[WaW] Ryomaden - Ryoma the Dreamer *MAJ épisode 2*

Publié le 19 Octobre 2020

Ryomaden

 

 

Introduction // Episode 1 // Episode 2 // Episode 3 (à venir) // Espace commentaires // Sommaire général

 

 

/!\ Cet article s’adresse à des gens qui suivent le drama en même temps que moi.

Il va donc sans dire qu’il contient des spoilers pour chaque épisode /!\

 

 

Bon, eh bien… c’est parti, les gens !

 

Et avant de discuter du premier épisode, je voulais proposer un truc aux gens que ça intéresserait.

 

Comme je le disais dans l’introduction publiée lundi dernier, j’ai deux livres d’histoire à disposition. L’un d’entre eux est sur la vie de Sakamoto Ryoma lui-même et son rôle dans la fin du shogunat, mais l’autre est un livre d’histoire plus générale, dans lequel un chapitre est consacré à la fin du shogunat, ne mentionnant Sakamoto Ryoma que brièvement. Avant de me lancer dans Ryomaden, j’ai lu ce chapitre, histoire d’avoir une idée de la période, et j’en ai fait un résumé. Il est écrit à la main, parce que je retiens mieux les choses quand je les écris à la main, mais j’ai fait ça sur tablette, histoire que ce soit propre, et du coup, si ça vous intéresse (et si vous arrivez à déchiffrer mon écriture…), je vous mets ça à disposition (cliquez sur les images pour voir en grand) :

 

 

A noter, par contre, que ça… spoile ? C’est-à-dire que le drama ne joue pas sur le suspense, parce que pour le public japonais, sans doute que beaucoup des choses qui vont s’y passer sont des choses connues, mais néanmoins, ça couvre toute la période de vie de Sakamoto Ryoma (même si ce n’est pas centré sur lui du tout, et n’entre dans aucun détail sur sa vie à lui), donc c’est pour les gens qui se moquent de savoir comment tout ça va finir. J’ai aussi fait une frise chronologique (mêmes avertissements, et elle contient sa date de mort, en plus) :

 

 

Pardon, c’était la première frise que je faisais depuis le lycée, j’ai complètement oublié comment on fait… En plus, tout ça, à la base, ce n’étaient que des notes pour moi-même donc j’ai rendu ça clair pour moi avant tout. Mais bon, au cas où, je partage.

 

Par ailleurs, en parallèle au drama, je lis mon autre livre, Sakamoto Ryoma and the Meiji Restoration, lentement. Et comme j’essaie de retenir un minimum ce qu’il raconte, je prends des notes en marge. L’idée étant que j’essaie de résumer chaque paragraphe en quelques mots. Comme ça :

 

 

Et après, je compile ces notes dans un document. Encore une fois : écrit à la main. Et en anglais, pour le coup, vu que le livre est en anglais :

 

 

C’est hyper résumé, y a pas de détails, parce que l’idée n’est pas, comme avec l’autre résumé, de réellement créer quelque chose qui se suffise. C’est plus que ça m’aide à fixer les idées dans ma tête. Question : est-ce que ça intéresse que je continue de partager ces notes-là ? (parce que je comprendrais que non) Sachant que je vais essayer de lire un sous-chapitre par semaine (mais je garantis pas que parfois je ne vais pas y déroger), et que les sous-chapitres ne correspondront pas forcément aux évènements de l’épisode de la semaine. Le rythme de l’un n’est pas calqué sur l’autre, donc… bref, dites moi ^-^ !

 

Sur ce, c’est parti, pour de vrai !

 

Introduction // Episode 1 // Episode 2 // Episode 3 (à venir) // Espace commentaires // Sommaire général

 

 

 

Dans le fief de Tosa, les tensions montent, les samurais de classes sociales basses supportant très mal l’oppression des samurais de classes sociales hautes. Dans ce contexte grandit Sakamoto Ryoma qui rêve d’un avenir plus égalitaire.

 

J’ai pas mal retourné dans ma tête la façon dont j’allais présenter ces Week after week, et après pas mal de réflexion, j’ai décidé que le mieux était, au lieu de rédiger tout proprement, de faire une liste. C’est un gain de temps pour moi, et comme exprimé dans l’introduction, l’idée est que ces articles ne deviennent pas pesants à écrire. Et en parlant de poids, je vais aussi essayer de limiter le nombre d’images que j’inclus chaque semaine, parce que vu que je vais écrire sur cette page pour toute la première saison (ça fait treize épisodes), elle va devenir beaucoup trop lourde à charger si j’inclus quarante images par semaine o.o Let’s go !

 

Mes modestes réflexions et impressions sur ce premier épisode :

 

• J’adore déjà la musique de ce drama Je m’attendais à l’adorer parce que j’aime énormément le boulot du compositeur, Sato Naoki, sur la trilogie des films Rurouni Kenshin (il a aussi bossé sur les OSTs du drama Orange Days et de l’anime X, pour citer des trucs que j’ai vus^^). Je n’ai pas été déçue ! La musique se fait déjà remarquer dans cet épisode 1, intense, dramatique et épique. J’ai en particulier un faible énorme pour son utilisation des voix, des chœurs. Quatre moments où j’ai particulièrement remarqué et adoré l’OST (dans l’ordre de déroulement de l’épisode) :

 

. le moment où le journaliste interroge le narrateur et on entend la musique monter dans le fond, pour bien nous préparer à entendre une histoire épique.

 

. l’opening, bien sûr. En particulier lorsqu’il combine la musique à ces images où on survole la mer, j’ai senti le trop plein d’émotions dans mon petit cœur. Au passage, j’aime beaucoup cet opening. Déjà il a un dragon et une musique qui déchire, ainsi que le vortex de Doctor Who, donc forcément. Et puis le passage où on rentre dans les dessins = ♥♥♥. Le coup de la bulle est un peu chelou, je me demande si c’est censé symboliser quelque chose ?, mais peu importe, cet opening est épique juste comme il faut.

. la scène où la grande sœur de Ryoma lui apprend à se battre et à nager, après avoir réalisé que sa mère ne vivrait sans doute plus très longtemps. Les « ooh » sonnent à la fois magnifiques et tristes. Au passage, j’aime beaucoup cette grande sœur. Elle a un fort caractère, j’aime qu’elle intimide les potes de Ryoma et surtout j’apprécie leur relation fraternelle mais aussi de professeure à élève. J’espère voir encore plus d’interactions entre ces deux-là !

 

. la scène où Ryoma protège Yataro (notre narrateur), avec la musique qui fait grimper la tension dramatique au point où je m’attendais à ce que Ryoma craque à tout moment et finisse par frapper son persécuteur.

 

• Puisqu’on parle de Kenshin : yay, Sato Takeru ! Haha, je vais pas vous mentir, lorsqu’il est apparu, dans ma tête j’ai fait « wouhou, bb, te voilà ! » et j’ai dû faire l’effort de me rappeler que Sato Takeru n’est pas la figure centrale de ce drama (je parle même pas du personnage, mais juste de Sato Takeru)(à quand le taiga sur la vie de Sato Takeru ?!).

 

 

A la place, il joue Okada Izo, une figure historique qui a, se trouve-t-il, inspiré la création d’un personnage de Rurouni Kenshin. Ce qui m’amuse, mais à la fois n’est pas étonnant puisque Rurouni Kenshin se déroule juste après le bakumatsu (la fin du régime shogunal, donc), et qu’Okada Izo est quand même un type connu. Pour les gens que les spoilers historiques ne dérangent pas : [spoiler historique] Okada Izo (1838-1865) est devenu un des quatre assassins les plus connus du Bakumatsu, menés par Takechi Hanpeita (le meilleur ami de Ryoma qu’on a rencontré dans cet épisode, et qui tient le dojo où tout le monde s’entraine). Un des « hitokiri » (de « hito = personne » et « kiri – kuru = tuer », et d’ailleurs, si vous vous souvenez, dans Rurouni Kenshin, Kenshin, ex assassin, était également connu sous le nom « Hitokiri Battousai »… bon bah Izo il était « Hitokiri Izo »). C’était un assassin redoutable, pro-empereur et anti-étrangers, mais il est mort jeune, en prison, après avoir été méchamment torturé. Apparemment, après ça, ils ont exposé sa tête décapitée en public… et en même temps s’il avait la gueule de Sato Takeru (en vrai : non), il fallait bien en faire profiter le public aussi longtemps que possible ! [/spoiler historique]

 

• [spoiler historique] Le moment où Takechi Hanpeita veut se faire seppuku parce qu’il s’est endormi à un mariage où il était entremetteur m’a fait bien rire… mais devient un présage un peu plus sombre quand on sait que Takechi finira effectivement par se faire seppuku, pour plus sérieux que ça. C’est un moment de foreshadowing sympa, cela dit ! [/spoiler historique]

 

• Vu que je multiplie les spoilers historiques : une difficulté à ces articles à laquelle je n’avais pas du tout pensé est que… c’est un drama à propos de vrais gens. Qui ont existé et tout. On a des photos, même :

 

Sakamoto Ryoma

 

Certes, j’ai aussi regardé des kdramas historiques et écrit sur ces kdramas, mais les taigas, comme j’en parlais dans mon article sur Tenchijin, ont une vocation éducative plus prononcée. Ce ne sont pas des documentaires, mais ils ont un feeling plus « non-fiction », ils restent plus proches de l’Histoire et le font sentir, notamment grâce aux « travelogues » à la fin qui font visiter des endroits historiques liés au sujet du drama. Du coup, ça rend ces articles un peu chelous à écrire… En général, quand j’écris sur un drama semaine après semaine, j’e m’intéresse aux émotions, aux personnages et leurs motivations, à comment l’auteur gère son histoire, et puis je fangirlise pas mal sur mes personnages favoris, ce genre de choses. Ca fait un peu bizarre de faire ça avec des gens dont on me rappelle constamment qu’ils ont existé, haha. Et aussi qu’ils sont morts o.o

 

• Cet épisode 1 est plus long que le seront les suivants (c’est souvent comme ça pour les dramas japonais, et les prochains épisodes seront plus de l’ordre de 45 minutes par épisode), mais je n’ai pas vu le temps passer. Il se passe plein de choses, et on a déjà eu un retour en arrière et un time jump, quand même ! Ca ne va pas trop vite, je ne me suis sentie ni perdue ni frustrée, le drama ne perd simplement pas de temps, commençant donc par nous présenter son narrateur : Iwasaki Yataro, fondateur de Mitsubishi, et issu d’une famille d’agriculteurs.

 

 

Lorsqu’on retourne en 1843, son père insiste qu’il est un samurai, mais apparemment, non, l’arrière-grand-père de Yataro avait vendu son titre de samurai pour rembourser ses dettes. C’est un peu l’inverse de la trajectoire qu’a suivi la famille de Ryoma : la famille de Ryoma était une famille de marchands et ils ont payé pour devenir samurais, Ryoma étant la troisième génération de samurais. Alors que la famille de Yataro a vendu le titre, et donc ils sont agriculteurs (même si le père, très fier, aime dire le contraire, s’accrochant à une gloire perdue). Ca les place très bas sur l’échelle sociale (mais pas aussi bas que marchants et artisans, d’après mon bouquin), et Yataro va se retrouver au sommet, donc autant vous dire que ça m’intéresse.

 

Cela dit je dois vous admette que Yataro est, dans cet épisode, l’élément de Ryomaden que j’ai le moins apprécié. Je compatis avec sa situation et sa frustration parce qu’il a le talent mais pas les opportunités et parce que personne ne devrait avoir à vivre dans l’oppression comme ça, mais c’est juste que l’acteur cabotine pas mal, je trouve, et j’ai du mal avec son surjeu pour le moment. On verra. (Au passage je pleurerais pas non plus si les personnages criaient moins, mais je sais que ça n’arrivera pas, donc…)

 

• Oh là là, en parlant de l’introduction, on commence dans une réception où il y a plein d’occidentaux et entre ça et, à la fin, la scène courte où on nous montre que l’amiral Perry est en route pour le Japon (on est en 1852, et il a débarqué en février 1853, donc c’est très proche), j’ai soudain réalisé un truc que j’aurais dû réaliser avant ça : il va sans doute y avoir des tas d’acteurs occidentaux dans ce drama, certains dans des rôles importants, probablement :’D Je veux pas être pessimiste, mais quand il y a des acteurs occidentaux dans les dramas, ils sont rarement excellents, et on peut déjà s’estimer heureux s’ils savent parler la langue que sont censés parler leurs personnages. Donc je croise les doigts et good luck to us, hein !

 

• Lol on passe de 1843 à 1852, donc un saut dans le temps de 9 ans, et clairement Ryoma en prend 30 :P Pardon, je ne veux pas manquer de respect à Fukuyama Masharu, mais il ne fait pas exactement 16 ans. Après, dans Tenchijin c’était un peu le même souci, mais dans l’autre sens : comme, après la période enfance, le taiga faisait jouer le personnage à Buki toute sa vie, au début ça allait, mais après, Buki était visiblement trop jeune pour l’âge de son personnage. C’est pas un gros problème, ça me fait juste sourire.

 

• En parlant de 1852, on y passe finalement peu de temps, parce que comme je disais : le drama ne perd pas de temps, il va à l’essentiel pour le moment, et je trouve qu’il est efficace. Il nous pose, là, majoritairement deux choses :

 

. la mort de la mère de Ryoma. Enfin, d’abord, on nous introduit rapidement à la dynamique familiale : le père strict mais affectueux qui compte sur ses fils pour préserver l’honneur familial, le grand-frère sérieux, les différentes grandes sœurs, et puis la mère malade qui soutient son fils et lui procure amour et réconfort. On la côtoie peu de temps, mais l’importance qu’elle a dans la vie de Ryoma est évidente, et sa mort est un coup dur, non seulement parce que c’est une perte, mais aussi parce que je trouve la réalisation efficace. La musique, évidemment, compte pour beaucoup, mais Ryomaden semble aussi beaucoup aimer les gros plans qui nous mettent au plus près des émotions des personnages. Entre ça et puis la mise en scène sous la pluie, et la simple violence du moment, c’était une scène percutante (au passage, une autre dans le genre est celle où le pauvre Inoue se fait tuer par les samurais joshi… elle est tragique cette scène, et sa violence ressort bien, je trouve).

 

 

A cause de cette mort, on se dirait que Ryoma aurait des idées de vengeance, et une haine envers les joshi qui motiverait une révolte violente, mais ce n’est pas du tout la leçon qu’il en retire.

 

(Btw, si vous vous demandez pourquoi cet article fait à moitié récap -mais à moitié seulement- c’est parce que l’idée est que plus tard je pourrai relire ce que j’ai écrit et bien me remémorer le drama… et aussi pour donner du contexte aux quelques personnes qui ont dit vouloir suivre les articles sans regarder la série)

 

Sa mère n’a pas sauvé son fils via la haine et la colère, donc il en a tiré l’idée que ce ne sont pas ces émotions qui changeraient le monde, et c’est pour ça qu’on le voit courber la tête pour le moment, se laisser humilier en attendant de trouver comment changer le monde. Ce n’est pas qu’il est trop faible pour riposter (au contraire, il est le plus fort des membres de son groupe, c’est un bad-ass total), mais il ne veut pas perdre sa vie bêtement, parce qu’il voit plus loin que tout le monde, d’où le symbole de la mer, qui représente un monde plus grand (sa sœur le lui dit : peut-être que Tosa est trop petit pour ses idées). Et aussi l’idée que son destin est lié à l’étranger, bien sûr. Bon, cela dit, je vais pas vous mentir, pendant qu’il se faisait humilier et taper par les samurais joshi, je n’avais qu’une envie : qu’il leur rende leurs coups et les explose Hae Il-style o_o * Parce que s’il y a bien un second truc que Ryomaden a très bien réussi, c’est que j’ai la haine contre les types dominants, là. Et si je comprends Ryoma qui voit grand et attend le bon moment d’agir, je comprends aussi ses camarades qui bouillent de rage et sont frustrés de voir leur ami s’écraser sans protester. MASSACRE LES, RYOMA ! … hum.

 

(*Hae Il est le personnage de Kim Nam Gil dans The Fiery Priest -que je vous recommande en passant-, connu pour son tempérament explosif, et qui, entre autres, sort au prêtre qui le voudrait plus patient "Nous avons beau attendre, tellement de gens ne changent pas. Pourquoi devons-nous vivre ainsi ? Vous pensez vraiment que le monde va changer si nous continuons d'attendre ? Il faut que nous nous mettions en colère quand c'est nécessaire !" - épisode 4... ce à quoi Ssong Ssak, du même drama, lui répondrait "Celui qui ne sait pas se mettre en colère est idiot, mais celui qui choisit de ne pas se mettre en colère est sage." - épisode 14... sur ce, je vous ai rappelé l'existence de Kim Nam Gil, donc de rien, et j'arrête de citer ce drama)

 

. les tensions entre joshi et kashi.

 

Okay dont d’après mon bouquin, de façon très résumée, il y avait trois classes de samurais (divisées en sous classes après) :

 

- les « hauts » samurais, les fameux « joshi »

- les samurais « normaux », les « hira-zamurai »

- et les samurais « bas » les « kashi » dont les « goushi », les samurais ruraux, auxquels appartiennent Sakamoto Ryoma et Takechi Hanpeita.

 

Chaque classe avait un niveau de responsabilité différent, une rémunération différentes, des terrains de largeur différente, etc. Et il semble qu’à Tosa, la distinction était marquée de façon particulièrement stricte, ce qu’on voit dans le drama, les joshi n’en loupant pas une pour humilier les kashi, abusant de leurs privilèges et pouvant même tuer un kashi sans être inquiétés par la loi qui, en théorie devrait pourtant les punir. Pas étonnant, donc, que les tensions montent et que Takechi Hanpeita pressente même une guerre. Apparemment les kashi avaient très peu de chance d’accéder à un rang supérieur, même s’ils avaient le talent et le savoir, donc ça aussi, ça ajoute à la frustration et il semble que ç’ait été une des grandes raisons du sentiment anti-shôgunat grandissant.

 

 

• Les maisons traditionnelles japonaises = ♥♥♥

 

• Pour qui se poserait la question et n’aurait pas googlé le terme, « kaentai » mentionné à la fin de l’épisode est le nom d’une entreprise de commerce et transport maritime fondée en 1865 à Nagasaki par Sakamoto Ryoma. D’après wikipedia, oui. Mon livre en parle, bien sûr, mais je n’en suis pas encore là du tout ^^

 

• Enfin, cette fois-ci le travelogue de la fin a pour destination la plage de Katsurahama, celle qu’on voit plusieurs fois dans l’épisode. Sur google maps, c’est là : https://goo.gl/maps/H756eLwopVNu1siK9 ( btw pour situer Tosa, je vous renvoie à cette carte : https://en.wikipedia.org/wiki/Tosa_Province#/media/File:Provinces_of_Japan-Tosa.svg ) On y trouve une statue de Sakamoto Romya ainsi qu’un musée dédié à sa personne. On peut même y écrire des lettres adressées à Ryoma, et il semble que plein de gens le fassent ! C’est vrai que les travelogues cassent un peu l’immersion en nous rappelant à la réalité présente, mais je les aime bien… Je trouve ça intéressant, et puis le drama nous dit même comment y aller ! (bon en ce moment je vous conseille pas de prendre l’avion, mais…)

 

Pfiou, voilà, je pense que j’ai consigné toutes mes notes ^^ ! Je vous rassure, ce ne sera pas toujours aussi long, là c’est juste que c’est le début. J’espère que ce n’était pas barbant à lire, et j’ai hâte de connaître vos impressions si vous en avez ! En tous cas, pour moi, c’était un début réussi, et j’ai hâte de voir comment vont évoluer les personnages et la situation :)

 

 

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Ryoma demande à aller à Edo pour voir le monde, mais son père le met d’abord en charge de la reconstruction d’une rive, histoire de lui apprendre un peu le sens des responsabilités. Le souci : les travailleurs ne veulent pas l’écouter et viennent de villages rivaux, ce qui créé des disputes. Ryoma finit par se montrer à la hauteur, et son père accepte de l’envoyer à Edo pour approfondir ses études de kenjutsu (l’art du sabre).

 

Avant de rentrer dans l’épisode, vu qu’au moins une personne a dit être intéressée, je repartage mes notes sur mon livre (Sakamoto Ryoma and the Meiji Restoration de Marius B. Jansen, cf. intro). Je n’ai pas pris les choses dans l’ordre du tout, haha. Mais ce sous-chapitre semblait bien coïncider avec les évènements, alors j’ai décidé de lire celui-là. Vous pouvez lire la première page sans être spoilés, mais les deux autres spoilent sur la suite des évènements :

 

(j’espère que vous arrivez à lire mon écriture, je sais que c’est pas évident ;;)

 

Sur ce l’épisode ! Faisons une liste, wouhou !

 

• L’opening 

J’en parlais la semaine dernière, et je pense à présent que la sphère représente à la fois une goutte d’eau et le monde. Ryoma est lié à l’océan et est une goutte d’eau dans l’océan, un individu dans un monde vaste, et à la fois il a changé le cours de l’histoire, donc la face du monde. C’est comme ça que je vois la symbolique ^^ Oh, et je ne l’avais pas dit la semaine dernière, mais j’aime bien le fait que l’opening inclue des mots anglais… je trouve que ça appuie sur le fait que le drama va causer non seulement du Japon mais également de ses relations avec l’international^^

 

• Lol, l’amiral Perry 

On en avait déjà eu un aperçu la semaine dernière, et donc là on voit un peu plus de son équipée à bord de L’USS Missouri. Le portrait m’a fait sourire, je vous avoue. Bon, déjà, je confirme que pour le peu qu’on en a déjà vu, je ne m’attends pas à des performances d’acteurs de ouf, mais aussi haha, ils lancent littéralement des fléchettes sur la carte en se moquant de la taille du Japon. L’attitude colonisatrice pas subtile. Oh, je ne me plains pas ! On (les occidentaux) a bien niqué les pays asiatiques, en bons colonisateurs, après tout. C’est beau comme s’intéresser à l’histoire mondiale consiste beaucoup à réaliser à quel point on est allés foutre le bordel partout :’D Donc je ne suis pas offusquée, le portrait me fait simplement sourire.

 

Pendant ce temps, on a aussi un aperçu du bakufu qui les voit venir, prévenu par la Hollande (avec lequel le Japon acceptait les échanges parce qu’il n’y avait pas de risque de contagion catholique, d’après mon livre). On voit donc les anciens (rōjū)  se réunir, conseil présidé par Abe Masahiro (le conseiller supérieur en chef du shôgun, [spoiler historique] qui a œuvré dans le sens de l’ouverture du Japon ainsi qu’à l’étude des sciences occidentales, et est mort en 187, donc avant la fin du shôgunat [/spoiler historique]) et dans lequel on aperçoit Kuze Hirochika (du parti Joui, anti-étrangers), Matsudaira Tadakata et Matsudaira Noriyasu (du parti Kaikoku en faveur de l’ouverture du pays), et Makino Tadamasa (du parti Hisen qui cherchait à éviter la guerre). Pour le moment, ils gardent la news secrète cela dit, et le narrateur semble indiquer qu’ils ne réalisent pas encore vraiment la gravité des évènements à venir.

 

 

• L’âge de l’acteur principal

La semaine dernière, je notais que clairement Ryoma n’a pas l’air d’avoir 16 ans, ce qui n’est pas étonnant vu que l’acteur en avait 41 ([spoiler historique] Ryoma est mort à 31 ans, cela dit, haha… du coup l’acteur n’aura jamais le bon âge :’D [/spoiler historique]). Je disais aussi que ça ne me dérange pas vraiment, mais finalement ça joue quand même pas mal sur la perception, je trouve. Parce que dans cet épisode en particulier, il franchit une étape que franchissent beaucoup d’ados (quitter la maison familiale pour aller poursuivre des études), sauf qu’on a tendance à zapper que c’est un ado. En tous cas, moi. Et donc, par exemple, le titre de l’épisode m’a amusée.

 

Le titre de cet épisode 2 est « Les grands talents murissent tard », et ça me faisait sourire, parce que ça me faisait penser à ces phrases motivationnelles à la « cette personne célèbre n’a commencé à réussir qu’à [âge avancé] ! Il n’est jamais trop tard ! », et j’étais en mode « YES ! Si Ryoma peut commencer à changer le monde à 40 ans, alors qu’on dit autour de lui qu’il n’a pas d’avenir (lol), tout est possible ! » jusqu’à ce que je me rappelle « merde, c’est vrai, il a 16 ans ». Et c’est amusant, mais en vrai, je me dis qu’effectivement l’âge de l’acteur (indépendamment de son talent, car je n’ai rien à redire à sa performance) joue sur ma perception du personnage et de ce qui lui arrive.

 

Par exemple, lorsque Ryoma doit gérer le chantier, il essaie de donner des aux ordres aux villageois qu’on a placés sous sa responsabilité, et ils ne sont clairement pas ravis de voir un type socialement supérieur mais sans aucune expérience être mis en charge alors qu’il n’y connait queudale, mais imaginez en plus que c’est un ado. Un gamin de 16 ans. A l’époque, 16 ans était peut-être (sans doute) considéré plus adulte que maintenant, mais malgré tout ils se font donner des ordres par un ado qui a juste eu la chance de naitre plus « haut » qu’eux et n’a aucune idée de ce qu’il fait… ça doit piquer d’autant plus. Et on perd un peu cette dimension-là, ou, en tous cas, je perds un peu cette dimension-là, parce que j’oublie sans arrêt l’âge qu’est censé avoir Ryoma.

 

 

• Réalisations

C’était un épisode de grandes réalisations pour Ryoma, cette semaine ! Déjà, il se rend compte qu’il a été complètement aveugle aux sentiments de Kao qui, la pauvre, finit par tout déballer, exaspérée que Ryoma ne se soit rendu compte de rien, mais surtout notre héros prend pleinement conscience de ses privilèges cette semaine.

 

L’épisode dernier intitulé « Joshi et Kashi » était en très grande partie consacré aux tensions entre samurais joshi et kashi, les joshi étant socialement supérieurs aux kashi. Le long de cet épisode, on était témoins de l’injustice sociale dont sont victimes les kashi, Ryoma et ses amis étant sans cesse placés dans des situations humiliantes sans pouvoir se rebeller. Même quand les joshi sont clairement en faute, la loi est de leur côté de toute façon. Dans un système inégal, on voyait Ryoma du côté des opprimés, et on explorait les sentiments et réactions que ça provoquait chez lui. Cette fois, dans le même système inégal, on se penche plus sur les gens qui sont en dessous de lui sur l’échelle sociale. Ryoma n’a clairement pas envers les travailleurs l’attitude que les joshi ont avec les kashi, mais il réalise néanmoins son privilège de ne pas avoir à endurer le labeur qu’endurent les villageois, et qu’il est mis en charge d’un projet pour lequel il n’est pas qualifié du tout. Lol, clairement. Et ses premières tentatives de se faire entendre étaient douloureuses à regarder, haha. Même les nuages le jugeaient !

[WaW] Ryomaden - Ryoma the Dreamer *MAJ épisode 2*[WaW] Ryomaden - Ryoma the Dreamer *MAJ épisode 2*

Bref, Ryoma commence à voir le monde sous des angles différents, et donc à grandir.

 

Famille

Je trouve super sympa que le titre de cet épisode (pour y revenir) où Ryoma prend réellement son envol nous ramène à la discussion qu’il avait eue avec sa mère dans l’épisode 1. Sa présence se ressent encore beaucoup, et elle est évoquée par le père de Ryoma également avant qu’il accepte d’envoyer son fils à Edo. Je sais pas, ça me réchauffe un peu le cœur  <3 Et en parlant de famille, si l’épisode 1 se penchait en particulier sur les relations de Ryoma avec sa mère et sa sœur, ici, on se penche sur sa relation avec son père, ce que j’ai apprécié. J’aime beaucoup la façon dont les taigas (pour ceux que j’ai regardés en partie ou en entier) s’intéressent aux vies familiales et domestiques de leurs personnages, ce qui les humanise beaucoup. Ils ne sont pas juste des figures historiques, ce sont aussi des gens avec des vies, et dans certains aspects de leurs vies, on peut même se retrouver un peu.

 

 

• Aw, c’était le premier discours inspiré de bébé :’D  

Je m’attends à ce que Ryoma fasse des tas de discours, et c’était le premier grand, je dirais. Bon, ça n’a pas marché du tout sur les travailleurs (de même que, bizarrement, filer de l’alcool à plein de gens en colère ne les a pas poussés à moins se bagarrer… c’est ouf !), mais au moins ça a marché sur le père de Ryoma, qui a réalisé qu’il avait peut-être sous-estimé son fils, donc c’est déjà cela.

 

• Otomo Keishi !!

J’avais souligné la semaine dernière que la musique était par le même compositeur des OSTs des films live Rurouni Kenshin, mais j’avais absolument pas capté que c’était aussi le même réalisateur. Alors, il a pas réalisé tous les épisodes de la série, mais les 1 et 2 oui ! Ça explique pourquoi Ryomaden est aussi joli ^-^ Apparemment il est aussi le directeur de casting, donc c’est lui qui a choisi Sato Takeru et je suppose qu’il a dû se dire qu’il avait fait le bon choix, vu qu’il en a fait son acteur principal pour Kenshin ^^

 

• Toujours beaucoup de mal avec Yataro, arf.

J’ai de la compassion pour sa situation, et j’empathis (le verbe « empathir » fait officiellement partie du vocabulaire de ce blog à présent) avec sa colère et son désespoir lorsque son père engloutit l’argent qui devait lui permettre de faire ses études et se tirer de sa situation. Le drama insiste sur à quel point Yataro se sent coincé dans sa vie, et je le comprends, et je compatis, mais l’acteur continue de m’agacer, sa jalousie vis-à-vis de Kao m’agace aussi, et lorsqu’il gémit « pourquoi ces mauvaises choses n’arrivent qu’à moi ? », urgh, j’en ai roulé des yeux si fort, et j’avais envie de lui dire d’ouvrir les siens. Le personnage est compréhensible mais petit et mesquin, et l’acteur ne m’aide pas. Ça n’entame pas vraiment mon appréciation de la série, mais puisque c’est un article pour partager mes impressions~

 

• La météo

Haha, il pleut tout le temps à Kôchi ! Apparemment, c’est fidèle à la réalité, la région ayant un climat humide avec beaucoup de précipitations. C’est aussi une région avec un gros risque de typhons. Mais du coup c’est bien pratique pour les scènes dramatiques, c’est clair (la mort de la mère de Ryoma, celle d’Inoue, le grand discours, tout ça)

 

• Pas de travelogue :(

Je n’ai pas réussi à le voir cette semaine :( Je ne suis que déception :’(

 

C’est tout pour cette semaine :) Ca se passe toujours très bien pour moi ! Et pour vous ? :)

 

 

Introduction // Episode 1 // Episode 2 // Episode 3 (à venir) // Espace commentaires // Sommaire général

 

 

Episode 3

-à venir, le 26/10/2020 à 21h-

Rédigé par Milady

Publié dans #Week after week, #Ryomaden

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