[Masques et palais d'illusions] Sky Castle SKY 캐슬

Publié le 9 Octobre 2020

Intense et pas facile pour les nerfs, mais drôle par moments, SKY Castle est un drama prenant au casting impeccable qui m'a beaucoup plu, bien que tout ne m'y ait pas embarquée.

 

Sky Castle avis

 

Diffusé en 2018 - 2019

Sur JTBC

En 20 épisodes entre 60 et 90 minutes

Réalisé par Jo Hyun Tak

Ecrit par Yoo Hyun Mi

 

Avec :

Yum Jung Ah : Han Seo Jin

Lee Tae Ran: Lee Soo Im

Yoon Se Ah: No Seung Hye

Oh Na Ra: Jin Jin Hee

Kim Seo Hyung: Kim Joo Young

Jung Hoon Ho: Kang Joon Sang

Kim Hye Yoon: Kang Ye Seo

Lee Ji Won: Kang Ye Bin

Choi Won Young: Hwang Chi Young

Kang Chan Hee: Hwang Woo Joo

Kim Byung Chul: Cha Min Hyuk

Park Yoo Na: Cha Se ri

Ki Dong Hee : Cha Seo Joon

Joe Byeong Gyu: Cha Ki Joon

Jo Jae Yun: Woo Yang Woo

Yu Gene Woo: Woo Soo Han

Kim Bo Ra: Kim Hye Na

Lee Hyun Jin: Pr Jo

Etc...

 

Dontesque ?

Dans le quartier riche et exclusif de SKY Castle, les parents prennent très à cœur la réussite scolaire de leurs enfants, et sont très fiers de tout mettre en œuvre pour l’assurer. Une des mères au foyer du quartier est même allée jusqu’à engager une « coach d’études » très populaire et très chère pour sa fille. Mais ça pourrait bien s’avérer avoir été une erreur, et derrière les portes, la vie n’est pas si parfaite qu’elle semble l’être. Petit à petit, c’est la descente aux Enfers pour les familles de SKY Castle.

 

Fiche Ecrans d’Asie : ici

Haryn

 

 

oOo

 

Introduction

 

Drame, thriller et comédie

Une coach ambiguë (mais pas assez)

Le palais des illusions

Un pavé dans la mare

 

Conclusion

 

 

Eh les gens, SKY Castle, c’est bien ! … Je sais, quel choc ! C’est pas comme si le drama avait été un succès énorme, que tout le monde (ok, la majorité en tous cas) en avait dit du bien, et que j’arrivais cent ans après la guerre :D !

… Plus sérieusement, le drama a effectivement été un hit, et j’en avais entendu énormément de bien, donc il était sur ma lise de choses à voir, même avant qu’il devienne une « obligation » parce que c’est le coup de cœur 2019 d’Haryn. On pourrait se dire que, du coup, j’avais énormément d’attentes à son sujet, mais elles restaient quand même floues. Essentiellement je ne m’attendais qu’à deux choses, à 99,99% : je m’attendais à adorer le drama, et je m’attendais à ce qu’il me pète le cœur (la deuxième attente ayant été en grande partie inspirée par mon revisionnage de School 2013 juste avant, un drama qui m’a rendue profondément triste la moitié du temps). Au final, j’ai été surprise des deux côtés :

j’ai aimé la série mais ne l’ai pas adorée, parce qu’il y a surtout un aspect du drama qui m’a moins plu que les autres, à savoir la façon dont est géré le personnage du coach d’études. Je vais en reparler, mais j’ai un regret à son égard. Par ailleurs, j’ajouterais que les derniers épisodes m’ont paru un peu longs, peut-être aussi parce qu’ils se resserrent plus autour de la figure du coach, présentée de la façon qui me décevait (bon et puis ils sont effectivement plus longs, littéralement, certes, mais s’ils avaient été centrés sur un sujet qui me parlait plus, je suis sûre que ce serait passé crème).

le drama ne m’a pas autant brisé le cœur que j’aurais cru.

Commençons par ça, et parlons plus du drama !

 

… drame, thriller et comédie

Qu’on s’entende bien : il y a des moments durs, et les gosses de la série, en particulier, vivent des choses affreuses (mais certains adultes aussi), donc j’ai eu mal pour eux, mais après la déprime de School 2013, je m’attendais à finir au 36ème sous-sol, alors qu’en fait j’ai surtout ressenti beaucoup de colère, et à côté de ça le drama avait plus de moments drôles que prévu. Bon, je dis pas que c’est une comédie légère, hein ! Mais clairement, il y a un mix de plusieurs tons, et parfois le drama m’a sincèrement fait sourire, souvent, en plus, en utilisant pourtant un de ses personnages les plus terrifiants, à savoir le mari d’une des héroïnes, tyrannique et abusif mais également ridicule dans sa théâtralité. Et puis, il y a aussi, c’est vrai, des moments comiques moins voulus par le drama, parce que, par exemple, je me demandais quand les personnages allaient apprendre à parler de leurs secrets dans des endroits moins ouverts aux oreilles indiscrètes… Mais surtout, le drama se veut satirique et tout en dépeignant ce que son monde très riche a de monstrueux, il en souligne aussi l’absurdité et le ridicule. Bref, n’allez pas penser que vous allez vous pétez les côtes à rire aux éclats devant SKY Castle, mais il y a clairement des occasions de sourire.

Par ailleurs, à côté de ça, le drama fait un mix, avant tout, de drame et thriller, du moins à mes yeux.

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L’aspect dramatique est très réussi, avec plusieurs moments qui m’ont fait très mal au cœur, et le drama n’hésite pas à prendre des chemins brutaux auxquels je ne m’attendais pas, en particulier dans ses derniers épisodes. SKY Castle, surtout, doit énormément à ses interprètes, qui n’ont pas cessé de m’impressionner, tous. Pendant certaines scènes, j’ai quasiment retenu mon souffle, tant ce qui se déroulait à l’écran était intense, et si certains membres du casting tirent particulièrement leur épingle du jeu, c’était surtout une question d’appréciation personnelle, d’affinités, parce que je ne crois pas qu’il y ait de maillon faible dans le casting principal de cette série. Donc, oui, les émotions m’ont emportées, et le drame avec. Je m’intéressais même à ce qui se passait dans l’hôpital des maris ! En général, les luttes de factions hospitalières, ce n’est pas un truc qui me passionne, mais comme ça se rattachait à des personnages qui m’intéressaient, c’était différent, et j’ai aimé la façon dont la lutte des pères dans l’hôpital reflétait celle des mères dans le milieu scolaire : dans un milieu comme dans l’autre, les personnes en charge (les médecins/parents) sont pris dans une course à la réussite pour leur propre gloire et satisfaction, quitte à écraser les autres, et ignorer les besoins et le bien-être des gens qu’ils sont justement censés protéger (leurs patients/enfants… parfois les deux).

La pression sur ces gamins ! La façon dont on leur enseigne, littéralement, qu’ils sont étudiants avant d’être élèves, rivaux avant d’être amis ! Quand un enfant en arrive à s’excuser d’être né parce que ses notes ne sont pas assez élevées, c’est que, clairement, il y a un gros problème. Et encore, lui s’excuse d’être né mais ne cherche pas à « corriger son erreur ». Parce que certains le font. Des enfants meurent, tués par ce système, et ceux qui vivent ne s’en sortent pas forcément mieux : on a un bon exemple, dans l’épisode 17, d’un adulte qui finit par craquer et pleurer que sa vie entière a été vide de sens, parce que la course à la réussite est constante et qu’il s’est tellement perdu dedans, poussé en grande partie par sa mère, qu’il n’a aucune idée de qui il est réellement. Bref, c’est la merde, et les générations d’avant, malheureuses, infligent le même malheur aux générations d’après, qui feront de même si personne n’enraye la machine.

Le côté thriller est celui qui m’a moins parlé. Il est beaucoup centré autour de la figure de la coach que la mère d’une des lycéennes engage pour que sa fille excelle à l’école et puisse aller dans l’université de son choix, et la question est de savoir qui est cette coach au juste, si elle agit vraiment dans l’intérêt des enfants ou si elle est dangereuse, si elle va détruire la famille de Ye Seo (la lycéenne, donc) et Ye Seo elle-même, si ce serait volontaire ou pas, si ses « victimes » lui échapperont, etc. En soi, tout ça n’est pas mal fait, et le suspense est bien au rendez-vous, mais j’ai simplement trouvé que tout cela n’était pas nécessaire, car le reste était bien assez engageant et j’étais intéressée par l’évolution des personnages et la pression grimpante les faisant craquer. La coach participait à cette pression même en faisant simplement son boulot, et autant j’aimais bien son ambiguïté tant qu’il s’agissait de savoir si, en maniant cet outil fonctionnant comme prévu, la famille de Ye Seo allait construire quelque chose ou se planter un clou dans la main, autant quand le drama a commencé à indiquer que, peut-être, le marteau plantait des clous dans la main des gens volontairement, ça m’a moins plu, car plus le drama sous-entendait que la coach était peut-être monstrueuse, plus il passait la responsabilité des tragédies sur ses épaules à elle, et dédouanait le reste. Jamais complètement, mais assez pour que je trouve ça dommage.

 

… une coach ambiguë (mais pas assez)

La coach, Kim Joo Young est une figure inquiétante, et Kim Seo Hyung est brillante et menaçante dans ce rôle. Charismatique, un air indéchiffrable sur le visage, elle m’a parfois évoqué un serpent (c’est un compliment) qui hypnotiserait sa proie, ou s’enroulerait lentement autour d’elle. J’ai trouvé sa prestation fascinante, et je n’ai aucun doute que Kim Seo Hyung pourrait me manger si elle le voulait.

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Toute la mise en scène va en ce sens, et ça m’a même fait sourire. Dans mes articles sur le drama Psychopath Diary, j’exprimais mon amusement de voir les serial-killers de dramas si souvent représentés de la même façon, avec leurs alcools chers et leur musique classique. Je notais aussi, toujours dans ces articles, que cette représentation était néanmoins sensée puisque Psychopath Diary, comme d’autres, avait pour thème la prédation des classes sociales supérieures sur les classes inférieures. Le fait est que petit à petit, de drama en drama, l’association s’est faite dans mon cerveau entre ces marqueurs sociaux riches (on pourra rajouter le bureau ou appart super clean et spacieux, généralement en hauteur avec une grande vue sur la ville que les personnages dominent socialement) et le fait de tuer des gens. Du coup, lorsque qu’on voit la coach boire, elle aussi, son alcool cher et écouter sa musique classique (dans son appartement clean et spacieux en hauteur), tout de suite, dans ma tête, ça s’est traduit par un sentiment de menace et ça a marqué les mots « tueuse en série » sur le front de la coach.

On notera aussi le choix de la musique ! Le drama fait plusieurs choix musicaux que j’ai aimés1, et parmi ceux-là, il associe au personnage de la coach la mise en musique par Schubert du poème de Goethe Erlkönig, ou le Roi des Aulnes en français, aussi connu sous le titre « le seul poème allemand que Mila connait, du coup c’est un gros coup de pot qu’ils aient utilisé celui-là ». Pour vous la faire courte, dans le poème, un père rentre chez lui à cheval dans la tempête, son fils contre lui. Le gamin n’arrête pas de dire au père qu’il entend le Roi des Aulnes les courser, qu’il lui parle et veut l’emporter, mais le père ne répond que des trucs du genre « non mais c’est dans ta tête, fais pas gaffe ». Le père veut juste rentrer chez lui, il n’écoute pas le gosse, et lorsqu’il arrive enfin, le gosse est mort, son âme emportée par le Roi des Aulnes. Le parallèle est vite fait avec les parents qui coursent la réussite sans écouter leurs gamins, au risque de les perdre de façon dramatique parfois, et en associant ce morceau à la coach, le drama associe le personnage à cette histoire. Reste à savoir si elle est complice du Roi des Aulnes (qui représenterait tout le système) ou pas (parce qu’après tout, les dramas aiment nous mener sur de mauvaises pistes), mais en tous cas, ça rend le personnage d’autant plus sinistre, et quand la question commence à se poser de quelles sont ses intentions et si elle a volontairement « détruit » certains de ses clients, on n’a pas de mal à l’envisager.

Mon problème s’articule en deux temps :

1/ Sans vous spoiler, et même sans dire qu’elle cherchait volontairement à nuire à ses clients, j’ai trouvé que le drama penchait un peu trop du côté « sans elle, les choses se seraient bien passées (ou mieux, en tous cas) ».

[spoiler] Par exemple, dans le cas « Young Jae » (le jeune homme dont la mère se suicide au début du drama, puis dont on découvre que le père était abusif et que Young Jae voulait fuir sa vie et se venger/libérer de ses parents en coupant tous liens avec eux), il était déjà sur une corde fine, mais il est quand même fortement suggéré que sans la coach (qui a exacerbé ses envies de vengeance), les choses se seraient passées différemment, et une fois débarrassé de la coach, le fils se réconcilie si facilement avec le père (qui avait quand même menacé de lui tirer dessus !) que ça m’a laissé un goût un peu amer dans la bouche. [/spoiler]

Bien sûr, clairement, indépendamment des intentions de la coach, le souci est général, et elle n’est qu’un symptôme, pas la maladie. [spoiler] La fin du drama l’illustre bien: le système survit, et continue de fonctionner.

C’est une fin assez sombre, du coup, même si nos personnages principaux, pour la plupart, s’en sortent bien. Néanmoins, il contient une lueur d’espoir, parce que nos personnages principaux, eux, ont radicalement changé, donc la nouvelle arrivante à SKY Castle, qui a la même attitude qu’avaient nos protagonistes au début, trouve un accueil bien différent de celui qu’elle aurait trouvé dans les premiers épisodes du drama. Plutôt que des gens lancés dans la même course qu’elle, elle trouve des gens qui en sont sortis, et peut-être une influence qui sauvera sa famille.

Mais bref, pour revenir à ce que je disais : le système continue, même sans la coach (qui a succombé à ce même système et a perdu gros au passage, et donc non, il ne la présente pas comme la source de tous les maux). [/spoiler] Les parents ne sont pas dédouanés, ne serait-ce que parce que, après tout, ils l’ont engagée, et [spoiler]  même si je reste très peu satisfaite par la conclusion de la relation Young Jae/son père (ça m’est resté en travers de la gorge, pardon), [/spoiler] on voit bien (par exemple) avec la mère de Ye Seo qu’elle a eu l’occasion de se débarrasser de la coach, qu’il y avait des tas de « red flags/mauvais signes », mais qu’elle a laissé parler son avidité.

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En fait, la coach m’a fait penser à ces scénarios où des personnages invoquent quelque chose, ou utilisent un objet, pour qu’un de leurs vœux soit exaucé, sauf que si tout commence bien, les personnages finissent par réaliser qu’ils jouent avec des forces qui les dépassent, que la situation s’envenime, et ils doivent donc passer le reste du film (ou livre, ou autre) à défaire ce qu’ils ont invoqué eux-mêmes, voire juste les conséquences de leur souhait, parce que parfois (comme c’est peut-être le cas ici) la « chose » ne leur veut pas activement du mal, le souhait était juste irresponsable. Le fameux « be careful what you wish for » (« faites attentions à ce que vous demandez/souhaitez »).

[spoiler] Et dans ce sens-là, la coach devient le test ultime, et c’est complètement sensé (métaphoriquement, en tous cas) que, une fois le test passé, et la coach vaincue (ce qui représente le réveil des personnages, qui ouvrent les yeux sur les méfaits du système et décident d’en sortir) tous les personnages vivent mieux. [/spoiler]

Franchement, ça aurait pu fonctionner pour moi, c’est très « horreur », tout ça :D Et j’en viens donc à mon second souci :

2/ La backstory de la coach. Et pas ses détails, mais juste le fait qu’il y ait des détails, en fait. C’est une appréciation personnelle, bien sûr (comme tout le reste de l’article, en fait), mais je pense que le drama aurait gagné à rester ambigu sur ce personnage, histoire qu’elle puisse effectivement rester la personnification du système, indifférent à l’humain. Parfois, un personnage simplifié qui représente une idée, ça peut très bien fonctionner, et ce n’est pas comme si SKY Castle manquait de personnages complexes à côté de cela. [spoiler] C’est pour ça que, malgré des scènes magnifiquement interprétées, la fin du drama m’a parfois parue plus longue que le reste, parce qu’une grande partie du temps d’écran était consacrée à dévoiler le passé du personnage de la coach, et ses motivations pour volontairement saboter ses clients.

Et pour parler de ce « volontairement » : quitte à ce que la coach manipule et détruise ses clients à dessein, j’aurais préféré qu’on n’ait jamais d’explications sur le « pourquoi ». L’idée aurait alors été que le système dont nous pensons qu’il fonctionne pour nous, nous détruit en fait activement. A mes yeux, ç’aurait été bien plus effrayant qu’avoir une backstory détaillée dont les parents qui l’ont engagée n’avaient pas connaissance. [/spoiler]

Ceci étant dit, il y aurait énormément de choses à démêler sur le personnage de la coach, et c’est un personnage très intéressant de toute façon, sans compter que l’interprétation était impeccable, donc c’est juste une question de préférences je suppose. [spoiler] Mais fuck le père de Young Jae quand même >< [/spoiler]

 

… le palais des illusions

SKY Castle est un endroit d’illusions. Dans le sens où, à la fois, on y protège des apparences trompeuses, mais aussi que les gens qui y vivent se font des films. Après tout, c’est le sens du terme, de toute façon ! Certes, « SKY » est l’acronyme de Seoul National University, Korea University et Yonsei University, aka les plus prestigieuses universités du pays dans lesquelles les parents de SKY Castle espèrent envoyer leurs enfants, mais comme le faisait remarquer mon ami @PAAATE_ (parce que je dois admettre que, moi, je n’avais pas fait le rapprochement), l’expression « castles in the sky » a aussi pour signification «  des rêves ou des plans irréalistes, qui ne se réaliseront probablement pas ». C’est un peu l’équivalent de notre « bâtir des châteaux en Espagne », je dirais.

L’illusion, pour les parents de SKY Castle, est aussi celles sur leurs motivations, parce qu’ils ont beau insister qu’ils pensent à l’avenir de leurs enfants (et je ne doute pas que c’est en partie le cas), ils sont bien plus motivés par leurs propres aspirations, leur besoin de grandeur, voire des revanches qu’ils auraient à prendre. La « valeur » de leurs enfants joue sur la leur2. C’est d’ailleurs particulièrement vrai des mères. Les hommes ont leur travail, leur carrière, c’est là qu’ils s’affrontent et c’est ce dont ils tirent leur statut (statut qui leur permet justement d’habiter à SKY Castle). Ca ne veut pas dire que la réussite de leur enfant n’est pas importante, parce que ça joue sur leur réputation quand même, mais ils n’ont pas que ça, alors que la plupart des femmes de SKY Castle ont explicitement lâché leurs carrières pour s’occuper de leurs enfants, après avoir lu des études concluant que les enfants avec des mères au foyer réussissent mieux à l’école. La valeur des épouses est liée à l’ordre et le bien-être (apparent) de leur foyer, et aux résultats de leurs gamins, et on ne manque pas de leur foutre la pression, que la pression vienne d’un mari frustré, d’une belle-mère détestable, ou juste de la société en général.

On notera aussi que les deux parents les plus acharnés à garantir la réussite de leurs enfants à tout prix sont les deux personnages à présent riches mais venant de milieux plus modestes. En particulier, le père des jumeaux Seo Joon et Ki Joon est un tyran effrayant, qui n’a pas réussi à grimper la « pyramide sociale » autant qu’il voudrait, est complexé par ses origines, et compte bien sur ses gosses pour le faire briller et obtenir sa réussite pour lui. Il en devient complètement inhumain (mais aussi ridicule), et j’ai espéré sincèrement tout le drama que sa famille lui échappe, mais à la fois, ce n’est pas étonnant que lui et l’autre personnage concerné aient des complexes (sans que ça justifie quoi que ce soit), puisque SKY Castle (et par extension, le pays) est obsédé par le statut social.

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Le titre contient deux autres notions :

• celle d’être « gardé » : un château est un bâtiment avec de grands murs, normalement construit pour éviter les invasions, et la société de SKY Castle ne voit effectivement pas d’un très bon œil les intrus, de même qu’ils n’aiment pas que leurs secrets fuitent. Ce qui se passe dans SKY Castle doit y rester, ce qui est à l’extérieur n’est pas censé entrer non plus. Ainsi on verra les habitants de SKY Castle très nerveux à l’idée qu’on écrive un livre sur leur petit monde, et dans l’épisode 1, la mère de Ye Seo engage des musiciens pour une petite réception et prend bien soin de confisquer leurs téléphones et leur faire signer un accord de confidentialité.

• celle d’élévation et royauté (le ciel est au-dessus de nous, et, bien sûr, n’habite pas dans un château qui veut) : et c’est bien comme cela que se voient les gens de SKY Castle, qui ne cessent de s’auto-congratuler et se féliciter du bel héritage qu’ils vont laisser à leurs enfants (qui, pour beaucoup, s’en passeraient pourtant bien).

Mais qui dit « château » ou « palais » dit « intrigues de palais »,  dit « faux semblants », et dans SKY Castle, mieux vaut ne pas se fier à l’apparence des choses. Derrière les portes closes des drames se jouent (un père et mari dont on ignorait la violence, un enfant dont on n’avait pas vu la détresse, etc), les mensonges vont bon train (un habitant s’est carrément inventé toute une backstory), les relations amicales ne sont parfois que de surface,  et quand les masques tombent, ça peut être bien laid à voir. C’est la culture du chacun pour soi, et les parents enseignent (ou essaient) à leurs enfants le même individualisme qu’ils pratiquent.

Cela se ressent surtout chez Ye Seo (interprétée par Kim Hye Yoon), la plus réceptive à cette éducation : de toutes ses lectures pour le club de lecture elle semble retenir une validation de son égocentrisme, et elle est très peu appréciée de ses camarades car elle ne pense qu’à briller sans se soucier des autres. En comparaison, les autres enfants ont bien moins intégré les leçons de leurs parents, et les jumeaux Seo Joon et Ki Joon sont régulièrement réprimandés d’avoir aidé leurs camarades, leur père insistant que tous les élèves sont leurs rivaux, et qu’eux-mêmes doivent se considérer en compétition plutôt qu’en frères.  On leur martèle bien que les autres ne sont là que pour qu’on s’élève au-dessus d’eux, quitte à leur marcher dessus. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, et on verra plusieurs fois des adultes se réjouir ensemble de la déchéance d’un de leurs semblables.

Visuellement, le drama aime bien appuyer sur l’aspect « double face » des personnages en, littéralement, s’arrangeant pour multiplier leurs « visages » à l’écran. Par ailleurs, il n’y a pas que ces plans qui reviennent souvent et, par exemple, le drama utilise plusieurs fois des miroirs pour signifier la distance entre deux personnages qui se parlent.

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Il fait aussi usage de « pivotements » bien placés de la caméra pour montrer que le monde d’un personnage vient de basculer (à cause d’une tragédie ou d’une décision qu’il a prise), et il aime se concentrer sur des détails de l’anatomie de ses personnages, en particulier des détails du visage ou leurs mains (d’ailleurs il y a un épisode où le générique de fin n’est accompagné que de photos des mains des personnages), pour montrer la façon dont ces détails trahissent leurs véritables sentiments, souvent négatifs (colère, angoisse, ce genre de choses).

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Mais oui, il a aussi un gros faible pour ces plans-là :

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Car quoi de mieux pour signifier que tout le monde a deux, trois, voire quatre visages dans le monde de SKY Castle ? Et personne n’incarne mieux la fausseté de l’endroit que la mère de Ye Seo (c’est pour ça que la plupart des screencaps ci-dessus sont d’elle), à savoir Han Seo Jin, interprétée (impeccablement) par Yum Jung Ah. Han Seo Jin est un personnage qui m’a passionnée autant qu’il m’a frustrée (mais pas par manque de l’écriture, juste parce que le personnage est écrit pour prendre de mauvaises décisions). Elle n’est pas exactement attachante, mais elle est engageante parce qu’intéressante dans sa détresse, ses défauts, sa descente aux Enfers (encore une fois très joliment rendue par Yum Jung Ah). Elle fait des choses affreuses, des erreurs qui paraissent évidentes mais qu’elle refait quand même, et plus elle s’enfonce dans les sables mouvants, plus elle se débat pour s’en sortir, plus elle s’y enfonce encore.

 

… un pavé dans la mare

En contraste à Han Seo Jin, le drama nous propose Lee Soo Im (interprétée par Lee Tae Ran).

Lee Soo Im, son mari, et son fils (Woo Joo) emménagent à SKY Castle au début du drama, et tout de suite, ils détonnent complètement dans leur nouvel environnement, et servent de second élément déclencheur au drama [spoiler] (le premier étant le suicide de la mort de Young Jae qui, un peu à la Desperate Housewives, sert de gros choc signifiant bien que tout ne va pas bien au paradis ) [/spoiler].

Au passage, ça m’a apporté beaucoup de satisfaction que Soo Im ne soit pas la mère biologique de Woo Joo. SKY Castle est un drama dont un des thèmes centraux est ce que les générations précédentes transmettent aux suivantes, l’héritage et les valeurs qu’ils leur laissent. Les « générations précédentes », ça englobe des tas d’adultes, plus ou moins proches des enfants : on a les auteurs (cf. les leçons que Ye Seo tire de ses livres, et Soo Im elle-même écrit des livres pour enfants), par exemple, mais aussi les professeurs (la coach, les profs de l’école, et même Soo Im exerçait en tant que professeure), les voisins, et, dans la sphère plus proche, les parents, le drama insistant particulièrement sur le rôle des mères. Ca m’a fait un peu plaisir, du coup, que le modèle le plus positif de toutes les mères soit Soo Im, pas la mère biologique de Woo Joo mais sa belle-mère, ayant épousé son père veuf. C’est rare, j’ai l’impression, dans les dramas, de voir une belle-mère dépeinte de façon aussi positive, et à travers le portrait qu’il fait d’elle, le drama appuie bien l’idée que « pas de liens du sang » ne rend pas une relation mère/enfant moins aimante et profonde, et que les liens du sang, en retour, ne garantissent pas une mère parfaite. C’est une petite touche que j’ai appréciée.

Pour revenir à ce que je disais, Soo Im est l’anti-Seo Jin, mais pas juste Seo Jin : elle est à l’opposé de toutes les épouses de SKY Castle. D’origine pauvre, elle a grandi dans un orphelinat, un sujet qu’elle aborde sans honte (à raison, bien entendu), et c’est quelqu’un bourré d’empathie, particulièrement pour les enfants (elle devient rapidement appréciée de la petite sœur de Ye Seo, notamment, à qui elle offre une oreille bien plus attentive que celle de sa mère). Elle soutient les études de son fils sans pour autant lui foutre la pression, et s’efforce toujours de voir les choses de son point de vue. De toutes les épouses de SKY Castle, elle est la seule à encore travailler, et en plus d’écrire, elle est également très branchée biologie : bref, sa vie entière ne tourne pas autour de son fils, ni de son mari du reste. Elle n’est pas du tout individualiste, mais orientée « communauté » au contraire. Trop pour les habitants de SKY Castle, et sa tendance à l’ouvrir, son besoin d’intervenir quand elle voit quelque chose de dangereux/injuste, et son attention au bien-être des enfants font qu’à peine arrivée, elle jette un gros pavé dans la mare. C’est en grande partie elle qui va agiter SKY Castle, et je pense que le drama se sert aussi un peu d’elle comme porte-parole : elle exprime tout haut ce qu’on aimerait bien pouvoir hurler aux personnages, et ce que la scénariste a certainement envie de leur dire également. Du coup, ça fait du bien d’avoir ce personnage.

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En particulier, c’est le personnage qui, à mon sens, énonce littéralement les intentions de la série, lorsqu’elle défend l’écriture de son livre. En effet, elle compte écrire un livre sur SKY Castle, et plus particulièrement sur une de ses tragédies, espérant mettre en garde le pays contre ce qui est infligé à ses enfants. Elle s’entretient avec une victime de cette tragédie, et s’en suit ce dialogue :

 

- Pendant ma formation d’enseignante, j’ai eu cette élève. Elle aussi, sa relation avec ses parents était tendue à cause de ses notes. A l’époque, je n’ai rien fait, j’ai juste lâchement regardé les choses se passer. Je ne veux pas refaire la même erreur, c’est pour ça que je suis là, que je suis venue vous voir.

- Lorsque j’ai appris que le fils de mes amis s’était suicidé, savez-vous ce que j’ai pensé ? « Qu’est-ce que ses parents ont bien pu faire pour qu’il mette fin à ses jours ? »… J’ai blâmé ses parents, ses proches, par réflexe […] Je ne veux pas que les gens accusent mon fils (de la tragédie).

- Mais professeur… nous devons nous assurer que cette tragédie ne se répète pas.

- Si les gens apprennent ce qui est arrivé à ma famille, est-ce que vous pensez qu’ils changeront ? Est-ce qu’ils ressentiront de l’empathie pour mon fils, comprendront sa douleur, et changeront réellement ?

- Professeur… Chaque année, des élèves meurent à cause de leurs notes ou du stress de devoir entrer à l’université, mais le monde ne change pas. Jusqu’à quand allons-nous regarder ces enfants subir ces morts injustes et tragiques ?

- Et vous pensez pouvoir changer le monde en écrivant un livre, c’est cela ?

- Ca ne changera pas instantanément les choses, mais il faut bien que quelqu’un dise quelque chose. Et si nous continuons… »

Episode 11, Lee Soo Im et Park Soo Chang

 

Le livre de Soo Im représente le drama, et c’est comme si le drama justifiait son existence, finalement. Aux gens qui diraient « vous croyez vraiment qu’un drama va changer quoi que ce soit ? », la scénariste répondrait (peut-être) (je la connais pas, après tout) qu’elle n’espère pas changer le monde en une nuit mais qu’il faut bien parler des choses, et que son drama apporte sa pierre à l’édifice en créant des personnages dont nous ressentons la douleur, pour bien que le message imprime.

Si j’ai apprécié le personnage de Soo Im, cela dit, je tenais à prendre quelques minutes pour vous parler de mon véritable personnage favori de ce drama, à savoir No Seung Hye, interprétée par Yoon Se Ah.

Il y a une quatrième famille principale, celle de Jin Jin Hee (interprétée par Oh Na Ra), qui est généralement traitée sur un ton plus comique et vient souvent alléger l’ambiance (même s’il leur arrive également des choses sérieuses, et que leur histoire participe activement aux thèmes de la série), et SKY Castle ne se limite pas aux quatre familles principales : il y a d’autres habitants (mais je vous avoue que j’ai limite été choquée lorsqu’on les voit, parce qu’on en finit par oublier que nos quatre familles principales ne sont pas seules dans leur domaine, haha).

[Masques et palais d'illusions] Sky Castle  SKY 캐슬[Masques et palais d'illusions] Sky Castle  SKY 캐슬[Masques et palais d'illusions] Sky Castle  SKY 캐슬
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Mais, mère des jumeaux (et d’une fille plus âgée), et mariée au pire des tyrans, Seung Hye est un personnage que j’ai pris un plaisir tout particulier à regarder évoluer.

Dès le début, elle est la plus accueillante des habitantes, celle qui se montre la plus gentille avec Soo Im (même si j’étais persuadée que c’était de l’hypocrisie intéressée, parce qu’à SKY Castle, j’avais tendance à me méfier de toutes les gentillesses apparentes), et j’avais particulièrement mal pour elle, parce que son mari me faisait peur. Cha Min Hyuk, interprété par Kim Byung Chul (qui foutait les boules, mais à la fois je trouve sa voix super agréable et apaisante, c’était très perturbant), est un mari colérique qui la rabaisse sans arrêt. En soi, à SKY Castle, il n’est pas une exception à ce niveau-là, mais c’est le cas le plus prononcé, et il a pour particularité, par rapport aux autres maris, d’être très impliqué dans l’éducation de ses enfants, leur imposant des séances d’études qui ont tout de la torture psychologique.

Du coup, voir Seung Hye prendre son courage à deux mains, petit à petit, pour protéger ses enfants, et voir l’affection, puis l’admiration, que lui portaient ses enfants, c’était particulièrement satisfaisant. La plupart de mes scènes favorites tournent autour de ce personnage, et j’ai eu envie de l’applaudir plein de fois le long de la série, donc même si je ne développe pas pour ne pas vous spoiler, je tenais à la citer, parce que je l’aime <3 [spoiler] (et en conséquence, j’ai pas kiffé la fin, parce qu’elle méritait de quitter son mari, et lui aussi, je trouve qu’il s’en sort beaucoup trop bien…) [/spoiler]

 

… conclusion

J’ai beaucoup aimé ce drama ! Ca n’a pas été le coup de cœur de ma vie, car j’ai trouvé sa fin un peu longue, et n’ai pas été entièrement convaincue par tous ses choix, mais j’ai trouvé les personnages très intéressants, le casting extra, et la réalisation a de très beaux moments. Le drama m’a tenue en haleine parce que je voulais savoir jusqu’où les personnages iraient, parce qu’il y en avait que je souhaitais profondément voir défaits, parce que j’avais furieusement envie d’en protéger d’autres, bref, j’étais très impliquée émotionnellement dans ce qu’il se passait à l’écran. Une recommandation que je ne regrette pas d’avoir suivie, donc :) (même si elle a fait souffrir mes nerfs parfois, haha).

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1 Parmi les autres choix musicaux que j’ai aimés, j’ai également retenu, en particulier :

• l’utilisation de la chanson Hero de Family of the year (déjà entendue dans le drama It’s okay it’s love, entre autres). Non seulement j’aime beaucoup cette chanson, mais ses paroles qui peuvent se résumer à « je ne veux pas être ton héro/ta fierté, je veux une vie simple » s’accordent très joliment avec les personnages enfants de la série, qui essaient de se défaire des attentes des adultes.

• la chanson de l’OST We all lie d’Ha Jin, juste parce que je trouvais qu’elle donnait vraiment une ambiance sombre et triste aux scènes où elle intervenait, tout en étant très jolie. Les paroles, entre « nous mentons tous », et ses histoires de masques pour cacher la vérité, sont évidemment très appropriées pour le drama.

• la chanson favorite de Young Jae, un des ados, est Island Boy, et je pense qu’il s’agit de celle de Kenny Chesney. Je vais pas vous mentir, je suis pas fan de la chanson, mais de toute façon on ne l’entend pas dans le drama, c’est juste mentionné en passant, et si c’est bien celle-là, c’est une attention sympa aux détails : la chanson raconte l’histoire d’un jeune homme qui a quitté son pays parce qu’il avait vraiment besoin de changement, et qui est allé s’installer sur une île pour vivre en paix, loin de tout stress.

=> reprendre la lecture

 

2 D’ailleurs, dans cet article j’utilise le nom des personnages adultes mais pendant tout le drama, dans mes notes, j’ai utilisé des surnoms, parce que j’avais retenu le nom de tous les enfants, mais pas du tout ceux des parents, la raison étant qu’ils se désignent souvent entre eux par rapport à leurs enfants « mère de Woo Joo » au lieu de « Soo Im » par exemple. Donc j’entendais beaucoup plus le nom des gosses. => reprendre la lecture

 

 

Tous les coups de coeur des dramavores vus pour ce projet :

 

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