[WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer

Publié le 8 Janvier 2021

Ryomaden

 

 

Introduction // Episode 1 // Episode 2 // Episode 3 // Episode 4 // Episode 5 // Episode 6 // Episode 7 // Episode 8 // Episode 9 // Episode 10 // Episode 11 // Episode 12 // Episode 13 // Espace commentaires // Saison 2 // Sommaire général

 

 

/!\ Cet article s’adresse à des gens qui suivent le drama en même temps que moi.

Il va donc sans dire qu’il contient des spoilers pour chaque épisode /!\

 

 

Bon, eh bien… c’est parti, les gens !

 

Et avant de discuter du premier épisode, je voulais proposer un truc aux gens que ça intéresserait.

 

Comme je le disais dans l’introduction publiée lundi dernier, j’ai deux livres d’histoire à disposition. L’un d’entre eux est sur la vie de Sakamoto Ryoma lui-même et son rôle dans la fin du shogunat, mais l’autre est un livre d’histoire plus générale, dans lequel un chapitre est consacré à la fin du shogunat, ne mentionnant Sakamoto Ryoma que brièvement. Avant de me lancer dans Ryomaden, j’ai lu ce chapitre, histoire d’avoir une idée de la période, et j’en ai fait un résumé. Il est écrit à la main, parce que je retiens mieux les choses quand je les écris à la main, mais j’ai fait ça sur tablette, histoire que ce soit propre, et du coup, si ça vous intéresse (et si vous arrivez à déchiffrer mon écriture…), je vous mets ça à disposition (cliquez sur les images pour voir en grand) :

 

 

A noter, par contre, que ça… spoile ? C’est-à-dire que le drama ne joue pas sur le suspense, parce que pour le public japonais, sans doute que beaucoup des choses qui vont s’y passer sont des choses connues, mais néanmoins, ça couvre toute la période de vie de Sakamoto Ryoma (même si ce n’est pas centré sur lui du tout, et n’entre dans aucun détail sur sa vie à lui), donc c’est pour les gens qui se moquent de savoir comment tout ça va finir. J’ai aussi fait une frise chronologique (mêmes avertissements, et elle contient sa date de mort, en plus) :

 

 

Pardon, c’était la première frise que je faisais depuis le lycée, j’ai complètement oublié comment on fait… En plus, tout ça, à la base, ce n’étaient que des notes pour moi-même donc j’ai rendu ça clair pour moi avant tout. Mais bon, au cas où, je partage.

 

Par ailleurs, en parallèle au drama, je lis mon autre livre, Sakamoto Ryoma and the Meiji Restoration, lentement. Et comme j’essaie de retenir un minimum ce qu’il raconte, je prends des notes en marge. L’idée étant que j’essaie de résumer chaque paragraphe en quelques mots. Comme ça :

 

 

Et après, je compile ces notes dans un document. Encore une fois : écrit à la main. Et en anglais, pour le coup, vu que le livre est en anglais :

 

 

C’est hyper résumé, y a pas de détails, parce que l’idée n’est pas, comme avec l’autre résumé, de réellement créer quelque chose qui se suffise. C’est plus que ça m’aide à fixer les idées dans ma tête. Question : est-ce que ça intéresse que je continue de partager ces notes-là ? (parce que je comprendrais que non) Sachant que je vais essayer de lire un sous-chapitre par semaine (mais je garantis pas que parfois je ne vais pas y déroger), et que les sous-chapitres ne correspondront pas forcément aux évènements de l’épisode de la semaine. Le rythme de l’un n’est pas calqué sur l’autre, donc… bref, dites moi ^-^ !

 

Sur ce, c’est parti, pour de vrai !

 

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publié le 12/10/2020

 

Dans le fief de Tosa, les tensions montent, les samurais de classes sociales basses supportant très mal l’oppression des samurais de classes sociales hautes. Dans ce contexte grandit Sakamoto Ryoma qui rêve d’un avenir plus égalitaire.

 

J’ai pas mal retourné dans ma tête la façon dont j’allais présenter ces Week after week, et après pas mal de réflexion, j’ai décidé que le mieux était, au lieu de rédiger tout proprement, de faire une liste. C’est un gain de temps pour moi, et comme exprimé dans l’introduction, l’idée est que ces articles ne deviennent pas pesants à écrire. Et en parlant de poids, je vais aussi essayer de limiter le nombre d’images que j’inclus chaque semaine, parce que vu que je vais écrire sur cette page pour toute la première saison (ça fait treize épisodes), elle va devenir beaucoup trop lourde à charger si j’inclus quarante images par semaine o.o Let’s go !

 

Mes modestes réflexions et impressions sur ce premier épisode :

 

• J’adore déjà la musique de ce drama Je m’attendais à l’adorer parce que j’aime énormément le boulot du compositeur, Sato Naoki, sur la trilogie des films Rurouni Kenshin (il a aussi bossé sur les OSTs du drama Orange Days et de l’anime X, pour citer des trucs que j’ai vus^^). Je n’ai pas été déçue ! La musique se fait déjà remarquer dans cet épisode 1, intense, dramatique et épique. J’ai en particulier un faible énorme pour son utilisation des voix, des chœurs. Quatre moments où j’ai particulièrement remarqué et adoré l’OST (dans l’ordre de déroulement de l’épisode) :

 

. le moment où le journaliste interroge le narrateur et on entend la musique monter dans le fond, pour bien nous préparer à entendre une histoire épique.

 

. l’opening, bien sûr. En particulier lorsqu’il combine la musique à ces images où on survole la mer, j’ai senti le trop plein d’émotions dans mon petit cœur. Au passage, j’aime beaucoup cet opening. Déjà il a un dragon et une musique qui déchire, ainsi que le vortex de Doctor Who, donc forcément. Et puis le passage où on rentre dans les dessins = ♥♥♥. Le coup de la bulle est un peu chelou, je me demande si c’est censé symboliser quelque chose ?, mais peu importe, cet opening est épique juste comme il faut.

. la scène où la grande sœur de Ryoma lui apprend à se battre et à nager, après avoir réalisé que sa mère ne vivrait sans doute plus très longtemps. Les « ooh » sonnent à la fois magnifiques et tristes. Au passage, j’aime beaucoup cette grande sœur. Elle a un fort caractère, j’aime qu’elle intimide les potes de Ryoma et surtout j’apprécie leur relation fraternelle mais aussi de professeure à élève. J’espère voir encore plus d’interactions entre ces deux-là !

 

. la scène où Ryoma protège Yataro (notre narrateur), avec la musique qui fait grimper la tension dramatique au point où je m’attendais à ce que Ryoma craque à tout moment et finisse par frapper son persécuteur.

 

• Puisqu’on parle de Kenshin : yay, Sato Takeru ! Haha, je vais pas vous mentir, lorsqu’il est apparu, dans ma tête j’ai fait « wouhou, bb, te voilà ! » et j’ai dû faire l’effort de me rappeler que Sato Takeru n’est pas la figure centrale de ce drama (je parle même pas du personnage, mais juste de Sato Takeru)(à quand le taiga sur la vie de Sato Takeru ?!).

 

 

A la place, il joue Okada Izo, une figure historique qui a, se trouve-t-il, inspiré la création d’un personnage de Rurouni Kenshin. Ce qui m’amuse, mais à la fois n’est pas étonnant puisque Rurouni Kenshin se déroule juste après le bakumatsu (la fin du régime shogunal, donc), et qu’Okada Izo est quand même un type connu. Pour les gens que les spoilers historiques ne dérangent pas : [spoiler historique] Okada Izo (1838-1865) est devenu un des quatre assassins les plus connus du Bakumatsu, menés par Takechi Hanpeita (le meilleur ami de Ryoma qu’on a rencontré dans cet épisode, et qui tient le dojo où tout le monde s’entraine). Un des « hitokiri » (de « hito = personne » et « kiri – kuru = tuer », et d’ailleurs, si vous vous souvenez, dans Rurouni Kenshin, Kenshin, ex assassin, était également connu sous le nom « Hitokiri Battousai »… bon bah Izo il était « Hitokiri Izo »). C’était un assassin redoutable, pro-empereur et anti-étrangers, mais il est mort jeune, en prison, après avoir été méchamment torturé. Apparemment, après ça, ils ont exposé sa tête décapitée en public… et en même temps s’il avait la gueule de Sato Takeru (en vrai : non), il fallait bien en faire profiter le public aussi longtemps que possible ! [/spoiler historique]

 

• [spoiler historique] Le moment où Takechi Hanpeita veut se faire seppuku parce qu’il s’est endormi à un mariage où il était entremetteur m’a fait bien rire… mais devient un présage un peu plus sombre quand on sait que Takechi finira effectivement par se faire seppuku, pour plus sérieux que ça. C’est un moment de foreshadowing sympa, cela dit ! [/spoiler historique]

 

• Vu que je multiplie les spoilers historiques : une difficulté à ces articles à laquelle je n’avais pas du tout pensé est que… c’est un drama à propos de vrais gens. Qui ont existé et tout. On a des photos, même :

 

Sakamoto Ryoma

 

Certes, j’ai aussi regardé des kdramas historiques et écrit sur ces kdramas, mais les taigas, comme j’en parlais dans mon article sur Tenchijin, ont une vocation éducative plus prononcée. Ce ne sont pas des documentaires, mais ils ont un feeling plus « non-fiction », ils restent plus proches de l’Histoire et le font sentir, notamment grâce aux « travelogues » à la fin qui font visiter des endroits historiques liés au sujet du drama. Du coup, ça rend ces articles un peu chelous à écrire… En général, quand j’écris sur un drama semaine après semaine, j’e m’intéresse aux émotions, aux personnages et leurs motivations, à comment l’auteur gère son histoire, et puis je fangirlise pas mal sur mes personnages favoris, ce genre de choses. Ca fait un peu bizarre de faire ça avec des gens dont on me rappelle constamment qu’ils ont existé, haha. Et aussi qu’ils sont morts o.o

 

• Cet épisode 1 est plus long que le seront les suivants (c’est souvent comme ça pour les dramas japonais, et les prochains épisodes seront plus de l’ordre de 45 minutes par épisode), mais je n’ai pas vu le temps passer. Il se passe plein de choses, et on a déjà eu un retour en arrière et un time jump, quand même ! Ca ne va pas trop vite, je ne me suis sentie ni perdue ni frustrée, le drama ne perd simplement pas de temps, commençant donc par nous présenter son narrateur : Iwasaki Yataro, fondateur de Mitsubishi, et issu d’une famille d’agriculteurs.

 

 

Lorsqu’on retourne en 1843, son père insiste qu’il est un samurai, mais apparemment, non, l’arrière-grand-père de Yataro avait vendu son titre de samurai pour rembourser ses dettes. C’est un peu l’inverse de la trajectoire qu’a suivi la famille de Ryoma : la famille de Ryoma était une famille de marchands et ils ont payé pour devenir samurais, Ryoma étant la troisième génération de samurais. Alors que la famille de Yataro a vendu le titre, et donc ils sont agriculteurs (même si le père, très fier, aime dire le contraire, s’accrochant à une gloire perdue). Ca les place très bas sur l’échelle sociale (mais pas aussi bas que marchants et artisans, d’après mon bouquin), et Yataro va se retrouver au sommet, donc autant vous dire que ça m’intéresse.

 

Cela dit je dois vous admette que Yataro est, dans cet épisode, l’élément de Ryomaden que j’ai le moins apprécié. Je compatis avec sa situation et sa frustration parce qu’il a le talent mais pas les opportunités et parce que personne ne devrait avoir à vivre dans l’oppression comme ça, mais c’est juste que l’acteur cabotine pas mal, je trouve, et j’ai du mal avec son surjeu pour le moment. On verra. (Au passage je pleurerais pas non plus si les personnages criaient moins, mais je sais que ça n’arrivera pas, donc…)

 

• Oh là là, en parlant de l’introduction, on commence dans une réception où il y a plein d’occidentaux et entre ça et, à la fin, la scène courte où on nous montre que l’amiral Perry est en route pour le Japon (on est en 1852, et il a débarqué en février 1853, donc c’est très proche), j’ai soudain réalisé un truc que j’aurais dû réaliser avant ça : il va sans doute y avoir des tas d’acteurs occidentaux dans ce drama, certains dans des rôles importants, probablement :’D Je veux pas être pessimiste, mais quand il y a des acteurs occidentaux dans les dramas, ils sont rarement excellents, et on peut déjà s’estimer heureux s’ils savent parler la langue que sont censés parler leurs personnages. Donc je croise les doigts et good luck to us, hein !

 

• Lol on passe de 1843 à 1852, donc un saut dans le temps de 9 ans, et clairement Ryoma en prend 30 :P Pardon, je ne veux pas manquer de respect à Fukuyama Masharu, mais il ne fait pas exactement 16 ans. Après, dans Tenchijin c’était un peu le même souci, mais dans l’autre sens : comme, après la période enfance, le taiga faisait jouer le personnage à Buki toute sa vie, au début ça allait, mais après, Buki était visiblement trop jeune pour l’âge de son personnage. C’est pas un gros problème, ça me fait juste sourire.

 

• En parlant de 1852, on y passe finalement peu de temps, parce que comme je disais : le drama ne perd pas de temps, il va à l’essentiel pour le moment, et je trouve qu’il est efficace. Il nous pose, là, majoritairement deux choses :

 

. la mort de la mère de Ryoma. Enfin, d’abord, on nous introduit rapidement à la dynamique familiale : le père strict mais affectueux qui compte sur ses fils pour préserver l’honneur familial, le grand-frère sérieux, les différentes grandes sœurs, et puis la mère malade qui soutient son fils et lui procure amour et réconfort. On la côtoie peu de temps, mais l’importance qu’elle a dans la vie de Ryoma est évidente, et sa mort est un coup dur, non seulement parce que c’est une perte, mais aussi parce que je trouve la réalisation efficace. La musique, évidemment, compte pour beaucoup, mais Ryomaden semble aussi beaucoup aimer les gros plans qui nous mettent au plus près des émotions des personnages. Entre ça et puis la mise en scène sous la pluie, et la simple violence du moment, c’était une scène percutante (au passage, une autre dans le genre est celle où le pauvre Inoue se fait tuer par les samurais joshi… elle est tragique cette scène, et sa violence ressort bien, je trouve).

 

 

A cause de cette mort, on se dirait que Ryoma aurait des idées de vengeance, et une haine envers les joshi qui motiverait une révolte violente, mais ce n’est pas du tout la leçon qu’il en retire.

 

(Btw, si vous vous demandez pourquoi cet article fait à moitié récap -mais à moitié seulement- c’est parce que l’idée est que plus tard je pourrai relire ce que j’ai écrit et bien me remémorer le drama… et aussi pour donner du contexte aux quelques personnes qui ont dit vouloir suivre les articles sans regarder la série)

 

Sa mère n’a pas sauvé son fils via la haine et la colère, donc il en a tiré l’idée que ce ne sont pas ces émotions qui changeraient le monde, et c’est pour ça qu’on le voit courber la tête pour le moment, se laisser humilier en attendant de trouver comment changer le monde. Ce n’est pas qu’il est trop faible pour riposter (au contraire, il est le plus fort des membres de son groupe, c’est un bad-ass total), mais il ne veut pas perdre sa vie bêtement, parce qu’il voit plus loin que tout le monde, d’où le symbole de la mer, qui représente un monde plus grand (sa sœur le lui dit : peut-être que Tosa est trop petit pour ses idées). Et aussi l’idée que son destin est lié à l’étranger, bien sûr. Bon, cela dit, je vais pas vous mentir, pendant qu’il se faisait humilier et taper par les samurais joshi, je n’avais qu’une envie : qu’il leur rende leurs coups et les explose Hae Il-style o_o * Parce que s’il y a bien un second truc que Ryomaden a très bien réussi, c’est que j’ai la haine contre les types dominants, là. Et si je comprends Ryoma qui voit grand et attend le bon moment d’agir, je comprends aussi ses camarades qui bouillent de rage et sont frustrés de voir leur ami s’écraser sans protester. MASSACRE LES, RYOMA ! … hum.

 

(*Hae Il est le personnage de Kim Nam Gil dans The Fiery Priest -que je vous recommande en passant-, connu pour son tempérament explosif, et qui, entre autres, sort au prêtre qui le voudrait plus patient "Nous avons beau attendre, tellement de gens ne changent pas. Pourquoi devons-nous vivre ainsi ? Vous pensez vraiment que le monde va changer si nous continuons d'attendre ? Il faut que nous nous mettions en colère quand c'est nécessaire !" - épisode 4... ce à quoi Ssong Ssak, du même drama, lui répondrait "Celui qui ne sait pas se mettre en colère est idiot, mais celui qui choisit de ne pas se mettre en colère est sage." - épisode 14... sur ce, je vous ai rappelé l'existence de Kim Nam Gil, donc de rien, et j'arrête de citer ce drama)

 

. les tensions entre joshi et kashi.

 

Okay dont d’après mon bouquin, de façon très résumée, il y avait trois classes de samurais (divisées en sous classes après) :

 

- les « hauts » samurais, les fameux « joshi »

- les samurais « normaux », les « hira-zamurai »

- et les samurais « bas » les « kashi » dont les « goushi », les samurais ruraux, auxquels appartiennent Sakamoto Ryoma et Takechi Hanpeita.

 

Chaque classe avait un niveau de responsabilité différent, une rémunération différentes, des terrains de largeur différente, etc. Et il semble qu’à Tosa, la distinction était marquée de façon particulièrement stricte, ce qu’on voit dans le drama, les joshi n’en loupant pas une pour humilier les kashi, abusant de leurs privilèges et pouvant même tuer un kashi sans être inquiétés par la loi qui, en théorie devrait pourtant les punir. Pas étonnant, donc, que les tensions montent et que Takechi Hanpeita pressente même une guerre. Apparemment les kashi avaient très peu de chance d’accéder à un rang supérieur, même s’ils avaient le talent et le savoir, donc ça aussi, ça ajoute à la frustration et il semble que ç’ait été une des grandes raisons du sentiment anti-shôgunat grandissant.

 

 

• Les maisons traditionnelles japonaises = ♥♥♥

 

• Pour qui se poserait la question et n’aurait pas googlé le terme, « kaentai » mentionné à la fin de l’épisode est le nom d’une entreprise de commerce et transport maritime fondée en 1865 à Nagasaki par Sakamoto Ryoma. D’après wikipedia, oui. Mon livre en parle, bien sûr, mais je n’en suis pas encore là du tout ^^

 

• Enfin, cette fois-ci le travelogue de la fin a pour destination la plage de Katsurahama, celle qu’on voit plusieurs fois dans l’épisode. Sur google maps, c’est là : https://goo.gl/maps/H756eLwopVNu1siK9 ( btw pour situer Tosa, je vous renvoie à cette carte : https://en.wikipedia.org/wiki/Tosa_Province#/media/File:Provinces_of_Japan-Tosa.svg ) On y trouve une statue de Sakamoto Romya ainsi qu’un musée dédié à sa personne. On peut même y écrire des lettres adressées à Ryoma, et il semble que plein de gens le fassent ! C’est vrai que les travelogues cassent un peu l’immersion en nous rappelant à la réalité présente, mais je les aime bien… Je trouve ça intéressant, et puis le drama nous dit même comment y aller ! (bon en ce moment je vous conseille pas de prendre l’avion, mais…)

 

Pfiou, voilà, je pense que j’ai consigné toutes mes notes ^^ ! Je vous rassure, ce ne sera pas toujours aussi long, là c’est juste que c’est le début. J’espère que ce n’était pas barbant à lire, et j’ai hâte de connaître vos impressions si vous en avez ! En tous cas, pour moi, c’était un début réussi, et j’ai hâte de voir comment vont évoluer les personnages et la situation :)

 

 

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publié le 19/10/2020

 

Ryoma demande à aller à Edo pour voir le monde, mais son père le met d’abord en charge de la reconstruction d’une rive, histoire de lui apprendre un peu le sens des responsabilités. Le souci : les travailleurs ne veulent pas l’écouter et viennent de villages rivaux, ce qui créé des disputes. Ryoma finit par se montrer à la hauteur, et son père accepte de l’envoyer à Edo pour approfondir ses études de kenjutsu (l’art du sabre).

 

Avant de rentrer dans l’épisode, vu qu’au moins une personne a dit être intéressée, je repartage mes notes sur mon livre (Sakamoto Ryoma and the Meiji Restoration de Marius B. Jansen, cf. intro). Je n’ai pas pris les choses dans l’ordre du tout, haha. Mais ce sous-chapitre semblait bien coïncider avec les évènements, alors j’ai décidé de lire celui-là. Vous pouvez lire la première page sans être spoilés, mais les deux autres spoilent sur la suite des évènements :

 

(j’espère que vous arrivez à lire mon écriture, je sais que c’est pas évident ;;)

 

Sur ce l’épisode ! Faisons une liste, wouhou !

 

• L’opening 

J’en parlais la semaine dernière, et je pense à présent que la sphère représente à la fois une goutte d’eau et le monde. Ryoma est lié à l’océan et est une goutte d’eau dans l’océan, un individu dans un monde vaste, et à la fois il a changé le cours de l’histoire, donc la face du monde. C’est comme ça que je vois la symbolique ^^ Oh, et je ne l’avais pas dit la semaine dernière, mais j’aime bien le fait que l’opening inclue des mots anglais… je trouve que ça appuie sur le fait que le drama va causer non seulement du Japon mais également de ses relations avec l’international^^

 

• Lol, l’amiral Perry 

On en avait déjà eu un aperçu la semaine dernière, et donc là on voit un peu plus de son équipée à bord de L’USS Missouri. Le portrait m’a fait sourire, je vous avoue. Bon, déjà, je confirme que pour le peu qu’on en a déjà vu, je ne m’attends pas à des performances d’acteurs de ouf, mais aussi haha, ils lancent littéralement des fléchettes sur la carte en se moquant de la taille du Japon. L’attitude colonisatrice pas subtile. Oh, je ne me plains pas ! On (les occidentaux) a bien niqué les pays asiatiques, en bons colonisateurs, après tout. C’est beau comme s’intéresser à l’histoire mondiale consiste beaucoup à réaliser à quel point on est allés foutre le bordel partout :’D Donc je ne suis pas offusquée, le portrait me fait simplement sourire.

 

Pendant ce temps, on a aussi un aperçu du bakufu qui les voit venir, prévenu par la Hollande (avec lequel le Japon acceptait les échanges parce qu’il n’y avait pas de risque de contagion catholique, d’après mon livre). On voit donc les anciens (rōjū)  se réunir, conseil présidé par Abe Masahiro (le conseiller supérieur en chef du shôgun, [spoiler historique] qui a œuvré dans le sens de l’ouverture du Japon ainsi qu’à l’étude des sciences occidentales, et est mort en 187, donc avant la fin du shôgunat [/spoiler historique]) et dans lequel on aperçoit Kuze Hirochika (du parti Joui, anti-étrangers), Matsudaira Tadakata et Matsudaira Noriyasu (du parti Kaikoku en faveur de l’ouverture du pays), et Makino Tadamasa (du parti Hisen qui cherchait à éviter la guerre). Pour le moment, ils gardent la news secrète cela dit, et le narrateur semble indiquer qu’ils ne réalisent pas encore vraiment la gravité des évènements à venir.

 

 

• L’âge de l’acteur principal

La semaine dernière, je notais que clairement Ryoma n’a pas l’air d’avoir 16 ans, ce qui n’est pas étonnant vu que l’acteur en avait 41 ([spoiler historique] Ryoma est mort à 31 ans, cela dit, haha… du coup l’acteur n’aura jamais le bon âge :’D [/spoiler historique]). Je disais aussi que ça ne me dérange pas vraiment, mais finalement ça joue quand même pas mal sur la perception, je trouve. Parce que dans cet épisode en particulier, il franchit une étape que franchissent beaucoup d’ados (quitter la maison familiale pour aller poursuivre des études), sauf qu’on a tendance à zapper que c’est un ado. En tous cas, moi. Et donc, par exemple, le titre de l’épisode m’a amusée.

 

Le titre de cet épisode 2 est « Les grands talents murissent tard », et ça me faisait sourire, parce que ça me faisait penser à ces phrases motivationnelles à la « cette personne célèbre n’a commencé à réussir qu’à [âge avancé] ! Il n’est jamais trop tard ! », et j’étais en mode « YES ! Si Ryoma peut commencer à changer le monde à 40 ans, alors qu’on dit autour de lui qu’il n’a pas d’avenir (lol), tout est possible ! » jusqu’à ce que je me rappelle « merde, c’est vrai, il a 16 ans ». Et c’est amusant, mais en vrai, je me dis qu’effectivement l’âge de l’acteur (indépendamment de son talent, car je n’ai rien à redire à sa performance) joue sur ma perception du personnage et de ce qui lui arrive.

 

Par exemple, lorsque Ryoma doit gérer le chantier, il essaie de donner des aux ordres aux villageois qu’on a placés sous sa responsabilité, et ils ne sont clairement pas ravis de voir un type socialement supérieur mais sans aucune expérience être mis en charge alors qu’il n’y connait queudale, mais imaginez en plus que c’est un ado. Un gamin de 16 ans. A l’époque, 16 ans était peut-être (sans doute) considéré plus adulte que maintenant, mais malgré tout ils se font donner des ordres par un ado qui a juste eu la chance de naitre plus « haut » qu’eux et n’a aucune idée de ce qu’il fait… ça doit piquer d’autant plus. Et on perd un peu cette dimension-là, ou, en tous cas, je perds un peu cette dimension-là, parce que j’oublie sans arrêt l’âge qu’est censé avoir Ryoma.

 

 

• Réalisations

C’était un épisode de grandes réalisations pour Ryoma, cette semaine ! Déjà, il se rend compte qu’il a été complètement aveugle aux sentiments de Kao qui, la pauvre, finit par tout déballer, exaspérée que Ryoma ne se soit rendu compte de rien, mais surtout notre héros prend pleinement conscience de ses privilèges cette semaine.

 

L’épisode dernier intitulé « Joshi et Kashi » était en très grande partie consacré aux tensions entre samurais joshi et kashi, les joshi étant socialement supérieurs aux kashi. Le long de cet épisode, on était témoins de l’injustice sociale dont sont victimes les kashi, Ryoma et ses amis étant sans cesse placés dans des situations humiliantes sans pouvoir se rebeller. Même quand les joshi sont clairement en faute, la loi est de leur côté de toute façon. Dans un système inégal, on voyait Ryoma du côté des opprimés, et on explorait les sentiments et réactions que ça provoquait chez lui. Cette fois, dans le même système inégal, on se penche plus sur les gens qui sont en dessous de lui sur l’échelle sociale. Ryoma n’a clairement pas envers les travailleurs l’attitude que les joshi ont avec les kashi, mais il réalise néanmoins son privilège de ne pas avoir à endurer le labeur qu’endurent les villageois, et qu’il est mis en charge d’un projet pour lequel il n’est pas qualifié du tout. Lol, clairement. Et ses premières tentatives de se faire entendre étaient douloureuses à regarder, haha. Même les nuages le jugeaient !

[WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer [WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer

Bref, Ryoma commence à voir le monde sous des angles différents, et donc à grandir.

 

Famille

Je trouve super sympa que le titre de cet épisode (pour y revenir) où Ryoma prend réellement son envol nous ramène à la discussion qu’il avait eue avec sa mère dans l’épisode 1. Sa présence se ressent encore beaucoup, et elle est évoquée par le père de Ryoma également avant qu’il accepte d’envoyer son fils à Edo. Je sais pas, ça me réchauffe un peu le cœur  <3 Et en parlant de famille, si l’épisode 1 se penchait en particulier sur les relations de Ryoma avec sa mère et sa sœur, ici, on se penche sur sa relation avec son père, ce que j’ai apprécié. J’aime beaucoup la façon dont les taigas (pour ceux que j’ai regardés en partie ou en entier) s’intéressent aux vies familiales et domestiques de leurs personnages, ce qui les humanise beaucoup. Ils ne sont pas juste des figures historiques, ce sont aussi des gens avec des vies, et dans certains aspects de leurs vies, on peut même se retrouver un peu.

 

 

• Aw, c’était le premier discours inspiré de bébé :’D  

Je m’attends à ce que Ryoma fasse des tas de discours, et c’était le premier grand, je dirais. Bon, ça n’a pas marché du tout sur les travailleurs (de même que, bizarrement, filer de l’alcool à plein de gens en colère ne les a pas poussés à moins se bagarrer… c’est ouf !), mais au moins ça a marché sur le père de Ryoma, qui a réalisé qu’il avait peut-être sous-estimé son fils, donc c’est déjà cela.

 

• Otomo Keishi !!

J’avais souligné la semaine dernière que la musique était par le même compositeur des OSTs des films live Rurouni Kenshin, mais j’avais absolument pas capté que c’était aussi le même réalisateur. Alors, il a pas réalisé tous les épisodes de la série, mais les 1 et 2 oui ! Ça explique pourquoi Ryomaden est aussi joli ^-^ Apparemment il est aussi le directeur de casting, donc c’est lui qui a choisi Sato Takeru et je suppose qu’il a dû se dire qu’il avait fait le bon choix, vu qu’il en a fait son acteur principal pour Kenshin ^^

 

• Toujours beaucoup de mal avec Yataro, arf.

J’ai de la compassion pour sa situation, et j’empathis (le verbe « empathir » fait officiellement partie du vocabulaire de ce blog à présent) avec sa colère et son désespoir lorsque son père engloutit l’argent qui devait lui permettre de faire ses études et se tirer de sa situation. Le drama insiste sur à quel point Yataro se sent coincé dans sa vie, et je le comprends, et je compatis, mais l’acteur continue de m’agacer, sa jalousie vis-à-vis de Kao m’agace aussi, et lorsqu’il gémit « pourquoi ces mauvaises choses n’arrivent qu’à moi ? », urgh, j’en ai roulé des yeux si fort, et j’avais envie de lui dire d’ouvrir les siens. Le personnage est compréhensible mais petit et mesquin, et l’acteur ne m’aide pas. Ça n’entame pas vraiment mon appréciation de la série, mais puisque c’est un article pour partager mes impressions~

 

• La météo

Haha, il pleut tout le temps à Kôchi ! Apparemment, c’est fidèle à la réalité, la région ayant un climat humide avec beaucoup de précipitations. C’est aussi une région avec un gros risque de typhons. Mais du coup c’est bien pratique pour les scènes dramatiques, c’est clair (la mort de la mère de Ryoma, celle d’Inoue, le grand discours, tout ça)

 

• Pas de travelogue :(

Je n’ai pas réussi à le voir cette semaine :( Je ne suis que déception :’(

 

C’est tout pour cette semaine :) Ca se passe toujours très bien pour moi ! Et pour vous ? :)

 

 

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publié le 26/10/2020

 

Ryoma part pour Edo, guidé par Mizobuchi Hironojo. Ils sont rejoints dans leur voyage par Yataro, qui a décidé de fuir sa vie pour aller poursuivre ses études à Edo lui aussi. Mais il est muni d’un faux permis de voyager et même si Ryoma finit par décider de l’aider, la supercherie est découverte à un point de contrôle, et Yataro est retenu.

 

Pas de notes sur mon livre d’histoire aujourd’hui^^ J’ai été épuisée toute la semaine, je n’ai pas eu l’énergie de faire grand-chose (cette mise à jour devrait être plutôt courte aussi, normalement). Mais c’est pas grave : il y a moins de sous-chapitres dans mon livre qu’il y a d’épisodes dans le drama, donc de toute façon, il y aura des semaines sans ^^

 

Let’s get to it !

 

Yataro

L’épisode, cette semaine, est intitulé « Le voyage du permis falsifié », en référence au permis de Yataro, et le travelogue à la fin de l’épisode nous montre la maison où il est né et où il a grandi, nous parlant aussi de sa mère qui l’a influencé à faire des études. Bref, c’était un épisode très Yataro-esque et on pourrait se dire que, en conséquence, j’aurais eu du mal avec, puisque j’ai eu du mal avec le personnage dans les épisodes précédents, mais au contraire, c’est la première fois depuis le début du drama que j’ai réellement apprécié le personnage.

 

De base, je l’avais déjà dit : j’avais de la compassion pour sa situation. Et c’est un personnage que j’aurais dû aimer dès le début, parce qu’il est en mode « survie désespérée » et généralement, c’est un type de personnage que j’adore, mais j’étais dérangée par le jeu de l’acteur. Cette semaine, néanmoins, il y a cette scène dans l’auberge où il remet Ryoma à sa place, et pour le coup, l’acteur ne surjoue pas, ne grimace pas, et j’ai beaucoup aimé ce moment. Quand Ryoma sort à Yataro qu’il le comprend, qu’ils sont pareils, dans ma tête, j’ai soupiré « ah là là, je t’aime bien poupette, mais tu racontes de la merde », alors j’étais contente de voir Yataro souligner lui-même à Ryoma qu’ils ont peut-être quitté leur famille tous les deux pour aller étudier à Edo mais qu’ils sont dans des situations complètement différentes : Ryoma est issu d’une famille aisée et aimante et est envoyé dans une bonne école par son père, là où la famille de Yataro crève la dalle et Yataro a fini par craquer et risquer sa vie en voyageant illégalement lorsque son père a dilapidé tous les sous de la maison. Bref, Ryoma use de son privilège pour assouvir une envie et a une vie confortable sur laquelle retomber s’il échoue, alors que Yataro prend un vrai risque, et joue le tout pour le tout parce que rien ne lui sera offert s’il ne prend pas lui-même. Go bb !

[WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer [WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer

Dans cet épisode, c’est aussi la première fois qu’on voit Yataro faire un geste généreux de reconnaissance envers Ryoma, si je ne dis pas de bêtises. Ryoma lui est venu plusieurs fois en aide, mais Yataro s’est généralement montré aigri et agacé à son égard. Lorsque son faux permis est détecté, il aurait très bien pu compter sur l’aide de Ryoma et le faire couler avec lui, mais à la place il se sacrifie dans un geste très noble, pour que Ryoma puisse partir, au moins, et ça aussi, ça a pesé dans la balance pour moi. J’ai bien aimé leur au revoir lorsque Ryoma est sur le bateau pour Edo. Cette amitié/rivalité commence à plus me parler !

 

Par contre, du coup, je n’y avais pas pensé au début alors que c’était évident mais je me demande à qui Yataro a parlé pour avoir autant de détails sur la vie de Ryoma… Le narrateur n’est pas omniscient, c’est un personnage dans l’histoire, et on a droit à des tas de scènes auxquelles il n’a clairement pas assisté (pas seulement autour de Ryoma, mais par exemple les scènes de Takechi Hanpeita et compagnie) et je ne peux donc qu’en conclure qu’il a passé une partie de sa vie à interviewer toutes les connaissances de Ryoma :D Bb a le béguin, mwhahaha.

 

Voici une image de Sato Takeru :

-cette screencap est 100% authentique… perso j’ai vu la scène comme ça-

 

Il n’y en avait pas eu la semaine dernière, alors c’est important pour moi de vous rappeler qu’il existe ! En plus, j’aime bien toute la petite troupe de samurais, et leur camaraderie. Du coup, je suis triste.

 

• Je suis triste parce que tout le monde va mourir.

C’est pas un spoiler, parce que je ne parle pas des circonstances ou du timing de leur mort, mais simplement du fait que le drama se déroule il y a longtemps, donc tous ces gens sont morts, et je sais pas si c’est parce que je suis hyper fatiguée cette semaine, mais en les regardant taquiner Ryoma, ou même pendant l’opening, j’ai été prise du sentiment écrasant que tous ces gens vont mourir, que je vais mourir, que nous allons tous mourir, que nous sommes minuscules à l’échelle du monde, et que rien ne dure *larmes*. Ok, ok, il y a une part de fatigue, tout me fait pleurer ces derniers temps, haha. Mais quand même.

 

• Je sais des choses !

J’étais toute contente de voir la lettre que le père de Ryoma remet à son fils avec ses instructions (la patrie et le devoir filial c’est le plus important, ne gaspille pas ton argent, ne t’abandonne pas à la luxure) parce que mon sous-chapitre en parlait la semaine dernière, donc j’ai tout de suite reconnu de quoi il était question. Pareil, quand on voit le chemin ardu pour quitter Tosa, je me suis rappelé que mon livre expliquait que Tosa était compliqué d’accès (et de sortie donc) à cause de sa géographie, et je sais pas, ça me fait plaisir d’avoir l’impression de savoir des choses :’D Ca ne m’arrive pas souvent, vous comprenez.

 

• Mizobuchi Hironogo

Je prends simplement note de son nom, parce qu’on devrait le retrouver plus tard. [spoiler historique] Mon livre l’aborde dans le chapitre consacré à la création du Kaentai. Apparemment Ryoma reprend contact avec lui fin 1865, et il a permis à Ryoma de renouer le contact avec Tosa (car Ryoma quittera Tosa sans permission, un évènement choquant qui va non seulement le couper de son fief natal mais aussi secouer sa famille au point de provoquer le suicide d’une de ses sœurs -pas Otome-). Il a aussi aidé à rouvrir la communication entre les fiefs de Tosa et Chôshû, Chôshû étant, avec Satsuma, un des fiefs s’étant alliés pour œuvrer contre le shogunat. [/spoiler historique]

 

• Kao

Aw, j’étais un peu triste de voir Kao et Ryoma se dire au revoir. C’est pas que je les shippe à mort, parce qu’honnêtement le drama n’a pas une vibe romantique de ouf, mais ça m’a quand même émue de les voir se dire au revoir. [spoiler historique] Et puis j’ai un peu de peine pour Kao qu’elle décide d’attendre Ryoma parce qu’elle ne l’épousera jamais, sauf erreur de ma part… j’espère qu’elle ne se fera pas trop briser le cœur :’( [/spoiler historique]  

 

 

C'est tout pour cette semaine :) Petite MAJ donc, mais néanmoins un très bon épisode, et j'ai hâte de voir le suivant pour voir Ryoma arriver à Edo ! En plus, d'après la preview, le prochain épisode nous réserve un perso féminin cool :) !

 

 

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publié le 02/11/2020

 

Ryoma arrive à Edo, et intègre le dojo de Chiba Sadakichi. Il fait également la rencontre de sa fille, Sana, la meilleure élève du dojo n’ayant jamais été vaincue. Des sentiments naissent entre eux deux, et pendant ce temps l’amiral Perry continue d’approcher du Japon, arrivant enfin à Edo à la fin de l’épisode.

 

J’ai passé toute la semaine entre angoisse et épuisement, donc un peu comme la semaine dernière, ça va être une update un peu courte (mais j’avais prévenu que ça arriverait ! *essaie fort de ne pas culpabiliser*). Pardon de vous raconter ma vie un peu, au passage, mais vu qu’on est partis pour une année entière de ces articles, c’est inévitable^^ Vous allez aussi avoir le privilège de suivre mes humeurs sur toute l’année, woohoo ! N’est-ce pas excitant ? Encore plus que de voir le Japon changer de gouvernement et s’ouvrir au monde, clairement ! Non ? Okay :’( Parlons du drama puisque c’est comme ça :’(

 

• Un détail

Je commence par un petit détail, ce moment :

 

 

C’est un tout petit moment, mais je n’avais jamais vu comment on arrangeait ce genre de coiffe, du coup j’ai simplement trouvé ça intéressant.

 

Sana

J’étais enthousiaste, la semaine dernière, en voyant que le drama allait nous présenter un autre personnage féminin qui avait l’air cool (les deux premiers étant la mère et la grande sœur de Ryoma) mais je dois admettre que je suis mitigée sur la question de Sana… Comme c’est expliqué dans le résumé (je récap pour les gens potentiels qui lisent sans avoir vu l’épisode, ou qui n’ont pas vu le drama depuis un moment et ont une mémoire pourrie, aka moi dans 10 ans) Sana est la fille de Chiba Sadakichi, c’est-à-dire le directeur (et fondateur) du dojo d’Edo dans lequel Ryoma est venu poursuivre son étude du kenjutsu.

 

(Au passage, le travelogue est sur le dojo, qui est toujours actif, même s’il s’est également développé, avec notamment des branches internationales… si vous voulez en savoir plus sur le dojo et le style de combat qui y est enseigné -Hokushin Ittō-Ryū- je vous conseille ce site -anglophone- qui a tout cela pour thème : http://www.hokushinittoryu-hungary.com/en/ ) (aussi, retenez le nom de Chiba Jutaro, le fils de Chiba Sadakichi, parce qu’il devrait revenir plus tard)

 

Sana nous est présentée comme une jeune femme austère, très dévouée à son art du combat. Jamais vaincue, elle est redoutable, et devient une inspiration pour les enfants et les jeunes femmes qui étudient dans le dojo (quelque chose de peu courant, et le dojo enseigne aussi marchants, il est donc peu discriminant). Mais ça prend un épisode pour qu’elle tombe sous le charme de Ryoma et soit vaincue, et je sais pas, ça me déçoit un peu. Mais c’est là que le côté historique joue. Si Ryomaden était un drama plus « fictif » je pourrais râler contre l’écriture du personnage dont la personnalité initiale s’effrite bien vite à peine en contact avec notre héros, mais d’un autre côté, historiquement, c’est vrai que Sana avait des sentiments pour Ryoma, et c’est plus dur, je trouve, de critiquer l’auteur à cause de cela. [spoiler historique] Cela dit, il semble que Sana va se faire royalement entuber par Ryoma, parce qu’ils vont apparemment se fiancer, mais il va en épouser une autre sans prévenir Sana, qui n’aura plus de nouvelles jusqu’à ce qu’elle apprenne sa mort et manque de se suicider de chagrin. Au final, étant une femme intelligente et douée, elle vivra une vie plus indépendante, encore que ponctuée de tragédies, et solitaires… Si vous voulez en lire un peu plus sur sa vie, vous pouvez par exemple cliquer sur ce lien : https://lightinthecloudsblog.com/2019/03/12/chiba-sana-a-warrior-and-healer/ ) [/spoiler historique] Bref, c’est dur de trop discuter, face aux faits, même si bien sûr, il reste la façon de les amener. Tout ce que je peux dire c’est que j’ai trouvé leur rapprochement mignon mais trop accéléré, d’un point de vue « impact émotionnel » sur moi.

 

 

• :’D

Il y a plein de moments qui m’ont fait sourire dans cet épisode :D Par exemple, Sakamoto Ryoma contre les haricots renversés par terre. C’est un petit moment, mais je trouve que voir Ryoma se faire mal au pied comme ça, ça l’humanise pas mal. Je me revois en train de marcher un légo et me dis « je comprends ta douleur, Ryoma :’D ». Cela dit, mon détail favori, ce sont les posters dans la chambre partagée :

 

 

Haha, c’est l’équivalent d’afficher des pin-ups, et ça me fait rire à quel point c’est très chambre d’ado banale, simplement version Japon du 19ème siècle.

 

• L’école de Yataro.

En voyant Yataro refuser la main tendue de Takechi Hanpeita, j’ai d’abord eu un moment de « duuuuude, juste la semaine dernière tu te plaignais que personne ne voulait t’aider ! », mais j’aime beaucoup l’idée de le voir ouvrir une école ! On sait que Yataro va devenir quelqu’un d’important, et ça semble être un premier pas entrepreneurial important donc je suis enthousiaste. Et je suis contente aussi de voir Kao décider de s’instruire plus, tant qu’à faire~

 

• Hello Japan ! L’arrivée des bateaux noirs.

Le « Hello Japan » de l’amiral Perry m’a tuée, haha. Ils en font des tonnes, on dirait vraiment un méchant de dessin-animé, c’est fou. Cela dit, oh là là, la séquence où les bateaux noirs arrivent !

 

 

Le drama rend vraiment la panique et la terreur des gens, il y a un vrai sentiment d’attaque, et ça donne affreusement envie de voir la suite, parce que la gravité de la situation est palpable, et décidément, cette musique Je ne sais pas si c’est une coïncidence (parce que l’efficacité de cette scène et de celle dont je vais parler après tient énormément au montage et à la musique), mais Otomo Keishi était de retour à la réalisation pour cette semaine, et cet épisode 4 contient deux de mes séquences favorites du drama pour le moment : l’arrivée des bateaux noirs, et puis la séquence qui suit la rencontre de Ryoma avec Katsura Kogoro. [spoiler historique] (peut-être plus connu sous le nom Kido Takayoshi, et d’abord appelé Wada Koro avant d’être adopté par la famille Katsura, Katsua Kogoro était un samurai très éduqué, qui a joué un grand rôle dans l’alliance militaire entre les fiefs de Satsuma et Chôshu contre le bakufu. Et après la restauration Meiji, il a également grandement participé à l’établissement du nouveau gouvernement. C’est un personnage qu’on va retrouver, donc !) [/spoiler historique] C’est la première personne à parler à Ryoma (qui découvre déjà le Japon en dehors de sa contrée d’origine et n’a aucune conscience de ce qu’il y a au-delà… notre poupette en est encore à se dire que le bakufu va gérer donc tout va bien, aw :’D) de l’arrivée des étrangers, de la position de faiblesse du Japon, et des épreuves à venir. L’avertissement de Katsura Kogoro, puis l’image de son ami qui s’amuse insouciant à l’étage avec une prostituée, suivi de celle de Ryoma qui ne prend pas la situation au sérieux, avec la musique qui monte, angoissante, ses percussions comme un cœur qui bat de plus en plus fort, c’est = Puis on retrouve le conseil des anciens, la musique continue de monter, et on termine la séquence sur Takechi Hanpeita et ses élèves (et Takechi semble en réunir de plus en plus), l’air décidés, qui se préparent déjà au combat, même si la cible n’est pas encore décidée (et derrière, on commence à entendre des souffles dans la musique, pour donner une impression de course). La montée en tension de toute cette séquence, qui nous montre à la fois l’insouciance de la population, la panique du gouvernement, et l’échauffement des esprits dans le fief de Tosa (d’autant plus percutant quand on sait ce que vont devenir les personnages), est magnifique et prépare parfaitement à la scène d’arrivée des bateaux noirs. J’en aurais presque retenu mon souffle. Bref, c’était de toute beauté.

 

 

Atsuhime

Dans la preview pour l’épisode 5, on aperçoit le shogun chasser une oie, alors ça m’a rappelé Atsuhime, et je me suis dit « c’était si fréquent que ça, comme jeu, de chasser les oies ? »… pff, quelle imbécile. Ca m’a pris trois secondes, mais c’est surtout que Tokugawa Iesade (le shogun qu’épouse l’héroïne d’Atsuhime) est effectivement arrivé au pouvoir à ce moment-là, et donc c’est juste le même personnage. Même s’il sera probablement dépeint différemment, parce qu’apparemment le portrait qu’en fait Atsuhime est bien plus flatteur que la réalité/la plupart des autres interprétations du personnage. Honnêtement, ça me va, parce que dans Atsuhime il m’avait fait beaucoup de mal au cœur, et je n’ai pas envie de souffrir.

 

Sur ce, les gens, c’est tout :D

J’ai beaucoup aimé cette semaine, j’ai toujours hâte de voir la suite des évènements, et j’espère que vous aussi !!!

 

 

 

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publié le 09/11/2020

 

Le bakufu se voit forcé d’accepter la lettre du président des Etats-Unis et, ne sachant pas quoi faire, demande leur opinion aux seigneurs des fiefs. Après avoir vu les bateaux noirs de leurs propres yeux, Ryoma et Katsura Kogoro sont chamboulés, et Ryoma remet toute sa vie en question, ressentant soudain que ses études sont futiles, le sabre ne pouvant rien contre la technologie occidentale.

 

Je suis toujours dans ma grosse fatigue, mes questionnements existentiels et mes séances intenses de « si je fixe le plafond assez longtemps, peut-être qu’il finira par bouger », mais la bonne nouvelle est que ce ne sont pas les seules choses qui continuent : le drama continue de me plaire ! Wouhou ! Et il avance vite !!! Du coup, ça laisse clairement pas le temps de s’ennuyer, et à la fois j’ai le tournis, un peu, haha.

 

• Rythme effréné

La semaine dernière, je parlais de Sana en disant qu’elle avait évolué bien vite, mais les négociations avec les hommes de Perry m’ont semblé super rapides aussi ! Il vient à peine d’arriver qu’il est déjà reparti, et je sais qu’historiquement il n’est effectivement pas resté très longtemps avant de repartir, mais on nous l’a teasé pendant 4 épisodes et il fait vraiment une apparition éclair pour le moment, haha (aussi, le perroquet qui crie « JaPAN » m’a tuée, Perry a carrément un sidekick pour souligner ses objectifs mauvais !) Enfin, il reviendra~

 

Oh, et j’ai trouvé cela cool qu’on voie la façon dont les négociations se font en anglais / néerlandais / japonais, parce que le Japon, jusque-là n’échangeait qu’avec la Hollande. J’ai le sentiment d’avoir vu des dramas où, afin d’économiser du temps, les interprètes finissaient « coupés » pour pas qu’on réentende deux (ou trois, ici) fois la même phrase à chaque fois, et je suis contente qu’ici ce ne soit pas le cas, ça permet juste de mieux vivre la situation.

 

 

Et pour revenir à Sana, elle s’est lancée dans la couture, les kimonos et apporte à manger à Ryoma maintenant. C’est pas un souci, c’est juste que ça renforce mon sentiment de rapidité de la semaine dernière, et que si je ne savais pas que le drama a simplement trop de choses à raconter pour ralentir, ça me décevrait un peu de voir le revirement subit de ce personnage en l’espace de même pas deux épisodes. (En revanche, je suis bien plus fan de l’évolution de Kao qui a décidé de s’éduquer pour pouvoir être indépendante si elle ne se marie jamais, et non ce n’est pas parce que je pense que se préparer au célibat a plus de valeur que de changer par amour, mais simplement le changement de Kao parait moins subit… et puis je suis aussi juste contente que le drama ne l’oublie pas, je crois, et nous montre qu’elle continue d’évoluer de son côté aussi après le départ de Ryoma).

 

• Ego flatté

J’avoue, je continue de prendre beaucoup de plaisir à avoir ce sentiment que je sais des choses quand je regarde cette série… En général, quand je regarde des sageuks par exemple, je me renseigne après, mais là j’ai lu un peu avant (comme vous savez), donc il y a plein de moments où je me dis « EH JE SAIS CA » et c’est agréable.

 

Par exemple, quand on demande à Ryoma d’enfiler son armure et qu’il n’est même pas certain de savoir comment, j’ai aussitôt repensé au chapitre où Marcus B. Jansen fait l’état des lieu du Japon et explique que les samurais avaient été rendus indolents par une trop longue période de paix, qu’ils manquaient d’entrainement et que leurs devoirs guerriers n’étaient plus assez sollicités. D’ailleurs, dans cet épisode, on voit Ryoma et ses compagnons devoir déplacer une grosse cloche pour faire croire aux américains qu’ils ont des canons, et ça souligne non seulement le manque de moyens, mais aussi la panique et le manque de préparation.

 

Un gros point d’inquiétude est également l’exemple de la Chine : la Chine a laissé entrer les anglais, et depuis a été asservie. Ca aussi, c’est quelque chose que j’avais lu, l’impact des défaites de la si puissante Chine (qui, après la première guerre de l’Opium avait dû signer le traité de Nankin) sur le mental et les décisions du Japon. Le livre de Souyri revient plusieurs fois dessus (ce sont les pages en français que j’ai partagées au début), et la Seconde Guerre de l’Opium ainsi que la signature du traité de Tien-tsin seront des gros coups durs pour le bakufu, parce que faire plier les genoux à la Chine est une démonstration de force occidentale énorme et terrifiante.

 

A côté de cela, le shogun décédé a été remplacé par Tokugawa Iesaki (le shogun d’Atsuhime, donc !), mais il n’est pas montré comme apte à diriger le pays, et Abe Masahiro (le conseiller en chef du shogun, donc) a réuni des daimyo pour leur lire la lettre du président américain et leur demander leur avis sur la marche à suivre.

 

 

C’est un évènement sans précédent, et ça aussi, je me souviens que c’était dans le livre de Jansen (faut vraiment que je continue de le lire ><) et le drama montre déjà à quel point cette décision (perçue comme un preuve de faiblesse et d’indécision) fragilise l’autorité et la suprématie du bakufu parce qu’à présent tout le monde a une opinion, les critiques se sentent légitimes, c’est le bordel. Alors, bien sûr, de mon point de vue à moi, le fait que tout le monde participe à la discussion, c’est une bonne chose, de même que le fait que ça permette à des gens (ceux dont l’opinion est remarquée car particulièrement bien articulée) d’obtenir des promotions à des posters importants au mérite (pas Yataro cela dit, et je n’ai pas réussi à démêler s’il mentait pour protéger sa fierté ? ça me parait probable). Notamment, Takechi Hanpeita a eu droit à une promotion, de même que Yoshida Tôyô sur lequel la caméra insiste bien, histoire qu’on ne doute pas qu’il va être important ([spoiler historique] et il va l’être ! mon livre le décrit comme un conseiller hyper important qui va œuvrer aux réformes de Tosa, mais également soutenir Yataro apparemment… son nom a l’air d’apparaitre plein de fois dans le bouquin donc j’en déduis qu’il va faire des tas de choses… par ailleurs, Yoshida est un loyaliste au bakufu, qui finira assassiné par un des hommes de Takechi Hanpeita donc les voir promus en même temps, avec la façon dont c’est filmé, a un petit côté fatidique [/spoiler historique]) Et bref, tout ça, à mes yeux, c’est très légitime, mais pour le bakufu, ça pue.

 

 

Par ailleurs, dans cet épisode Katsura Kogoro introduit Ryoma au terme « Joui », expliquant qu’il exprime la détermination d’empêcher le Japon de tomber aux mains des étrangers. Plus tard, on devrait voir les mots « Sonnou joui / Sonnô Jôi » apparaitre. Ils signifient « Célébrez l’empereur, expulsez les barbares », et résument les intentions des mouvements anti-étrangers et anti-bakufu.

 

 

• Le monstre **

J’ai beaucoup aimé la scène où Ryoma et Katsura voient passer le bateau noir ! Bon, j’ai trouvé que Fukuyama Masaharu (Ryoma) en particulier forçait un peu sur les cris (même si je comprends le choc) et que ça ne faisait pas hyper naturel, mais j’adore tout le reste. La musique, bien sûr, et puis le bruit menaçant du navire, et je trouve surtout que le drama fait sentir la taille et le poids de l’engin. Et puis il n’y a pas un seul homme visible à bord (à moins que j’aie mal regardé) et ça rend le bateau encore plus flippant, parce qu’il n’apparait même pas comme quelque chose de manœuvré humainement, mais comme un monstre en soi (Katsura Kogoro utilisera d’ailleurs le mot « bakemono/monstre » pour le désigner). La terreur écrasante que ressentent les deux samurais est palpable, et c’est impossible de ne pas comprendre l’impact que cette apparition a sur leur vie entière.

[WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer [WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer [WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer

 

• Crise et remises en question

Récemment j’ai regardé le spectacle musical War of the world, basé sur l’adaptation musicale de War of the world par Jeff Wayne. J’aime beaucoup cette adaptation, et dedans il y a un personnage de prêtre, Nathaniel, qui, à l’arrivée des martiens, s’effondre complètement. L’attaque est tellement violente, tellement énorme, tellement incompréhensible, et les prières de Nathaniel ne peuvent tellement rien contre la technologie des martiens, qu’il en perd toute foi et en perd à moitié l’esprit. Ce qui donne lieu à ma chanson favorite de l’album/du spectacle, à savoir The Spirit of Man ! Et est-ce que je vous raconte tout ça pour vous dire que j’aime cette chanson (que vous pouvez écouter dans sa version courte : https://youtu.be/anQp-QKfiyE ) ? Oui. Mais aussi, en voyant l’effet du bateau noir sur Ryoma, j’ai pensé à ce moment-là, parce que je pense qu’il ressent quelque chose de très proche de ce que ressent Nathaniel à l’attaque des martiens : quelque chose de monstrueux qui le dépasse vient d’arriver chez lui, et tout ce en quoi il croyait, tout ce sur quoi il comptait pour se sentir fort et se défendre lui semble à présent futile. Après avoir quitté le dojo, il regrette instantanément, mais j’aime le voir tout remettre en question, parce que je pense que c’est une réaction très humaine et naturelle. Le type est jeune et commence à peine à appréhender le monde qu’il découvre l’existence de monstres qui semblent indestructibles ! Ca a de quoi retourner…

 

(lol, le dessin du bateau par contre… c’est exactement comme ça que je le dessinerais et ça m’a fait sourire :’D)

 

-cliquez dessus pour voir en grand^^-

 

• Otome is

Je suis contente qu’elle aussi on continue de la voir, et qu’elle continue d’être une mentor avisée pour Ryoma, ne lui disant pas toujours ce qu’il a envie d’entendre mais toujours ce qu’il a besoin d’entendre. Leur relation était ma favorite des premiers épisodes donc je suis contente qu’elle ne se perde pas malgré la distance.

 

 

• Une screencap de Sato Takeru

 

 

(je ne vous laisserai JAMAIS l’oublier ! JAMAIS)

 

 

C’est tout pour cette semaine les gens :)

J’espère que vous aussi vous avez aimé cet épisode 5, et je vous dis à la semaine prochaine !

 

 

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publié le 16/11/2020

 

Ryoma rencontre Yoshida Shôin qui le remet sur le droit chemin. Il réintègre le dojo et finit ses études. Pendant ce temps, l’amiral Perry revient au Japon et obtient l’ouverture du Japon. A Tosa, Takechi Hanpeita a de moins en moins confiance en le bakufu, et Yataro obtient la possibilité d’aller étudier à Edo.

 

La fatigue, les gens, la fatigue T_T Il faut que je me ressaisisse, et ça n’a rien à voir avec le drama, je suis juste crevée. En revanche, ce qui a à voir avec le drama, c’est que j’aimerais bien qu’il parle un peu plus à mon cœur. Ce n’est pas que je ne ressente rien en le regardant, mais les émotions que je ressens sont généralement du fait de la musique et la réalisation, mais pas tellement de l’histoire et des personnages qui me parlent plus à un niveau intellectuel qu’à un niveau émotionnel. Sakamoto Ryoma pourrait mourir dans l’épisode suivant que ça ne me briserait pas particulièrement le cœur. Ca me surprendrait, parce que je me demanderais ce que le drama compte faire de ses quarante épisodes restants, mais ça ne me ferait pas plus mal que ça (maintenant s’ils tuaient Sato Takeru, ce serait une autre question o.o). Et je trouve ça dommage. Le drama est agréable à suivre, ne vous méprenez pas, je ne m’ennuie pas un instant et je suis toujours ravie de voir la suite, mais j’aime bien être remuée de l’intérieur par des personnages, et là on n’y est pas encore. En partie, je pense que ça vient de la vitesse de l’ensemble, parce qu’on a le sentiment que le drama a une liste d’évènements qu’il doit aborder et qu’il les coche un par un rapidement.

 

Sérieusement, Perry est déjà revenu et reparti, Ryoma est non seulement sorti de sa crise existentielle et retourné au dojo mais il a aussi fini ses études dans la foulée, et le voilà reparti pour Tosa (du reste je suis plutôt contente à l’idée de revoir les gens de Tosa). J’ai la tête qui tourne, les gens. Mais du coup, encore une fois, c’est clair que je n’ai pas le temps de m’ennuyer. Je sais que des fois j’ai reproché à des dramas ou des films d’aller si vite qu’on n’a pas le temps de comprendre et s’attacher aux personnages si bien que le temps devient long, mais ça concerne surtout des dramas ou films où les tourments et émotions des personnages sont censés faire tout le drama/film. Ici ce n’est pas que ces choses-là ne soient pas importantes, mais il y a aussi tout un contexte et un tas d’évènements historiques qui sont intéressants en soi, donc… (bon et puis c’est pas comme si je n’en avais rien à faire des personnages non plus, hein ! c’est juste que notre lien n’est pas viscéral)  

 

Anyway, stuff :

 

• Le dessin du bateau noir de Ryoma est devenu drôlement meilleur entre deux épisodes, ou c’est moi ? La semaine dernière je disais que j’aurais pu faire ce dessin, mais maintenant, plus vraiment ;; Ryoma, tu m’as dépassée, je ne suis plus au niveau ;;

 

 

• Aw, je suis contente que Yataro puisse aller à Edo ! Je suis sincèrement heureuse pour lui. Surtout qu’il va clairement se faire rejeter par Kao, donc ça lui fera une chose à laquelle s’accrocher… Je sais que lui et moi sommes partis du mauvais pied (j’aime bien parler de ces gens comme si nous nous connaissions), mais ces derniers épisodes j’ai commencé à l’apprécier plus, et ça fait plaisir de voir que ses talents sont reconnus et qu’il va pouvoir en faire quelque chose et s’extirper de sa vie actuelle.  

 

• L’acteur qui joue Yoshida Tôyô (Tanaka Min) a une voix qui me plait énormément. C’est pas très important (rien n’est important dans la liste de cette semaine de toute façon), mais je tenais à ce que vous le sachiez. Je trouve qu’il a de la présence, et sa voix donne d’autant plus d’importance à chacun de ses mots. Mots que Takechi Hanpeita ne risque pas d’oublier, et Yoshida Tôyö s’est clairement fait un ennemi, qui pour le moment n’est « que » un kashi avec quelques followers, mais dont l’influence grandit en même temps que le ressentiment… l commence à parler de « joui » lui aussi, et à critiquer le bakufu dans ses lettres d’opinion. Ca s’échauffe, ça s’échauffe. Et on le voit jouer du sabre en prononçant le nom de Yoshida Tôyô sur un ton qui n’indique rien de bon… Et pendant ce temps, je me demande si on aura des scènes d’action et à quoi elles ressembleront…

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On sait qu’Otomo Keishi sait réaliser une scène d’action, mais les autres réalisateurs je ne sais pas, n’ayant jamais vu ce qu’ils ont fait d’autre. Pour le moment on a surtout eu des scènes d’entrainement, et une seule vraie scène de combat je dirais (lorsque Ryoma défend Yataro contre les types à qui le père de Yataro doit de l’argent) et elle n’était pas particulièrement impressionnante. En même temps, ce n’est pas un drama d’action, et il cherche clairement à faire plus dans le réalisme que le spectaculaire, je pense, donc ce n’est pas si étonnant. Mais l’amatrice d’action en moi ne peut s’empêcher d’espérer qu’on aura droit à des passages un peu sympas, parce qu’on voit tout le monde s’entrainer constamment, on a de grands épéistes dans tous ces personnages, et j’ai envie de voir l’étendue de leur talent et les fruits de leur éducation, moi !

 

• Takeru ! En gros plan ! Avec la musique ! Elle est si jolie ! Et il est si joli ! Je me sens hyper superficielle, mais j’assume, tant pis.

 

 

• Donc Ryoma a retrouvé sa voie et la signification et l’importance du sabre grâce au grand discours de Yoshida Shoin (ha ! il avait raison finalement, « Shoin-sensei » lui a bien donné sa réponse !), mais est-ce que vous aussi vous auriez voulu suivre Shoin dans sa tentative de monter à bord d’un bateau noir ? J’aurais bien aimé qu’il réussisse (après cette séquence de motivation à base de grandes claques, en plus !), et qu’on le voit aller découvrir le monde… Et j’avoue que je suis curieuse de voir plus du fonctionnement des bateaux. C’est une des réussites du drama, je suppose : les personnages sont fascinés par ces bateaux et, du coup, moi aussi un peu, par procuration. Je savais que la tentative de Yoshida Shoin était vouée à l’échec, becoz l’Histoire, tout ça (pff, foutue Histoire), mais bon…

 

Bref, j’ai en effet hâte de voir Ryoma rentrer à Tosa. Finalement, on a passé peu de temps à Edo, et j’ai l’impression de mieux connaître les gens de Tosa, donc j’ai envie de les voir plus, et de voir Ryoma interagir avec eux, et aussi constater comment certains ont changé. Je me demande combien d’années l’épisode 7 couvrira cette fois, haha. 2 ? 3 ? who knows ! We shall see ! La semaine prochaine~

 

Je m'excuse aussi de ne pas raconter grand-chose d'important :( Dans un sens j'essaie de ne pas me sentir coupable, parce que j'avais prévenu, parce qu'avec ce genre de projets je ne peux pas savoir à l'avance, et parce que l'intérêt est dans le drama lui-même, mais c'est plus fort que moi :(

 

 

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publié le 23/11/2020

 

Ryoma rentre au bercail et découvre ce qu’est devenu Tosa en son absence : la radicalisation de ses amis samurais, les avancées de Yataro et la maladie cardiaque de son père. Il fait aussi la connaissance de Kawada Shoryô, un artiste et intellectuel excentrique qui a beaucoup à lui apprendre sur les Etats-Unis.

 

Okay, j’ai trois nouvelles, les gens, deux bonnes et une mauvaise :D !

 

La première bonne nouvelle c’est que j’ai enfin repris la lecture de mon bouquin, pfiou ! Il était temps ! Encore qu’en fait, je réalise qu’on est toujours, dans la série, dans les évènements contenus dans ce que j’ai déjà lu. Et autant vous dire que je n’ai pas lu une grosse portion du livre ! Donc finalement, mon bouquin a l’air d’être d’accord avec le rythme de la série : il faut aller rapidement maintenant parce qu’il y a plein de choses à dire plus tard.

 

La mauvaise nouvelle c’est que, en revanche, je n’ai pas encore pris le temps de compiler mes notes de marge donc je ne peux pas encore les partager, là. J’aimerais vous dire qu’il a une super bonne raison, mais si vous voulez tout savoir, je me suis remise à faire des fanvids, et ça pompe énormément de temps. Je suis du genre « obsessionnelle », voyez-vous, et je m’emballe vite, donc quand je commence un truc, ça m’accapare rapidement et c’est dur pour moi de faire quoi que ce soit d’autre. Bref j’ai passé mes journées à monter mes vidéos sur My Engineer puis Crows Zero (que je publie mercredi si ça intéresse des gens) et… c’est tout ce que j’ai fait. Je suis en retard sur absolument tout le reste :’D D’ailleurs, même cet épisode 7 je l’ai regardé plus tard dans la semaine que d’habitude parce que j’ai simplement oublié de le faire tellement quand je ne montais pas une vidéo, je pensais à monter la vidéo. Bref : obsessionnelle. (Bon et la partie moins fun c’est que j’ai des angoisses de santé et que mon cœur s’est remis à faire absolument n’importe quoi, donc j’ai du mal à me concentrer et les vidéos me permettent justement de me concentrer sur autre chose que le fait que j’ai l’impression d’être en train de mourir :D)(du coup les problèmes cardiaques du père de Ryoma m’ont stressée à mort, je vous le cache pas, et j’étais à deux doigts de la crise d’angoisse en regardant l’épisode, haha)

 

Mais la seconde bonne nouvelle, c’est que j’ai particulièrement apprécié cet épisode 7 ! C’est mon favori depuis l’épisode 3, je pense. Pas que les épisodes 4, 5 et 6 n’étaient pas intéressants, mais… oui, j’ai beaucoup aimé cet épisode 7. Est-ce que ça avait un rapport avec le fait que Sato Takeru ait plus de temps d’écran ? … peut-être. Mais pas pour les raisons superficielles que vous pensez ! Enfin, si, mais pas que.

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Je crois que j’étais surtout contente d’avoir tous les personnages au même endroit à nouveau. Ce n’est pas que je n’aimais pas Sana ou Kagoro, et j’ai été contente de rencontrer Yoshida Shoin, et puis, oui, on continuait de suivre les vies de Yataro, Takechi Hanpeita et Kao, mais c’était agréable d’avoir un épisode qui se déroule à Tosa et où Ryoma interagit à nouveau avec tous ces gens qu’on connait mieux, qu’on suit depuis six épisodes, et avec lesquels on a commencé la série. En particulier, j’étais contente de retrouver la dynamique de Ryoma avec sa famille. Du coup, quand à peine arrivé il demande à repartir, j’étais en mode « noooooon, pas si vite poupette, laisse moi d’abord profiter un peu ! ».

 

Cet épisode, si je ne dis pas de bêtise, est également le premier depuis l’épisode 3 à ne pas contenir d’énorme saut dans le temps. Il est consacré au retour de Ryoma à Tosa, à sa découverte des changements qui s’y sont opérés, et il n’y a pas de grand retournement historique ni de changement du tout au tout d’un personnage (enfin le père de Ryoma meurt mais ce n’était pas  subit comme le changement de Sana). On passe un moment calme à redécouvrir la vie à Tosa avec Ryoma, et je pense que ça m’a fait du bien de respirer un peu, de passer un moment calme avec ces personnages. A mon avis, c’est pour ça que cet épisode m’a particulièrement plu, même si ce ne sont pas les seules raisons.

 

Des choses :

 

• Kawada Shoryô

Le drama introduit ce personnage, dont j’avais entendu parler dans mon bouquin sous le nom Kawade Shoryô, bizarrement, et je l’apprécie déjà.  Il y a tout un paragraphe, dans mon livre, sur le retour de Ryoma à Tosa, où l’auteur explique qu’en revenant à Tosa, Ryoma a repris contact avec ses anciens amis, dont Kondo Chojiro (qu’on voit dans le drama, justement quand Ryoma est chez Kawada Shoryô, et qu’on reverra plus tard) qui a pleinement pris conscience de la menace occidentale via Ryoma. Et, donc, Chojiro était ami avec Kawada Shoryô, un artiste qu’on avait chargé de rapporté le progrès de fabrication d’armes occidentales à Satsuma. C’était dans les notes que j’ai partagées lors de l’épisode 3, page 2. Apparemment Kawada Shoryô était également persuadé qu’il fallait échanger avec l’occident et préparer et former une flotte digne de ce nom, avec un personnel issu des classes sociales inférieures où il y avait, selon lui, plus de chances de trouver du talent et de l’ambition que dans les classes sociales supérieures dont les membres n’avaient pas besoin de travailler. Il a eu une influence considérable sur Ryoma, semble-t-il.

 

En tous cas, dans le drama, là, il me plait. L’acteur m’est sympathique, le personnage amusant, et à la fois c’est intéressant de le voir parler de ce qu’il sait aux samurais qui l’écoutent avec incrédulité (et colère, pour certains, et on se rend compte que beaucoup d’entre eux ne sont pas prêts du tout à s’instruire, trop engoncés dans leurs convictions, ce qui donne une bonne idée de la tendance et de l’ambiance à Tosa). Le moment où il sort la carte du monde et leur montre à quel point le Japon est petit, par exemple, est un sacré choc pour les jeunes hommes. La plupart d’entre eux, comme c’était le cas pour Ryoma, ne sont jamais sortis de leur région, donc pour eux c’est le monde entier, et la mise en perspective soudaine est brutale. Nous, on a grandi dans un monde déjà grand, mais eux non. Je ne sais pas trop comment l’expliquer, mais voir les personnages découvrir des bribes d’occident comme cette contré lointaine et exotique, je trouve ça engageant.

 

 

• Faune everywhere !

Il y avait plein d’animaux dans cet épisode :D Les chats de Kawada Shoryô, les tortues et l’escargot chez Ryoma, les poules chez Yataro… et c’était cool. Je sais même pas pourquoi, j’étais juste contente de voir tous ces animaux… ça créé une forme d’harmonie, ça ramène la nature dans la vie quotidienne des personnages, et puis les chats, l’escargot et les tortues en particulier participent à l’atmosphère paisible et posée de l’épisode. Donc, bref, j’ai apprécié leur présence.

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• Takechi Hanpeita

Ca faisait un moment qu’on regardait Takechi Hanpeita (devenu « leader du mouvement Joui de Tosa ») se radicaliser et radicaliser ses disciples avec lui, mais avoir Ryoma au bercail permet de vraiment souligner le changement. Bien sûr, on a cette scène de dispute entre Takechi Hanpeita, Yataro et Ryoma chez Kawada Shoryô, où chacun rend sa position très claire, mais la scène qui m’a le plus marquée est celle où Ryoma est au dojo de Takechi Hanpeita, et l’appelle « Takechi-san », avec aussitôt un disciple qui s’insurge et lui somme de l’appeler « Takechi-sensei ». Dans ce tout petit moment, on sent l’influence et l’emprise de Takechi Hanpeita sur ses élèves, et donc la fermeté de ce qu’il a pu leur mettre dans leur tête. Il est en train de créer une petite armée de guerriers dont il exalte les positions xénophobes (sans dire que le Japon devrait être ravi de voir arriver l’occident, ofc, parce que l’occident leur a bien foutu dans l’os) et qui lui obéiront certainement avec zèle. Bref, il devient un homme dangereux, et voir le contraste entre son évolution et celle de Ryoma le souligne particulièrement.

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Yataro

C’est moi où Yataro passe son temps à rêvasser pendant ses leçons ? Je crois qu’on le voit faire attention à ses élèves lors de la première session, mais sinon la plupart du temps j’ai le sentiment que ses scènes de cours consistent à regarder ses élèves essayer d’attirer son attention parce qu’il pense à complètement autre chose, haha. Du coup quand Kao lui sort qu’il a un don pour l’enseignement, j’ai rigolé doucement. Ce n’est pas nécessairement faux, on n’en a juste pas eu beaucoup la démonstration.

 

Cette semaine, je n’étais pas ravie de voir sa jalousie vis-à-vis de Ryoma pointer le bout de son nez à nouveau (jvous jure, je sais pas ce qu’il attendait de Kao au juste ?) mais je vous avoue qu’en revanche je trouve ça assez adorable la façon dont Ryoma continue de le suivre avec l’enthousiasme d’un petit chien qui ne comprend pas qu’il est envahissant. Leur amitié qui semble à sens unique me fait sourire, même si j’apprécie quand Yataro se calme un peu. Par contre, j’avoue avoir particulièrement apprécié son engueulade avec Takechi Hanpeita cette semaine. Déjà, j’étais contente que Yataro lui dise qu’il se barre à Edo (et aw, Ryoma était tout content pour lui) parce que je n’en avais pas parlé la semaine dernière, mais quand Yataro croise Takechi Hanpeita dans l’épisode 6, autant quand Yataro se vantait ça faisait très « il protège sa fierté », autant leur différence de statut rendait la réponse de Takechi Hanpeita plus suffisante et hautaine. Mais surtout j’ai déjà dit que j’avais certains « types » de personnages, et si Yataro n’appartient clairement pas à la catégorie « personnages qui parlent peu », il tombe en plein dans celle « personnages en mode survie ». Quand il sort qu’il n’en a rien à péter du pays, qu’il veut juste se faire de la thune, lui, ça l’ancre encore plus dans ce type de personnages, et ça me parle. De même que son ambition énorme me parle (d’autant que je sais qu’il va atteindre ses objectifs !). Bref, même si je ne suis toujours pas hyper fana du jeu de l’acteur tout le temps, je commence à m’y habituer, et le personnage fait un comeback dans mes affections, au moins partiellement.

 

3D

Ryoma est passé à la 3D avec sa représentation des bateaux noirs, wouhou !

 

 

J’aurais aimé qu’il puisse en construire un vrai pour effectivement emmener sa famille autour du monde avant la mort de son père, mais bon :’( La scène sur la plage était très jolie en tous cas.

 

Sur ce, c’est tout les gens, donc si vous voulez bien, je vais aller psychoter sur le fait que je vais probablement mourir d’un arrêt cardiaque dans la prochaine heure (j'avais prévenu que je parlerais de ma vie !). A la semaine prochaine, peut-être !

 

 

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publié le 30/11/2020

 

Le père de Yataro ayant été gravement battu par le chef du village et ses hommes, Yataro, qui était à Edo, rentre à Tosa en urgence. Il y trouve Ryoma au chevet de son père, ayant été témoin de l’agression à laquelle il a mis fin. Ryoma et Yataro cherchent à obtenir justice mais le magistrat se moque bien de ces gens au statut inférieur et est, qui plus est, corrompu. Dans un dernier effort, Ryoma et Yataro se tournent vers Yoshida Toyô. Comme cela n’aboutit pas, Yataro prend les choses en mains et est jeté en prison. Par ailleurs, Ryoma repart à Edo, et Takechi Hanpeita s’y rend également sur invitation, accompagné de deux de ses élèves.

 

 

Nooooooon, Ryomaaaa, ne repars pas à Edo T____T

 

… Hum, pardon. Mais si cette semaine a confirmé une chose, c’est que les épisodes qui se déroulent à Tosa sont pour le moment mes favoris. Pas parce que je suis attachée au lieu physique, mais parce que comme je le disais la semaine dernière, ces épisodes sont ceux qui semblent avancer le moins brutalement. Même quand on fait un bond d’un an dans l’avenir (comme c’est le cas ici), il n’y a pas ce sentiment de changement du tout au tout, et comme on reste près des personnages sans se pencher sur des retournements historiques… je sais pas, je ne ressens juste pas autant la précipitation qu’il y avait dans les épisodes à Edo. Et puis comme je disais la semaine dernière, j’aime juste bien passer du temps avec des personnages que j’ai l’impression de bien connaitre, j’aime voir leurs relations à l’écran.

 

En commentaires, alors qu’on discutait d’Atsuhime et Tenchijin, j’écrivais à Jodie :

 

Du reste, j'ai recliqué sur mon propre article et je réalise que ce qui avait fait que j'ai fini par m'investir dans Tenchijin, et ce qui m'avait fait m'investir dans Atsuhime, c’étaient vraiment des relations fortes entre personnages.

 

Et ici, je pense que c'est ce qui me manque...

 

J'aime beaucoup Ryoma et sa soeur mais on les a peu vus ensemble depuis l'épisode 1 finalement.

 

Dans Tenchijin, Kanetsugu a des relations très fortes avec plusieurs personnages, et de même pour Atsuhime dans Atsuhime, et on les voit vraiment se développer et évoluer, c'est ce qui créé l'attache émotionnelle.

 

Ici c'est sans doute ce qui manque un peu, car toutes les relations auxquelles on nous introduit au début sont mises un peu en retrait par le départ de Ryoma à Edo, et toutes celles qu'ils forment là-bas sont accélérées et recoupées par son retour à Tosa...

 

Et dans ces épisodes à Tosa, on se repenche sur les relations de Ryoma à un entourage qu’on connait déjà, donc je me sens un peu plus émotionnellement investie. Du coup, je suis triste de le voir repartir. Enfin, au moins, cette fois, Takechi Hanpeita, Izo et Hirai Shojiro seront également à Edo, donc on pourra peut-être au moins avoir des scènes avec ces personnages, on verra bien. Moi je veux bien qu’on aille à Edo, mais si on y fait déménager tous les personnages de Tosa, okay ? :’D

 

Sur ce on va parler un peu du reste, et cette semaine j’ai finalement pris peu de notes ! J’ai beaucoup aimé l’épisode, tout autant que celui de la semaine dernière, et il y a des tas de moments qui m’ont plu, j’ai juste moins de choses sur ma liste. Let’s go !

 

• Les sœurs de Ryoma

Je tenais juste à dire que j’aime beaucoup ces personnages. Quand Ryoma essaie d’obtenir l’aide de son frère pour Yataro et que celui-ci refuse, les sœurs (et la belle-soeur) de Ryoma foutent la honte à son frère et j’adore leur attitude, haha. Elles me font sourire, elles n’ont pas la langue dans leur poche, et il y a quelque chose dans la dynamique de cette famille qui me plait énormément (donc je suis d’autant plus triste de devoir la quitter). Kawada Shoryô (qu’on n’a tristement pas revu cette semaine) faisait remarquer la semaine dernière que la famille Sakamoto est une famille affectueuse et chaleureuse, que ça se sent, et je suis d’accord avec lui, c’est pour ça que j’aime passer du temps avec eux. Et chaque fois qu’on voit les sœurs de Ryoma, en particulier, je suis ravie. Mais même le frère, Gonpei, je l’aime bien ! On ne l’a pas vu tant que ça, et je n’étais pas d’accord avec sa réaction à l’affaire « Yataro » (parce que je voulais qu’il aide, moi) mais même dans les toutes petites interactions qu’on le voit avoir avec Ryoma, je trouve qu’on sent l’affection fraternelle et j’ai une certaine compassion pour lui qui doit à présent mener la famille à la place de son père.  

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• Takechi Hanpeita

Dans la catégorie « gens qui ont refusé d’aider Yataro », j’ai largement moins d’affection pour Takechi Hanpeita, pour le coup. Il devrait être bien placé pour savoir ce que c’est d’être quelqu’un de socialement inférieur qui se fait marcher dessus sans pouvoir obtenir justice : après tout, c’est comme ça que l’envie de révolte a commencé pour Hanpeita qui ne supportait plus les humiliations infligées par les samurais joshi. Je sais que lui et Yataro ne s’entendent pas, mais c’est une question de justice sociale, et on voit bien que la justice sociale n’intéresse plus Takechi Hanpeita, qui n’a plus que la pureté du pays et la haine des étrangers à l’esprit, et une mentalité « nous vs tous les gens qui ne pensent pas comme nous » qui infecte aussi ses disciples.

 

On le voit bien avec Hirai Shoujiro, le frère de Kao (Kao pour laquelle j’ai beaucoup de peine, au passage), qui rejette complètement Ryoma et interdit à Kao de le voir parce que Ryoma ne fait pas partie de leur mouvement.

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Le temps des amitiés d’enfance est passé, Ryoma doit appeler Takechi « sensei » à présent, et bref, on en revient à ce que je disais la semaine dernière : Takechi Hanpeita a une emprise énorme sur ses élèves, leur extrémisme grandit, et en plus, à présent qu’Hanpeita se dirige vers Edo avec le but explicite d’entrer en contact avec d’autres leaders du mouvement « joui », les choses ne vont certainement pas se calmer. Takechi Hanpeita est devenu quelqu’un d’effrayant, et même s’il me fait peur, j’ai quand même envie de voir où tout cela va nous mener (enfin techniquement je sais un peu, mais savoir n’est pas voir^^).

 

• Izo

Je voulais juste dire que ça m’a fait sourire de le voir attaquer des arbres, haha. On sent l’enthousiasme !

 

 

• Le graffiti

Pardon, encore juste un détail mais vu le temps que ça a pris à Yataro de graver une fraction d’un caractère, la taille du graffiti à la fin, et le bruit que ça faisait, je n’arrive pas à croire qu’il n’ait réveillé personne et ne se soit pas fait choper la main dans le sac. S’il avait utilisé de la peinture, et que la nuit avait semblé moins silencieuse, je dis pas, mais…

 

Cela dit, je trouve cela joli qu’il ait utilisé son sabre. Plusieurs fois dans l’épisode on voit Yataro essayer de tirer son sabre et galérer.

 

 

Il aimerait exprimer sa colère ou se venger, mais l’arme reste bloquée dans le fourreau, et ça le fait se sentir ridiculisé et impuissant parce qu’effectivement il est impuissant, du moins avec cette méthode-là : il est en nombre inférieur, il n’est pas un guerrier, la vengeance provoquerait la mort de sa famille (comme le lui fait remarquer Ryoma à juste titre). Alors Yataro trouve une autre utilisation pour son sabre : il en fait une plume avec laquelle révéler la corruption des puissants (il a toujours été plus littéraire que dans l’action, après tout), et il en fait de l’argent avec lequel nourrir sa famille. C’est très symbolique et important de le voir accepter sa défaite mais trouver un autre chemin. Après tout c’est exactement qui est Yataro : quelqu’un qui perçoit ses limites et cherche ses options pour les dépasser quand même.

 

Et au passage, j’ai presque été surprise de voir Yataro revenir d’Edo aussi vite. Je sais qu’il y avait de l’affection entre lui et son père, bien sûr, et j’aurais aussi été surprise de le voir rester à Edo sans réagir… je suppose que j’aurais été surprise quoi qu’il advienne, en fait, haha. Mais en tous cas, comme Ryoma, j’ai été touchée de voir ses pieds ensanglantés, symboles de son amour pour son père.

 

• Yataro et Ryoma

Une de mes scènes favorites de cet épisode est celle-ci :

 

 

J’aime beaucoup la mise en scène, et j’aime beaucoup le face à face. Il me rappelle celui de l’auberge où Yataro faisait remarquer ses privilèges à Ryoma. Ces deux personnages ont une relation qui m’intéressent et je disais la semaine dernière que j’étais attendrie de voir Ryoma suivre Yataro dans sa sorte d’amitié à sens unique. Cette semaine on a plus de cela encore, mais de façon plus sérieuse avec un Ryoma qui cherche à aider, et un Yataro dont le sentiment d’impuissance et d’humiliation se traduisent pas une frustration et une agressivité compréhensibles encore qu’injustes à l’égard de Ryoma. Lorsque les deux se parlent se posent un peu et se parlent sérieusement, je trouve les deux acteurs très bons et avec les gros plans, la lumière bleue, le brouillard, je sais pas, tout dans la scène me plaisait.

 

Mais aussi, ça me fait me poser des questions, tout ça.

 

Parce que si je ne dis pas de bêtises (et corrigez moi si j’en dis), Iwasaki Yataro et Sakamoto Ryoma n’ont jamais eu cette relation. Ils venaient du même endroit, certes, mais ils ne se sont rencontrés, d’après tout ce que j’ai trouvé, que beaucoup plus tard, et n’étaient que des connaissances. Ce qui signifie que, a priori, tout ce qu’on voit de Yataro et Ryoma est fictif, ce dans un drama qui accorde quand même pas mal d’importance à la vérité historique. Mais moi, plus que ça, cela me fait me poser la question : pourquoi Iwasaki Yataro ?

 

Il y a d’autres personnages dans le drama, certains qui ont effectivement côtoyé Ryoma, plus que Yataro en tous cas, donc on pourrait les imaginer, eux, narrateurs. Ou bien le drama pourrait tout simplement choisir la même option que d’autres taigas : une narration omnisciente et extérieure aux évènements du drama. Je ne dis pas que Yataro est un mauvais choix (même s’il faut tordre l’Histoire), mais simplement que c’est un choix et pas un choix qui allait simplement de soi, donc un choix avec une motivation derrière.

 

A mon avis, il y a simplement des raisons pratiques : il avait le même âge que Ryoma, il est né au même endroit, il a vécu toute la période du Bakumatsu et celle d’après, il a effectivement rencontré Ryoma, il est mort après Ryoma, et ne sous-estimons pas le fait qu’il a eu, de son côté, une histoire intéressante lui aussi, une histoire d’underdog qui réussit, ce qui fait toujours vendre. Et puis, comme on l’a vu, il permet aussi de créer un dégradé avec Ryoma et Takechi Hanpeita, vis-à-vis de sa relation à l’ouverture du pays.  Et peut-être qu’il est une fierté nationale, aussi ? Je ne sais pas comment est perçu Iwasaki Yataro au Japon mais c’est une vraie success story, et Mitsubishi est une compagnie qui a continué à se développer et continue d’exister. Yataro a laissé un empire derrière lui ! Donc il n’était peut-être pas le choix qui s’imposait historiquement, mais peut-être que narrativement il s’imposait. Je me demande simplement s’il y avait d’autres motivations. Peut-être une position idéologique ?

 

Je n’ai pas encore réussi à démêler cela, je trouve ça simplement intéressant de se poser la question, donc je la pose ici, et peut-être que vous aurez des idées ! Après tout, c’est aussi le but de ces articles :)

 

En tous cas, j’espère que vous aussi vous avez kiffé l’épisode de cette semaine :D !

 

 

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publié le 07/12/2020

 

Pendant que Yataro est en prison à Tosa, Ryoma, lui, est de retour à Edo. Il y retrouve le dojo Chiba, et une Sana qui se montre plus entreprenante que jamais. Avec Takechi Hanpeita, il assiste également à la réunion de plusieurs leaders du mouvement joui. Le drame frappe lorsqu'un samurai de Tosa, camarade de Ryoma et Hanpeita, est accusé de vol, et se voit ordonné par Hanpeita de mettre fin à ses jours, afin de ne pas entâcher la cause joui.

 

Yay !

 

Ok, ok, pardon.Commençons par le commencement, Ilumys a posté cette vidéo dans la section commentaires et elle est intéressante (et en français !) :

Et vu que moi je manqueà tous mes devoirs, il faut bien que quelqu’un remonte le niveau :’D Merci Ilu You rock As you always do (et la vidéo parle de grandes lignes, donc elle ne spoile aucun devenir d’aucun personnage, et vous devriez pouvoir la regarder sans rien gâcher du drama, c’est juste du contexte)

 

Mais aussi : yay ! La série des épisodes qui me plaisent continue, même en dehors de Tosa ! Parce que cette semaine, je trouve qu’on reste dans le « pas trop de précipitation », et puis parce qu’on continue de se pencher sur les relations qui m’intéressent, c’est vrai. Bah oui, j’avais zappé, mais les samurais à Edo sont logés selon la province dont ils viennent, du coup Ryoma continue de côtoyer Takechi Hanpeita et compagnie, et on reste avec tout ce monde-là, tout en retrouvant les personnages basés à Edo. Je suis contente de voir tout se resserrer !

 

Causons ! (même si ça risque d’être un peu court, car je suis en petite forme cette semaine, j’ai sommeil en permanence)

 

• De retour au dojo Chiba

Je n’avais pas enregistré du tout qu’il s’était passé 2 ans et 4 mois entre le départ de Ryoma et son retour à Edo… C’est le souci avec les accélérations de temps (et le fait que l’acteur ne vieillisse pas physiquement) : même avec les dates à l’écran, je n’enregistre pas le temps qui passe. Mais du coup, je comprends que Sana l’ait un peu mauvaise, parce que c’est vrai que 2 ans et 4 mois sans aucune nouvelle, ça fait beaucoup.

 

En tous cas, ça m’a fait sourire de voir son frère essayer de jouer les entremetteurs avec autant d’enthousiasme, et je suis contente de voir que Ryoma a quand même capté la situation, et se montre fidèle à Kao, même si je trouve qu’il pourrait être plus clair avec Sana au lieu de fuir comme cela. Je vous avoue qu’une partie de moi se demande aussi si le drama ne dépeint pas le personnage de façon plus innocente et droite qu’il ne l’était en réalité. Je ne peux clairement pas en juger, c’est juste qu’en lisant la façon dont s’est déroulé sa vie, Ryoma ne me donne pas l’impression d’avoir été le type le plus clean possible en amour. Mais bon, c’est chaud d’extrapoler à partir des quelques trucs que j’ai lus et je pense que ma méfiance vient sans doute en grande partie du fait que les grands hommes sont souvent romanticisés, donc je projette certainement un peu.

 

Aussi : l’âge du casting continue de me faire sourire, encore qu’un peu amèrement. Dans le trio Kao/Ryoma/Sana, l’acteur qui joue Ryoma est clairement le plus âgé :

 

- Fukuyama Masaharu (Ryoma) avait 41 ans

- Hirosue Ryoko (Kao) avait 30 ans

- Kanjiya Shihori (Sana) avait 24 ans

 

Sauf erreur de ma part, ils sont censés avoir à peu près tous le même âge (Sana, en tous cas, n’avait que deux ans de moins que Ryoma) mais à la place il y a un écart énorme entre les acteurs, et on pourrait se dire que c’est  parce que certains acteurs vont devoir jouer leur personnage sur une plus longue période de vie, mais [spoiler historique] quand on sait que Ryoma est mort avant de rattraper l’âge de son acteur et que Sana, elle, a vécu jusqu’à 58 ans, ben [/spoiler historique] ça marche pas vraiment. Cte bordayl. Ca pourrait ressembler à un coup classique d’acteurs qui peuvent jouer des « jeunes premiers » jusqu’à des âges avancés tandis que les femmes sont préférées jeunes, mais à côté de cela, Sato Takeru avait aussi 21 ans… Bref, juste : cte bordayl, oui.

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• En parlant de casting

Je voulais juste prendre une minute pour discuter de mon manque de perspicacité, parce que je n’avais reconnu ni Namase Katsuhisa en Yoshida Shoin ni Tanihara Shosuke en Katsura Kogoro et wtf moi-même ? Ce sont deux acteurs que j’apprécie, surtout le second, et quand je les regarde à présent ça me parait super évident, mais si j’avais pas regardé le casting cette semaine (parce qu’en revoyant Kogoro je me suis dit « il est familier cet acteur, quand même ») je ne sais pas si je les aurais reconnus. Je crois que le style samurai est ma kryptonite, je sais pas. Enfin écoutez, voilà, ce sont eux, et je suis contente de les voir, même si je ne les avais techniquement pas vus…

 

• Yataro apprend en prison

Je suis juste de contente de garder un œil sur Yataro et de voir que même en prison, il apprend des choses qui lui serviront plus tard. Après tout, c’est dans le commerce qu’il va réellement s’épanouir et prospérer, donc apprendre la valeur relative des choses, comment vendre des produits, c’est la base.

 

• L’empereur !

Enfin, on voit l’empereur prendre position. Et le bakufu ignore cette position, décidant d’échanger avec les américains malgré tout, qui continuent de nous être présentés comme les pires des goujats. Ainsi, on aperçoit cette semaine Townsend Harris (qui donnera son nom au traité Harris, un des traités inégaux que les puissances coloniales occidentales ont forcé les pays d’Extrême-Orient à signer), un marchand et diplomate américain, qui refuse d’enlever ses chaussures à l’intérieur du palais d’Edo, au grand damne de ses hôtes japonais. Une façon imagée et rapide de montrer le mépris des colonisateurs pour les coutumes de ceux chez qui ils s’invitent de force et la façon dont ils piétinent tout sur leur passage.

 

A côté de cela, le fait que l’empereur prenne position va également fournir une figure à laquelle se rattacher pour ceux qui sont de plus en plus insatisfaits par le shogunat. Dans cet épisode, on entend les membres du mouvement joui parler, pour la première fois, de réellement « secouer/faire trembler le bakufu » (une phrase qui marque particulièrement Ryoma) et jusque-là on avait des daimyos et samurais ayant de plus en plus de reproches à faire au shogun, mais sans pour autant qu’ils envisagent une autre figure d’autorité. On y vient, on y vient, semble-t-il.

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• Episode 9 !

Je vais venir au gros de l’épisode mais avant ça, je voulais juste dire : vous réalisez, vous, qu’on est déjà à l’épisode 9 ? C’est pas grand-chose, neuf épisodes, surtout dans un drama qui en contient 48 (on n’est même pas à un cinquième de la série), mais parce qu’on regarde un épisode par semaine, ça veut dire que ça fait neuf semaines qu’on a commencé… Plus d’un mois et demi ! C’est ça que j’ai du mal à réaliser, j’ai l’impression que le temps ne passe pas super rapidement que dans la série, haha. D’ailleurs, je me dis qu’il faudrait peut-être que je mette les dates des jours où je poste ces mises à jour dans l’article, parce que comme je remets le même article à jour tout le temps, à la fin il n’y aura plus que quatre articles (un par saison) avec, pour chacun, une seule date de publication, et plus de trace que tout ceci s’est déroulé sur plusieurs mois…

 

Pardon, ça n’a pas grand-chose à voir avec le contenu du drama, ça m’est juste venu subitement :’D Revenons au drama.

 

• L’incident

Le moment où le samurai s’en prend au marchand qui l’a « mal regardé » dans la rue m’a fait repenser à la situation de l’épisode 1 où un samurai kashi perd la vie parce qu’il a le malheur de croiser un samurai joshi éméché. Je n’ai pu m’empêcher de noter que pendant la scène de cet épisode 9, c’est le samurai de Tosa, Yamamoto Takuma, qui essaye d’arrêter l’autre, peut-être parce qu’il sait ce que c’est d’être dans la position du marchand et de ne pas pouvoir se défendre. Les deux histoires, néanmoins, se terminent de façons bien différentes : dans l’affaire du meurtre, le samurai joshi s’en était sorti sans rien, et dans cette affaire de vol de montre, on demande à Takuma de se faire hara kiri, parce que visiblement Takechi Hanpeita a bien plus à cœur de protéger l’honneur de Tosa et de son mouvement que les autorités de Tosa avaient à cœur de rendre justice. Et il y a aussi une bonne part de fierté dans tout ça.

[WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer [WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer

• Takechi Hanpeita

N’oublions pas que pour Takechi Hanpeita, c’est sans doute la première fois qu’il s’aventure en dehors de Tosa. Depuis qu’il est devenu le leader du parti joui à Tosa, c’est aussi la première fois qu’il rencontre d’autres leaders du même mouvement venus d’autres provinces : Katsura Kogoro de Chosu, Sumiya Toranosuke de Mito, Kabayama San’en de Satsuma, et Sasaki Otoya dont je n’ai pas saisi la provenance pour le coup, mais ce ne sont que des fiefs qui vont être importants, en particulier Satsuma et Chosu . Cette réunion, c’est surtout l’occasion pour Hanpeita et pour nous de réaliser que s’il pèse lourd pour ses disciples et avait une autorité grandissante à Tosa, il n’est pas encore si important que ça à l’échelle du pays. Face à ses pairs, ses avancées sont moindres parce qu’il n’a pas leur influence dans son fief, et il peut aisément être renvoyé à Tosa sans cérémonie à la moindre erreur. Cet entretien réveille visiblement un complexe d’infériorité, ou au moins une frustration et une humiliation dues à son statut. Et ce n’est pas à négliger dans ses décisions par la suite, à mes yeux en tous cas.

[WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer [WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer

Takechi Hanpeita a toujours été quelqu’un de très rigide et attaché à son honneur, son image : souvenez vous de l’épisode 1 où il était prêt à se faire hara kiri pour avoir abusé de l’alcool à un mariage auquel il occupait une position importante. C’était une scène amusante mais qui traduisait déjà quelque chose chez lui, à savoir que sa vie n’est pas aussi importante que son honneur, ce n’est pas quelqu’un qui supporte bien l’humiliation. Bien sûr, il finit par changer d’avis, grâce à Ryoma, mais néanmoins on pouvait déjà voir les bases du personnage.

 

Il est aussi dans une position où il est soumis à plus de pression que d’autres et a conscience qu’il n’a pas le statut de ses pairs, si bien qu’il doit faire plus d’efforts pour être perçu comme leur égal. En vérité, pour être à leur hauteur, il doit être meilleur. Et ça vaut pour les gens qui le suivent, pour ses disciples, les membres du mouvement qu’il mène. Sans compter que l’incident est pris comme une trahison, et qu’il ne peut pas se permettre d’avoir une équipe non-soudée. Si vous ajoutez à ça une bonne dose de fierté, et le fait qu’Hanpeita est certainement prêt à mourir pour sa cause, ce n’est pas étonnant qu’il demande à Takuma de mettre fin à sa propre vie pour une « simple » affaire de montre volée (autant c’est pas cool de voler des montres, autant condamner quelqu’un à mort pour ça parait excessif).

 

Cela dit, quand je dis « Hanpeita est certainement prêt à mourir pour sa cause »… je ne doute pas que ce soit le cas, mais je me demande s’il ne serait pas prêt à laisser tout le monde mourir avant lui. Interrogé par Ryoma, il admet (silencieusement ou verbalement selon la question) que, oui, il sacrifierait ses compagnons pour sa cause, qet ue la vie de Takuma est un détail à ses yeux, parce que les enjeux sont plus grands que cela, et je me demande comment il juge sa propre vie. Il la voit certainement comme un détail également mais j’ai le sentiment qu’elle est moins un détail que celle de ses compagnons. Bien sûr, il y a une raison simple : c’est sa propre vie, et c’est très humain d’avoir un minimum d’instinct de survie, mais surtout, comme on parle de quelqu’un avec un complexe d’infériorité à la base, alimenté par des années à grandir humilié par des gens lui étant socialement supérieurs, je me demande si être à la tête de tous ces gens qui le respectent et boivent ses mots n’est pas aussi du gros flattage d’ego, si bien qu’il a commencé à s’estimer effectivement supérieur (d’où la claque qu’est la réunion avec les autres leaders). Donc je ne serais pas étonnée qu’il estime sa vie plus importante.

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En tous cas, la division continue de se clarifier entre Hanpeita qui est prêt à sacrifier la vie des autres pour sa cause et son honneur, et Ryoma qui place la vie humaine au-dessus de tout, et met sa fierté de côté pour aller supplier le marchand propriétaire de la montre afin de sauver son ami. Un geste que Takechi Hanpeita n’aurait jamais pu faire.

 

Et entre ça, on a Izo ;; Oh bb ;;

 

Ca ne vous surprendra pas que, personnellement, j’aie vu plutôt les choses comme Ryoma. En même temps, c’est notre personnage principal, et je pense qu’on était censés être de son côté. J’étais toute contente de le voir aider Takuma à s’échapper (mais lol, par contre, ça m’a tuée qu’ils fassent gaffe à être discrets tout ça pour que Takuma se mette à semi-crier qu’il est désolé… dude soit désolé plus silencieusement !), et je suis du parti « ne pas tuer les gens ». Je comprends le cheminement de pensée d’Hanpeita et pourquoi il fait ce qu’il fait, mais je ne peux simplement pas être d’accord.

 

 

Alors quand je vois Izo, qui fait partie de ses disciples qui le respectent le plus, mais qui le supplie encore quasiment de laisser la vie sauve à Takuma… ça me fait mal, parce que j’ai l’impression de voir quelqu’un qui n’est pas encore complètement aliéné (contrairement à Hirai qui est clairement complètement engrené, lui), qui a encore une chance de garder son bon coeur, et je n’ai tellement pas envie de voir ce bon coeur être écrasé, étouffé, éradiqué. On va pas se mentir : Sato Takeru y fait beaucoup, j’ai instinctivement envie de le protéger becoz toutes les poupinettes doivent être protégées, mais il y a aussi simplement le fait qu’il n’a pas l’air complètement perdu, et arf ça me fait mal au cœur de savoir que ce qu’il lui reste « d’innocence » (si on peut dire que « ne pas vouloir ordonner la mort de quelqu’un » est de l’innocence) ne survivra sans doute pas à tout le drama.

 

 

Voilà pour cette semaine.

J’avais dit que ce serait plutôt court, mais apparemment pas, haha.

Et j’espère que tout avait du sens, parce que je vais pas vous mentir, j’ai un peu tout tapé dans un état second et avec les yeux qui me faisaient mal (donc désolée, au fait, s’il y avait -encore- plus de fautes que d’habitude, j’ai tâché de me relire avant de poster, mais j’étais un peu dans le même état, alors ><)

 

J’espère aussi que vous avez aimé cette semaine de Ryomaden :D !

Et que vos vies vont bien

 

 

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publié le 14/12/2020

 

De retour à Tosa, Ryoma fait sa demande en mariage à Kao qui accepte aussitôt. Mais son frère et Takechi Hanpeita ont d'autres plans pour la jeune femme, qu'ils veulent employer pour servir leur cause, en l'envoyant loin de Tosa, faisant tomber à l'eau ses projets de mariage. Pendant ce temps, Yoshida Toyo fait sortir Yataro de prison, reconnaissant son talent pour les affaires, et l'envoie à Nagasaki.

 

J’ai envie de vous dire que, cette semaine, ça va être court, mais chaque fois que je dis ça, je finis par me prouver tort, donc je me méfie un peu… Cela dit, cette fois, ce n’est pas une question de fatigue, c’est juste que j’ai un peu moins de notes que d’habitude. Donc qui sait ? On verra bien ! Oh, mais n’allez pas croire que j’ai moins de notes que d’habitude parce que je n’ai pas aimé l’épisode, hein ! On est toujours dans une série d’épisodes qui me plaisent beaucoup :D Je ne voudrais pas nous foutre la poisse, mais j’ai l’impression que le drama s’est trouvé un bon rythme, là, et s’il continue comme ça, tout devrait bien se passer. Plus que trois épisodes avant la fin de la saison, en tous cas, et j’admets que je suis curieuse de voir à quoi ressemblera la prochaine. Elle s’appellera « Ryoma : l’aventurier » et du coup, j’ai envie de voir quelles aventures Ryoma va vivre (même si je suis historiquement spoilée sur les grandes lignes, certes) ** ! Après tout, il a fini son éducation, et il avait l’intention de se poser à Tosa, épouser Kao et ouvrir un dojo, mais vu que pour Kao c’est rapé et que les tensions grimpent à Tosa… ça parait tomber à l’eau, et autant partir à l’aventure, oui !

 

Mais n’allons pas trop vite en besogne.

 

Il s’est passé plein de choses cette semaine. Ou, des fois, ce n’est pas tant qu’il s’est passé quelque chose, mais plus qu’on nous a montré quelque chose d’important. Je ne sais pas si c’est hyper clair, mais je pense à Takechi Hanpeita.

 

 

Jusque-là, ce n’est pas comme si le drama ne s’était pas penché sur lui et sur son point de vue, mais c’est la première fois qu’on voit réellement à l’intérieur de sa tête. Cette semaine on l’a littéralement vu dialoguer avec lui-même, et apparemment, il n’est pas un interlocuteur super agréable pour lui-même. J’ai trouvé ça super intéressant, parce que jusqu’ici, Takechi Hanpeita avait quasiment été la définition même du roc. Pas tout à fait : même la semaine dernière, on pouvait quand même voir qu’il n’était pas heureux de demander à Takuma de se faire hara kiri. Et ce n’est pas comme s’il ne doutait jamais de lui-même : on a déjà parlé de son complexe d’infériorité.

 

(D’ailleurs, petite parenthèse, mais en ça, lui et Yataro se ressemblent un peu. Tous les deux sont motivés avant tout par les injustices qu’ils ont subies et par l’envie de se redresser après avoir dû courber l’échine si longtemps à des gens auxquels ils ne se sentent pourtant pas inférieurs en termes de talent ou d’intelligence. Parce que Takechi Hanpeita a vécu, quand même, dans l’aisance, c’est le statut et la gloire qu’il recherche pour compenser (sans dire pour autant qu’il ne croit pas en sa cause, bien entendu ! il veut protéger son pays, c’est certain, et je parle juste d’un aspect de lui), alors que Yataro a également une préoccupation financière importante, mais au final les deux personnages ont cette soif en commun, sans oublier le fait qu’ils sont tous les deux les « chefs » de leur famille. Oui, le père de Yataro est encore en vie, mais bon, on ne peut pas compter des masses sur lui, et j’argumenterais donc que Yataro et Hanpeita se sentent tous les deux également responsables de leur famille. C’est une différence importante entre ces deux personnages et Ryoma, parce que Ryoma n’a pas ce genre de responsabilité. Son père était à la tête de la famille, puis son frère a pris le relai, et Ryoma n’a la vie de personne sur les épaules, ce qui fait de lui quelqu’un de bien plus libre qui peut prendre le temps d’apprendre et expérimenter comme il le souhaite. On avait déjà discuté de son privilège par rapport à Yataro, mais il a également celui-là par rapport à Yataro et Hanpeita. Bref, fin de la parenthèse.)

 

Je disais donc : ce n’est pas comme si Hanpeita n’avait jamais d’hésitations, mais il a toujours semblé sûr de sa direction malgré tout, et depuis qu’il s’est lancé dans le mouvement joui, je ne me souviens pas l’avoir déjà vu flancher comme on l’a vu flancher dans cet épisode. Ce n’est pas juste qu’on voit sa détresse face à la part de lui qui veut rester inflexible et obtenir le pouvoir de contrôler le pays (rien que ça !)  mais il essaie réellement de faire marche arrière. Comme quoi la vie de ses amis lui importe quand même encore un peu. En tous cas, j’ai trouvé intéressant de voir un peu derrière la façade.

 

Oh et dans le genre « nouvelle facette »… je n’ai pas le souvenir d’avoir déjà vu Ryoma se mettre autant en colère que dans cet épisode ? Ce n’est pas qu’on ne l’ait jamais vu s’énerver : il y a par exemple eu l’épisode 5 où il quitte le dojo chiba en criant que les épées ne serviront à rien contre les armes occidentales, et bien sûr, la semaine dernière il s’était énervé qu’on veuille sacrifier la vie de Takuma, mais le regard qu’il lance à Hanpeita à la fin de leur dispute dans cet épisode, j’ai l’impression que c’est plus nouveau. Cette rage, ce défi, il me semble que je ne les avais pas encore vus sur Ryoma. Peut-être que je me trompe, hein ! Mais ça m’a fait un coup car en général, Ryoma reste quelqu’un qui est plus branché sur la discussion que sur le conflit direct, et le voir comme ça, ça fait quelque chose.

[WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer [WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer [WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer

J’ai de la peine pour Hanpeita aussi, un peu. Quand Ryoma lui dit qu’à une époque, il buvait ses mots et pensait qu’Hanpeita avait toujours raison, j’ai eu un pincement au cœur, j’avoue. C’est toujours triste de voir une amitié se briser comme ça, et pour quelqu’un comme Hanpeita, perdre le respect et la confiance de Ryoma doit particulièrement piquer.

 

Un truc rigolo que j’ai noté aussi, dans ce drama comme dans Tenchijin et même Atsuhime, c’est que j’ai eu tendance, dans ces trois dramas, à avoir plus mal pour les personnages secondaires que les personnages principaux. Oh, pas que je n’aie pas eu de peine pour les personnages principaux ! Mais néanmoins... Et ma supposition est que les personnages secondaires sont moins glorifiés que les personnages centraux, si bien qu'ils doivent me paraitre plus humains. Ryoma me parait humain et j'empathis avec lui aussi, hein ! Mais les personnages secondaires ont tendance à attirer pas mal ma sympathie et ma compassion.

 

Bref, cette semaine, c’est Kao pour laquelle j’ai eu particulièrement mal.

 

Parce que je suis bête comme ça, j’avais beau savoir que ça n’allait pas se concrétiser, j’ai été heureuse de voir la demande en mariage et de voir Kao et Ryoma faire des plans d’avenir ensemble. Mais bien sûr, ça se casse la gueule aussitôt, et autant je suis désolée pour Ryoma que ses projets tombent à l’eau, autant c’est vraiment pour Kao que je me suis sentie terriblement triste.

 

J’avoue, quand Kao demande à son frère combien de temps elle devra être partie et qu’il lui balance « toute ta vie », j’ai eu un moment de rire, parce que « ah ouais, rien que ça », quoi. Mais après, je n’ai plus rigolé. Déjà parce qu’il la frappe, mais aussi parce que c’est affreux ce qu’on lui fait, à une échelle plus générale.

 

 

Non parce qu’ils sont mignons Hanpeita et le frangin à dire qu’elle a fait le choix elle-même, mais en même temps son frère menaçait de se tuer sous ses yeux ! C’est comme braquer un pistolet sur la tempe de quelqu’un et lui dire de se casser une jambe, sinon on lui tire dessus. Si la personne se casse la jambe, certes, elle a choisi de le faire, mais le choix n’était pas libre, donc ça ne compte pas comme une décision venant d’elle. Et je comprends que Shojiro aurait effectivement été contraint de se donner la mort si Kao n’avait pas accepté, mais en même temps à la base c’est lui et Hanpeita qui ont fait des plans tous seuls sans en parler à Kao donc pardon mais ils se sont mis dans merde tous seuls. Et Shojiro dit qu’il a fait ce choix pour le bonheur de sa sœur, mais c’est dur à avaler ?

 

Il prétend qu’il veut lui épargner une vie au statut kashi à subir les brimades des joshis, et je ne doute pas que ce soit en partie vrai, mais émotionnellement c’est dur pour moi de l’enregistrer, parce que ça fait plusieurs épisodes qu’on le voit rejeter violemment Ryoma qui ne partage pas ses opinions, et parce que ça fait longtemps qu’on n’a pas vu les joshis faire des leurs. Ce qui ne signifie pas qu’ils ne continuent pas : l’oppression ne disparait pas juste parce qu’on ne nous la montre pas directement à chaque épisode, évidemment. Je dis juste que ce que nous montre ou pas le drama, et quand il nous le montre ou pas, joue sur ma réponse émotionnelle instinctive. Par ailleurs dans ce qu’on ne nous montre pas : on n’a jamais vu Kao être embêtée par les joshis, il me semble, et on ne l’a jamais entendue s'en plaindre (corrigez moi si je me trompe). Elle avait l’air contente à l’idée de passer sa vie à Tosa en compagnie de Ryoma, et la famille Sakamoto étant une famille heureuse et chaleureuse, elle s’y serait sans doute trouvé bien. Additionnez tout ça, et ça devient difficile de voir l’altruisme dans le geste de Shojiro. Encore une fois : je suis bien certaine qu’il y en a, parce que lui a subi les brimades des joshis et je pense qu’il pense en partie agir pour le bien de Kao (non parce qu’il veut aussi clairement ne pas faire entrer Ryoma dans la famille), même si c’est faux, mais bref en clair, quand il menace de se faire hara kiri, j’avais un peu envie de dire à Kao de le laisser faire :’D (même si j’imagine bien qu’on ne laisse pas mourir son frère comme ça)

 

Je sais que j’applique aussi une sensibilité moderne à des personnages qui ne le sont pas… mais en même temps, ben j’y peux rien, j’ai une sensibilité moderne, c’est comme ça ;;

 

Pendant toute la scène où Kao essaie de retenir ses larmes alors qu’elle accepte la position qu’on lui impose, avec Ryoma qui crie dehors, moi aussi, j’admets, j’avais les yeux un peu humides.

 

 

Okay, en partie c’était dû à cette foutue musique (merci Satao Naoki, et never stop ;;), mais c’était aussi de voir Kao se sacrifier de la sorte. J’ai, surtout, été emplie de tristesse à l’idée qu’on ne la verrait peut-être plus dans le drama. Peut-être qu’on la reverra, hein ! Après tout, elle est envoyée en mission, donc elle va jouer un rôle, mais le drama pourrait aussi faire le choix de ne plus nous la montrer, et c’est ce qui m’a envahie de tristesse, cette idée qu’on est peut-être en train de perdre le personnage parce que son destin a été décidé pour elle. Elle ne part pas vivre sa propre aventure, elle se résigne au sort qu’on lui a choisi et est (potentiellement) effacée de l’histoire, ou en tous cas mise à l’écart. Ce qui me fait mal ce n’est pas qu’elle et Ryoma soient séparés, c’est qu’elle le quitte en lui disant qu’il a encore des tas de choses à accomplir, des choses plus importantes qu’elle, et qu’elle l’encourage à réaliser ses rêves en sachant qu’elle-même ne sera jamais libre d’en faire de même.

 

Cela dit, je suis contente de voir quand même que l’Histoire ne l’a pas oubliée : le travelogue est sur elle, et on nous montre des objets lui ayant appartenus, un poème qu’elle aimait. Et puis elle est dans le drama, donc forcément... C’est une petite consolation de savoir qu’elle y est parce que son nom n’a pas disparu (je m'investis beaucoup trop dans la vie de ce personnage historique, haha)

 

 

Sur ce, des trucs:

 

En voyant Sana faire sa déclaration, être rejetée et accepter cela avec grâce, je me suis fait la réflexion que si tous les personnages de dramas réagissaient comme elle, Dramaland serait drôlement plus serein. Enfin, j’ai eu de la peine pour elle, quand même, parce que c’est jamais fun d’être rejetée, surtout qu’elle a attendu Ryoma longtemps et qu’elle a fait beaucoup d’efforts pour être « à la hauteur » (pas qu’elle ne l’était pas avant, mais je parle de tout ce qu’elle a appris pour être une « bonne épouse »). Ca ne signifie pas que Ryoma lui doit quoi que ce soit (même si bon, il aurait quand même pu lui envoyer une lettre en son absence, ça coûtait pas grand-chose et ils étaient au moins amis, quoi !) mais j’ai eu un pincement au cœur malgré tout.

 

 

Yoshida Toyo a fait sortir Yataro, wouhou !

 

Qui semble avoir bien étudié en prison ! Et c’est cool, on est en 1858, donc dans 9 ans, on aura atteint la date où Yataro et Ryoma se rencontrent pour la première fois :p [spoiler historique] et la même année, ce sera la mort de Ryoma… c’est vous dire s’ils se sont côtoyés longtemps :’D [/spoiler]

 

Pardon, ça me fait sourire, haha.

 

Otome s’est marriée :O !

Quelque part, ça m’a fait un peu de peine aussi… Parce qu’elle aussi, il y a un élément de résignation dans son sort. Mais j’étais contente de la voir, et j’aime toujours la voir interagir avec Ryoma. Toutes les scènes de famille = yay.

 

 

 • Le traité Harris dont on parlait la semaine dernière est signé, et Yoshida Toyo s’est lancé dans les fameuses réformes de Tosa qui font monter encore plus la pression ** J’ai hâte de voir comment tout cela va exploser, parce qu’il y a de plus en plus de mécontentement. La preview de l’épisode suivant nous promet d’ailleurs un peu d’action, semble-t-il ! D’autant plus hâte ** Une partie de moi se méfie, parce que je me dis que si ça se trouve on nous a montré tous les passages les plus agités dans la preview, mais peu importe, je suis contente. En plus dans la preview le contraste entre le rouge et le blanc/bleu de la neige est joli **

 

 

Sur ce, c’est tout pour cette semaine… et je suis contente de ne pas avoir annoncé que ce serait court, haha. C’était pas aussi long que la semaine dernière, mais on ne peut pas dire que j’ai fait bref non plus. A ce stade en suis-je même capable ? Je me souviens d’une époque où mes Cernes sur petit écran, pour chaque drama, faisaient une demi-page ! Je ne sais pas ce qui m’est arrivé depuis, mais quand j’écris moins de deux pages par épisode, à présent, c’est un miracle :’D (ou bien ça veut dire que le drama ne m’inspire pas, et c’est pas bon).

 

 

Oh well.

 

J’espère que vous aussi vous avez aimé cet épisode ! Pauvre Kao :’(

 

 

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publié le 21/12/2020

 

Les tensions entre joshis et kashis grimpent à Tosa, et une guerre menace d'éclater lorsque des joshis tuent le frère d'un kashi et que celui-ci les tuent dans un élan de rage. Ryoma arrive à calmer le jeu, mais le mouvement joui prend de l'ampleur et Takechi Hanpeita insiste pour que Ryoma les rejoigne, et le jeune homme se sent de moins en moins à l'aise dans sa région natale.

 

Ce coup-ci, c’est l’inverse de la semaine dernière : j’ai des tas de notes :D ! Je ne sais pas encore si je vais blablater des plombes (sans doute que oui)(vous vous souvenez dans l’intro au projet quand je vous avais dit que certaines semaines je n’écrirais peut-être qu’un paragraphe ? LOL) mais j’ai relevé des tas de trucs, la plupart positifs et les autres simplement neutres. Je voudrais pas nous porter la poisse mais j’ai l’impression que le drama se fait meilleur chaque semaine ces derniers temps. Ou peut-être que c’est moi qui me prends au jeu ? En tous cas je suis contente. Même si, haha, j’avais raison : je savais qu’on n’aurait pas autant qu’action que semblait en promettre la preview. Mais c’était un épisode intense, et j’ai beaucoup aimé le regarder, donc on va en parler, en faisant une liste de toutes les petites (et moins petites) choses que j’ai notées.

 

 

• La scène où Ryoma joue du shamisen

 

 

J’ai un faible pour les moments musicaux dans les dramas, c’est vrai, et puis la chanson est jolie, et dans un épisode qui était quand même bien tendu, avoir ce petit moment paisible (bien que triste) était aussi agréable. J’ai aimé la façon dont on nous montre Ryoma jouer mais dont le drama se pose aussi sur le visage d’autres personnages, Takechi Hanpeita compris, comme un moment après la tempête où chacun prend une minute de silence pour réaliser les pertes ou contempler leur vie.

 

Plusieurs personnages soulignent que Ryoma a changé dans cet épisode, et ils ont raison. Comme il le dit lui-même, il est moins naïf à présent, et ça se traduit surtout par une aura de tristesse autour du personnage. Ryoma a l’air fatigué et triste. Par contre, je n’ai pas bien compris ce qui surprenait tellement dans son geste d’aller voir Yoshida Toyo ? Yataro se demande quand Ryoma est devenu quelqu’un d’aussi courageux et… ? Est-ce que Yataro ne devrait pas être la personne la mieux placée pour savoir que Ryoma a toujours été comme ça, surtout quand il s’agit d’aider les autres ? Il a accepté que Yataro l’accompagne alors qu’il avait falsifié son identité, ce qui aurait pu coûter sa vie à Ryoma. Il lui est venu en aide physiquement plusieurs fois, face aux joshis ou aux créanciers de son père. Il est allé voir Yoshida Toyo avec Yataro, aussi, pour demander justice, et là encore Ryoma a failli y perdre sa vie, par amour de la justice et envie d’aider son ami. Ce n’est pas la première fois non plus que Ryoma joue les ambassadeurs et essaie de calmer le jeu, que ce soit dans l’affaire de la montre volée ou quand Yataro et Hanpeita se prenaient le bec (ce qui, là, ne nécessitait pas de courage, mais juste, ça montrait sa personnalité de médiateur). Cette semaine c’est vrai que la situation était particulièrement tendue et risquée, mais jouer les médiateurs au péril de sa vie pour éviter des morts inutiles était la chose la plus Ryomatesque que Ryoma puisse faire… Pour quelqu’un qui, visiblement, a stalké Ryoma au point d’en connaitre des détails de sa vie étonnants, Yataro le connaissait drôlement mal :’D (ou alors c’est moi)

 

 

• Les épées à Izo (bb !)

Lorsque Ryoma se prépare à aller voir Yoshida Toyo, il confie ses armes à Izo Aw Je sais pas, ça m’a fait plaisir. Ils viennent de se prendre le bec, mais ils ont une relation de confiance quand même, et j’aime juste voir Sato Takeru, et voilà ;; C’est un petit geste mais il m’a fait chaud au cœur, et j’avais dit que je listais (aussi) de petites choses, donc…

[WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer [WaW] Ryomaden - saison 1: Ryoma the Dreamer

• Le visage de Yoshida Toyo

J’adore simplement son visage. Je trouve énormément de présence à cet acteur, et j’avais déjà parlé de sa voix, mais j’aime aussi toute la gravité qu’il y a sur son visage, et je voulais le souligner.

 

Pour une fois que ce n'est pas sur le visage de Sato Takeru (bb!) que je vous interpelle !

 

 

Ceci étant dit...

 

 

bb! :D

 

 

• Le deuil au milieu du chaos

Dans la scène où les samurais kashis sont en train de s’échauffer de plus en plus et se préparent à lancer une véritable guerre contre les joshis, Takechi Hanpeita essaie de calmer la situation qu’il a lui-même partiellement provoquée, et Izo (bb !) lui crie que ce n’est pas le moment de se calmer, parce que le petit-frère de Toranoshin a été injustement assassiné. Et on nous montre alors ceci :

 

 

C’est un détail, mais ce petit moment de deuil, cette larme sans mots au milieu de la tension chaotique qui grimpe, ça m’a fait quelque chose. Le contraste doit y jouer, je suppose ? L’image m’a frappée, et m’est restée. A côté de ces samurais qui n’en peuvent plus des injustices à leur égard et veulent y mettre un terme, il y a aussi un homme qui pleure son frère, et un autre son ami, et ce moment individuel fait beaucoup pour la scène à mes yeux.

 

D’ailleurs, la scène de la mort du frère était dure à regarder, je trouve. Voir ce pauvre jeune homme à terre ne même plus avoir la force de demander de l’aide, alors que ses agresseurs rient au-dessus de lui... Je vais pas vous mentir, je suis pas pro-meurtre, mais c’était extrêmement satisfaisant de voir ces joshis se faire tuer. Et justement, parlons de cette séquence.

 

 

• CETTE PUT*** DE MUSIQUE OMG

Est-ce que je vous ai déjà dit à quel point j’aime la musique de Ryomaden ? Oui ? EH BIEN LAISSEZ MOI VOUS LE DIRE A NOUVEAU.

 

De façon générale, le drama est très joliment réalisé, la musique est toujours impeccable et elle fait une grande partie du boulot émotionnel, mais il y a des séquences qui se démarquent particulièrement pour moi, comme celle de l’arrivée des bateaux noirs dans l’épisode 4, ou celle post-rencontre avec Kogoro… dans l’épisode 4 aussi. Et la séquence dont je vais parler, là, ressemble d’ailleurs un peu à celle post-Kogoro. Pour rappel, celle de la rencontre post-Kogoro :

 

Kogoro la première personne à parler à Ryoma de l’arrivée des étrangers, de la position de faiblesse du Japon, et des épreuves à venir. L’avertissement de Katsura Kogoro, puis l’image de son ami qui s’amuse insouciant à l’étage avec une prostituée, suivie de celle de Ryoma qui ne prend pas la situation au sérieux, avec la musique qui monte, angoissante, ses percussions comme un cœur qui bat de plus en plus fort, c’est = Puis on retrouve le conseil des anciens, la musique continue de monter, et on termine la séquence sur Takechi Hanpeita et ses élèves, l’air décidés, qui se préparent déjà au combat, même si la cible n’est pas encore décidée (et derrière, on commence à entendre des souffles dans la musique, pour donner une impression de course). La montée en tension de toute cette séquence, qui nous montre à la fois l’insouciance de la population, la panique du gouvernement, et l’échauffement des esprits dans le fief de Tosa (d’autant plus percutant quand on sait ce que vont devenir les personnages), est magnifique et prépare parfaitement à la scène d’arrivée des bateaux noirs. J’en aurais presque retenu mon souffle. Bref, c’était de toute beauté.

 

C’est une scène de montée en tension énorme, et ici aussi, avec d’abord la mort d’un innocent, qui provoque deux autres meurtres par son frère, et on voit l’incrédulité dans le peuple, l’effervescence dans le public, la révolte des kashis tandis que les joshis se préparent à l’attaque, bref une vraie guerre sur le point d’éclater. Les morceaux utilisés ne sont pas les mêmes : celui de la séquence d’épisode 4 est Houteki et celui de l’épisode 11 s’intitule Ruten. Ils sont différents mais tous les deux sont de longs crescendo en intensité et subliment la séquence où ils se trouvent. Franchement écoutez la séquence, même les yeux fermés, c’est magnifique **

 

1/ D’abord on a juste le bruit du vent, puis Kikuma en panique qui vient prévenir Toranoshin de la tragédie en train de se dérouler.

2/ La musique commence et vient souligner le bruit du vent, comme une tempête qui commence à gronder.

3/ Lorsque Toranoshin se met à tuer les joshis, la tempête éclate, puis l’espace d’un instant court, les autres bruits disparaissent, parce que Toranoshin n’est plus rien d’autre que de la rage.

4/ Plus la panique grandit, plus le morceau s’intensifie avec un nouvel instrument qui se lance lors du gros plan sur le visage de Toyo, parce qu’un nouveau « joueur » vient d’entrer dans la partie.

5/ On commence à entendre le bruit des flammes derrière la tempête lors des scènes d’échauffement des samurais. Il se calme quand on revient à Toyo cela dit, parce qu’il est plus calme.

6/ La musique disparait à l’intervention d’Hanpeita, qui essaie de mettre fin à la tempête, justement. Mais il reste le bruit des flammes.

 

Par la suite, le feu est toujours présent. Qu’on le voie, qu’on l’entende, et/ou qu’on le sente à l’écran à cause de la couleur de l’éclairage qu’il jette sur les personnages. On est à deux doigts du grand incendie et ça transpire partout.

Je suis nulle pour parler de tout ce qui est technique alors j’ai du mal à expliquer, mais toute cette séquence est une œuvre d’art à mes yeux et mes oreilles **

 

Et bon, on a évité l’incendie ce coup-ci, mais… à présent, Takechi Hanpeita a réuni plus de 100 samurais, nous dit Yataro, donc quand ça va péter, ça va péter grave. Oh et ça y est, le mouvement a été réellement rattaché à la volonté de l’empereur !

 

 

• Le sourire à Takechi Hanpeita

Alors que la situation dégénère, Ryoma fait irruption dans le dojo, avec ses amis qui espèrent qu’il va leur venir en aide. A la place, il va se planter devant Hanpeita, et il y a ce petit moment :

 

 

Avant cela, Ryoma avait prévenu Takechi Hanpeita qu’il était en train d’approcher trop le feu de la poudre et que la situation allait dégénérer. A ce moment-là, au lieu de lui dire « haha, je t’avais bien dit » (à la place, c’est Hanpeita qui ira plus tard le voir et admettre « tu m’avais bien dit »), Ryoma voit que son ami a besoin d’aide et d’un sourire rassurant, lui signifie « ne t’en fais pas, je m’occupe de tout ça ». J’ai trouvé que c’était un très joli moment de compréhension et d’amitié entre deux hommes qui prennent des chemins différents mais retiennent encore leur respect et leur affection l’un pour l’autre (et j’adore ce genre de relation).

 

Si j’ai beaucoup aimé ce moment, cela dit, ça m’a quand même fait me poser une question. Parce que dans cet épisode, Ryoma dit qu’il a grandi et réalisé que le monde ne tournait pas autour de lui, c’est pour cela qu’il n’a plus la haine contre Hanpeita, mais ça me parait étonnamment et ironiquement égocentrique ? Parce qu’en clair, il a pris sa propre douleur, son propre chagrin, et décidé que ce n’était pas si important à une échelle plus grande, sauf qu’en faisant cela, il se concentre sur ce qu’il a perdu lui, mais zappe ce qu’a perdu Kao. C’est cool qu’il soit réconcilié avec Hanpeita mais ça se base sur une conception des évènements par rapport à lui-même. Ou bien il estime que le sacrifice énorme de Kao pour une cause à laquelle il n’a pas l’air de foncièrement adhérer était justifié ? Je sais pas, la position de « pardon et acceptance » de Ryoma, à mes yeux, est uniquement possible parce qu’il n’est pas la principale victime de l’injustice qui a été faite, et mmh… (mais yay, dans le prochain épisode, on va revoir Kao !)

 

Bon puis cela m’a fait sourire qu’il ait réalisé qu’il n’est pas le centre de l’univers, vu qu’on est dans un drama dont il est le centre, haha.

 

En parlant de cela :

 

 

• La narration

J’ai déjà abordé ce principe de narration par Yataro dans mes mises à jour précédentes. J’avais soulevé, par exemple, le fait que Yataro était drôlement bien renseigné sur certains aspects de la vie de Ryoma dont je ne vois pas trop comment il pourrait être au courant. Je m’étais aussi rapidement interrogé sur la motivation à faire de Yataro le narrateur et de Yataro/Ryoma la relation centrale de la série, vu que les deux hommes ne se sont historiquement que très peu côtoyés. J’aimerais à présent rajouter un troisième truc : la façon dont Yataro raconte son histoire.

 

Déjà, il passe très rapidement sur ce qui lui arrive à lui-même dans cette affaire. Et c’est compréhensible : il parle de Ryoma au journaliste, pas de lui-même. Il n’est pas le sujet de l’histoire qu’il raconte. Donc je comprends qu’il passe très vite même sur des moments majeurs de sa vie (le type a foutu en l’air son opportunité en pariant lui aussi, argh >< je trouve dommage que le drama n’explore pas plus la chose, d’ailleurs, car vu la relation de Yataro à son père, ça aurait été intéressant) pour se concentrer sur Ryoma, mais c’est plus le portrait qu’il fait qui est surprenant. On l’a dit la semaine dernière : je soupçonne que le drama embellit un peu le personnage de Ryoma, et de toute façon il me parait clair que le personnage est présenté sous un jour ultra positif. C’est un vrai héros. Alors qu’à côté de cela, Yataro nous est présenté sous un jour plus misérable, plus mesquin. Cette semaine, il sert carrément d’espion à Yoshida Toyo.

 

Yataro est du genre à se vanter, et quand il introduit le personnage de Ryoma au journaliste, il en dit que Ryoma est la personne qu’il déteste le plus au monde, et le critique vivement. Il est clair que c’est de la jalousie, mais aussi une forme de chagrin car Yataro éprouve de l’admiration et même une forme d’amitié pour Ryoma, mais il y a aussi de l’aigreur. On se dirait que ça transparaitrait dans son récit, du coup ! A la place, il fait de Ryoma et de la famille Sakamoto un portrait hyper flatteur et partage les moments humiliants de sa propre vie. En clair ce que j’essaie de dire c’est qu’on ne ressent que très peu le point de vue de Yataro dans ce récit qui est censé être le sien.

 

Ca ne fait pas de mal au drama, donc ce n’est pas une plainte que j’émets là. Juste une observation : le drama a choisi un personnage interne à son histoire pour raconter cette histoire mais ce choix n’a pas les conséquences logiques qu’il devrait avoir sur le récit. Du moins pas que je voie. J’ai peut-être loupé des trucs^^ !

 

 

• Aucun homme n’est une île ; aucune île ne l’est vraiment non plus

Dans une discussion avec Hanpeita, ils ont cet échange :

 

Hanpeita – Tu me détestes toujours de ce qui est arrivé à Kao ?

 

Ryoma – J’y vois… plus clair, à présent. J’étais trop naïf. Quoi qu’il arrive autour de moi, je pensais pouvoir continuer à vivre ma vie à ma façon. Mais sans surprise, vivre une vie isolée est impossible.

 

Hanpeita – En effet.

 

Ryoma – Puisque c’est impossible, alors autant m’offrir au monde.

 

Hanpeita – Ryoma… cela signifie-t-il que tu es enfin d’accord avec moi ? Veux-tu te battre à mes côtés ?

 

Dans cette même conversation, Ryoma prévient Hanpeita qu’il est en train de trop échauffer les troupes, mais je trouve cet échange particulièrement intéressant, parce qu’au fond Ryoma pourrait tout aussi bien être en train de parler du Japon. A un niveau personnel, il réalise que lui-même ne peut vivre séparé du monde et qu’il lui faut donc faire avec, et à un niveau national, on pourrait dire que le Japon aussi réalise qu’il ne peut pas vivre coupé du monde et qu’il va donc falloir faire avec. C’est « amusant » je trouve que Ryoma ait une réalisation qu’il est impossible de s’isoler et qu’Hanpeita prenne ça comme un signe que Ryoma va rejoindre sa cause isolationniste.

 

 

 

Otome

Le soutien d’Otome à son petit frère me fait chaud au cœur Et honnêtement, j’ai de la compassion pour Ryoma et son malaise grandissant, parce qu’il a Toyo qui l’invite à faire partie des joshis d’un côté et Hanpeita qui veut à tous prix le faire prendre parti pour les kashis de l’autre, et Ryoma ne peut pas rejoindre le second clan mais encore moins le premier, donc tu m’étonnes qu’il étouffe.

 

Et je pense que Takechi a raison quand il dit que le monde ne peut pas changer sans conflits. Ryoma insiste pour parlementer, et essayer de faire comprendre leur position à Yoshida Toyo, provoquer le changement à travers des discussions d’idées, mais dans une situation oppresseurs/opprimés, la violence qu’abhorre Ryoma est parfois la seule solution, parce que les oppresseurs n’ont aucun intérêt à améliorer la situation des opprimés. J’étais contente que Ryoma empêche l’explosion cette semaine, parce que ça aurait été un vrai massacre, et tant qu’à faire j’aimerais autant que Takechi ait suffisamment de troupes pour pouvoir se contenter d’intimidation et éviter de perdre des tas de vies, mais si Takechi Hanpeita est une figure qui m’inquiète, et si je ne suis pas d’accord avec toutes ses positions, je pense qu’il a raison sur le fait certaines choses doivent être prises parce qu’elles ne seront pas données, et que l’injonction à la civilité de Ryoma ne fait que protéger le status quo.

 

Ce qui ne signifie pas que Ryoma doit nécessairement se placer dans un camp ou dans l’autre, parce que l’envie (qu’il partage, a priori) des kashis de se libérer de l’oppression des joshis est mêlee à une politique isolationniste qu’il ne peut pas soutenir. Mais je comprends la frustration d’Hanpeita. Ryoma va devoir trouver son chemin ailleurs, et c’est avec intérêt que je le regarderai faire :D

 

 

Voilà, voilà.

Je m’arrête là : c’était la plus longue mise à jour depuis le début, haha.

J’espère que vous aussi vous avez kiffé l’épisode de cette semaine

Racontez moi tout~

 

 

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publié le 28/12/2020

 

Alors que ses disciples commencent à perdre patience, Takechi Hanpeita comptait sur l’aide de son daimyo, lui-même hostile aux étrangers, mais ses lettres sont ignorées par Yoshida Toyo et le daimyo est tenu par sa gratitude au shogun. Publiquement humilié par Yoshida Toyo, Takechi demande à Ryoma de le tuer, ivre de vengeance. Pendant ce temps, Ryoma, enrôlé dans le mouvement joui par pression de groupe, se sent de moins en moins bien à Tosa, et Yataro est chargé de le tuer. Bref c’est la merde.

 

Okay les gens, cette semaine, pour de vrai, ça va être un peu plus court que d’habitude. Je peux le garantir, parce que j’écris cette intro après avoir écrit le reste :D ! Pour une fois, je ne vais pas me faire mentir, wouhou. Et la raison n’est ni un manque d’intérêt de ma part, mais purement un manque de temps : j’ai eu pas mal de choses à faire cette semaine, à boucler avant la fin de l’année notamment, et donc j’ai manqué de temps pour taper cet article. Bon et puis j’ai eu un passage à vide samedi (pas niveau moral, juste énergie, tout va bien), pile le jour où j’avais prévu de le rédiger, donc bref, voilà pourquoi ça va être court cette semaine. Voyez ça comme un cadeau de Noël un peu en retard que je vous fais^^ (avec sans doute des fautes dedans, pardon... j'ai relu aujourd'hui, mais hier j'ai fait un truc qui m'a niqué les yeux, donc je vois toujours flou, là ><)

 

En tous cas, non, c’est pas dû à un manque d’intérêt, parce que j’ai été très prise dans cet épisode 12 ! Voici donc la liste rapide de choses que j’ai relevées (et j’ai fait encore plus ça sous forme de liste que d’habitude, dans l’esprit de brièveté) :

 

 

• Takechi Hanpeita

=> Ce personnage s’avère de plus en plus être un des plus intéressants de la série à mes yeux. A nouveau cette semaine on le voit se parler à lui-même, et surtout être de plus en plus en conflit avec lui-même. La partie la plus ambitieuse de lui exerce une vraie torture sur lui, c’était assez triste à regarder. C’est un personnage réellement hanté par son propre égo, et sa division intérieure me fait beaucoup de peine mais c’est à la fois très prenant à regarder, grâce à la mise en scène et à l’excellent jeu de l’acteur.

=> Je note simplement que cet épisode confirme ce qu’on savait déjà, à savoir que l’égo de Takechi Hanpeita est une grande part de ses motivations. L’humiliation subie devant ses disciples était c que Yoshida Toyo pouvait lui infliger de pire, et dans son dialogue avec lui-même, ne plus être respecté par les gens qui le respectent est clairement la plus grande peur de Takechi.

=> Je continue d’être touchée par la relation entre Takechi et Ryoma dont Takechi dit qu’il est son seul véritable ami. Sans doute parce que c’est le seul à encore traiter Takechi en égal, quitte à ouvertement s’opposer à lui, là où tous les autres traitent Takechi en maitre. Mais là, en lui demandant d’assassiner Yoshida Toyo, Takechi a sans doute fait la demande de trop.

 

 

• Le mouvement grandit

=> Les kashis ont suffisamment d’effectifs pour que les joshis les emmerdent moins, de peur des représailles, et yay ! Même si clairement ça ne suffit pas aux samurais impliqués dans le mouvement, qui se font de plus en plus impatients.

=> Ha ! On a enfin entendu les mots « Sonnou Joui » ! Le mouvement avait déjà été rattaché à la volonté de l’empereur mais c’est officiel, la mission du mouvement est à présent de « révérer l’empereur et chasser les étrangers ». Le shogunat peut commencer à trembler. Enfin il pouvait déjà, mais encore plus à présent.

 

 

• Ryoma

 => Je sais que, plusieurs fois, j’ai souri de son âge par rapport à son rôle (mais c’est pas le seul, et cette semaine quand Kusaka Gensui lui sort « je suis bien plus jeune que vous », je n’ai pu un retenir « ah bon ? » - les deux acteurs n’ont que quatre ans de différence), mais je tenais à dire que j’aime quand même beaucoup Fukuyama Masaharu dans le rôle central. En particulier, je le trouve souvent adorable.

=> Ryoma est un personnage qui a toujours eu la bougeotte, mais depuis quelques épisodes on voit de plus en plus grandir son besoin de quitter Tosa. J’argumenterais que même aller interroger Kusaka Gensui a des allures de prétexte. Son entretien avec Gensui dure très peu de temps, et l’explication à comment les étrangers foutent les japonais dans la merde est si expéditive et simplifiée que je n’ai pu m’empêcher de me dire que Ryoma aurait pu l’obtenir à Tosa, de Takechi par exemple s’il lui avait posé sa question dans les mêmes termes qu’à Gensui. Alors, bien sûr, je comprends que l’impression vient en grande partie de la tendance du drama à accélérer les choses, mais fait comme c’est on a le sentiment que, après avoir été forcé à s’inscrire dans le mouvement joui, Ryoma cherchait juste à aller respirer ailleurs aussi vite que possible. Et ça fait sens dans l’évolution du personnage.

=> Ryoma se voit dire qu’il devrait se détacher de son clan. Il commence lui-même à parler de partir, et à déclarer qu’il appartient au Japon, à un pays et non un fief. On sent bien, donc, que ses jours à Tosa sont comptés, et vu qu’il gardait un œil sur Takechi mais que Takechi vient de lui demander de tuer quelqu’un, il y a de moins en moins de choses qui rattachent Ryoma à Tosa, à part sa famille. D’autant que le bras droit de Yoshida Toyo, pris de jalousie, vient de demander à Yataro de tuer Ryoma. Cela m’étonnerait que Yataro essaie, mais s’il ne le fait pas, Goto Shojiro s’adressera à quelqu’un d’autre, donc le coin devient carrément dangereux pour Ryoma.

 

 

• Des choses

=> Kaname Jun ! (lui je l’ai reconnu, haha :’D)

 

 

=> Quand Hirai accueille Ryoma dans le mouvement joui et lui sort qu’ils ont eu des moments de tension dans l’affaire « Kao » mais qu’il a mis tout ça derrière lui, que c’est du passé et qu’à présent ils peuvent être amis, j’ai eu envie de le taper très fort. Tu m’étonnes qu’il a mis ça derrière lui, c’était le coupable, pas la victime. Que c’est magnanime de ta part de lui avoir pardonné que tu aies gâché sa chance de bonheur avec Kao =_= Urgh.

 

=> AW Izo qui a trop bu, c’est mignon. La façon dont il se jette sur Ryoma avec son « washi wa daisuki da yo » (« je t’adore ») = J’aimerais tellement que tu ne changes pas, Izo, et reste une adorable poupette :( Si un jour lui et Ryoma cessent d’être amis, je vais mal le vivre.

 

 

=> C’est une question d’habitude, mais chaque fois que je vois leurs chaussures, j’ai mal pour leurs pieds >< Ca parait être le truc le moins confortable au monde.

 

 

=> Dans la catégorie « tournis », Yoshida Shoin est mort et Yataro est marié dis-donc o_o Trop de nouvelles d’un coup, les gens ! Je m’attends pleinement à ce que Yataro ait trois gosses à la fin de l’épisode 13…. Bon, en vrai, ce saut dans le temps ne m’a pas autant donné le tournis que certains précédents. Cela dit, je m’attendais à ce qu’on revoie Yoshida Shoin, donc j’ai été surprise, c’est vrai (même si en regardant les dates, j’aurais dû savoir qu’il était mort.)

 

=> La coupe samurai, quand on court, c’est pas le truc le plus digne au monde, haha. Pardon, ça m’a fait sourire.

 

 

=> KAO !!!!  Je suis contente de l’avoir vue ! Déjà parce que c’est cool de savoir ce qu’elle fait de sa vie, mais aussi parce qu’elle est entourée avant tout de femmes, ce qui nous offre un moment de calme et de silence. Certes, les femmes sont aussi silencieuses parce qu’on leur apprend à ne pas parler trop fort, à être discrète, et foutu patriarcat, mais je vous avoue que dans cet épisode, les gens crient beaucoup, et ce petit moment de calme m’a fait du bien.

 

=> Je tiens à ce que vous sachiez que depuis que j’ai commencé Ryomaden, je me suis refait Ko iwa tsuzuku yo doko made mo, et qu’en ce moment je revois les Rurouni Kenshin. J’en suis au second, je regarde le troisième ce soir. D’ailleurs, en revoyant le premier j’ai soudain réalisé que le grand méchant est interprété par Kagawa Teruyuki, c’est-à-dire l’acteur qui joue Yataro. Visiblement il n’y a pas qu’avec Sato Takeru et Sato Naoki que le réalisateur a aimé bosser^^ (du reste Ryomaden et la série des Kenshin ont également en commun Aoki Munetaka et Iseya Yusuke, au moins… après faut dire que les Kenshin et Ryomaden ont tous deux de gros castings, donc c’est pas étonnant qu’ils se recoupent^^).

 

 

Voilà :)

 

Comme promis, c’était plus court que d’habitude. Je ne sais pas si je dois m’en excuser ou vous dire « de rien », mais je vous retrouve la semaine prochaine pour le final de la saison 1 ! :D Portez vous bien, les gens

 

 

 

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Hey les gens !

 

En premier lieu, je m’excuse d’avoir raté une update lundi dernier. Ca va forcément arriver de temps en temps, quand la vie en dehors des dramas et du blog prend le pas, et en l’occurrence, j’ai reçu un SOS de ma petite sœur en panique, donc je suis partie le samedi matin et revenue le jeudi matin (hyper tôt, et là je vous tape tout ceci le jeudi aprèm avec deux heures de sommeil dans le corps donc si jamais je raconte n’importe quoi, vous saurez pourquoi) , après avoir passé plusieurs jours avec elle, notamment à l’aider à préparer son déménagement. Pendant ces quelques jours, je n’ai pas eu le temps d’écrire, donc voilà, je vous parle de l’épisode 13 aujourd’hui. Et de l’épisode 14 lundi prochain : on reprend le rythme. Et lundi prochain, on va aussi entamer une nouvelle saison du drama ! Je me demande à quoi elle va ressembler. La preview à la fin de l’épisode 13 donne l’impression qu’on aura droit à de l’action et du voyage, mais je sais que les previews sont parfois trompeuses, donc on verra bien. Cela dit, la prochaine saison s’intitule, quand même (et comme je l’ai déjà écrit la semaine dernière, il me semble) « Ryoma l’aventurier », donc… j’attends de l’aventure !

 

Ce dernier épisode de saison 1, en tous cas, donne réellement un sentiment de page qui se tourne. Pas de façon brusque parce qu’on avait tout vu venir, la page avait commencé à se tourner il y a bien longtemps, mais oui, on finit clairement un chapitre pour en entamer un autre, et j’ai ressenti une petite pointe de mélancolie en voyant la chambre de Ryoma vide, après qu’il a laissé sa maison et sa famille derrière lui pour se tourner vers l’inconnu et des choses plus grandes.

 

 

Avant de faire ma petite liste habituelle, néanmoins, je voulais aussi faire un peu le point sur ce premier article qui touche également à sa fin (j’en lancerai un autre pour la saison 2).

 

Je pense qu’il est évident pour tout le monde que mon idée de lire mon livre sur Ryoma en même temps que je regarde la série (ce que j’ai continué à faire un peu) tout en partageant mes notes (ce que je n’ai pas du tout continué à faire) est complètement tombée à l’eau. J’ai eu les yeux plus gros que le ventre, je crois bien. J’ai tendance à faire cela. Au début, je m’en suis excusée, après j’ai arrêté d’en parler parce que ça me semblait ridicule de m’excuser à chaque fois car vous n’attendiez sans doute plus rien, mais je m’en excuse une autre fois, et déclare officiellement que ça n’arrivera pas. Je suis désolée de ne pas avoir tenu mon engagement. J’ai la mauvaise habitude de lancer des projets et ne pas arriver à les tenir. J’essaie de m’améliorer mais visiblement… il y a encore du boulot.

 

A vrai dire, même si j’ai effectivement continué à lire le livre un petit peu à côté, je dois admettre que j’ai commencé à apprécier regarder Ryomaden en tant que simple fiction sur des personnages que j’ai envie de voir évoluer et avancer, donc c’est vrai que je fais moins systématiquement des recherches sur tout à présent, et attends de voir comment vont se dérouler les choses. Personnellement, ça me plait que cela se passe comme ça, donc je ne me force pas à faire autrement (vu que le « pas de forçage était la règle la plus importante de ce projet : pas de forçage sur quoi ou combien écrire) mais je ne sais pas si c’est vraiment ce pourquoi vous aviez « signé » donc pardon si ce n’est pas le cas. En tous cas merci aux personnes qui suivent avec moi, en particulier Jodie et Ilumys avec qui ça me fait plaisir de discuter chaque semaine J’étais tellement persuadée que j’allais écrire ces articles uniquement pour moi, vous êtes extra

 

Sur ce, on va passer à ma liste de la semaine.

 

A la base, je voulais faire une récap de mes impressions sur cette saison 1 en général, mais j’ai l’impression que c’est redondant : j’ai déjà parlé en long et large de chaque épisode, donc je pense que mes sentiments à l’égard de la série et leur évolution sont clairs. Ce sera plus intéressant, je pense, de faire le point sur la saison 1 par rapport à la 2 quand j’aurai vu cette saison 2. Donc yep, rien de spécial pour cette update, juste la liste habituelle.

 

Let’s go !

 

 

• La mort de Yoshida Toyo

 

 

Comme je le disais, une page se tourne, et pas juste pour Takechi Hanpeita et Ryoma mais pour tout Tosa, avec la mort de Yoshida Toyo, qui va sans aucun doute être lourde de conséquences. Là tout de suite, cela dit, ce que je voulais souligner n’est pas la signification de cette mort, mais plus sa mise en scène. Je vous refais pas une déclaration d’amour à la musique du drama (même si elle le mériterait et que le morceau utilisé est superbe, et donne à toute la séquence un ton affreusement sombre et triste), et ce qui m’a surtout marquée c’est l’absence de superbe de la scène. Au début, j’ai limite été déçue, parce que la chorégraphie du combat des assassins contre Toyo est peu impressionnante et que la scène n’a clairement pas le punch qu’on pourrait trouver dans les scènes d’action d’un autre drama (ou film), mais finalement, je trouve que ça rend vraiment bien. La scène a un bel éclairage bleu, une pluie qui la rend plus dramatique, et puis la magnifique musique derrière, mais on ne nous montre pas une scène d’action exaltante, mais la mise à mort d’un homme, un vieil homme qui peine à se défendre, et des assassins qui ne sont pas « cools » mais font simplement la tâche qu’ils ont à effectuer. Le côté terre à terre m’a plu, parce que le drama ne cherche pas à jolifier la chose. Et en parlant de « terre », j’ai aussi aimé les plans qui achèvent cet assassinat : le corps de Yoshida Toyo battu par la pluie, puis la pluie sur le sol, et les plantes qui grandissent, sous la pluie et le vent. Yoshida Toyo aimait Tosa, et s’est battu pour ce qu’il voyait comme le bien de son fief, si bien que suivre sa mort d’une image d’eau (qu’on peut associer à des larmes ou du sang, comme on veut) qui nourrit le sol du fief, j’ai trouvé cela joli.

 

 

Puis, faisant fi de la musique pour ne plus que nous offrir le bruit de la pluie, le drama transitionne vers la chambre vide de Ryoma qui, lui, a quitté Tosa.

 

 

• Le départ de Ryoma

 

Ryoma a 26 ans à la fin de cette saison, lorsqu’il décide de quitter Tosa. Et je dis pas ça pour vraiment commenter dessus, c’est juste histoire qu’on situe où il en est.

 

Bref, il quitte Tosa, et pour le coup, j’ai l’impression que le drama essaie de jolifier la chose. On la sentait venir cette chose : la semaine dernière particulièrement, on sentait que les jours de Ryoma à Tosa étaient comptés, parce qu’il rêvait d’ailleurs, parce qu’il étouffait à Tosa et que ça n’allait pas en s’arrangeant, et parce qu’il avait pris conscience d’appartenir à un monde plus large. Il n’avait besoin que d’un petit coup de pouce, qu’est venu lui donner le personnage de Kaname Jun. Et, bien sûr, la fin de sa relation avec Takechi Hanpeita. Il était à sa limite.

 

(Par contre, j’ai limite été choquée de l’entendre ne serait-ce qu’évoquer la possibilité de tuer Yoshida Toyo ! Je n’aurais peut-être pas dû, mais je m’attendais à ce qu’il refuse en bloc, et certes il essaie de raisonner Hanpeita, et le supplie même, plus tard, de ne pas assassiner Yoshida Toyo car sinon le Takechi Hanpeita qui était son ami disparaitrait tout à fait, mais malgré tout lors de la conversation initiale, Ryoma dit quand même qu’il est prêt à tuer Yoshida Toyo s’il le faut, et je m’attendais pas à cela)

 

J’ai aimé regarder les différents au revoir de Ryoma ou à Ryoma.

 

 

Celui à Hanpeita où l’un (Hanpeita) garde le dos tourné à l’autre et où les deux hommes reconnaissent enfin qu’ils ne regardent plus dans la même direction ; et bien sûr celui à Yataro qui m’a étrangement beaucoup touchée, surtout dans le dernier silence lorsque Ryoma dit qu’il doit y aller. Je sais qu’ils vont se retrouver tous les deux (même si l’histoire ne me le disait pas, ils sont le narrateur et le sujet principal du drama, donc bon, on peut s’attendre à ce que leurs chemins se croisent à nouveau), mais malgré tout ça m’a rendue un peu triste. Et j’ai bien aimé leur petite conversation sur ce que Yataro a appris en prison, à savoir que les choses ont une valeur différente pour chaque personne selon leurs circonstances, ce qui est la base du commerce. Les deux personnages, après tout, vont être des figures économiques importantes, mais surtout dans le contexte, je trouve cela joli, parce que cette « dernière » scène entre eux a également une valeur différente pour chacun d’entre eux (leur « amitié », en général, de toute façon). Yataro trouve simplement ça bizarre que Ryoma soit venu juste par envie de le voir, alors que Ryoma sait qu’il est en train de dire adieu, si bien que le poids émotionnel de la scène n’est pas le même pour les deux.

 

Après je vous avoue que je ne comprends pas exactement ce que Ryoma trouve à Yataro qui fait qu’il s’accroche autant. Mais la scène était émouvante quand même.

 

Et oh là là, les au revoir à la famille. Pas en face, parce que le départ de Ryoma est tabou, donc tout le monde (à part Otome) fait semblant de ne rien savoir, mais j’ai été si émue de voir le soutien qu’il reçoit, même de son frère qui lui cède son sabre et finit par admettre que son petit frère n’est plus le gosse qu’il était. C’est dur de quitter son foyer (quand il est heureux) en sachant qu’on ne pourra plus jamais y revenir, et dur aussi de laisser partir les gens, donc mon cœur s’est un peu serré de voir tout le monde dire adieu à Ryoma en silence, chacun dans leur intimité.

 

Mais c’est là que je dis que le drama jolifie un peu, parce qu’en vérité, Ryoma semble avoir agi bien plus derrière le dos de sa famille, et la découverte de son départ a été un tel choc qu’une de ses petites sœurs s’en est suicidée. Son départ illégal fait de lui un ronin, c’est-à-dire un samurai sans allégeance, et ici on nous dit qu’il avait la bénédiction de sa famille, mais j’ai le sentiment que ça fait partie de ces choses que le drama arrange un peu pour ne pas entacher le personnage. Ou peut-être qu’on verra les conséquences sur sa famille dans l’épisode 14, c’est possible, mais en attendant, j’en suis là.

 

 

 

• Yataro

 

Je ne vais pas trop m’étendre à son sujet, mais pour le coup, Yataro réagit exactement comme je m’y attendais à la demande d’assassiner Ryoma : il n’ose pas refuser et a un moment de faiblesse, mais au final est incapable de se résoudre à tuer Ryoma. En partie parce qu’il est en colère que la vie des kashis ait si peu de valeur aux yeux des samurais plus hauts gradés, mais en partie aussi parce qu’au fond il a une forme d’affection pour Ryoma, et c’est la seconde fois dans la série qu’il se met en danger pour préserver la vie de Ryoma. Chaque fois, ça m’émeut quand même un peu, et j’ai été triste de voir que sa femme était prête à promettre de le suivre n’importe où, mais pas à réellement le suivre (même si je comprends pourquoi c’est compliqué).

 

Yataro est sans doute le personnage qui a le plus évolué, pas tellement en tant que personne, mais dans mon affection. Au début, j’avais vraiment du mal à cause de l’acteur, mais j’ai dû m’habituer à la performance parce qu’elle ne me dérange plus tant (j’ai simplement accepté que le personnage est comme ça) et du coup je suis libre d’apprécier le personnage qui, comme déjà établi une semaine précédente, est en effet un type de personnage que j’aime général : le mode survie, l’ambition qui semble disproportionnée, je suis toujours intéressée. Je suis contente de pouvoir l’apprécier maintenant. Et je suis contente aussi d’avoir des réponses émotionnelles au drama. Ryomaden avait bien commencé mais j’avais mes quelques freins, et j’ai l’impression d’en avoir moins à la fin de cette saison 1, donc yay !

 

 

 

• Izo

Il fallait que j’écrive un paragraphe dessus à la fin de la saison, vous comprenez ;; Je suis triste qu’on n’ait pas eu d’au revoir entre lui et Ryoma (je comprends que c’était pas une priorité, mais bon), et surtout je suis partagée quant à ce qu’on voit de lui dans la preview (où on voit aussi Kao, wouhou !). Dans un sens, ce look :

 

 

Je dis oui.

 

Mais on l’entend aussi dire qu’il veut être utile à Hanpeita, on le voit user de son sabre, et Hanpeita en est à faire assassiner des gens, donc je pense que vous voyez où tout cela veut en venir, et arf. Je savais que ça allait venir, mais bon… enfin, au moins, quoi qu’il décide de faire, il le fera en étant joli, donc c’est déjà cela ! (clairement, moi, j’ai le sens des priorités)

 

 

Sur ce, les gens, c’est tout pour cette semaine :)

Encore une fois, je m’excuse du détail, mais j’espère que vous avez aimé cette fin de saison 1, et j vous dis à lundi prochain pour le début de la saison 2 !

 


 

 

Rédigé par Milady

Publié dans #Week after week, #Ryomaden

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