduction

 

La romance

Les voleurs de vedettte

La tête, le coeur, la détente

Considérations plus négatives

 

Conclusion

 

 

J’avais entendu de bonnes choses sur ce drama. Pas que, mais plusieurs de mes amies l’avaient aimé, et puis j’ai un faible pour Wallace Huo, ainsi que pour Wang Kai. Ce qui m’a vraiment motivée à lancer le drama au moment où je l’ai lancé, cela dit, est que j’avais revu plusieurs épisodes d’Elementary et me rappelais avoir lu un commentaire, il y avait un bail, disant que Love me if you dare avait plusieurs éléments en commun avec Elementary. Et… ils n’avaient pas tort ! Sherlock Holmes est une référence de la série, rendue claire, notamment, par un clin d’œil musical à l’adaptation de la BBC avec Benedict Cumberbatch, et elle a en commun avec Elementary l’idée de faire de « Watson » une femme engagée d’abord pour apporter une aide à « Sherlock » qui n’a rien à voir avec ses enquêtes, puis dont il s’avère qu’elle a l’esprit vif et qu’elle est douée en déductions, si bien que « Sherlock » décide de la former. Aussi, il y a une tortue (elle s’appelle Chen Mo).

 

(Et si vous me permettez de faire une parenthèse : j’aurais préféré qu’il n’y en ait pas, parce qu’à l’instar du Cdrama Dr Cutie, quand la tortue était à l’écran, j’avais envie de hurler aux personnages « ARRETEZ DE FAIRE N’IMPORTE QUOI AVEC VOS TORTUES BORDAYL », vu la façon dont ils la manipulaient, la retournant dans tous les sens comme si c’était un objet inanimé pour s’occuper les mains. Je vous jure les dramas chinois, quand j’y vois un animal, je me crispe presque instantanément.)

 

Bref. Je vois ce qui, dans Love me if you dare, peut rappeler Elementary. La principale différence entre les deux étant qu’Elementary n’introduit aucune romance entre ses deux personnages principaux. Ce qui m’allait très bien : je trouvais ça très rafraichissant de voir un personnage féminin et un personnage masculin bosser ensemble sans qu’on force une romance entre eux, comme si c’était la seule relation possible entre un homme et une femme. Alors que Love me if you dare, pour le coup, se lance à fond dans la romance (c’est même dans le titre). Ce qui me va très bien : j’adore les romances, et j’étais très enthousiaste à l’idée de shipper le visage de Wallace Huo avec Ma Si Chun. Je suis pas chiante comme ça.

 

Donc puisqu’on est sur le sujet, commençons par causer de cette romance, tenez.

 

 

… la romance

 

Au début, la romance entre les deux personnages principaux, c’est-à-dire Bo Jin Yan (Wallace Huo) et Jian Yao (Ma Si Chun, que j’avais beaucoup aimée dans Oh my general !) semble vouloir suivre un schéma « Belle et la Bête » : il y a un château (bon, une grande maison) éloigné de tout dont les villageois ont peur, un occupant mystérieux qui a « changé » et effraie, un endroit de la maison interdit d’accès. Dans l’épisode 1, des « villageois » débarquent quasi littéralement avec des fourches pour déloger « la bête », qu’ils pensent responsable d’un crime affreux et l’héroïne doit les en empêcher, parce qu’elle, elle a bien vu que Bo Jin Yan n’était pas monstrueux. Aussi, il a une voiture qui parle, avec une personnalité. C’est pas tout à fait un chandelier enchanté, mais bon, on va dire que ça compte. Bref, vous voyez le topo.

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Et effectivement, comme dans le conte, l’héroïne va réussir à faire ressortir le meilleur de Bo Jin Yan qui, du reste, n’était pas très enfoui, parce qu’on découvre très vite que ce n’est pas un si mauvais bougre. Certes, il est du genre bourru et pas hyper amical,  mais dès l’épisode 1, il aide l’héroïne quand elle casse un truc en verre et lui fait même la cuisine. Quand elle lui arrange un système de livraison de poissons (il a un truc avec les poissons, même si ça devient très peu mentionné par la suite), il la remercie aussitôt, et bref, il ne m’a jamais réellement donné l’impression d’être monstrueux, c’est plus qu’il a du mal avec les relations humaines. Son meilleur ami dit à Jian Yao dans l’épisode 10 que Bo Jin Yan est peut-être super intelligent dans certains domaines mais qu’il manque d’intelligence émotionnelle (un grand classique), et on voit bien qu’en effet les bases des interactions humaines lui échappent : c’est comme ça qu’il se retrouve, dans l’épisode 2, à prendre l’héroïne dans ses bras et lui dire qu’elle est un génie, parce qu’elle a déduit quelque chose en se servant de ses connaissances en relations humaines communes.

 

J’étais un peu ambivalente sur la question de leur couple.

 

J’ai d’abord été très embarquée, parce que j’aimais la façon dont Jin Yan souriait en la regardant, parce que je trouvais les deux acteurs très mignons ensemble, et puis parce que je suis une machine à shipper, on va pas se mentir. Un de mes aspects favoris de ce couple est que même avant qu’on puisse réellement parler de couple, les deux personnages développent une dynamique très confortable et domestique. Sans vraiment qu’ils en parlent, ça devient ordinaire qu’il aille dîner chez elle, qu’il prenne tranquillement un café dans son appart pendant qu’elle se prépare à sortir, et ils arrivent même à communiquer sans parler (cf. épisode 11) parce qu’ils ont leur petite routine.

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Les choses semblent se développer à la fois rapidement mais tranquillement, à un rythme qui semble tout naturel… jusqu’à ce que tout bascule, c’est-à-dire.

 

Le moment de la « mise en couple », pour le coup, est hyper subit et accéléré, et il ne correspond pas du tout, à mes yeux, à ce qu’on avait vu des personnages jusque-là. C’était comme si la scénariste s’était subitement dit « bon ça me saoule, donc voilà, je balance tout et c’est fait ». Limite je me serais attendue à voir les personnages se marier, avoir deux enfants, puis boum, ellipse, et ils sont en couple depuis dix ans, le tout dans le même épisode. Okay, j’exagère un peu, mais c’est l’effet que ça m’a fait, et je vous avoue que ça a un peu entamé mon appréciation de l’axe romantique du drama (qui est au cœur de la série, quand même ! Il n’y a pas que ça, mais c’est un aspect important du drama)

 

Un autre frein a été que j’ai trouvé Bo Jin Yan très invasif et relou (du genre à lui faire un acheter un appart sans lui dire qu’il a pris l’appart au-dessus, histoire de pouvoir s’introduire chez elle, même quand il n’est pas invité). Je comprends qu’il ne sait pas toujours comment il est censé se comporter, mais il n’arrête pas de prendre des décisions à la place de l’héroïne, se disant qu’elle finira par s’y faire et par accepter ce qu’il a décidé pour elle (aussi il mange chez elle en lui faisant faire la cuisine, tout ça pour se plaindre de ce qu’elle fait ;;). A chaque fois, elle se met en colère (à juste titre), et j’aime beaucoup qu’elle l’ouvre et n’hésite pas à le remettre à sa place, mais le fait est qu’elle finit effectivement généralement par se ranger à ses décisions à lui. Elle, je ne l’en aimais pas moins, mais lui, je vous avoue qu’il me faisait rouler des yeux un peu, et c’était pas au point de crier intérieurement à l’héroïne de fuir, d’autant que je vous avoue avoir malgré tout accroché à cet OTP jusqu’au bout, mais simplement… il y a des choses limites, et on sent le double-standard, parce que si le type n'avait pas eu la gueule de Wallace Huo, j'aurais peut-être eu un ressenti différent (je suis superficielle et biaisée, j'y peux rien ;;).

 

Cela dit, Wallace Huo a fini par se faire voler la vedette pour moi.

 

 

… voleurs de vedettes

 

J’aime beaucoup Wallace Huo. Et il est tellement joli à regarder que j’en aurais presque pleuré. Mais il est aussi… stoïque, on va dire. Et je comprends que, en partie, c’est dû au personnage qui n’est pas censé très trop expansif, au moins pour une partie du drama. Des fois le personnage se lâche, mais on nous dit par exemple qu’il n’a jamais pleuré, et, bref, c’est pas un émotif, même s’il ne se prive pas de déclarations d’amour à l’héroïne. Malgré tout, il y avait des moments où j’avais envie de crier à Wallace Huo « DUDE, EMOTE ! ». Juste un peu quoi. Parce qu’il y a des scènes où je pense que ça n’aurait pas fait de mal.

 

Du coup, deux autres acteurs ont progressivement attiré mon attention, bien plus que lui.

 

Déjà : Wang Kai.

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En même temps, j’aimais Wang Kai avant même d’entrer dans le drama, donc c’était pas une surprise que je l’y apprécie, mais il se trouve que j’ai aussi beaucoup apprécié le personnage… tout en trouvant qu’il est une des marques des manques de l’écriture (alors que la scénariste a écrit Nirvana in Fire quand même !).

 

Le fait est que, à mes yeux du moins, le personnage est très attachant. Je ne sais pas si je tombe sur les bons dramas chinois, mais quand il y a des triangles amoureux, je trouve rarement les « seconds rôles masculins » (comprendre : le type qui kiffe l’héroïne mais est d’avance destiné à finir tout seul, ou à la limite avec quelqu’un d’autre s’il a de la chance) agaçants, et, ici, Xun Ran, ami d’enfance de l’héroïne à laquelle il n’a jamais dévoilé ses sentiments, est un modèle de soutien à toute épreuve. Pas envahissant, pas lourd, pas amer, il réalise assez rapidement quand c’est foutu, et continue d’être un excellent meilleur ami, tout en étant, à côté de ça, un sacré bad-ass (faut dire que le drama le prend pour un punching bag humain, donc il a intérêt à être coriace o.o) qui tient à faire son boulot correctement. Go Xun Ran !

 

Bref, c’est juste un personnage agréable, Wang Kai ajoute au facteur sympathie, et je crois bien que c’est le personnage à m’avoir tiré la plus grosse émotion ([spoiler] dans l’épisode 20, lors du massacre de l’hôpital où il arrive à se sortir de sa transe par amour pour Jian Yao, juste avant de « mourir » de façon tragique et héroïque [/spoiler]) donc j’étais contente de l’avoir à l’écran jusqu’à ce que… le drama le zappe. Il est allé au pays de l’obsession de Bo Jin Yan pour les poissons : le pays des trucs oubliés. Et pour moi ça dénote d’un manque de l’écriture, parce que c’était un personnage important que le drama, essentiellement, cesse d’écrire, alors qu’à côté de cela, ce n’est pas comme si Love me if you dare manquait de longueurs, c’est-à-dire de temps d’écran qui aurait pu être mis à meilleur escient. Je ne parle même pas d’axes scénaristiques qui ne m’ont pas plu, mais par exemple dans l’épisode 9, était-il nécessaire de faire une recréation de la soirée d’un crime, puis d’avoir un moment où Bo Jin Yan explique la soirée du crime (avec images de la soirée à l’appui), suivi de tout un passage où Bo Jin Yan réexplique la soirée du crime à l’héroïne (toujours avec images à l’appui). En général, j’ai trouvé que les moments où on nous expliquait les résolutions d’enquêtes trainaient de toute façon en longueur, mais pour le coup, c’était particulièrement abusé.

 

Et je ne peux m’empêcher de me dire que si le drama ne s’était pas perdu en longueurs et répétitions, il aurait eu du temps pour développer mieux ses personnages.

 

Second voleur de vedette : Andrew Yin.

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Si je savais déjà qui il était, je n’avais malgré tout encore jamais rencontré cet acteur à l'écran (il va sérieusement falloir que je regarde Winter Begonia), mais c’est clairement celui qui m’a le plus interpelée dans cette série, et j’ai aussi eu une affection toute particulière pour son personnage, Fu Zi Yu. Au niveau de l’acteur, j’ai simplement trouvé qu’il était très bon, surtout dans les moments les plus vulnérables ([spoiler] la scène de l’épisode 20 où il se réveille après qu’on lui ait tiré dessus, parce qu’il essayait de protéger l’héroïne, m’a serré le cœur. C’est une scène courte, le drama ne s’attarde pas dessus et personne n’en fait des tonnes, mais sa première question est « où est Jian Yao ? » et quand il apprend qu’elle a été enlevée malgré ses efforts, sa réaction m’a fait du mal au palpitant  [/spoiler]). Quant au personnage, le meilleur ami de Bo Jin Yan, je trouve simplement que sa loyauté à toute épreuve, et sa bravoure dans les moments importants et dangereux, le rendent attachant et émouvant. Le drama en fait un hacker de génie, et je vous avoue que lors de certaines scènes où il pianote sur son ordinateur et résout tout magiquement après avoir clairement tapé des touches au hasard, j’ai rigolé doucement, mais c’est plus le drama qui fait ridicule dans ces moments-là, et ça n’entache pas le personnage.

 

Cela dit, pour tout ce que j’ai été émue de la profondeur de son amitié et son empathie pour Bo Jin Yan, je crois que ce que je préférais à propos de Zi Yu est qu’il développe également une amitié solide avec l’héroïne le long de la série. Je sais pas, ça me faisait plaisir.

 

Je n’ai pas grand-chose de profond à dire à son sujet, c’est juste un personnage qui m’a beaucoup plu, mon personnage favori de ce drama, par pur attachement, donc je voulais le mentionner.

 

Mais revenons à notre duo central !

 

 

… la tête, le coeur, la détente

 

Comme je l’ai évoqué dans la partie sur la romance, à la base, Jian Yao n’est pas engagée pour assister Bo Jin Yan dans une enquête : elle est engagée en tant que traductrice. Et puis il s’avère que Jian Yao a l’esprit affuté, et est quelqu’un de très porté sur l’empathie, quelque chose qui manque à Bo Jin Yan qui, lui, n’est même pas très connecté à ses propres émotions, alors celles des autres, hein !

 

Ce détachement de Jin Yan est mis, vous l’aurez sans doute deviné, sur le compte d’un traumatisme passé, becoz on ne devient pas personnage principal de drama sans un bon traumatisme, sinon c’est pas drôle, et l’héroïne aussi a été traumatisée par un épisode violent dans son enfance, même si le drama s’attarde bien moins dessus. C’est-à-dire que ça fait partie du personnage, ça oriente en partie ses choix, et il y a une sorte de résolution, mais ça ne décide pas de la direction du drama, alors que le passé de Jin Yan le rattrape, et c’est tout le fil rouge de la série. Fil rouge qui, du reste, a fini par me passer un peu au-dessus de la tête, je ne vous le cache pas. Je ne saurais même pas vous expliquer exactement ce qu’il s’est passé, peut-être que c’était juste une lassitude générale, mais à la fin les rebondissements (absurdes pour certains, ce qui n’aidait pas) me laissaient tellement indifférente que j’ai dû revoir des bouts des deux derniers épisodes pour me rappeler de ce qu’il s’y passait exactement avant d’écrire cet article. La dernière révélation m’a parue de trop, je crois bien.

 

Mais pour revenir à Jian Yao, elle a donc cette grande capacité d’empathie que Bo Jin Yan n’a pas. C’est notamment illustré lors d’une scène où elle lit une note de suicide laissée par une victime et a les larmes qui lui montent aux yeux, ce qui semble faire sourire Bo Jin Yan qui n’a pas l’air de saisir pourquoi ça la touche autant. J’ai eu beaucoup d’appréciation pour le cœur de Jian Yao ainsi que sa force très douce.

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Elle n’est pas physiquement imposante, elle a les émotions à fleur de peau, elle a du mal à regarder les images de crime, elle a peur de la façon dont Bo Jin Yan peut se plonger dans les affaires, dans le glauque, au point d’en avoir peut-être du mal à s’en déconnecter, mais elle continue d’aider, elle continue d’être en première ligne, et elle a les boules, mais elle y va quand même. Et quand vient le moment le plus flippant pour elle, je dois dire qu’elle m’a pas mal impressionnée. Par ailleurs, si Bo Jin Yan décide de la former, j’ai trouvé qu’au début il ne prenait pas cela très au sérieux, et c’était comme si le drama avait zappé les facultés de déduction de Jian Yao, mais heureusement, non. J’avais peur qu’elle aille rejoindre Xun Ran au Pays des Choses Oubliées, mais si elle reste toujours dans l’ombre de Bo Jin Yan et n’a jamais réellement ses propres affaires à résoudre (faut dire que les deux personnages sont un peu occupés), elle participe effectivement aux enquêtes, ainsi qu’aux interrogatoires, et elle fait du profiling et des déductions, elle aussi. Bien sûr, elle n’est jamais la star des enquêtes, mais en même temps, c’est une débutante, donc on peut pas s’attendre à ce que Bo Jin Yan lui dise « tiens prends tout en charge » et qu’elle fasse tout (encore qu’il le fasse quasiment sur une « petite » affaire, pour la former).

 

Si j’ai un regret au niveau du personnage, cela dit, ça ne vient pas tant de l’écriture que… du son.

 

Je n’arrive pas à savoir à quel point ça vient du mixage du son ou il s’agit juste de la performance de Ma Si Chun qui, c’est vrai, joue son personnage de façon très douce, mais, particulièrement au début, on dirait que Jian Yao murmure ou marmonne toute ses lignes. Elle finit par en donner une impression de mollesse qui m’a d’abord dérangée. J’avais envie de la secouer pour la réveiller. J’ai fini par m’y faire, et je me suis attachée au personnage (en plus j’ai de la sympathie pour Ma Si Chun)(et aussi elle a un très joli sourire), mais oui, au début, j’admets que le manque d’énergie du personnage me dérangeait, parce qu’il n’avait pas l’air intentionnel.

 

En général, de toute façon, j’ai été assez surprise de trouver le drama très détendu. Je ne sais pas si c’est le bon mot, mais il avance de façon très tranquille, et entre le jeu des acteurs (non parce que Wallace Huo n’est pas dans l’intensité non plus), le temps qu’il prend à résoudre ses enquêtes, et puis le montage qui est loin d’être frénétique, j’ai trouvé Love me if you dare étonnamment paisible. On s’attendrait à une expérience intense, vu les enjeux et les choses hyper sombres que vivent les personnages, entre meurtres affreux et torture (on commence direct avec une image de Bo Jin Yan qui se fait torturer, quand même), et puis ce n'est pas comme si le drama manquait d'action, mais quand je m’installais devant ce drama, je passais toujours un moment très posé. Et c’était pas pour me déplaire, mais c’était juste étonnant pour ce genre de drama (cela dit, tout le monde n’aura peut-être pas mon ressenti).

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 En revanche, il y a d’autres trucs qui m’ont plus dérangée.

 

 

… considérations plus négatives

 

Bon, il y avait les longueurs dont j’ai déjà parlé, et puis les choses oubliées, déjà, et j’ajouterais encore trois choses :

 

1/ celle-là n’est pas très grave, mais comme Bo Jin Yan a longtemps bossé aux Etats-Unis, le drama revêt, surtout dans sa dernière partie, un caractère international, et introduit plusieurs personnages américains. Les acteurs ne sont pas oufs, et un d’entre eux semble galérer à parler anglais, mais c’est pas tellement ça qui m’a gênée (j’ai l’habitude). Non, c’est le fait que Jin Yan (et tous les personnages chinois) leur parle constamment en chinois et les américains répondent en américain, et tout le monde converse comme ça… Honnêtement, ce n’est rien de très grave, c’est plus amusant qu’autre chose, mais ça veut dire que oui, pendant certaines scènes sérieuses, j’étais plus amusée que vraiment dans le mood « moment grave ! ».

 

2/ Bo Jin Yan est magique. Un peu comme son pote est un hacker de génie qui tape n’importe quoi et obtient ce qu’il veut, Bo Jin Yan tire parfois des conclusions du chapeau, et on se demande bien comment il en est arrivé là. Je sais que c’est un génie, mais j’ai trouvé que le drama accentuait trop le trait, au point que Jin Yan en semblait moins génial que, oui, magique.

 

3/ le drama ment à son spectateur. Et honnêtement, c’est un truc qui a tendance à pas mal me taper sur le système. C’est-à-dire qu’on nous montre des choses qui n’arrivent pas, pour qu’on soit surpris par un twist, et c’est un truc qui me saouuuuleeee. Quand on vit une fiction du point de vue d’un narrateur non-fiable, okay, et si c’est établi dès le début qu’on ne peut pas faire confiance à ce qu’on voit, okay, mais là ce n’est pas récurrent, c’est juste que le drama a besoin de nous faire croire à un truc, donc il nous le montre arriver, et après nous dit « haha, en fait non, je t’ai bien eu » ! [spoiler] Je pense au moment de l’épisode 22 où Jin Yan met en scène la mort de l’héroïne, faisant semblant de lui tirer en plein cœur. Il est révélé après qu’il n’a pas tiré du tout, et bien sûr je m’en doutais, sauf que pardon mais on l’a vu faire, on a vu le sang gicler, et pas sous l’angle qui avait été trafiqué pour tromper le kidnappeur. Déjà que le plan pour le tromper était complètement bancal… urgh. C’est sans doute aussi pour ça qu’à la fin tout me passait au-dessus de la tête : on tombait de plus en plus dans le gros et le paresseux. Pareil pour la fin « qui n’est jamais arrivée » où tout le monde meurt : c’était quoi le but !? [/spoiler] Je sais pas, peut-être que vous, ça ne vous dérangera pas, mais c’est une de mes bêtes noires, je trouve ça d’une paresse incroyable, et ça m’a saoulée. Comme en plus ça arrive vers la fin, ça m’a laissé un goût amer dans la bouche.

 

4/ La fin… on sent que quelqu’un voulait se laisser la possibilité de faire une saison 2, mais du coup la dernière scène arrive vraiment comme un cheveu sur la soupe. Ca m’a pas fâchée, ça m’a juste fait sourire. A la place d’une saison 2, on a eu droit à un spin-off sur le personnage de Wang Kai (When a snail falls in love), wouhou ! Perso ça me va très bien, donc il faudra que je regarde ça un de ces jours :)

 

 

… en conclusion

 

Love me if you dare est un drama que je qualifierais d’inégal. C’était le seul drama que je regardais à ce moment-là, et si je n’avais pas été sur une seule série, je me dis que je me serais sans doute laissée happer par autre chose et ne l’aurais pas terminé, parce que les longueurs, les défauts du drama et le fait qu’il soit étrangement peu trépidant auraient sans doute trop émoussé mon intérêt. Mais à la fois, je ne regrette pas d’être allée au bout, parce que même si la fin n’est pas exactement ma partie favorite du drama, il y a beaucoup de choses le long de la série que j’ai appréciées : l’héroïne, le visage de Wallace Huo, Wang Kai, Andrew Yin, la romance principale (la plupart du temps), et les relations entre personnages en général. Je ne regrette pas du tout mon temps, donc, c’est juste que le drama aurait pu être bien meilleur… oh well ¯\_()_/¯

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Je choisis toujours avec précaution les dernières screencaps de mes articles, parce que ce sont les images sur lesquelles je veux vous laisser... ici, comme toute dernière image, Andrew Yin me semblait s'imposer :D (je crois que j'avais plus de screencaps de lui que de Wallace Huo, haha)

 

Sur ce, plus d'Andrew Yin / Yin Zheng:

Arsenal military academy
Winter Begonia
Original Sin

(j'en ai vu aucun, c'est ma liste de choses à voir, haha)

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