[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*

Publié le 6 Septembre 2021

 

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Salut les gens ! J’espère que vous allez bien Ainsi, nous entamons la troisième et dernière saison de Ryomaden. Aw. Et apparemment, à ce stade, le drama sent venir la fin aussi et n’estime plus nécessaire de nous laisser de faux espoirs, haha : il nous balance littéralement que Ryoma n’a plus qu’un an à vivre. DUDE ! Bien sûr, je le savais, mais c’est pas une raison pour casser mes espoirs comme ça !

 

 

 

Oui, pour le coup, l’annonce de mort avait été faite à la fin de l’épisode 38 de façon plus subtile, et au début de l’épisode 39 aussi, mais à la fin ils se sont dit « fuck it, on va juste leur dire noir sur blanc ». Et si vous vous demandez de quoi je parle quand je dis que le drama nous y prépare dès le début de l’épisode, je fais bien entendu référence au générique qui, comme dans les saisons précédentes, a changé ! Pour reprendre mes tableaux de début de saison 3, et rajouter ce dernier générique :

 

Saison 1 Saison 2

 

Saison 2 Saison 3

 

Saison 3 Saison 4

 

Comme vous pouvez le constater, la grande différence est la disparition du décor. Et aussi, à cause des couleurs, l’astre derrière l’évoque plus tant le soleil que la lune (donc la nuit). Par ailleurs, cette fois on n’entre pas dans l’œil de Ryoma : on regarde son image se décomposer, partir en fumée. En fait, on a l’impression qu’il se tient déjà dans le royaume des morts, que son esprit s’évapore. A la fois, le titre de la saison est « Ryoma : l’Espoir », donc Ryoma est peut-être physiquement évaporé, mais son esprit, lui, n’est pas mort.

 

(D’ailleurs, à ce propos, j’ai lu un article -en anglais- que j’ai trouvé intéressant sur la façon dont Ryoma a été commémoré et construit dans la conscience japonaise. L’article passe rapidement en revenue la façon dont le personnage a été utilisé comme symbole, et la situation présente avec les fanclubs qui lui sont dédiés, par exemple. C’est un article court et j’aurais bien aimé avoir plus de détails, mais je l’ai trouvé intéressant et vous pouvez le lire : ici. Il évoque Ryomaden rapidement, ainsi que le travail de Sakazaki Shiran, c’est-à-dire, dans le drama, le journaliste qui interviewe Yataro)

 

Je vais pas vous mentir, ça m’a mis un peu la larme à l’œil, ce générique. Pas tellement en regardant l’épisode, mais avant d’écrire sur un début de saison, je revois toujours le générique, avec un écran divisé : d’un côté je joue le générique de la saison précédente, et de l’autre celle de la saison présente. Je synchronise les deux vidéos et les joue en même temps pour regarder quelles sont les différences, des fois qu’il y en ait d’autres qui se cachent, et là je me concentre sur le générique, donc. Et c’est en faisant cela que j’ai senti mes yeux s’embuer. On ne va bientôt plus entendre ce générique. Et si je suis comme ça maintenant, je n’ose même pas imaginer ce que cela va donner quand ce sera le dernier épisode, haha.

 

Mais au passage, c’est pour cela que je regrette quand les séries n’ont pas un vrai générique (de plus de trois secondes donc), parce que même si des fois on finit par le sauter, le générique est un tel marqueur d’identité d’une série. Ca fait quelque chose à fredonner pendant des années après. Je n’arrive pas à imaginer Doctor Who, Friends ou encore X-Files sans leurs génériques de début, et ils sont tous iconiques. Honnêtement, dans le cas de Ryomaden, quel que soit l’épisode, le générique est toujours dans mon top3 des scènes favorites. Je ne l’ai toujours jamais sauté. Et ça fait longtemps que je ne l’ai pas évoqué, mais parce qu’on se rapproche de la fin, je tiens à redire que c’est dû à 80% à la musique de Sato Naoki qui est absolument grandiose

 

Enfin voilà, entre le générique et la mise au clair brutale de la fin, c’est officiel : la fin de Ryoma est proche.

 

Pas juste la sienne d’ailleurs, parce que Takasugi Shinsaku ne va pas mieux depuis la dernière fois qu’on l’a vu (et dans le « présent » Yataro crache du sang aussi… faut arrêter de mourir les gens, là ! Je cautionne pas du tout cette tendance !). La tristesse. Et ce qui me rend vraiment triste dans tout cela, au-delà du simple fait que c’est triste de voir les gens mourir jeunes et qu’ils vont laisser des gens en deuil derrière eux, c’est quelque chose que j’avais déjà évoqué, à savoir l’idée que ces deux personnes ne vivront pas assez longtemps pour réellement voir toutes les conséquences de leur travail. Ca me rend particulièrement triste.

 

Au moins, ils peuvent quand même voir que leurs efforts commencent à payer.

 

Cette semaine, ils ont remporté la guerre. Et on a eu droit à la scène bad-ass de Shinsaku avec son instrument, marchant dans le camp ennemi au son des boulets de canon ! Même si, dans le contexte, c’est un peu chelou, quand même, d’amener ton instrument de musique sur le champ de bataille comme ça. Cela doit être culturel, mais j’admets n’avoir pas hyper capté ce qu’il essayait de faire. Peut-être d’attirer l’attention de l’ennemi en les rendant perplexe, de façon à ce qu’ils ne remarquent pas le reste des troupes ? je ne vois guère que cela (et « créer un plan cool pour le drama ») parce que sinon ça ne me parait pas hyper productif de s’occuper une main comme ça. Bon, pas que Shinsaku ait besoin de ses deux mains apparemment, mais malgré tout, j’ai trouvé cela un peu chelou.

 

 

Néanmoins, la guerre est en gros gagnée (et dans la grande tradition de Ryomaden, la grosse bataille de l’épisode est hyper rapide et n’en jette pas spécialement plein les yeux, au-delà du fameux plan de Shinsaku… ça fait vraiment petite échelle, surtout que même le nombre de soldats est très réduit) : les tactiques militaires de Chôshu et Satsuma ont payé, le shogun est mort et remplacé par un autre (donc ça créé une situation instable), le prix du riz augmenté fait grandir le mécontentement du peuple vis-à-vis du bakufu, et bref, en clair, à ce stade, le bakufu a déjà perdu, et toute la question est donc de savoir comment terminer l’affrontement, avec d’un côté Ryoma et Shinsaku qui pensent être en position de faire suffisamment pression sur le bakufu pour que le shogun renonce à son pouvoir sans plus de sang versé, et de l’autre Kido qui insiste que la guerre doit être faite parce que cette méthode « Taisen hokan / restitution du pouvoir à l’Empereur » est idéaliste et n’a jamais fonctionné par le passé, si bien qu’elle ne fonctionnera jamais à présent, à moins d’un miracle. Bien sûr, ce que Kido oublie de prendre en compte est que Ryoma EST un miracle en soi.

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Quelle que soit la méthode choisie, en tous cas, il est clair que la guerre est gagnée pour Sat-Chô, donc au moins Shinsaku et Ryoma voient leurs efforts payer. Du reste, le monde est aussi visiblement déjà en changement : les soldats du kiheitai discutent de leurs occupations, eux qui avant cela n’auraient jamais pu intégrer l’armée, et Yataro a des joshis à son service ! (et ha, il a pu fanfaronner auprès de Mizobuchi, qui pour rappel était le compagnon de voyage de Ryoma dans l’épisode 3, celui qui s’était opposé à ce que Yataro se tape l’incruste, d’où la réaction de Yataro).

 

 

Mais je suis quand même triste.

 

Cela dit puisqu’on cause de Yataro, restons sur Yataro !

 

J’ai trouvé cela intéressant, au début de l’épisode, de le voir s’insurger du portrait que le journaliste fait de Ryoma. Il lui reproche d’avoir trop glorifié Ryoma, d’en faire un héros, et ça a l’air de le mettre en rogne.

 

(Au passage, rien à voir, mais je sais pas où le caser : le moment où le drama mêle les cris de Yataro dans le « présent » et ceux de Ryoma sur le bateau pendant la guerre -et c’était cool de voir Ryoma s’affairer sur un bateau, yay-m’a fait rigoler. Je sens bien que c’était pas le but, et en général le drama est plutôt bien monté, mais là, pour moi, y avait un effet comique non négligeable que je n’arrive pas à expliquer. Bref…)

 

Le journaliste (Sakazaki Shiran, donc) répond que ce portrait de Ryoma s’appuie sur ce que Yataro lui a raconté (a priori, cela dit, je n’ai pas trouvé de trace qu’Iwasaki Yataro ait été une source importante pour Sakazaki Shiran, ce qui ferait sens puisque Yataro, dans la vraie vie, était bien moins proche de Ryoma qu’il l’est dans le drama… j’ai peut-être mal mené mes recherches cela dit, donc si quelqu’un veut me corriger, n’hésitez pas ^-^) et ça ramène sur le tapis les histoires de narration dont on a déjà causé par le passé, vous et moi. Est-ce que Yataro ne réalise pas le portrait qu’il fait de Ryoma ? Au fond, il l’admirerait mais détesterait s’en rendre compte et que les autres le pointe du doigt ? (en même temps, oui, ça, je suis bien certaine que c’est vrai) Ou bien est-ce que ce que l’on voit est plus l’illustration du récit du journaliste, qui citerait Yataro de temps en temps ? Ce qui expliquerait pourquoi il y a tant de choses dans le drama dont Yataro ne devrait pas être au courant, et la glorification de Ryoma.

 

Bref, ça m’a interpelé de voir Yataro et le journaliste parler de cela, et ça m’a rappelé mes propres interrogations sur la narration, que j’avais sinon un peu mises de côté (parce que j’allais pas passer le drama à ressasser la chose, quand même).

 

Et le pauvre Yataro, dans son présent il est frustré par Ryoma parce que le journaliste l’over-glorifie, et dans le passé il est frustré par Ryoma parce que, où qu’il aille, personne ne veut commercer avec lui à moins d’avoir Ryoma comme intermédiaire. Honnêtement, même moi, à sa place, je l’aurais un peu en travers de la gorge, je vous avoue. C’est pas que je comprenne pas les gens en face, mais du point de vue de Yataro, bonjour la frustration. Imaginez dans votre carrière si pour chaque avancée on vous demandait d’abord de revenir avec ce type qui avait toujours un point de plus que vous à tous les contrôles. La comparaison est naze, mais néanmoins ><

 

Par contre, ça l’a rendu peu charitable avec Omoto (qui était particulièrement magnifique cette semaine -encore plus que d’habitude, c’est-à-dire-, ou c’est moi ?), et ça j’ai moins kiffé ;; (enfin j'ai kiffé la scène mais ;;)

 

 

J’ai trouvé cela intéressant, cela dit, qu’il se reconnaisse en elle. « Je connais les gens dans ton genre », lui dit-il, « Toi et moi, nous avons la même odeur ». C’est vrai qu’ils ont tous les deux en commun de vouloir échapper à leur condition et d’avoir eu moins de moyens et de privilèges que quelqu’un comme Ryoma. Yataro était complètement en mode « survie » au début du drama, et Omoto essaie simplement de survivre, elle aussi (ils ont aussi en commun d’avoir vendu leurs consciences un moment, et d’avoir été espions : parce que tout est bon pour survivre, et que pour eux deux le seul moyen de faire cela est/était de s’abaisser et de se concentrer sur l’argent)(et bien sûr ils ont aussi en commun d’avoir été influencés par Ryoma). Et même si j’étais pas ravie de voir Yataro rabaisser Omoto (et lol quand il balance son verre sur le tapis avant cela, je me suis aussi fait la réflexion que ça devait être l’enfer de faire le ménage dans ce genre d’établissements), en vrai, j’ai aimé la scène. L’ambiguïté d’Omoto, la tension entre les deux acteurs… Cela m’a aussi fait plaisir de voir que lorsqu’elle parle d’Oryo, elle en parle avec le sourire et en la complimentant. Ca peut être feint, bien entendu, mais malgré tout, ça m’a rendue heureuse. Et vous savez quoi, tout simplement, je suis contente de continuer à voir Omoto ? C’est con mais la preview montre que, la semaine prochaine, on la reverra (ainsi qu’Oryo) et avoir des personnages féminins récurrents me fait juste plaisir (et puis ce sont des personnages féminins que j’apprécie, interprétés par des actrices que j’apprécie aussi, ça fait pas de mal). Et j’espère la voir plus avec Yataro, parce que l’association des deux me plait bien, il y a une tension engageante entre ces deux-là (rien de romantique, hein).

 

Yataro m’a fait rire cela dit, à se plaindre que Ryoma ne fait que causer et n’a jamais rien accompli. Certes, il était pas au courant des derniers développements, donc ça s’explique un peu, mais l’idée de Ryoma comme « quelqu’un qui n’a rien réellement accompli » a quelque chose d’amusant en soi.

 

Pour conclure cette update : j’ai trouvé que cet épisode était un bon lancement de saison :) et un bon épisode en général. On nous introduit un compte à rebours sur la vie de Ryoma, et on touche au but, et ça me serre un peu le cœur, mais j’estime que c’est une bonne chose. Je vous avoue aussi que je suis curieuse de voir comment va se dérouler la mort de Ryoma et à quel point elle signera la fin de la série ? C’est-à-dire que c’est évident que, le drama étant une biopic de Ryoma, il ne va pas rajouter une saison après sa mort, et je suppose qu’elle arrivera dans le dernier épisode, mais ce que je me demande c’est : au début ou à la fin de ce dernier épisode ? En clair, je me demande combien de temps durera l’épilogue. Après tout c’est un biopic de Ryoma mais aussi le récit de Yataro (peut-être) donc peut-être qu’il voudra parler un peu des autres personnages et du pays après la mort de Ryoma. On verra bien.

 

En attendant, passez une bonne semaine, les gens

 

 

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Hello hello les gens ! J’espère que vous allez tous bien

 

De mon côté (et je sens déjà Jodie lever les yeux au ciel), je m’excuse un peu, je tape cette update un chouïa en coup de vent. J’ai eu beaucoup à faire ce week-end (notamment on est allé ramasser des champignons, et pour une fois j’ai trouvé des trucs, dis donc !), plus que je pensais et j’ai eu moins de temps. Je vous avoue aussi que je ne me suis pas sentie très bien. Raideurs partout, j’ai mal chaque fois que je mange, déglutis, ou bois, tête qui tourne, toux violente (mais ça c'est très dans le thème de Ryomaden ! j'espère bientôt cracher du sang comme Shinsaku-sempai ) et comme ça m’angoisse je fais des crises d’angoisse pour aller avec tout cela, ce qui n’arrange rien (je m’excuse du coup si j’ai laissé passer plus de fautes que d’habitude, j’ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur quoi que ce soit). Bref, c’est pas la joie. Bon et aussi j’ai regardé l’épisode plus tard que d’habitude, parce que je regarde Love and Redemption en ce moment et que j’admets avoir eu du mal à décrocher. I’m sorry Ryoma ;A; Don’t be mad, bb ;A; I still like u ;A; Et surtout cette semaine en plus !

 

Mais oh là là, comment la fin de l’épisode m’a fait rire. Ryoma était tranquillement en train de parler et rire un peu avec Oryo, la tête sur ses cuisses, et là le narrateur nous balance « Ryoma sera assassiné dans dix mois, sinon ». DUDE XD Tu vas nous faire le compte à rebours à chaque épisode ? Laisse-moi profiter deux secondes de la scène de calme ! Mais du coup, ça m’a pas sapé le moral, ça m’a juste fait rigoler. C’est pas un mauvais procédé, en vrai, mais la surprise d’entendre cela sur cette scène a fait que… I’m sorry Ryoma ;A; Don’t be mad, bb ;A; I still like u ;A;

 

Et au passage, j’ai aussi été contente de toutes les scènes avec Oryo. C’est agréable de voir qu’elle est bad-ass avec une arme (même si on ne lui laisse pas beaucoup l’occasion de s’en servir en dehors de l’entrainement, mais c’est cool de savoir que si elle a à se défendre un jour, elle pourra) et surtout j’ai aimé voir son rapport avec Ryoma. C’était attendrissant de la voir se jeter dans ses bras, et je trouve qu’ils ont l’air bien ensemble. Ils font vraiment couple, ils ont l’air d’apprécier la présence l’un de l’autre et d’être confortables ensemble, donc ça m’a fait plaisir, même si la narration vient un peu tempérer les choses (en même temps, je peux causer : j’arrête pas de vous rappeler « il ne reste plus que dix épisodes oh là là », « plus qu’une saison, omg ! »… ET PLUS QUE HUIT A PRESENT, ET APRES RYOMA VA MOUUURIRRRR)

[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*

Hum, bref. J’étais aussi ravie de continuer à voir Omoto, et une Omoto loyale à Ryoma. A vrai dire, cette semaine… okay, c’est chelou, mais j’ai été presque touchée de voir les marchants protéger Ryoma ? En vrai, le marchant qui donne un toit à Ryoma parce que son QG a été saccagé (aw) le fait parce que c’est dans son intérêt, les marchants ayant bien senti le vent tourner (le bakufu est de plus en plus into le caca, et les français commencent visiblement à avoir de gros doutes)(au passage, toujours un plaisir d’avoir des « français » dans ce drama, ça me fait bien sourire à chaque fois), mais il a quand même aussi un peu d’affection pour Ryoma et Oryo, et c’est peut-être parce que Ryoma a grandi pour devenir un personnage que j’aime beaucoup ou peut-être parce que je sais qu’il va bientôt mourir (le drama est plutôt subtil sur la question, mais il ne peut pas tromper mes instincts de détective, je sens bien que Ryoma n’a plus beaucoup de temps… dix mois environ, je dirais, selon mon analyse poussée de la situation), mais voir les gens si énamourés de Ryoma ne m’agace plus, ça a plutôt tendance à m’émouvoir à présent.

 

Même Yataro qui passe son temps à s’exaspérer de l’existence entière de Ryoma, au fond, veut le protéger, et le supplie quasiment de ne pas rencontrer Goto Shojiro. Aw (et j’ai souri lorsque Ryoma surgit de derrière lui, lorsque Yataro crie qu’il en a ras le bol qu’on lui cause de Ryoma et qu’il ne veut plus en entendre parler, haha… le « oui ? WHAAAT !? » de Yataro était comique). Du reste, en parlant de Yataro, je vous disais la semaine dernière que j’espérais voir plus de scènes entre lui et Omoto, et j’étais donc toute contente qu’on ait droit à exactement cela dans cet épisode. J’ai beaucoup aimé la conversation entre ces deux personnages cette semaine ! J’aime ce que les acteurs font de leurs personnages, et on retrouve cette idée que Yataro se voit en Omoto (ils ont donné tous les deux, niveau père irresponsable, visiblement… et si Yataro était né femme, je me demande si son père aurait fini par le vendre quelque part), sauf que cette fois Yataro ne prend pas Omoto de haut (ce qui, finalement, relevait presque du mépris de son lui passé) mais la regarde avec compassion. Lorsqu’elle dit, entre deux sourires, que n’importe quel autre monde serait meilleur que celui dans lequel ils vivent actuellement, Yataro prend un ton très doux avec elle, et il a l’air sincèrement désolé et attristé d’entendre tout ce qu’elle a vécu jusqu’ici. C’est rare, finalement, qu’on voit un Yataro aussi doux. On l’a déjà vu faire preuve de compassion, bien entendu ! Mais de « douceur » c’est plus rare, et dans cet épisode le moment est bref, mais je l’ai trouvé d’autant plus marquant et touchant. D’autant qu’en face, la façon dont Aoi Yuu joue Omoto est parfaite. Son air parfois faussement détaché, le rire qu’elle force pour se protéger, mais son air triste et les larmes qu’elle essaie visiblement de retenir tandis qu’elle vide verre après verre de saké, et la pointe fugace de colère qu’on ressent vers la fin… Aoi Yuu est une excellente actrice, et ça se sent une fois de plus dans cet épisode. Bref, j’aime décidément beaucoup l’association de ces deux-là, et j’espère qu’on va en voir encore plus.

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Par contre, j’aime beaucoup Omoto, et ça m’a fait plaisir, quelque part, que Yataro lui demande d’être là pour la conversation Shojiro/Ryoma, parce que dans ma tête c’est un signe de confiance, mais on ne peut pas dire qu’elle ait réussi sa mission de rendre l’entretien moins tendu. Parce que bordayl, qu’est-ce qu’il était tendu o_o Et c’était super.

 

De toute façon, je ne pense pas qu’on aurait pu échapper à la tension, parce que d’un côté Goto Shojiro ne porte clairement pas Ryoma dans son cœur (et est-ce qu’il pense toujours que Ryoma a assassiné son oncle ? Il me semblait qu’Hanpeita avait corrigé le malentendu, non ? Mais il n’en reste pas moins que Ryoma a humilié Shojiro en pleine rue, et Shojiro ne me frappe pas comme étant le genre à bien supporter l’humiliation), et de l’autre il est le type qui a torturé Izo (les flash-backs étaient-ils bien nécessaires ? ;; je suis ravie de revoir Izo, mais ce ne sont pas les images que j’aurais choisies) et il a trempé dans sa mort et celle d’Hanpeita, donc Ryoma n’en est pas fan non plus (et ses copains aimeraient autant qu’il ne s’approche pas de Shojiro qu’ils voient comme un ennemi, et on ne saurait leur donner exactement tort). Ryoma, en stratège, sait que Satsuma et Chôshu vont avoir besoin de Tosa pour faire pression sur le bakufu et forcer le shogun à rendre le pouvoir à l’empereur, donc il fait fi de ses sentiments personnels, mais on ne risquait donc pas d’avoir un entretien détendu.

 

 

Mais j’adore quand Ryoma est sérieux et bad-ass comme ça. Le moment où il balance à Shojiro que s’il n’accepte pas son deal, alors le gouvernement de Tosa et Shojiro lui-même ne sont que de sombres imbéciles m’a rappelé celui où il avait insulté Kondo du Shinsengumi bien en face (épisode 32). L’assurance de Ryoma, son charisme et son refus de se laisser impressionner, me parlent énormément. Il a la même attitude que lorsqu’il était allé voir Glover et avait dévoilé tout son plan. C’est risqué ce qu’il tente, mais ça paye. Et il y a des tas de choses que j’ai aimées dans cette scène, dont, comme précédemment établi, l’assurance de Ryoma, puis le fait qu’il ouvre les portes pour dévoiler les hommes de Shojiro, risquant que ce soit pris comme une provocation, mais aussi le fait qu’il ait ses propres hommes sur place, parce que je trouve que ça lui donne une vraie aura de puissance (il n’est peut-être pas un seigneur mais il a sa propre force de frappe), et parce que ça montre aussi qu’il est venu préparé, pas juste sur une impulsion. Son « Je n’ai pas de temps à perdre à avoir peur » en réponse à « Tu es vraiment sans peur » de Shojiro est aussi un grand moment pour moi. Mais mon élément favori de cette interaction (avec l’image de tous les samurais levés, épées contre épées, avec un joli contraste noir/blanc) est la larme de Ryoma lorsqu’il pose sa dernière condition (il accepte que son organisation bosse avec Tosa du moment qu’ils soient sur un pied d’égalité avec le gouvernement de Tosa).

[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*

J’ai regardé cette larme plusieurs fois. Elle a tellement de significations potentielles ! Peut-être que c’est juste une expression de la tension sous laquelle est Ryoma. Peut-être est-ce une larme de victoire parce qu’il sent que les négociations ont réussi. Peut-être une larme de tristesse d’être en train de signer un pacte avec la personne qui a torturé son ami. Peut-être une larme d’espoir ? Je n’y vois aucune supplication c’est clair (et rah son sourire confiant juste après, lorsque le deal est fait *Mila fond*) mais je ne sais pas exactement ce que représente cette larme, c’est à chacun de décider, je suppose. Ce que je sais, en tous cas, c’est que c’est un plus émotionnel énorme à la scène, et que ça a l’air de décider Shojiro aussi. Parce que Ryoma le regarde en face, avec une sincérité telle qu’il n’essaie même pas de cacher son émotion (quelle qu’elle soit). Je trouve cette larme puissante et je suis contente qu’elle soit dans la scène.

 

Pardon, c’était un peu décousu comme update parce que je suis partie avec un plan bien plus flou que d’habitude, j’avais juste une liste très vague. Sur laquelle il reste :

 

• maintenant le kaentai va pouvoir réellement décoller ! Le travelogue en parle à la fin, mais Yataro va devenir leur comptable, et à vrai dire je suis assez excitée à l’idée de regarder Ryoma et Yataro travailler ensemble ! (plus de Omoto aussi, plize ? et Oryo ;;)

 

• nettement moins excitée à l’idée de voir ce qui va arriver à Shinsaku la semaine prochaine. Je voudrais pas piquer le job de la narration, mais ça m’étonnerait qu’il reste beaucoup de temps à Shinsaku et je suis triste.

 

• on a un nouvel animal ! Une tortue à carapace molle. Je vous avoue que ces animaux me stressent un peu, j’ai l’impression de voir une tortue beaucoup trop vulnérable, mais néanmoins, yay, plus de monde pour la ménagerie ! (par contre, pas fan de la façon dont elle est transportée :( pauvre tortue, ça ne doit pas être agréable du tout)

 

Et voilà les gens :)

 

C’est tout pour cette semaine.

 

Comme à chaque fois, ça a fini un peu plus long que j’aurais cru, MAIS BON.

(et je pourrais éditer pour enlever le « oh là là ça va être court cette semaine » du début, mais j’ai décidé que non, voilà).

 

Bonne semaine les gens

 

 

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Salut les gens ! Votre week-end s’est bien passé ? De mon côté, je peux à nouveau manger normalement, donc yay, la vie est belle, je suis contente. Je vais manger du gâteau pour célébrer le fait que je puisse manger du gâteau à nouveau. L’angoisse, elle, n’est pas passée, mais au moins je peux manger et ça améliore *grandement* mon humeur (même si du coup j’ai découvert des soupes cools, et enfin goûté du gaspacho, donc il y a eu de bonnes retombées quand même).

 

Par contre vous savez ce qui n’est pas bon pour mon humeur ? Cet épisode de Ryomaden :D

 

En plus, je me suis rajouté de la souffrance pas nécessaire, parce que je sais pas comment je me suis démerdée mais quand j’ai lancé l’épisode, j’ai pas commencé par le début. Mon épisode s’est lancé sur la scène où Yataro essaie de marchander l’utilisation d’un bateau, puis il a enchainé sur la scène entre Ryoma et Shinsaku sur la plage, et j’étais en mode « waouh, ils perdent pas de temps », mais plus les minutes avançaient et plus mes yeux s’embuaient, plus dans un coin de ma tête je me disais « quand même, c’est chelou, normalement il devrait déjà y avoir eu le générique, non ? ». Donc j’ai fini par vérifier, et effectivement j’étais en train de regarder l’épisode dans le désordre. Du coup, j’ai eu le bonheur de retourner au début mais d’avoir commencé par une scène qui m’a pété le cœur, tout ça pour la vivre une seconde fois… yaaay… ;;

 

De toute façon cet épisode, il m’a rendue triste, forcément. Donc voici une liste des choses que j’en ai retenues, de la moins triste à la plus triste :

 

• Le kaientai existe officiellement yay ! Ca, c’est pas triste du tout. On a le nom, on a la philosophie, la mission, le drapeau, et les règles, qui ressemblent en effet bien à du Ryoma : camaraderie et pas de harakiri. Je suis également contente de voir Yataro bosser avec eux, même si haha, le pauvre, à peine arrivé, le voilà déjà surchargé. Et je l’envie pas, et les autres semblent bien irresponsables, du coup, mais Yataro est à la hauteur, et à vrai dire, ça m’a l’air d’être quelqu’un qui bosse bien dans l’urgence, sans doute parce qu’il me donne un sentiment d’être un peu speed lui-même. Impatient, quoi. Le kaientai est entre de bonnes mains, et cela me fait plaisir de voir ces gens bosser ensemble.

 

 

• Pas triste non plus, il y a eu plusieurs retrouvailles dans ces épisodes. On a revu Miyoshi Shinzo (le garde du corps qui a aidé à sauver la vie de Ryoma lors de l’attaque du Teradaya) et ça m’a fait plaisir, et est également réapparu Nakaoka, qu’honnêtement je n’aurais pas replacé de moi-même sans le rappel du drama, mais donc a priori c’était le type qui était venu chercher Ryoma au teradaya dans l’épisode 32. C’est un copain, donc, mais un copain plutôt agité, qui lui aussi aimerait bien guerroyer contre le bakufu et ne croit pas trop à la version pacifique de Ryoma, à l’instar de Kido. Encore que Kido… du coup, y a une pointe de tristesse, mais lorsque Ryoma et Kido discutent du temps qu’il reste à Shinsaku, Ryoma dit à Kido que ce que veut voir Shinsaku c’est le renouveau du pays, et Kido crie et pleure que le moyen le plus rapide de faire cela, c’est l’option guerrière. Je ne doute pas que Kido ne croit pas à la solution de Ryoma de toute façon, d’autant que son opposition ne date pas de l’aggravation de la condition de Shinsaku, mais cette scène donne le sentiment que Kido veut aussi choisir la méthode la plus rapide parce qu’il veut que son ami puisse voir le résultat avant de mourir, et je suis triste okay ;A;

[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*

• Cela me fait aussi de la peine que Ryoma doive éloigner Oryo pour la protéger ;_ ; J’espère qu’on va continuer à la voir régulièrement quand même.

 

Mais bien sûr, la vraie tristesse de cet épisode, c’est la mort de Shinsaku. Et on va pas se mentir, les persos chialaient et je chialais un peu avec eux, chose toute sensible que je suis. C’était l’inverse de la mort de Chojiro (à laquelle je pense encore, je t’ai pas oublié, Chojiro ;A;) qui était subite et inattendue, alors que là, au contraire, c’est venu progressivement et on a regardé le personnage se faire de plus en plus faible physiquement. On avait aussi vu les morts d’Izo et Hanpeita venir de loin, mais leurs morts à eux avaient un parfum presque de délivrance, parce qu’il fallait que quelque chose mette fin à leur torture. Ca rendait pas leur mort moins tragique, et c’était surtout le montage qui avait rendu le moment moins percutant pour moi, mais j’avais déjà chialé et fait mes adieux avant leur mort elle-même, on va dire. Voir Shinsaku crier-pleurer-rire-pleurer sur la plage… ça dresse le portrait d’un homme qui n’est pas prêt du tout à mourir. Il a beau essayer de parfois prétendre le contraire, on peut sentir toute sa frustration et sa tristesse de laisser ses proches et ses rêves derrière lui et je l’ai mal vécu.

 

Sa mort dans l’épisode se déroule en plusieurs étapes.

 

On le revoit cracher du sang, il y a l’altercation avec Kido, et puis les anciens membres du kiheitai qui viennent lui rendre visite dans une scène qui semble un peu forcée mais qui, néanmoins, montre que Shinsaku est quelqu’un d’apprécié, et donc même si le timing parait artificiel, ça m’a fait chaud au cœur parce que je suis un marshmallow, un peu, dans la vie.

 

Après cela, on a la scène sur la plage par laquelle, moi, j’ai techniquement commencé. Que j’ai vue deux fois, du coup, et qui m’a foutu les larmes aux yeux les deux fois. C’est dur, je trouve, de regarder Shinsaku peiner à marcher sans l’aide de Ryoma. C’était un type très physique, un guerrier, et le voir pouvoir à peine mettre un pied devant l’autre, ça serre le cœur.  Ryoma se met à complimenter Shinsaku pour la création du kiheitai, et entre la musique, et le visage de Shinsaku qui a l’air à deux doigts de pleurer, je sentais déjà bien les larmes monter.

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J’aime aussi beaucoup que tout cela se déroule sur la plage, même si ça rend toute la scène d’autant plus triste. Shinsaku et Ryoma ont tous les deux un lien à l’océan. Shinsaku a forgé ses idées en Chine, il est devenu qui il est devenu parce qu’il a traversé l’océan, et il voulait le traverser à nouveau avant que la maladie et les obligations l’en empêchent. En regardant cette scène, j’ai repensé à la fin des Passagers du Vent. Je n’ai pas relu cette série de BDs depuis une dizaine d’années, mais je me souviens nettement qu’à la fin, l’héroïne parle de la mer qui sait si bien donner, mais aussi si bien reprendre. C’est à cela que j’ai pensé en regardant Shinsaku, pieds nus dans le va et viens de l’écume. Un homme qui s’est construit en traversant la mer et qui s’apprête à y retourner (et il meurt sur cette même plage) mais de façon plus symbolique (d’ailleurs, lorsqu’il dit -au bord des larmes mais en forçant un rire, tandis que Ryoma a les lèvres qui tremblent aussi- qu’il va aller boire son saké et jouer de son shamisen dans « cet autre monde », c’est bien la mer qu’il pointe de sa canne). C’est très doux-amer (d’autant que la mer symbolise aussi les regrets de Shinsaku, ce qu’il n’a pas pu accomplir), tout le monde a les larmes aux yeux, j’ai les larmes aux yeux, bref c’est la fête des larmes.

 

 

Notons aussi que Ryoma a les pieds dans cette même mer… et on sait qu’il ne lui reste pas beaucoup de temps non plus vu que le narrateur n’arrête pas de nous le rappeler. D’ailleurs, pardon mais ça continue d’avoir un effet comique sur moi, parce qu’à la fin (après que Shinsaku a pu jouer une dernière fois de son shamisen avec les gens qui l’aiment, que Ryoma a mis le drapeau du kiheitai sur son bateau et que la musique m’a explosé le cœur autant que possible) on voit Shinsaku ouvrir les bras comme s’il voulait étreindre cet horizon qui lui échappe mais vers lequel il a envoyé Ryoma en lui confiant ses rêves, et il se met à pleurer, puis rire, puis pleurer, déversant toute sa frustration, ses espoirs ses regrets, afin d’enfin mourir, les genoux dans l’eau, et là, la narration nous sort que Shinsaku est mort mais que son esprit va en gros survivre en Ryoma… tout cela pour suivre ça d’un « Plus que sept mois avant l’assassinat de Ryoma » X’D Du coup il va survivre longtemps, l’esprit de Shinsaku, tiens :’D

 

Mais c’était quand même une scène de mort très bien effectuée.

 

Et j’ai aussi aimé le dialogue avec Oryo, où Ryoma se demande si les gens meurent parce que l’univers a décidé que leur rôle était terminé, et Oryo répond que peut-être mais que la mort n’est pas vraiment la fin, parce que lorsque quelqu’un meurt, les gens qui reprennent les idées et les valeurs de cette personne font de sa mort un début. La narration y fait plusieurs fois écho, sans oublier le travelogue qui nous montre sa statue et se conclu en nous disant que l’esprit de Shinsaku s’est transmis à ceux qui allaient construire le nouveau Japon. Et quand on y pense, Ryomaden, la série elle-même, continue de faire vivre tous ces gens. Certes, en les dépeignant à sa façon, et pas toujours avec exactitude historique, mais néanmoins.

 

Enfin voilà : plus que 7 épisodes et plus que 7 mois.

 

:(

 

 

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Hey, les gens ! et Ilu et Jodie en particulier ! Comment allez-vous ? La chaleur ne vous tue pas trop ? Tout va bien ? Votre semaine s’est bien passée ? Vous arrivez à vous reposer ? Vous avez aimé l’épisode 42 de Ryomaden ? Parce que moi, oui, beaucoup.

 

Mais…

 

*se prépare à sortir sa catchphrase*

 

*Jodie, tiens-toi prête, okay ?*

 

 

 

 

 

Ça va être un peu court cette semaine.

 

 

 

 

 

Okay, à ce stade, je l’écris surtout pour faire sourire Jodie, mais sans déconner, pour de vrai, j’écris cette phrase-là après avoir écrit le reste de l’update et cette semaine ça va réellement être plutôt court, parce que…. Je sais pas ? J’ai beaucoup aimé regarder l’épisode (cette saison enchaine les bons épisodes, de toute façon !) mais quand j’ai fait le plan, je n’avais simplement pas grand-chose à raconter. Ça ne signifie pas qu’il n’y aurait rien à dire ! Ca vient de moi, j’étais juste apparemment pas aussi inspirée cette semaine, mais voici quatre trucs que j’ai kiffés dans l’épisode 42 de Ryomaden (dans aucun ordre en particulier)

 

1 – Yataro : J’ai oublié de le dire dans les épisodes précédents, alors avant d’oublier, je le dis maintenant : j’aime beaucoup le changement de garde-robe de Yataro ! On sent qu’il y a eu un glow-up, et honnêtement je trouve juste son look très classe. Je suis également heureuse de constater qu’il se fait de plus en plus respecter des autres marchands, et qu’il remporte de plus en plus de victoires. Certes, le bateau qu’il avait loué a coulé, mais c’est pas sa faute, et il a réussi à faire passer une compensation largement supérieure à celle que Ryoma avait en tête, si bien que maintenant il a droit au suffixe « sama » ! Ce n’est pas une surprise que Yataro réussisse, parce qu’on sait ce qu’il va devenir, mais il en a tellement sué, que ça fait plaisir à voir. Et puis j’étais contente de le voir coopérer avec les autres, même s’il n’avait pas l’air aussi ravi que moi.

 

 

Haha.

 

2 - Ryoma qui négocie : J’adore regarder Ryoma négocier… J’étais triste que leur navire coule si vite, c’était un sacré coup dur et ça aurait pu leur être fatal, mais du coup on a pu voir Ryoma négocier,et… Je l’ai déjà dit, il me semble, mais ce sont les moments où il brille le plus, j’adore le voir sourire quand il sent qu’il va poser une carte qui va niquer l’adversaire, j’adore son aplomb. Et je note qu’il attaque souvent les gens au même endroit, finalement : l’égo. Pour mettre Goto Chojiro dans sa poche il y a quelques épisodes, il lui avait sorti que si Tosa ne suivait pas le mouvement, ils seraient idiots. Là, il fait encore un coup du genre en disant à Kishu que s’ils ne respectent pas les lois maritimes mondiales, ils seront moqués et vus comme des sauvages par le reste du monde. Et pour forcer les négociations à reprendre, Ryoma a cherché l’aide d’Omoto pour faire se répandre une chanson ridiculisant Kishu. Par ailleurs, quand il doit convaincre Chojiro de le laisser mener les négociations, à chaque fois c’est le même genre de tactique : il parle de la postérité et de ce qu’elle pensera de Chojiro et Tosa. Même à la fin, contre les assassins, Ryoma, certes, gagne le combat physique, mais le termine surtout en leur foutant la honte et se moquant d’eux.

 

Ryoma est quelqu’un qui a de la fierté lui-même, mais en général (du moins, je trouve), il a tendance à la mettre de côté quand il faut, et l’adaptabilité, la curiosité, l’envie d’apprendre, et le sens pratique font partie de ses qualités. Face à des gens bien plus attachés à leur fierté, il est donc capable de taper là où ça fait mal.

 

 

Et j’ai aussi aimé voir qu’il pense à l’avenir. Lorsqu’il présente ses arguments pour négocier et obtenir gain de cause, un de ces arguments est que le Japon va connaître de plus en plus de ces incidents et qu’il est important de créer le bon précédent. C’est juste une preuve de plus que Ryoma planifie de plus en plus et a beaucoup évolué, dans le bon sens, depuis le début de la série. Ça fait juste plaisir à voir :)

 

Par contre je sais pas si ça vous fait cela à vous, mais entendre tout le monde appeler Ryoma « Saidani Umetarou », ça me fait bizarre, haha. Oh et au passage, je l’avais pas dit, mais il y avait un passage sur cet alias dans mon livre sur Ryoma. La famille Sakamoto n’était pas native de Tosa, et ils étaient marchands. Ils s’étaient réfugiés à Tosa parce que Yamashiro (d’où ils venaient) était en proie aux conflits. Une branche de la famille est partie pour Kouchi en 1666 où elle a ouverte une boutique, la « boutique Saidani », et le reste est resté à Tosa et en 1771, une branche de la famille a obtenu le statut de kashi. Et 64 ans plus tard, Ryoma est né. Le pseudonyme Saidani, du coup, est une référence aux origines marchandes de la famille de Ryoma (ce qui est plutôt approprié vu les activités du Kaientai. En revanche, je ne sais pas pourquoi la boutique s’appelait « Saitani » 

 

3 - La scène avec Omoto à la fin : J’ai juste vraiment bien aimé cette scène en haut de la falaise entre eux.

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Omoto ne semble plus avoir aucune amertume vis-à-vis du mariage de Ryoma, en qui elle place ses espoirs pour un monde meilleur, et ça m’a touchée de voir que Ryoma lui répète qu’elle n’a rien fait de mal, et ne respecte plus juste sa foi comme un secret à garder mais la présente sous un jour positif ? Je sais pas, en tant qu’amis je les aime vraiment bien, et je suis toujours aussi ravie qu’on continue de voir Omoto et qu’elle continue d’avoir un rôle à jouer. J’ai été un peu surprise qu’elle refuse l’argent, parce qu’elle a quand même sans doute encore pour projet de se libérer, mais à la fois j’ai trouvé cela émouvant : elle espionnait pour le bakufu pour l’argent, mais elle aide Ryoma par convictions (même si ça empêcherait pas de prendre l’argent, mais bon, ça rend les choses claires comme ça).

 

4 - Cette expression:

 

 

Voilà.

 

Comme je disais : petite semaine, niveau écriture^^ Mais très bonne semaine niveau drama, et j’ai hâte de voir la suite, les gens ! On va retrouver Kondo du Shinsengumi donc nul doute qu’une certaine tension sera au rendez-vous (et plus que six mois avant la mort de Ryoma, les gens ! Six mois, six épisodes… je me demande si chaque épisode va couvrir un mois, du coup ? En plus cette semaine, on avait même un décompte des jours, et c’était plus pour nous montrer l’évolution des négociations, mais ça appuyait aussi sur l’aspect compte à rebours, je trouve), et on va assister à la conception des huit propositions de Ryoma pour le nouveau gouvernement (une fois que le pouvoir aura été restitué à l’empereur) qui ont servi d’inspiration à la future constitution du gouvernement Meiji ! Sacré programme donc :D Yay !

 

 

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Salut les gens ! Comment ça va ? Cool, votre vie ? Et cet épisode de Ryomaden ? Pour ma part, je l’ai bien vécu, c’était encore un bon épisode, et je suis contente de voir tout progresse. En plus, de façon complètement égocentrique, je ressens le même boost d’égo qu’au début de la série, parce que je me souviens avoir lu sur tout ce qu’il se passe dans ces derniers épisodes, donc j’ai l’impression d’avoir de la culture et tout :’D L’association de Yataro à Glover, l’élaboration du plan en huit points sur lequel la constitution de Meiji se basera grandement, et puis (les semaines précédentes) le naufrage du premier navire du kaientai, et (cette semaine) Yataro qui réalise la dette que Goto a contractée et qu’il doit à présent gérer (car oui, au fait : Yataro avait bien été mis en charge des finances du kaientai donc on est entrés dans la partie du drama où, historiquement, Yataro avait effectivement rencontré Ryoma… et du reste, d’après mon livre, c’était vrai aussi que Yataro n’approuvait pas beaucoup des agissements de Ryoma et que le premier réfléchissait plus en marchand et termes de profits, tandis que l’autre avait des ambitions plus politiques pour son kaientai). Bref j’ai l’impression de savoir des choses, et comme c’est assez rare, je savoure à nouveau :’D

 

Par contre, je me sens un peu coupable, parce que je ne sais pas si c’est parce que j’ai déjà beaucoup parlé de Ryomaden (j’en suis à 129 pages et 81 762 mots au moment où je tape cette parenthèse) mais j’ai moins de choses à dire ces derniers temps. Je me sens obligée de le dire à chaque fois : ce n’est pas par manque d’intérêt pour le drama, la saison 4 est clairement la meilleure à mes yeux. Encore que je ne sais pas si c’est qu’elle est meilleure que les autres (j’argumenterais cela dit qu’elle est certainement meilleure que la première qui, tout en étant bonne, survolait trop de choses) ou si c’est juste une question de « elle arrive sur les bases du reste ». Genre si vous construisez une église, vous pouvez dire « ah le clocher est la partie la plus jolie donc c’est la meilleure partie », mais bon le clocher ne tiendrait pas s’il n’y avait pas les murs dessous. C’est une image pourrie, mais vous voyez ce que je veux dire… je pense ?

 

Bref, mon intérêt pour Ryomadan n’a pas faibli, il grandit même (malgré mon anticipation de la mort de Ryoma… plus que six mois, les gens, et Ryoma n’a pas l’air de redouter sa fin, parce que d’après lui faire quoi que ce soit de valeur, c’est se faire une cible, et il ne faut pas en avoir peur si on veut faire progresser les choses, mais moi je veux pas qu’il meure…).

 

Mais néanmoins, je n’ai qu’une série de petites observations, la plupart sans aucune importance, à faire sur cet épisode. Oh well. Faisons cela !

 

 

 

Observations sans importance

 

• le plan de Yamauchi Yodo qui a mal aux dents juste avant le générique était chelou. C’est si furtif, et sans beaucoup de contexte, que sur le moment j’ai pas compris, haha. Bon après ça revient, et c’est une façon aussi de montrer son stress face à des négociations qui se passent mal, mais l’insertion juste avant le générique était étrange. Du moins, j’ai trouvé.

 

 

• en voyant ce plan de Yataro :

 

 

J’ai fortement repensé au personnage de l’acteur dans le premier film (live-action) Rurouni Kenshin.

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Pour rappel (ou information, s’il y a des gens qui n’ont pas vu ce film), le premier film Kenshin se déroule au commencement de l’ère Meiji, donc après la restitution du pouvoir à l’empereur (et après la mort de Ryoma… tristesse), et dedans Kagawa Teruyuki joue un riche homme d’affaires qui a fait sa fortune pendant le bakumatsu. Et même si sa maison immense est différente de celle de Yataro post-fortune, je ne peux pas m’empêcher d’y penser.

 

(Ryomaden à gauche, Kenshin à droite)

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Le personnage du manga n’a probablement rien à voir avec Yataro (je ne l’ai pas lu), mais je me demande si, quand Otomo Keishi préparait l’adaptation, il a pensé à Kagawa Teruyuki à cause de son boulot dans Ryomaden, et j’ai l’impression de voir une origin story à l’antagoniste principal du premier volet Kenshin, haha.

 

• Yay, Ryoma a soigné le racisme de Glover ! … okay, okay, c’est pas vrai, c’est plus que : « Ryoma et ses compagnons qui se battent pour l’avenir de leur pays sans penser à leur propre gain (au-delà du gain de vivre dans un pays meilleur) a inspiré du respect à Glover, qui ne prend plus le Japon pour une île de simplets sans avenir, même si ça ne va pas l’empêcher de profiter de la guerre imminente pour se faire un max de thunes, tout en apprenant à Yataro à faire de même, et du reste le ‘racisme’ ne se guérit pas d’un coup de baguette, il s‘est juste débarrassé d’UN de ses préjugés »… mais ça sonnait moins drôle et ça faisait sembler moins magique, écrit comme ça ;;

 

• Dans cette scène (cliquez sur l'image pour la voir en plus grand) :

 

 

Je trouve que Ryoma a l’air habillé de façon très moderne, finalement. Il a juste l’air d’être en débardeur et pantalon, et ça presque fait bizarre de le voir comme ça… Aussi, hum, il est bien sexy, notre Ryoma, sapé comme ça, non ? Avec ses bras à l’air, je le trouve très joli à regarder **

 

• aw, Ryoma a la photo du kaientai sur son bureau et, si je dis pas de bêtise, c’est celle avec Chojiro dessus mon cœur est ravi.

 

 

• j’ai ri lors de l’altercation avec le shinsengumi. En soi, ça craint que Kondo ait retrouvé la trace de Ryoma, ça pue pour notre licorne, mais déjà je suis contente que Ryoma s’en soit en partie sorti grâce au pistolet offert par Shinsaku (yay !) mais aussi, il y a ce moment où Nakaoka vient aider nos deux samurais en mauvaise position, et il est en mode « yay, ça a l’air fun », tel un personnage de film d’action, et Ryoma s’insurge (en lui faisant les gros yeux) « c’est pas fun du tout, wtf ». Je sais pas pourquoi, mais ça m’a fait rire. C’est aussi encore une façon pour le drama de nous rappeler qu’on ne regarde pas un film d’action mais une histoire dans laquelle les personnages jouent leur vie, pour de vrai, si bien que les combats ne sont pas divertissants, mais de vrais risques… mais surtout la réponse outrée de Ryoma m’a fait rire :’D

 

 

• je vous avais dit, dans l’épisode 36, alors que Ryoma pensait mourir sur son toit après l’attaque du Teradaya, que ça m’avait plaisir qu’il pense à sa mère avant de mourir. Plus précisément (histoire de me citer) je disais :

 

J’ai aimé, en fait, que ses pensées reviennent à sa famille, et plus particulièrement à sa mère. […] Parce que quand on y pense, finalement, les deux personnes qui ont planté les graines les plus importantes de qui deviendrait Ryoma sont probablement sa mère et sa grande sœur. […] Alors que son père et son frère entendaient le « redresser » pour qu’il fasse honneur à la famille de Sakomoto, sa mère lui disait déjà qu’il n’était pas inepte, et qu’il deviendrait quelqu’un d’exceptionnel. La façon dont elle l’a protégée des joshis a été un moment absolument crucial dans la vie de Ryoma, parce que c’est le moment où il a compris qu’un changement était possible. Comme il dit à Yataro dans l’épisode 1 « Si ma mère peut pousser un joshi à changer, alors Tosa… un jour, Tosa changera aussi ». A l’époque il ne voyait encore que Tosa, mais ça a vraiment planté dans sa tête l’idée que les choses pouvaient s’améliorer, qu’on pouvait combattre les inégalités, et pas forcément via la violence.

 

Ici, Ryoma liste les points de son plan et, à chaque fois, il crédite les personnes qui l’ont inspiré, dont il a tiré ses idées (et ça m’a étonnement attendrie ? au-delà du fait que ça permet de citer des tas de personnages qu’on a perdus, du genre Shinsaku, Hanpeita, Katsu Rintaro… bon et on n’a pas perdu Kido, mais mettons le dans la liste… au-delà de cela, je trouve juste ça touchant de voir Ryoma parler de ses influences comme cela -beaucoup de ces influences étant des amis- et dire qu’il a tenté de retranscrire leurs idées « avec ses propres mots ». Il y a un respect et une reconnaissance là-dedans qui m’ont émue, et je trouve cela beau, aussi, que -pour les amis disparus en particulier- Ryoma tâche de faire vivre leurs idées). A la fin de son explication, la dernière personne qu’il cite est sa mère. Pas en tant qu’inspiration pour des points précis du plan, mais c’est la dernière personne qu’il crédite pour, finalement, le fondement même de sa philosophie. Ça m’émeut le kokoro, okay, les gens ;A;

 

Bon et, donc, on a le plan de Ryoma (qui a aussitôt enthousiasmé Goto, et argh, je lui en veux toujours mais j’admets que ça me plait de le voir bosser avec Ryoma), avec huit points :

 

1/ le pouvoir doit être restitué à l’Empereur.

2/ une chambre haute et une chambre basse doivent être créée pour débattre des décisions politiques nationales, prises en fonction de la majorité.

3/ tout le monde doit pouvoir participer au gouvernement, indépendamment de leur statut social, et les vieux titres obsolètes doivent être abolis.

4/ les affaires étrangères doivent être conduites de façon appropriée en suivant l’avis de l’opinion générale, avec de nouveaux traités plus équitables entre pays.

5/ il faut créer une garde impériale dédiée à protéger l’Empereur.

6/ Il faut étendre la flotte japonaise.

7/ la valeur des biens et de l’argent doit être réévaluée pour correspondre à leurs valeurs dans les autres pays.

8/ les vieilles lois et les vieilles règles doivent être abandonnées et d’autres plus appropriées et un nouveau code national doivent être créés.

 

Mon livre les met dans un ordre différent, mais sinon ça correspond. Cela dit, ce n’est pas la version finale. Ryoma a retravaillé son plan plusieurs fois, et la dernière version est un peu différente, bien qu’elle reprenne quand même les mêmes grandes idées : renforcer la flotte (et l’armée), refaire les règles, rendre le pouvoir à l’Empereur et le protéger, offrir des opportunités de participer au gouvernement même à ceux ayant un petit statut social, s’orienter vers un système plus démocratique, permettre des relations internationales plus équitables. Mais on y viendra quand on y viendra^^

 

 

En tous cas, c’est tout pour cette semaine :D

 

La semaine prochaine, on va avoir un épisode centré en grande partie sur Omoto, semble-t-il, donc j’ai hâte !!

 

Je vous souhaite une bonne semaine les gens

 

 

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Hello les gens ! Comment allez-vous ? :) Vos vies se continuent bien ? Cette semaine, l’épisode de Ryomaden était intense, non ? Bon, pour moi, il a été un chouïa « gâché ». Enfin… pas vraiment, j’ai beaucoup aimé l’épisode, mais quelqu’un a sonné à la porte au milieu, puis je m’y suis remise et quelqu’un m’a appelée, et je m’y suis remise et on m’a encore interrompue, donc y a mieux pour l’immersion, on va dire. Cela dit, au moins, aucune de ces interruptions n’a eu lieu pendant mes scènes favorites de cet épisode. Ou est-ce que ce sont mes scènes favorites parce que ce sont celles que j’ai pu vivre pleinement, sans interruption ? mmh… Mais aussi elles étaient riches en émotion, tout simplement. Cela dit, je commence par le reste.

 

 

1. Le reste

 

• visiblement les tentatives de Goto de convaincre Yamauchi Yodo d’écrire un appel à la restitution du pouvoir à l’empereur ne s’avèrent pas bien concluantes (je n’ai rien à commenter sur la question… des fois j’écris juste les trucs pour que, plus tard, si je relis mes articles, je sache où on en est dans l’histoire. Je ne fais pas de vraies récaps à la Dramabeans, mais j’ai une mémoire de merde donc j’aurai besoin de repères pour quand je serai bien vieille, au soir à la chandelle, assise auprès du feu, relisant mes écrits.)

 

•  haha, j’adore la façon d’enquêter du kaientai, qui consiste à aborder les gens et les secouer en leur criant dessus. Dans un contexte actuel, surtout si c’était la police, ce serait pas drôle, mais là je trouve cela amusant dans le contexte de personnages dont le mode de dialogue, en général, est de crier. La délicatesse, c’est vraiment, vraiment pas leur fort.

 

• on va enfin revoir Oryo la semaine prochaine ! Je suis contente

 

• j’étais toute contente, aussi, de voir Ryoma et Yataro travailler ensemble, une fois de plus… mais du coup, ça a rendu ce qui a suivi d’autant plus douloureux, quelque part.

 

 

 

2. Yataro

 

La première scène de cet épisode à m’avoir fait un gros coup au cœur est celle sous la pluie où Yataro demande à Ryoma de se laisser arrêter et de disparaître de sa vie pour de bon.

 

 

Cette semaine, donc (pour le futur-moi qui lit ces lignes), on a eu droit à l’affaire « Icarus ». C’est-à-dire que deux marins anglais qui appartenaient à l’équipage de l’HMS Icarus (au passage j’ai fini par googlé ce que voulait dire « HMS » et ça veut dire « Her Majesty’s Ship », ça faisait jamais que deux décennies que je me posais la question sans avoir jamais cherché, paresseuse que je suis) ont été tué par des samurais habillés de blanc. Et le drama arrange un peu la timeline pour le coup, parce que le kaientai avait effectivement suspecté les hommes du kaientai (pas juste à cause des habits mais à cause aussi du timing d’un bateau du kaientai, qui était parti le lendemain matin du meurtre tout cela pour revenir le soir-même, poussant le consulat britannique à penser que le bateau avait était utilisé pour évacuer les coupables, et aussi parce que des hommes du kaientai avaient été vus dans le coin ce soir-là), et la situation est devenue très complexe (j’en dis pas trop là-dessus, parce que je pense que beaucoup de choses que raconte mon livre vont se dérouler dans l’épisode prochain) mais les coupables qui sont identifiés dans cet épisode, en vérité, ont été identifiés un an plus tard. Donc historiquement, si j’ai bien compris mon bouquin, les coupables n’ont été trouvés qu’après la mort de Ryoma (qui n’a plus que trois mois à vivre, comme nous le rappelle gentiment le drama). Bon cela dit, c’est pas la première fois que Ryomaden arrange un peu la timeline. Mais en tous cas, c’est un nouveau coup dur et Yataro il en a ras le bol. Chaque fois que tout semble aller bien, un truc coince à nouveau, que ce soit un bateau qui coule, des dettes qui lui tombent sur la gueule, ou ça. Mais la goutte d’eau qui fait déborder le vase, c’est qu’Omoto devienne une cible à son tour, je crois bien.

 

Ca m’a rendue très triste de voir Yataro rejeter Ryoma de la sorte, surtout que je l’ai trouvé assez injuste, mais par contre ça m’a un peu rendue heureuse de voir Yataro s’en faire pour Omoto. On avait déjà vu dans un épisode précédent qu’il ressentait de la sympathie et de la camaraderie pour elle, et vous savez à quel point j’avais aimé leurs scènes, donc le voir être inquiet pour la jeune femme… ça m’a fait du bien au cœur. En partie il se met sans doute en colère parce qu’il se reconnait en Omoto donc la voir « échouer » c’est comme se voir échouer lui, mais je crois aussi que Yataro avait sincèrement envie de la voir réussir et être heureuse, ça devait lui tenir à cœur, et ça m’a touchée.

 

Mais en majeure partie, cette scène m’a rendue très triste. Je me demande pourquoi à ce point ? Bien sûr, il y a la mise en scène : la pluie qui tombe sur les personnages, le peu de musique qui fait se concentrer sur les mots que Yataro crache au visage de Ryoma, la teinte légèrement rouge dramatique de la scène. Mais je crois qu’il y a trois choses en particulier qui me faisaient du mal :

 

• le fait que tout semble très injuste, parce que dans cette situation, Ryoma n’a rien fait de mal, mais il doit certainement malgré tout déjà s’en vouloir à mort, donc voir Yataro en rajouter, dire à Ryoma qu’il gâche la vie des gens autour de lui, c’était dur. Et le jeu des acteurs est très bon. Ryoma a l’air sur le point de pleurer, Yataro aussi. Et j’aime toujours quand Kagawa Teruyuki (Yataro, donc) se fait plus sérieux. C’est pas que Yataro ne soit pas un personnage sérieux et n’ait pas déjà eu des tas de scènes dramatiques, mais il y a des moments dans le drama où on sent que quelque chose est différent (et Ryoma le sent aussi : il répond souvent aux reproches de Yataro par le rire, mais là, il ne rit pas du tout) et la performance de Kagawa Teruyuki prend une autre nuance, il surjoue moins, et ça a toujours un impact. Le premier exemple de ça (et, vous voyez, 40 épisodes plus tard, j’y pense toujours) avait été quand il avait expliqué à Ryoma son privilège. Quand les personnages sortent de leur côté « amitié récalcitrante/rivalité amusante » et que les deux acteurs se font face avec intensité dramatique, ça fonctionne vraiment pour moi.

[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*

• de tous les personnages avec lesquels on a commencé la série autour de Ryoma, Yataro est probablement un des seuls qu’il nous reste ?  A ce stade, c’est une des seules relations/amitiés de son enfance que Ryoma a encore, et même si c’est une amitié qui va plus dans un sens que dans l’autre, ça fait d’autant plus de peine de voir Ryoma être rejeté de la sorte. Il a perdu beaucoup de monde le long du drama, donc le voir perdre quelqu’un de plus (deux personnes de plus, si on compte Omoto), c’est juste triste.

 

• Ryoma va bientôt mourir. C’est bientôt la fin de la série, et on nous le rappelle sans arrêt : Ryoma n’a plus que quelques mois à vivre. Ce qui signifie que chaque interaction qu’il a avec les gens pourrait être sa dernière. D’ailleurs, je suis contente à l’idée de retrouver Oryo la semaine prochaine, mais que l’épisode s’appelle « Les vacances/le repos de Ryoma », quelques épisodes avant sa mort, ça m’emplit déjà de mélancolie, parce que j’ai l’impression qu’on va voir son dernier moment de sérénité avec Oryo avant la fin. Et, oui, toutes ses grandes scènes avec les gens de sa vie ont ce petit côté « et si c’était leurs derniers moments ensemble ? », or l’idée que cette interaction-là puisse être la dernière entre Yataro et Ryoma me fait du mal. Je me suis vraiment attachée à Ryoma, et je sais qu’au début je pestais que tout le monde succombe au charme de la licorne magique, mais maintenant que j’y ai succombé aussi, puisqu’il faut qu’il meure, je veux au moins qu’il meure en sachant que tous les gens qu’il aime l’aiment aussi.

 

Ca fait un peu écho à ce que je disais sur Izo:

 

Quand Izo a été arrêté, dans l’épisode 22, je vous disais : « Ma mini, mini, consolation, c’est qu’il ait croisé Ryoma avant. Même si Ryoma n’a finalement pas pu empêcher l’arrestation, […] je suis contente qu’Izo sache qu’il n’a pas été abandonné par son ami. » Et si Izo doit mourir la semaine prochaine, comme ce sera certainement le cas (mais hé, je ne demande qu’à ce qu’on me donne tort), j’espère vraiment qu’il mourra en sachant qu’il avait un ami prêt à renoncer à sa famille et prêt à risquer sa vie pour sauver la sienne. Je veux qu’il meure en sachant qu’il était aimé. Enfin, non, techniquement que je veux qu’il ne meure pas, mais à défaut de cela…

 

Bon bah pareil. Et j’ai peur que le drama m’en prive :( Plize, don’t break my heart, drama :( Ou pas trop, quoi.

 

 

 

3. Omoto

 

 

Pour le coup, je pense qu’effectivement, nous avons vu Omoto pour la dernière fois cette semaine. Elle espère revenir lorsque Ryoma aura fait de ce pays un endroit meilleur, mais vous et moi, on sait que Ryoma lui-même ne verra jamais le fruit de son labeur, donc si Omoto revient effectivement, alors Ryoma sera déjà mort (ce qui me pète déjà le cœur). Donc on ne le verra sans doute pas, et je pense que cet épisode était le dernier d’Omoto, ce qui me rend très triste. En revanche, je suis vraiment contente de ce qui a été fait du personnage au final. Il me semble que le drama a un peu brodé autour du personnage en rajoutant des choses à son sujet (mais corrigez-moi si je dis des bêtises, c’est juste que je n’ai pas trouvé grand-chose sur elle) et j’en suis heureuse. Aoi Yuu (l’actrice, donc) était impeccable et a apporté beaucoup d’émotions au personnage, et j’ai aimé la façon dont elle a évolué, et dont le drama nous a montré ses relations avec Ryoma et Yataro. En apprenant le mariage de Ryoma, elle avait eu une réaction qui m’avait inquiétée (même si vous savez que j’avais revu ma position dès l’épisode suivant), mais j’aime énormément ce qui a été fait de leur relation. Je ne pense pas que le drama y mette de la romance, mais il y a une affection claire entre eux. Ryoma voulait sincèrement créer un monde dans lequel elle pourrait être heureuse, et Omoto avait pour la première fois espéré que ce soit possible. Et même si Ryoma mourra avant de voir ce monde, même s’il ne reverra sans doute jamais Omoto, je suis contente qu’il l’ait trouvée sur cette plage, contente qu’il ait pu la sauver (en étant fidèle à lui-même et prenant le risque d’aller directement marchander avec l’ennemi, ha, c’est tellement Ryomaesque), et contente que, quand il mourra, il pourra mourir en sachant au, au moins, Omoto est en sécurité.

 

De la fuite d’Omoto, à Ryoma la cherchant en panique (note : il avait réussi -en se faisant violence- à rester planqué tant qu’il était accusé à tort d’un crime, mais dès qu’Omoto est en danger, il se précipite, aw), à cette scène crève-coeur où Omoto se met à pleurer sur la plage sous la lumière froide du matin, en passant par celle où Ryoma la retrouve et qu’elle laisse éclater son désespoir, et celle où Omoto refuse ouvertement de le trahir face au magistrat, j’ai aimé tout ce qui touchait à Omoto cette semaine, et je vais vraiment regretter le personnage.

 

 

Un petit détail qui m’a particulièrement plu, cela dit… Il y a deux épisodes, je vous disais :

 

J’ai juste vraiment bien aimé cette scène en haut de la falaise entre eux. Omoto ne semble plus avoir aucune amertume vis-à-vis du mariage de Ryoma, en qui elle place ses espoirs pour un monde meilleur, et ça m’a touchée de voir que Ryoma lui répète qu’elle n’a rien fait de mal, et ne respecte plus juste sa foi comme un secret à garder mais la présente sous un jour positif 

 

Dans cet épisode, ce qu’il lui disait, c’était « Les dieux étrangers ne t’abandonneront pas ». Cette semaine, alors qu’il lui dit au revoir, il lui dit « Ne t’en fais pas. A partir de maintenant, tu seras dans un pays où tu pourras prier la vierge Marie sans te cacher ». Ca m’a fait un petit quelque chose de l’entendre parler de Marie en prononçant son nom. Au début, il avait traité le secret d’Omoto comme quelque chose qu’il acceptait de cacher pour elle, puis il a présenté cela comme quelque chose de positif dans la vie d’Omoto puisque ça la rendait plus heureuse, et maintenant il utilise le nom de la vierge Marie en se réjouissant qu’Omoto puisse enfin être libre de vénérer le dieu qu’elle veut. Il y a une progression de la tolérance à l’acceptation que je trouve très jolie et qui montre, à mes yeux, l’évolution de la relation entre Omoto et Ryoma qui se sont faits de plus en plus amis. Ca m’a touchée.

 

Mais ça veut pas dire que j’étais pas triste T_T

 

Aussi, quand Ryoma marchande avec les anglais, il leur dit qu’il ne peut pas laisser l’Angleterre le tuer parce qu’il a trop de choses à faire encore, et ça m’a fait un gros pincement au cœur également. Tous ces au revoir, ce compte à rebours, et tous ces moments où Ryoma parle de l’avenir, tous ces moments où on sent qu’il a encore un milliard de choses à accomplir, ça me fait du mal, les gens. Je suis pas prête du tout :(

[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*

 

 

 

 

 

 

Note à Jodie et Ilu: si  vous laissez un commentaire ce soir et que je réponds pas tout de suite, ne vous inquiétez/vexez pas: ma petite soeur est à la maison, du coup je suis un peu moins en ligne^^

 

Je reprends les choses où je les avais laissées la semaine dernière : I’m sad T_T

 

Et vous, les gens ? Vous allez comment ? Vous êtes tristes aussi ? Parce que de plus en plus j’ai l’impression de voir Ryoma faire (sans le savoir) la tournée des gens qu’il aime et qui l’aiment avant de mourir (plus que deux mois et trois épisodes)(j’ai hâte de voir Ryoma revoir sa famille, cela dit) et ça me sape le moral, les gens. Et à la fois, je trouve ces épisodes très jolis, mais quand même, ils me détruisent le moral.

 

Cette semaine était surtout consacrée aux adieux de Ryoma et Oryo (et des fois qu’on ait un doute après le ralenti dramatique qui suit le « je reviens bientôt » de Ryoma, la narration nous pète tous nos espoirs égarés avec un « ce serait leur dernier adieu » bien catégorique) donc on va parler de cela (et, ha, du coup on n’a jamais eu et n’aura jamais de baiser, donc Jodie tu as 100% perdu ton pari : aboule les gifs choupis de Sato Takeru, steuplait), mais d’abord, quelques mots sur Yataro.

 

 

Vous savez quoi, ça va vous paraitre ridicule, mais j’étais partie du principe que le drama s’arrêterait sur la mort de Ryoma vu que, après tout, il est le personnage principal (et je me demande si le drama lui donnera une mise en scène un peu dramatique ou présentera son assassinat de façon plus réaliste et rapide, dans sa grande tradition ? J’aurais tendance à miser sur la seconde option pour rester dans le ton, mais…) mais ça m’a frappée subitement que Ryoma a beau être le personnage principal, Yataro est le narrateur, on l’a vu tousser du sang, du coup on risque de plutôt terminer sur sa mort à lui… donc en clair, même après la mort de Ryoma, il faudra encore perdre un personnage. Argh. En attendant, je repensais à sa narration… je sais que j’avais dit que le portrait qu’il faisait de Ryoma n’avait pas l’air de tout à fait cadrer avec l’opinion qu’il a de lui (ou du moins celle qu’il prétend avoir), mais je ne sais plus si j’ai parlé du portrait qu’il fait de lui-même ? Yataro a l’air d’être du genre à se faire mousser mais dans son histoire, là, je ne trouve pas qu’il brille beaucoup. Ou pas toujours en tous cas…

 

Bref, cette semaine, les tensions sont toujours bien présentes entre Yataro et Ryoma. Au début, en les voyant bosser dans la même pièce, j’ai eu peur qu’on nous passe la confrontation de la semaine dernière sous le tapis, mais non, et si Ryoma n’a pas l’air fâché, Yataro est toujours plus que frustré. Et ça va pas en s’arrangeant vu qu’il est remplacé à son poste (et le type semble lui avoir piqué ses cigares dis donc !)(okay non, ce sont probablement les cigares du nouveau, mais ça m’a fait sourire de voir qu’apparemment dans la description du job il doit y avoir « doit fumer le cigare »)(les autres marchands fument la cigarette et je suppose qu’il y a de l’influence occidentale là-dedans ? si oui, on leur a vraiment pas exporté le meilleur, là… #canceroccidentallittéralement). Encore que finalement, c’est peut-être une bonne chose pour lui. Ca veut dire qu’il doit prendre un nouveau départ, mais il ne repart pas de zéro : il a plus d’expérience, une réputation et des contacts à présent. Et le voilà libéré des ambitions politiques du kaientai, de l’irresponsabilité de Goto et du danger que c’est de bosser avec Ryoma. Du reste, parce que des fois le drama est subtil comme ça, dans sa dernière scène de l’épisode, on le voit écraser ce qui ressemble à une cage. Je ne suis pas sûre que c’en soit une, ça parait petit, mais métaphoriquement, ça marche.

 

En parlant de « dernières scènes », du reste, il n’y a que moi qui ai eu un sentiment de vertige, un peu, sur la fin ? Toute la portion de l’épisode avec Oryo était rythmée de façon tranquille, Ryoma dit au revoir avec un ralenti, puis on le voit sur le bateau, et d’un coup bam, on change de décor, et on a une succession de scènes dans trois endroits différents et au début j’ai cru qu’on était dans la partie « la semaine prochaine » de l’épisode. Alors je me dis que ça a du sens de finir comme cela, pour montrer que la parenthèse tranquille avec Oryo est terminée et que, aussi douce ait-elle été, le monde continue de s’agiter en dehors, mais ça m’a vraiment fait un choc.

 

Bon et donc : Oryo.

 

 

Non seulement toujours pas de baiser, mais en plus on nous avait promis un bain chaud à deux et on a rien vu, bouuuuuh remboursez.

 

Okay, okay, non. Parce qu’en vrai j’ai aimé toutes leurs scènes depuis le moment où Oryo se jette à son cou (yay) à celui où elle lui dit au revoir sans savoir que c’est un adieu (aw) en passant même par la dispute après la nuit de débauche de Ryoma (tss), et j’étais plus que satisfaite (wouhou). Au début, j’ai vraiment cru que les pauvres n’arriveraient pas à passer de temps ensemble (ah là là, c’est le désavantage d’être aimé par tout le monde, ça, Ryoma… mais voir le kiheitai venir le voir, en même temps, ça m’a fait chaud au cœur, même si même ça, ça avait un beau ton de « présage de mort » parce que le voir jouer de son instrument et chanter avec le kiheitai évoquait forcément la même scène avec Shinsaku, et on sait tous ce qui est arrivé à Shinsaku après cela ;_;) donc moi aussi j’ai été toute contente que les bateaux ne puissent pas partir, afin qu’Oryo et Ryoma puissent avoir leur moment ensemble.

 

Une autre peur que j’ai eue : lors de la scène où Ryoma se lève alors qu’Oryo dort encore, j’ai subitement eu super peur qu’il ne la réveille pas et s’en aille sans lui dire « au revoir ». Alors : quelque part, ça aurait fait une jolie fin (bien que triste), d’autant que j’aime beaucoup cette scène. Ce moment paisible sans musique où Rryoma regarde le visage d’Oryo, la borde, puis va s’asseoir à la fenêtre, avec un gros plan sur son visage grave. Il regarde sa femme endormie mais est rappelé par le bruit de l’océan qui lui fait retourner la tête de l’autre côté. Il sait qu’il doit choisir entre les deux et il ne sait même pas encore que sa décision sera définitive, mais elle lui coûte déjà. A cet instant-là, j’ai vraiment pensé qu’il allait partir en silence et qu’Oryo se réveillerait pour trouver un lit vide, Ryoma évaporé comme un rêve. J’étais pas contre l’idée dans le sens où c’était mélancolique mais joli et que j’aimais bien que les derniers mots de Ryoma à Oryo soient un remerciement, (j’aime beaucoup cette scène, je trouve cela touchant de voir le soutien qu’est Oryo et l’importance qu’a ce soutien pour Ryoma) mais je vous avoue que j’ai quand même été soulagée qu’ils puissent se dire « au revoir » pour de vrai, même s’ils ne savent pas que ce sera le dernier.

 

 

Encore que, je pense que tous les deux ont la possibilité à l’esprit. Ils n’y croient sans doute pas entièrement, mais Oryo cauchemarde qu’on assassine Ryoma et Ryoma a ce moment à la fenêtre, ils savent tous deux que Ryoma s’embarque pour une entreprise dangereuse, donc il y a bien une part d’eux qui pressent un drame, mais avoir une inquiétude n’est pas s’attendre ou être préparé à la tragédie.

 

Du coup, le « je reviendrai bientôt » fait mal, quand même T.T

 

Quand on perd quelqu’un, ça fait mal de tas de façons, et je pense que ce n’est pas juste la personne dont on fait le deuil mais aussi son avenir et son potentiel. On fait le deuil de tout ce qu’elle allait ou aurait pu vivre et de tout ce qu’on allait ou aurait pu vivre avec elle. Donc entendre Ryoma parler d’avoir des enfants avec Oryo, parler de lui présenter sa famille, lui promettre de ne plus jamais la faire se sentir seule… c’est d’une tristesse à mourir, parce qu’on sait que rien de tout cela n’arrivera (pareil pour la dernière scène d’Hanpeita avec sa femme, rappelez-vous). A part peut-être rencontrer la famille de Ryoma, puisqu’Oryo pourra les rencontrer après le décès de son mari (et le fera sans doute, ne serait-ce que pour les funérailles, je suppose ?), mais bon je ne pense pas que c’était ce que Ryoma et Oryo avait en tête comme rencontre idéale…

 

(en parlant de famille : je trouve qu’Oryo s’intègrerait parfaitement aux femmes Sakamoto, j’ai trouvé la lettre d’Otome très touchante, et j’espère qu’on les verra se rencontrer, même si les circonstances ne seront sans doute pas très gaies. Aussi, dans la lettre de Ryoma à sa famille, j’adore qu’il décrive Oryo comme « volontaire, doué au pistolet et intéressante », plutôt que de s’attarder sur son apparence physique. Pas qu’il y ait quoi que ce soit de mal à dire que sa femme est très belle (et ce serait vrai) mais j’aime bien qu’il parle de son caractère et de ses qualités autres que physiques)

 

 

La dernière chose que j’aimerais souligner, enfin, dans cet épisode, est la musique. J’ai passé une bonne partie de ces 45 minutes avec les larmes aux yeux, et c’est dû à l’écriture, à mon attachement aux personnages, à l’utilisation des couleurs (le bleu, surtout… foutu bleu T_T) et au jeu des acteurs, mais aussi beaucoup à la musique.  Il y a trois moments où je l’ai particulièrement notée :

 

• lorsqu’Oryo attend Ryoma pour le bain mais rêve son assassinat. Là c’est pas qu’elle m’a rendue triste, pour le coup, c’est juste que la prise de vitesse du morceau, comme un cœur qui s’emballerait, va bien avec la montée de l’angoisse.

 

• lorsqu’Oryo et Ryoma sont sur la plage puis dans la chambre, allongés l’un à côté de l’autre. Je pense que la musique me donnerait envie de pleurer même sans le contexte, honnêtement. Sa douceur, ses « ouh ouh ouh » clairs et doux mais aussi tristes parce qu’ils soulignent comme un vide… et derrière Ryoma et Oryo qui vivent leur moment de paix. Urgh, I can’t.

 

• lorsqu’Oryo et Ryoma se disent au revoir. Encore une fois, c’est la montée dans l’intensité qui m’a eue. La scène commence sans musique, puis on entend les percussions se faire de plus en plus fortes, et la musique devient plus sombre lorsque Ryoma dit à Oryo de l’attendre et qu’il revient bientôt, les chœurs accompagnent sa disparition de l’écran et la musique prend toute sa gravité lorsqu’Oryo se retrouve véritablement seule, se fondant dans le bruit du bateau sur lequel Ryoma s’éloigne d’elle. Pour moi, y avait vraiment pas besoin de préciser que c’était leur dernier au revoir parce que la musique rendait ça très clair, et je l’ai mal et bien vécu. « Bien » parce que c’était une belle scène et que la musique composée par Sato Naoki est superbe, et « mal » parce que…

 

I’m sad T__T

 

(La boucle est bouclée, yay !)

 

 

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Eh, les gens, devinez quoi : je suis toujours triste :D !

 

Et vous ? Vous êtes tristes aussi ? J’espère, en tous cas. Enfin, dans votre vie de tous les jours, j’espère que non, mais dans votre vie Ryomadesque, je vous souhaite autant de malheur qu’à moi, parce qu’il n’y a pas de raison que je sois déprimée toute seule. Cela dit, dans ce gouffre de désespoir, j’ai quand même un petit truc positif à vous apporter *Jodie, tiens-toi prête* : ça va être court, cette semaine (je n’essaie même pas de trouver de nouvelles formulations, à ce stade). Pour deux raisons.

 

1. La première est externe au drama : j’ai passé la semaine absorbée par ma préparation et mon montage de ma vidéo de vendredi prochain, et quand je me lance dans ce genre de truc, je deviens un chouïa obsessionnelle, donc normalement je regarde Ryomaden le jeudi, mais là j’ai laissé ça pour le dimanche, parce que quand je m’occupais pas de cette vidéo (le pire c’est qu’il faudra pas vous attendre à quoi que ce soit de ouf, ça m’a pris du temps pour pas grand-chose), j’avais le cerveau et les yeux cramés donc j’ai regardé (revu, surtout) que des trucs qui me demandaient zéro concentration, et forcément, avec Ryomaden j’essaie de me concentrer un minimum, quand même (et en plus, ces derniers temps, on peut pas dire que la série soit légère).

 

2. La seconde raison est interne à l’épisode : c’est juste qu’il a évoqué beaucoup des mêmes sentiments que la semaine dernière, donc je vais pas me répéter. Cette semaine, ce n’était plus à Oryo que Ryoma disait adieu sans le savoir mais à sa famille, et plus particulièrement sa grande sœur. Et même topo qu’avec Oryo : j’étais absolument ravie de revoir Otome (et toute la famille de Ryoma avec Ryoma), j’ai été contente de les voir passer du temps ensemble (sur la plage où tout a -presque- commencé en plus T.T), mais ça m’a pété le cœur de savoir que c’étaient leurs derniers moments ensemble (notre narrateur nous le rappelle bien : plus que quarante jours) et le drama retournait le couteau dans la plaie avec les « Promis, j’ai bientôt fini mon boulot et après je rentre », « Je vous présenterai Oryo », « Trop hâte de voir le printemps » (lol, tu le verras pas) de Ryoma et les « Fais attention à ta vie », « Ne meurs pas maintenant » d’Otome. Cool, cool, cool. J’apprécie que le drama me fasse du mal au cœur (même si je trouve qu’il est vraiment pas subtil sur la question, et pourrait en faire moins en étant tout aussi efficace, voire plus… déjà, cette semaine j’ai même trouvé qu’il marquait encore plus le truc que la semaine dernière), mais, aïe, bobo, quoi.

 

 

Tout de même, il y a trois choses que je voudrais ajouter !

 

1. J’étais contente de voir Yataro être rejoint par des gens qui croient en lui, aw. Je vous avoue que, la semaine dernière, lorsqu’il fait son speech « vous êtes bien soulagés de ne plus avoir à bosser pour un kashi, hein ? » avant de se barrer, j’espérais très fort que plusieurs travailleurs décideraient de se tirer avec lui. C’est con, parce que je veux pas que le kaientai soit déserté, en vrai, car je suis investie dans leur cause, mais une partie de moi voulait quand même voir Yataro ne pas se barrer seul. Du coup, cette semaine, je suis contente que Yataro, qui pense d’abord qu’on est venu lui créer des ennuis, se soient en fait trouvé des followers. Yay.

 

Par contre, haha, en voyant le père de Yataro et Ryoma discuter, Ryoma se réjouissant du succès de Yataro et assurant qu’au fond il a bon cœur, et le père de Yataro assurant que son fils va accomplir des choses encore plus grandes, j’ai rigolé intérieurement, parce que j’avais très à l’esprit que Yataro raconte l’histoire. Donc soit Ryoma ou son père lui ont raconté leur dialogue (c’est possible, allez savoir), soit Yataro fait des suppositions sur ce qu’ils se sont raconté, et c’est ça qui m’amuse. Imaginez faire une biographie de quelqu’un et combler les trous en disant « dans son temps libre, sinon, il parlait de comment je suis extraordinaire ». Si un jour j’écris mon autobiographie, je ferai ça, moi aussi : tous les chapitres entre personnages secondaires seront des dialogues se résumant à « Ah, cette Mila, quelle personne incroyable quand même ! ». C’est un peu l’inverse de ma situation actuelle où, en bonne angoissée, je suis persuadée que quand les gens parlent de moi entre eux, c’est pour dire que je crains :’D Yataro, je t’envie ! (si c’est bien ce qu’il s’est passé, parce qu’encore une fois, on lui a peut-être juste rapporté ce qui s’est dit)(mais je trouve mon explication plus drôle).

 

2. J’aime beaucoup la scène avec tous les samurais sur la plage. Déjà, je trouve ça adorable de voir ses copains tout ébahis et enthousiastes par ce que Ryoma a à leur dire, et ensuite j’aime aussi l’altercation avec les joshis plus hostiles. C’est mis en parallèle avec la scène où Goto convainc Yodo de voir Ryoma, et j’adore, sur la plage, la façon dont Ryoma, à ce stade, tient tête aux joshis sans se laisser impressionner du tout. Il reste super calme, et fait bien comprendre aux joshis que leur heure sera bientôt révolue. Honnêtement, c’est pas que j’aie grand-chose de profond à dire sur la question, je trouve juste cette scène très classe (pardon, je suis un peu fatiguée, j’ai un degré d’éloquence très réduit).

 

 

3. J’ai été contente qu’on nous rappelle que Yodo s’était assis dans la prison avec Hanpeita. C’était un moment important, mais c’était aussi il y a six mois (eh oui), donc je vous avoue que j’avais un peu oublié.

 

Oh, j’étais bien persuadée que Ryoma arriverait à convaincre Yodo ! Ryoma pourrait convaincre n’importe qui. Déjà, il a convaincu Goto, et honnêtement, je trouve presque que ça semblait encore plus mal barré, parce que Goto avait une dent personnelle contre Ryoma (et argh, je m’en veux car j’ai l’impression limite de trahir Izo, mais je dois admettre que voir Goto bosser avec Ryoma, reconnaitre son admiration et sa jalousie, et croire réellement en Ryoma et sa cause, ça me fait plaisir), mais Ryoma est juste très vendeur, et du reste, j’adore quand il se met en mode persuasion, c’est probablement ma version favorite de lui. Donc oui : je n’avais aucun doute que Ryoma arriverait à convaincre Yodo, d’autant qu’en plus je savais qu’il arriverait à convaincre Yodo, donc ça aidait aussi (l’Histoire avec un grand H, tout ça). Et j’étais même pas étonnée que Ryoma soit lui aussi persuadé de pouvoir y arriver parce que le type a juste confiance en lui. Mais, à la fois, c’est vrai que je me demandais, du point de vue de Yodo, ce qui le pousserait à changer d’avis, parce qu’il avait quand même l’air bien opposé à l’idée, et je me demandais donc si son revirement serait uniquement dû à la magie de notre licorne.

 

 

Donc, que le drama nous rappelle cette scène avec Hanpeita, c’est vrai que j’ai apprécié, parce que ça nous rappelle en même temps que Yodo avait déjà fait un pas « par-dessus » la frontière en faisant d’Hanpeita un joshi et en s’asseyant par terre avec lui. Ca justifie un peu plus sa décision finale, parce qu’il aide quand même à créer un monde où il va devoir renoncer à une position dont il jouissait grandement. C’est un chamboulement énorme, ce qui se prépare : Ryoma entend se débarrasser du shogunat, des distinctions entre joshis et kashis, mais aussi des clans. Gros programme !

 

Et parce qu’on est sur Yodo et ce chamboulement, j’ai adoré toute la scène où il discute avec Goto après avoir pris sa décision. La musique est, comme toujours, impeccable (elle l’a été tout l’épisode et tout le drama), soulignant le ton de la scène tout en laissant (au début) assez de place aux bruits extérieurs pour donner un sentiment d’intimité. La couleur bleue appuie sur la mélancolie. J’aime que Yodo invite Goto à boire avec lui dans un geste de reconnaissance et de respect, j’aime la sérénité de Yodo (je trouve qu’on ne l’avait pas vu aussi en paix depuis un moment ?) et surtout, SURTOUT, j’adore la montée de la musique et le « Dans ce cas… mettons fin au monde des samurais ? » de Yodo.

 

Je sais même pas ce qui m’émeut autant, dans cette scène ? … Je crois que c’est le sentiment de fin.

 

On a un monde entier qui s’apprête à disparaitre, pour laisser place à un nouveau. Et c’est une bonne chose ! C’est un espoir pour le Japon, et l’ancien monde avec ses règles discriminantes doit disparaitre, mais la ligne est délivrée par Yodo, qui est quand même plutôt vieux à ce stade, et, sans vouloir lui manquer de respect, il y a ce sentiment que si Goto représente la jeunesse et l’avenir du pays, Yodo est un vestige de l’ancien monde qui accepte calmement de s’éclipser, ce qui, je pense, rend la scène d’autant plus mélancolique.

 

 

Si elle était placée à un autre endroit du drama, peut-être qu’elle aurait un effet différent, mais parce qu’on se rapproche de la fin de la série et de Ryoma, et parce qu’on ne verra pas réellement le nouveau monde (on a juste les quelques aperçus avec Yataro), elle me fait le même effet que, dans l’opening, l’image de Ryoma dans son décor désertique, avec sur lui le vent qui souffle et semble vouloir l’emporter. J’ai l’impression de voir un monde et des gens être emportés par la tempête de l’histoire, s’envoler et disparaitre, et autant je vais pas pleurer leur système, autant ça me rappelle aussi qu’on va quitter les personnages, qu’ils seront bientôt tous morts, qu’on en a déjà perdu beaucoup, et ça, ça me rend triste.

 

Bref, en clair, comme d’hab ces derniers temps : je suis triste :’D

 

Et vous les gens ? :D

 

(Note de la Mila en train de mettre en page cette update : j’avais pas assez de screencaps satisfaisantes donc je suis allée en reprendre, et en me repassant la dernière scène sur la plage, entre Ryoma et sa sœur, j’ai fondu en larmes… mon cœur est fragile T_T)

 

(aussi, j’aime beaucoup cette image de Ryoma : )

 

 

(quelque chose dans son expression… mon cœur T___T)

 

(à la semaine prochaine pour plus de tristesse, les gens !)

 

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Huh.

 

Nous atteignons l’avant-dernier épisode du drama, les gens, et une chose à laquelle je ne m’attendais pas : je crois bien que, de toutes les semaines où nous avons regardé Ryomaden, je n’avais jamais eu aussi peu de notes sur un épisode. Sérieusement, j’en ai très, très peu. Et ça me surprend, parce que je pensais que j’en aurais au contraire plein maintenant qu’on touche à la fin, mais… non ? Je suppose que c’est parce qu’on a déjà beaucoup discuté, beaucoup de choses ont déjà été dites, mais quand même ! Enfin bon…

 

Oh, aussi : bonjour les gens, ça va ? Vous avez aimé cet épisode ? Moi oui !

 

Ça faisait plaisir, déjà, de voir nos personnages victorieux ! Enfin, pas tous bien sûr, et il y en a qui ont la haine :

 

• le shinsengumi a la haine, Kondo en particulier. Et du coup, je sais pas à quel point c’était sage de la part de Ryoma de se pointer tranquille face à eux, même si je comprends que le but n’était pas explicitement de provoquer le shisengumi. Comme d’hab, Ryoma a sacrément du culot, mais même si je l’aime d’avoir ce culot, des fois j’aimerais bien qu’il en ait moins, parce que c’est pas bon pour sa santé, tout ça.

 

• les gens qui voulaient la guerre ont la haine. Kido, au moins, l’a en travers de la gorge mais ne sera sans doute pas remonté contre Ryoma (je pense ? ils sont amis) mais les autres avaient visiblement envie de se battre, et n'apprécient pas que tout se soit résolu sans bataille. Bon, qu’ils se rassurent, ils vont avoir leur bagarre, mais en attendant ils grincent des dents, et on dirait bien qu’eux non plus ne surkiffent pas Ryoma là tout de suite.

 

• Yataro a la haine, un peu aussi. Techniquement il s’en est bien sorti, parce qu’il a réussi à vendre ses armes, mais il l’a fait en misant sur la victoire de Ryoma et, clairement, ça lui plait pas du tout. Je note quand même une progression : Yataro soutenait à Omoto, il y a quelques épisodes, que Ryoma était un beau causeur mais n’accomplissait rien, il ne faisait que parler, mais dans cet épisode, visiblement, Yataro a changé d’avis et n’ose pas parier contre Ryoma, tandis que la narration nous dit que, oui, la capacité d’action de Ryoma était incommensurable. Bref, Yataro a réussi à se faire de l’argent, mais en ravalant son égo, et il a pas l’égo très mince, surtout ces derniers temps, donc c’est clair que c’est pas passé sans douleur.

 

Donc quand je dis « nos personnages victorieux », je parle bien sûr de Ryoma et de ceux qui sont de son côté. Bon, techniquement, le boulot est pas terminé : oui, le shogun a signé la lettre de restitution du pouvoir à l’Empereur, et c’est une avancée énorme (et franchement, respect à Goto d’avoir été le seul à l’ouvrir quand le shogun demande conseil, parce que c’était tendu comme situation et tous les autres se sont débinés grave... pour le coup, j'ai ressenti de l'admiration pour le type) !

 

 

Mais à ce stade, en vérité, la cour impériale n’était pas préparée à reprendre le pouvoir, donc le shogunat est resté en place pour gérer l’administration du pays, donc on n’est pas encore à la ligne d’arrivée. Mais de toute façon, les choses changent rarement du jour au lendemain de façon « propre » (et Ryoma sait que la restitution du pouvoir ne va pas non plus magiquement transformer la vie du peuple, que le vrai challenge est à venir) et ça change pas le fait que Ryoma et ses copains ont remporté une grosse victoire, donc je serais complètement d’humeur « yay » si le narrateur ne nous rappelait pas « plus qu’un mois » (haha, s’il existait des téléphones, Yataro serait en mode Sadako à appeler les gens et leur chuchoter « seeepttt jourrrss »).

 

Bon puis du coup, cette semaine, c’était au tour de Katsu Rintaro d’avoir droit à son adieu. Mais j’ai trouvé que le drama en faisait quand même largement moins qu’avec Oryo et Otome.

 

 

Ce qui a du sens, parce que même si Ryoma était attaché à son professeur, leur lien est quand même différent de celui qu’il a avec sa famille. Donc on nous ressort juste les dessins de bateaux et la maquette qu’avait faits Ryoma après avoir vu les bateaux noirs (et je suis d’accord avec lui, c’est très nostalgique, aw), et lui et Katsu Rintaro se disent bien « nous nous reverrons » mais il y a les cris du festival à côté, et même si, derrière, la musique de Sato Naoki, derrière, est plus dramatique que les chants du festival, je trouve que l’association des deux souligne plus le sentiment d’accomplissement et de victoire, plutôt qu’une mélancolie qui irait avec des adieux. Puis lorsque les bruits du festival retombent, la musique qu’on entend est entrainante, donc vraiment, j’ai eu un sentiment très différent, il n’y a pas de tristesse, je trouve, dans ce dernier moment avec Katsu Rintaro. Ça veut pas dire que ça m’a pas fait un pincement au cœur (mon coeur est dans un état de pincement perpétuel depuis le début de la saison de toute façon), mais le drama n’appuie pas trop, j’ai trouvé (et c’est bien, parce qu’on a eu notre dose d’adieux, c’est bon).

 

Aussi, une observation sans aucune importance mais, dans ce moment-là :

 

 

Au-delà du fait que c’est encore une scène où Ryoma parle de ses projets futurs (et je ne pense pas qu’on puisse dire que ce soit juste une façon pour le drama d’enfoncer le clou : Ryoma a toujours été un rêveur qui parle beaucoup de ses aspirations, et là la scène fait référence à celle avant la mort de son père), avec Ryoma sur le toit qui regarde vers le ciel, la caméra qui se rapproche de lui, et la musique qui monte, je sais pas si c’est juste moi qui suis Disney-ifiée du cerveau (probablement), mais je me suis dit que ce serait le moment parfait pour que Ryoma se mette à chanter, haha. Je l’imaginais trop se lancer dans une de ces chansons où un protagoniste explique ses aspirations ou ses rêves à d’autres. Du coup, j’ai été limite déçue que personne ne chante. Je veux « Ryomaden : la comédie musicale » !

 

Mais voilà, c’est tout ce que j’avais dans mes papiers pour cette semaine. Je suis choquée :O Mais ravie de cet épisode 47 !

 

Et il ne nous reste plus que le 48 à présent. La semaine prochaine, on aura commencé il y a un an, et on se dira « au revoir » (mais pas adieu)(en plus il nous reste le film de Takashi Miike à voir)(et a priori aucune de nous ne va mourir… vous n’avez pas reçu de coup de téléphone chelou, pas vrai ?). Je garde mes effusions pour ce moment-là, du coup, et je vous dis à lundi prochain pour le dernier vrai Ryoma day ! (enfin on peut se parler dans les commentaires en attendant, hein, aussi).

 

 

 

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Salut, les gens ? Comment ça va ? Comment a été votre semaine ? Comment vous vous sentez à l’idée que, ça y est, c’est le tout dernier épisode de Ryomaden ? Personnellement, j’ai des sentiments très conflictuels.

 

(si vous voulez passer directement à la partie sur l’épisode 48, vous pouvez cliquer ici)

 

D’un côté : je suis fière de moi d’avoir si bien tenu mon projet. Oh, clairement, il a fini par ne pas ressembler à ce que j’avais prévu de faire ! Déjà, j’avais prévu de lire mon livre d’histoire en même temps et de vous faire des « rapports », mais il s’est avéré bien vite que c’était trop chronophage pour être faisable, et j’ai fini par privilégier, aussi, la découverte dans le drama  (même si j’ai continué à lire sur le côté, mais sans trop me spoiler). Et, ha, j’avais dit aussi, au début, que ce serait différent de Cernes/WaW habituels, parce que je ne me sentirais pas obligée de rédiger à chaque fois, et que parfois, si j’avais envie de n’écrire qu’une phrase, je ferais cela. Clairement, ça n’est jamais arrivé. Je ne peux pas m’empêcher d’écrire plus, je suis rapidement retombée sur mes habitudes. Néanmoins, j’ai publié (à l’exception d’une seule fois) chaque lundi, sans faute, et j’estime donc avoir réussi mon projet :) Et autant vous dire que compléter un projet ça m’arrive pas si souvent, haha, donc yep, fierté boostée.

 

Aussi : j’admets être enthousiaste à l’idée de récupérer le temps que je passais à écrire sur Ryomaden et de pouvoir le mettre dans autre chose à présent. Probablement les vidéos, car j’ai perdu l’avance que j’avais dans leur production, donc va falloir que je me presse un peu plus !

 

Mais : ça fait toujours un pincement au cœur de finir un drama long, et là on l’a vraiment vécu sur un an, donc ça me rend triste de me dire que, ça y est, c’est fini. En plus, ça se termine sur la mort des personnages, donc mon cœur n’est pas juste pincé mais un peu tordu. J’apprécie la fin du voyage parce que je trouve la conclusion du drama réussie, mais j’aimais bien le voyage, donc c’est doux-amer, mettons.

 

Et puis : surtout, ça va me manquer de ne plus causer avec vous, Ilu et Jodie  ;; Merci à toutes les personnes qui ont potentiellement suivi ces articles en silence, mais merci en particulier à Ilumys et Jodie parce que clairement, je vous dois en très très grande partie le succès de ce projet. Sans vous, je n’aurais pas eu la motivation, je pense, et ça va me manquer de ne plus partager ce drama avec vous :( love you both Et dans cet esprit, dites-le avec moi :

 

 

Bien sûr, c’est un mensonge, ça va même être un peu plus long que d’habitude je pense (c’est la fin, après tout ! et puis l’épisode lui-même est plus long que d’habitude) mais j’avais promis à Jodie que je l’écrirai une dernière fois :) C’est un peu mon opening à moi, même si y a pas la jolie musique de Sato Naoki dessus. Et en parlant de ça :

 

Y AVAIT PAS DE GENERIQUE DE DEBUT DANS L’EPISODE DE CETTE SEMAINE !??? WTF !??? WHY !???

 

Ou ça vient juste de ma version du drama ? Mais moi j’avais pas de générique de début, et je vous avoue que je me suis sentie méchamment flouée. J’étais toute prête à m’étrangler dans l’émotion de regarder (et écouter) ce générique pour la dernière fois, et !?? En plus, si vraiment ça ne vient pas de ma version (parce qu’elle coupait aussi le travelogue, que j’ai dû chercher ailleurs après, même si je l’ai pas trouvé en subbé et que c’est triste parce que j’ai compris qu’il était question de comment Ryoma et Yataro avaient permis une nouvelle ère et que Ryoma est toujours célébré de nos jours, mais j’aurais bien aimé pouvoir tout comprendre), je trouve que c’est une drôle de décision de couper le générique pour le dernier épisode ? Genre je comprendrais que la série veuille le raccourcir pour quelques épisodes (Scrubs faisait ça, par exemple), mais pas à la fin ! C’est le moment de faire ressentir de la nostalgie au public ! Bref. Flouée. Je suis flouée. J’ai dû aller reprendre l’épisode 47 après juste pour revoir le générique, haha. Et après j’ai réécouté l’OST en préparant cette update, parce qu’on ne le répètera jamais assez, mais la musique de Sato Naoki est grandiose dans cette série, et est une part importante de son succès.

 

Bon, mais parlons de cet épisode. Sauf que je sais pas trop par où commencer ?

 

Par le début, je suppose.

 

 

Le rêve sur la plage

[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*

Pour le coup, le drama m’a foutu des larmes plein les yeux en un temps record. Quand j’ai vu les samurais sur la plage et ai reconnu Hanpeita, déjà, j’ai senti ma gorge se serrer légèrement, puis on a vu Izo et les larmes me sont montées aux yeux. Oh, Izo T_T Sa mort, la scène en soi, avait été moins efficace que j’avais redouté/espéré, comme vous le savez, mais ça n’empêche pas que j’ai eu très mal pour ce personnage de façon globale, et le revoir après tout ce temps… ça fait quelque chose. D’ailleurs, Ilumys disait la semaine que le drama n’abusait pas des flash-backs, et c’est vrai, et je pense que ça rend certaines scènes plus efficaces. Bien sûr, il y a quelques flash-backs ici et là, mais si vous êtes habitués aux dramas sud-coréens (et chinois) comme moi, je pense qu’on pourra se mettre d’accord que Ryomaden, surtout pour une série aussi longue, est vraiment modérée dans le nombre de flash-backs. Ce que j’apprécie. Et du coup, quand on revoit le visage d’Izo dans cet épisode, j’ai vraiment ressenti que ça faisait une éternité qu’on ne l’avait pas vu. Izo, bb, tu m’as manqué T_T

 

Bon puis après, Ryoma est apparu, Izo a crié « Ryoma ! Ryoma ! » comme c’était son habitude, et là, c’est le moment où j’ai craqué. Je sais que je suis hyperémotive (et fatiguée, en plus, ces derniers temps), mais entendre Izo crier le nom de son ami avec enthousiasme, ça n’était pas arrivé depuis longtemps, et c’est un son qui m’avait manqué. J’ai aussi été touchée par Hanpeita disant à Ryoma qu’il a bien travaillé, et je sais que c’est un rêve que fait Ryoma au début parce que ses amis lui manquent (mon cœur T__T) mais j’aime à penser que, après sa mort, c’est ce qu’il a trouvé « de l’autre côté », et que tous ces gens sont avec lui sur son bateau. Ou peut-être que le bateau l’emmène vers cette plage, mais en tous les cas, s’il y a une vie après la mort, ça me plait d’imaginer que Ryoma y a été accueilli par un « Ryooomaa ! » d’Izo et le sourire de tous les gens qui lui ont manqué.

 

(Scuzez moi, je me fais émotionnelle, j’y peux rien)

 

Et en parlant de ça, j’ai aussi les yeux bien, bien embués lorsque Ryoma verse des verres à la mémoire de ses camarades disparus. Bon, J’ADMETS, j’ai souri, aussi, parce qu’il évoque Hanpeita, Izo, Chojiro, Shinsaku, mais il zappe complètement le samurai qui avait demandé Omoto en mariage et dont j’avais zappé l’existence et à peine calculé la mort. Visiblement, quelques épisodes plus tard, c’était pas juste moi, haha. Mais bon, j’ai souri vaguement et sinon j’étais quand même bien dans l’émotion de la scène, et j’ai aussi repensé aux autres personnages qui sont sortis de la série, et en particulier Kao. Les autres me rendent moins tristes (même Omoto, que j’adorais, est partie sur une note moins amère, et puis c’était plus récent aussi, donc je suppose qu’il y a moins de nostalgie) mais Kao a été un des premiers personnages dans lesquels je me suis investie émotionnellement donc même si Ryoma n’allait pas boire à sa mémoire (vu qu’elle n’est pas morte et n’avait rien à voir avec le Kaientai), moi, je n’ai pas pu m’empêcher d’y penser.  

[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*

 

Oryo

 

Je suis contente qu’on ait revu Oryo, et contente qu’elle soit visiblement avec la famille de Ryoma, et pas toute seule (même si : je le rappelle, elle avait une famille aussi, et j’ai aucune idée d’où elle est passée). J’ai déjà beaucoup aimé la scène où elle joue de son instrument puis lit la lettre de Ryoma (avec le « I love you », aw) mais surtout, j’aime sa dernière scène sur la plage.

[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*

La musique de Sato Naoki fait des merveilles, comme toujours, et le rappel du « u~mi » était joli. A la base, je trouvais cela chelou que Ryoma exhorte tant Oryo à sourire, mais ça donne un très joli moment dans ce dernier épisode, parce que pour Oryo, désormais, le souvenir de Ryoma sera toujours lié à l’océan et aux sourires, même à travers les larmes. Je suis faible et mon cœur est mou, okay ;A; et l’expression de Maki Yoko est parfaite.

 

 

Par contre, je vous avoue que j’aurais pas dit non à revoir plus de gens après la mort de Ryoma, dans un sens ? Argh, c’est compliqué, parce que je sais qu’il a rencontré plein de gens et que ça aurait pu devenir long, mais d’un autre côté, la dame qui tenait l’auberge le voyait (étrangement, certes) comme un fils, et j’aurais aimé la revoir avant de quitter le drama…

 

Bon.

 

Je suppose qu’on ne va pas pouvoir l’éviter, il va falloir parler de la mort de Ryoma. Et j’ai pas hâte, parce que quand j’écris ces articles, je revois les scènes dont je parle plusieurs fois pendant que j’écris, et j’ai vraiment pas envie de revoir la scène de l’assassinat de Ryoma. Elle était brutale, les gens T.T

 

 

La mort de Ryoma 

 

Le drama a fait une petite exception (compréhensible) pour Ryoma, dans le sens où son agonie a duré plus longtemps que celle d’autres personnages, mais au niveau de l’assassinat lui-même, il est resté dans sa tradition de réalisme. Ryoma était en train d’inspirer Nakaoka et de le gagner tranquillement à sa cause parce que notre licorne a été magique jusqu’au bout (juste pas assez pour être immortelle, mais bon), ils plaisantaient à coup de « je t’emmènerai sur mon bateau -mais je sais pas nager », et… bam. Bien sûr, moi, je m’y attendais, parce que je voyais venir la fin de l’épisode et que je savais bien qu’il allait falloir qu’on arrive au moment fatidique, mais dans la mise en scène, le moment reste subit, et les personnages n’étaient absolument pas préparés.

 

Il n’y a pas de musique, on n’entend que le bruit de la pluie qui tombe dehors et semble se faire de plus en plus fort, les assassins entrent dans la pièce, et il n’y a pas de combat impressionnant, on voit à peine ce qu’il se passe. Tout n’est que confusion, brutalité, sang, et violence. La scène est hyper efficace parce qu’il n’y a aucune fioriture, elle nous met vraiment face au fait que Ryoma a beau être une licorne, il est aussi juste un homme qui se fait sauvagement assassiner lors d’une soirée « banale », sans avoir rien vu venir. Lui et Nakaoka sont abattus sans cérémonie, sans discours, sans queudale, puis leurs assassins s’en vont, et tout ceci est tellement terre-à-terre que je me sentais vraiment pas bien.

 

En plus, on ne nous le montre pas, mais je suppose que les hommes qui ont tué Ryoma et Nakaoka ont peut-être aussi tué les gens qui étaient à l’étage en dessous ? Peut-être que non (après tout, ils n’ont pas tué Yataro… ce que j’ai trouvé étrange du reste… je suppose que Yataro n’a jamais été là, historiquement, et qu’ils ne pouvaient pas le tuer, mais du coup j’ai trouvé ça chelou qu’ils le laissent vivre après qu’il ait vu leurs visages) (après, j’ai plusieurs fois écrit des tweets du genre : https://twitter.com/Mila_no_tweet/status/1175496074510909441 donc je pense que je ferais une méchante redoutable)(ne tuez pas des gens dans la vraie vie, plize) mais avant qu’on voit les assassins épargner Yataro, dans ma tête c’était clair que les gens d’en bas avaient été tués, et donc imaginer la scène en bas en plus de celle du haut rendait le tout encore plus macabre et triste.

 

Et donc, après cela, le drama fait une exception en laissant l’agonie durer plus longtemps pour ces deux personnages que pour tous les autres personnages jusque-là. Mais bon, déjà, il abuse pas, et ensuite, on peut pas vraiment lui en vouloir, il fallait laisser le temps au spectateur d’accuser le coup, et le drama n’en fait pas des tonnes non plus, je trouve. La présentation reste sobre avec une musique qui ne revient que lorsque Ryoma meurt pour de bon.

[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*

C’était dur pour mon cœur, les gens. Lorsque Ryoma demande à Nakaoka « Ai-je tiré tout ce que j’ai pu de ma vie / ai-je pleinement utilisé ma vie ? », j’ai eu envie de rentrer dans l’écran pour pouvoir lui dire que oui, il a fait plein de choses de sa vie, personne ne pourra l’accuser de l’avoir gâché à ne rien faire. La réponse de Nakaoka était bien aussi (« Qu’est-ce que tu racontes ? Tu as encore… tu as encore… (du temps devant toi/des choses à faire) »), dans un genre plus doux-amer.

 

(Au passage, Ryoma n’arrêtait pas de parler de « sa dernière tâche », de « après ça, je rentre à la maison », mais je pense qu’il était le genre de personne qui aurait toujours eu quelque chose à faire, et qu’il n’y aurait jamais eu de vraie « dernière tâche »)(bien sûr, le Ryoma tel que dépeint par la série, en tous cas)

 

La mort de Ryoma était dure mais presque parfaite. Presque. Il y a juste un détail qui n’a pas fonctionné pour moi, et c’est au niveau du montage. J’explique :

 

1/ Sans musique, Ryoma, agonisant, demande à Nakaoka s’il a bien utilisé sa vie, Nakaoka répond, Ryoma rit que, oui, il a encore plein de choses à faire.

2/ A l’extérieur, Yataro arrive en courant, criant le nom de Ryoma, il tombe sur les assassins, et leur hurle « qu’est-ce que vous avez fait ?! » puis est poussé au sol, et laissé sur place, en vie.

3/ On revient à l’intérieur, sur Ryoma qui continue de dire « tu as raison », puis cesse de respirer et meurt, tandis que Nakaoka l’appelle. La musique revient. Et on assiste aux derniers moments de Nakaoka, puis la caméra s’attarde sur les deux corps, et le travail de Ryoma ensanglanté qui git à côté de lui.

4/ Dehors, Yataro frappe le sol plein d’eau puis hurle dans la nuit.

 

C’est sans doute du chipotage de fou, mais lorsque je regardais l’épisode, j’ai trouvé que l’étape 2 cassait un peu le rythme ? je ne sais pas, je ne pense pas que la fin de Ryoma aurait dû être interrompue, je crois. Mais je n’ai pas encore réussi à bien démêler les raisons, et je ne sais pas comment la série aurait pu faire autrement. Je pense que, peut-être, l’étape 2 aurait pu arriver après que Ryoma ait cessé de respirer. Argh, je sais pas, il y a quelque chose dans l’interruption qui n’a juste pas entièrement marché pour moi. Mais bon : ça ne m’a pas empêchée d’être dévastée, et d’adorer que la série me retourne le ventre en gardant ce réalisme qui lui a toujours été cher.

 

Et oh là là, Yataro…

 

 

• Yataro 

 

Yataro a une sacrée avancée dans cet épisode !

 

Au début, on est juste dans du Yataro habituel : il va voir Ryoma, Ryoma l’accueille avec le sourire, se félicite de son succès, et Yataro laisse éclater sa frustration qu’il n’a gagné l’argent qu’en pariant sur Ryoma et que, donc, il n’en veut pas (mais Ryoma insistera pour qu’il le garde et le lui rendra de force dans une lutte que j’ai trouvé un peu comique, je ne vous le cache pas, haha).  Typique, c’est la dynamique habituelle.

 

Mais Ryoma rend les choses sérieuses lorsqu’il décide d’interroger Yataro directement sur ses sentiments. « Est-ce que tu me détestes vraiment tant que ça ? ». Finalement, il met à jour la dynamique qu’ils ont toujours eu, disant pour de bon ce qu’on savait déjà, à savoir que lui n’a jamais détesté Yataro et l’a toujours traité en ami cher. Rien de ce qui se dit dans cet échange n’est une révélation pour nous, mais les personnages mettent les choses en « noir sur blanc », et Yataro finit donc par avouer ce qu’il ressent réellement : un complexe d’infériorité énorme. A côté de Ryoma, il se sent petit, banal, inutile. On savait tout cela, mais ça fait du bien que ça soit sorti de façon aussi explicite, et c’est un grand pas pour Yataro de le reconnaître à l’intéressé lui-même. Tristement, ça aurait sans doute marqué le premier pas d’une amitié plus saine ? Peut-être ?

[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*

Je tiens à souligner, encore une fois, l’excellent boulot des deux acteurs. Au début de la série, j’avais eu beaucoup de mal avec le surjeu de Kagawa Teruyuki, comme vous le savez, mais je me suis acclimatée, et parce qu’il joue le personnage avec, souvent, une certaine bouffonnerie, les moments où il se fait sérieux ont un impact accru par le contraste. Lorsqu’il dit à Ryoma ce qu’il ressent quand il est avec lui, il s’étrangle presque sur chaque mot, puis quand il le met en garde contre ceux qui se retourneraient contre lui, il prend un ton très sombre, très sérieux, et je trouve que la scène fonctionne vraiment bien. J’adore aussi que, lorsque Yataro met Ryoma en garde, à partir de « La haine, la jalousie, la peur, l’instinct de préservation… et les colères les plus sourdes se dirigeront contre toi. Je comprends ces sentiments. Une lumière qui brille trop fort peut être irritante. » on ne voit plus le visage de Yataro et il finit même par disparaître derrière Ryoma. Sa voix semble juste flotter autour de lui et ça ne rend toute la scène que plus sombre et inquiétante.

 

Il y aurait beaucoup à dire, je pense, sur la façon dont toute cette scène est filmée, les positions des acteurs, les moments où ils se tournent le dos et ceux où ils se regardent en face, les moments de silence, ceux où la musique revient. Mais si je me lance là-dedans, je serais bien foutue d’écrire dix pages juste sur ça, donc je vais m’abstenir. En tous cas, j’ai adoré cette scène, et puisqu’il fallait que les deux personnages aient une dernière scène ensemble, je suis contente que ce soit celle-là, où ils se mettent à nu.

 

Argh, puis lorsque la tension retombe et que Ryoma dit à Yataro que lui aussi a des choses à accomplir, et lui dit (et ça sonne terriblement comme un adieu, c’est sans doute pour ça que les mots continuent de résonner dans les oreilles de Yataro plus tard) de prendre soin de lui, on finit sur ces images :

[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*

Et je … *pardon, je retourne pleurer*

 

Mais j’étais même pas au bout de mes peines.

 

Arf. Je veux pas que cette update fasse quinze kilomètres, mais à la fois j’ai envie de vous détailler comment ça m’a fait sourire de voir Yataro surprendre les assassins en leur disant que lui aussi déteste Ryoma, puis comment ça m’a touchée de le voir leur courir après pour leur dire de ne pas tuer Ryoma, les supplier de ne pas tuer Ryoma, leur offrir son argent, même, si ils veulent… on avait déjà vu Yataro décider de ne pas tuer Ryoma, on l’avait déjà vu l’aider, mais je crois qu’on ne l’avait jamais verbalement entendu plaider sa cause, le défendre à ce point, parce que lui ne déteste pas réellement Ryoma mais est face à des gens qui le haïssent pour de vrai, et risqueraient de le tuer. Avec la musique, la pluie (cette foutue pluie T.T), le désespoir grandissant de Yataro, j’en pouvais plus, moi.

 

Et puis il y a la mort de Ryoma. Les « Rendez le nous, rendez nous Ryoma. C’est quelqu’un d’important. C’est un grand homme. Ramenez le », que je suis en train de revoir tandis que je tape tout ça, et c’est chaud parce que je me remets à pleurer (pardon, je sais pas si c’est chiant pour vous, c’est peut-être pas cohérent ce que je raconte, mais j’évacue juste mes sentiments et il y en a beaucoup). Entendre ces cris sortir du plus profond de Yataro, un homme qui a passé en gros les 47 épisodes précédents à répéter qu’il déteste Ryoma, c’est déchirant. Encore une fois, c’est ce foutu contraste. C’est comme quand un personnage qui est toujours souriant se met soudain à pleurer, c’est là qu’on sent que quelque chose a vraiment cassé (la scène du bus de You’re Beautiful repose en gros sur ce principe)(j’aime bien évoquer cette scène chaque fois que je peux).

[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*

Je vous avoue aussi qu’en voyant Yataro pleurer, avec le journaliste, que Ryoma était l’homme le plus énervant au monde, et qu’il est l’homme que Yataro déteste plus que quiconque, mais qu’un homme comme ça, un dragon comme ça (ou une licorne ?), n’existe nulle part ailleurs, il y a une petite partie de moi qui était vaguement en mode ship. Ca n’aurait pas été historiquement très correct (mais bon, la relation entre les deux personnages est largement inventée de toute façon) mais il y avait une histoire d’amour à tirer de tout cela. A vrai dire, je pense que je la vois dans le drama. Pas du côté de Ryoma, mais du côté de Yataro, dont le montage nous fait comprendre que la dernière chose qu’il voit à sa mort n’est pas sa femme ni ses enfants, mais Ryoma sur son bateau.

 

Et en parlant de la mort de Yataro.

 

Comme je le disais il n’y a pas si longtemps, je n’avais même pas pensé que le drama pourrait se terminer sur sa mort, jusqu’à ce que ça me vienne il y a quelques semaines, et donc, oui, le drama se termine (travelogue non-inclus) sur sa mort. Mais on n’y passe pas beaucoup de temps, c’est juste une dernière image de lui, le corps tordu, une larme à l’œil, pensant apparemment à Ryoma dans son dernier instant.

 

Je n’arrive pas encore bien à savoir pourquoi, mais… j’aime vraiment cette dernière image de Yataro ? J’ai peur que ça soit mal interprété, parce qu’à la fois c’est un moment triste, il n’a pas l’air d’être parti sans souffrance, et ce n’est pas une position dans laquelle j’aimerais voir un être humain pour de vrai, l’image est presque morbide… mais à la fois, je ne saurais pas l’expliquer, sa dernière expression a quelque chose de très « Yataro », et ça a beau m’avoir rendue triste de le voir comme ça, je trouve que ça accentue l’aspect « fin ».  Pas juste du drama… Dans sa conversation avec le journaliste, Yataro dit que Saigo et Kido ont quitté le gouvernement, et toute cette conclusion tourne la page sur une époque. Yataro n’est pas littéralement la dernière personne à se souvenir de cette époque, clairement, mais parce qu’il était notre narrateur, voir sa mort donne quand même ce sentiment de refermer un volume de l’histoire dont le gardien vient de s’éteindre, s’embarquant pour son dernier voyage sur un bateau mené par la personne qu’il avait le plus envie de revoir.

[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*[WaW] Ryomaden - Ryoma the hope *MAJ épisode 48 - FIN*

Je…

 

Je vais m’arrêter là.

 

Ce n’est pas que je n’aurais pas plus à raconter, j’ai résumé pas mal de choses, mais j’ai déjà beaucoup causé, et j’ai peur que vous commenciez à m’en vouloir si je continue, surtout que c’est pas très construit, je vous régurgite juste mes sentiments durant le visionnage. Donc, oui, on va s’arrêter là.

 

Et du coup c’est une fin pour les updates sur le drama aussi.

 

Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé Ryomaden. Nul doute que l’expérience a aussi été rendue meilleure par Jodie et Ilu, mais le drama en soi est également très bon. La première saison met un peu de temps à démarrer, et ce n’est pas ma favorite parce que j’ai mis du temps à réellement m’attacher aux personnages, donc au début je regardais avec intérêt mais sans beaucoup d’émotion. Mais à partir de la saison 2, ça a commencé à changer, le drama n’a fait que devenir de plus en plus intense, et je ne saurais pas dire quelles sont mes saisons favorites, parce que Ryomaden est, de toute façon, une histoire filée. Il y a des changements de décor entre les saisons, mais elles sont quand même moins distinctes les unes des autres que des séries qui font de vraies pauses dans leur diffusion. Bref, globalement, j’ai beaucoup aimé Ryomaden, et j’en ressors avec énormément d’appréciation pour le travail de tous les réalisateurs, pour les compositions de Sato Naoki, pour la personne qui était en charge des lumières, pour tout le casting, ainsi qu’avec l’impression d’avoir vécu une histoire mais aussi d’avoir appris des choses. Les taigas sont décidément un outil formidable d’éducation, pour peu qu’on garde à l’esprit qu’il ne faut pas croire tout ce qu’ils racontent et qu’ils ne sont pas des récits objectifs. Bref, il faut garder l’esprit critique, mais ils sont excellents pour introduire une période sans trop la simplifier.

 

J’ai envie d’en voir plus à présent ! Je ne me lancerai pas tout de suite, parce que j’ai des tonnes de choses à voir, mais même si les débuts des taigas peuvent parfois embarquer difficilement, les deux que j’ai terminés m’ont laissé un grand sentiment de satisfaction et d’enrichissement donc~

 

Ilu, Jodie, on se retrouvera pour voir le film Izo ! Et je publierai peut-être un jour le top de mes scènes favorites de ce drama aussi. Je ne sais pas encore si je ferai de bilan général. J’ai déjà tapé beaucoup de mots sur cette série (mon document word fait 150 pages, yay, un compte rond), je ne sais pas si j’ai envie de me répéter^^

 

Et sur ce, les gens, je vais vous souhaiter une bonne vie, et vous dire « à une autre fois »

 

Merci à toutes les personnes qui m’ont suivie dans cette aventure, que ce soit pour toute l’aventure ou juste l’espace de quelques épisodes. Cela me rend triste d’y mettre un point final, mais c’était un joli voyage. Prenez soin de vous les gens

 

 

 

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Rédigé par Milady

Publié dans #Week after week, #Ryomaden

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