[Longue pause et nouveau départ] Nagi no oitoma 凪のお暇

Publié le 27 Novembre 2020

Paisible, réconfortant, optimiste et touchant, Nagi no Oitoma propose une héroïne attachante que j'ai adoré regarder prendre un nouveau départ, entourée de personnages également engageants.

 

 

Diffusé en 2019

Sur NTV

10 épisodes

Réalisé par Doi Nobuhiro, Tsuboi Toshio & Yamamoto Takeyoshi

Ecrit par Oshima Satomi

 

Avec :

Kuroki Haru : Oshima Nagi

Takahashi Issei : Gamon Shinji

Nakamura Tomoya : Arashiro Gon

Ichikawa Mikako : Sakamoto Ryoko

Yoshida Yoh : Shiraishi Misuzu

Shiratori Tamaki : Shiraishi Urara

Mita Yoshiko : Yoshinaga Midori

Takeda Shinji : Mama

Katahira Nagisa : Oshima Yu

etc

 

 

Dontesque ?

Employée de bureau banale, Nagi ressent un malaise grandissant, tandis qu'elle essaie constamment de se conformer aux attentes des autres sans y arriver. Alors qu’elle étouffait de plus en plus, elle finit par craquer lorsqu’elle entend ce que son petit-ami a à dire sur elle derrière son dos. Comprenant qu’elle va finir par casser si elle ne fait rien, Nagi laisse absolument tout derrière elle et emménage dans un nouvel immeuble pour faire une pause de durée indéterminée.

 

 

Fiche Ecrans d’Asie : ici

Mélissa

 

 

 

oOo

 

Et voilà, les gens ! C’est le dernier article de mon projet « Coups de cœur des dramavores – 2019– » .. Et cette fois, on va s’intéresser au coup de cœur de Melissa ! Sauf que… okay, j’ai triché. J’étais censée regarder et écrire sur Arthdal Chronicles, mais sur la fin du projet, j’avais perdu mon avance, Arthdal Chronicles est un drama long (18 épisodes d’1h25), je savais que j’aurais certainement plein de choses à en dire, et j’avais peur de devoir bâcler, faute de temps, ce qui ne me convenait pas du tout. Alors j’ai demandé à Mélissa si ça ne le dérangeait pas de me proposer un autre drama et elle a très gentiment accepté, d’où : Nagi no oitoma. Qui m’enthousiasmait pas mal, en plus ! Le drama est écrit par l’autrice de Watakoi, et il met en scène Kuroki Haru et Takahashi Issei, deux acteurs que j’aime beaucoup mais que je n’avais pas vus depuis un moment. L’idée de la série me plaisait beaucoup, donc j’ai lancé ça avec enthousiasme, et… je suis tombée sous le charme instantanément. Et suis restée sous le charme jusqu’à la toute fin. J’ai beaucoup aimé cette série, et laissez moi donc vous expliquer pourquoi, et aussi pourquoi je suis contente que mon projet s’achève sur ce drama-là, finalement.

 

 

Introduction

 

Nagi se noit

Vers la surface

Les perles du bracelet

La touche "jdrama"

 

Conclusion

 

 

 

 

… Nagi se noit

 

Ecoutez on va commencer par le commencement : j’ai instantanément aimé ce drama parce que j’ai instantanément aimé son personnage principal, c’est-à-dire Nagi. C’est vrai, mon affection pour Kuroki Haru a pu jouer, parce que je trouve que cette actrice dégage une chaleur qui la rend aussitôt attachante, mais la chaleur vient également du personnage, et surtout, dès le début, j’ai ressenti énormément de compassion et de compréhension à l’égard de Nagi. Nagi est la personne au bureau à qui on refile les boulots ingrats et à laquelle on fait porter le chapeau quand quelque chose déconne, donc déjà j’avais mal pour elle, mais la scène qui m’a réellement fait accrocher au personnage est celle où elle va déjeuner avec ses collègues qu’elle n’a pas réussi à éviter, et où on découvre ce qui se passe dans sa tête quand elle doit socialiser : la conversation va trop vite pour elle, elle n’arrive pas à bien comprendre les intentions ou le ton de ses interlocutrices, elle essaie de choisir les bonnes réponses mais le temps qu’elle se décide, la conversation est déjà passée à autre chose, et Nagi accueille ça avec soulagement parce qu’elle n’a plus à parler. Le drama réussit avec brio à très vite nous montrer qui est Nagi et ce qui ne va pas dans sa vie, et va de moins en moins bien.

 

La première image de Nagi est une image d’elle sous l’eau, et plus l’épisode 1 avance plus on nous montre la pression de l’eau sur elle, la façon dont elle s’enfonce dans les profondeurs, et sa noyade. Même à la maison, dans sa relation avec son petit-ami, Nagi n’est pas à l’aise, toujours à essayer de faire ce qu’on attend d’elle, sans se laisser la place, à elle, d’exister réellement, quelque chose qui lui a été inculqué très jeune. Se conformer, apprendre à comprendre ce qu’on attend de nous et s’y plier, est quelque chose qu’on apprend enfant, nous dit le drama.

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En conséquence, la relation des personnages principaux à leurs parents est très compliquée. La mère de Nagi est une culpabilisatrice de génie envers laquelle Nagi ressent beaucoup de rancœur, et Shinji (l’ex de Nagi, interprété par Takashi Issei) a des parents obnubilés par leur statut, leur réputation, si bien que Shinji aussi s’efforce de sauver les apparences en permanence et a un poids énorme sur les épaules. Mais les parents de Shinji ne sont pas heureux, et la mère de Nagi n’attend qu’une chose : que sa fille réussisse et la tire d’une vie dans laquelle la mère étouffe également.

 

Les gens, dans ce drama, sont comparés à un banc de sardines, qui bougent toutes ensemble, d’un même mouvement. Et à côté, il y a une sardine, seule, qui nage dans une autre direction. Au début, cette sardine semble perdue, et on pourrait la rapprocher de Nagi qui essaie très fort de suivre le mouvement mais n’y arrive pas, et s’en retrouve seule, à galérer. Ce qu’on réalise néanmoins au fil de la série est que cette sardine qui nage dans sa propre direction n’est pas à plaindre et ne souffre que si elle essaie de rejoindre la masse : si elle cesse d’essayer, elle sera simplement libre, et les autres sardines feraient certainement bien de suivre son exemple, parce que Nagi no oitoma prend soin d’illustrer que toutes les autres sardines, celles qui nagent « dans le bon sens », sont peut-être meilleures à suivre le mouvement mais que ça ne signifie pas qu’elles s’y trouvent bien.

 

Ainsi, les parents qui foutent la pression à leurs enfants ne sont pas heureux, et la collègue qui victimisait Nagi finit par réaliser qu’elle aussi, sa vie est faite d’illusions, et qu’elle n’a rien de vrai entre les mains. Bref, toutes les petites sardines galèrent, au fond, et c’est juste que certaines s’en rendent compte et pas d’autres.

 

Pour Nagi, non seulement elle s’en rend compte, mais en plus ça atteint vraiment son paroxysme au début de l’épisode 1, et elle décide qu’il est temps d’arrêter d’essayer de nager « dans le bon sens », de faire une pause, de prendre de longues vacances… et c’est un chemin sur lequel j’étais ravie de la suivre !

 

 

… vers la surface

 

Nagi decide donc de tout plaquer, de tout laisser derrière elle. Elle abandonne ses meubles, elle abandonne ses relations, son travail, histoire de pouvoir respirer à nouveau, et c’est quelque chose que le drama exprime visuellement : le nouvel appartement lumineux et très vide de Nagi a toute la place nécessaire pour qu’elle puisse y respirer mais aussi y mettre ce qu’elle veut, le drama a littéralement une scène où on la voit s’approcher de la fenêtre avec, en parallèle, l’image d’elle se rapprochant de la surface de l’eau, et son nouveau choix de compagnon de vie n’est pas à négliger non plus. Et je ne parle pas d’un nouveau petit-ami mais du premier objet que Nagi introduit dans sa nouvelle vie, à savoir un ventilateur cassé qu’elle a trouvé au bord de la route et qu’elle a retapé. Au-delà du fait qu’un ventilateur est un objet lié à l’air, de l’air frais qui aide à mieux respirer, il représente aussi son parcours parce qu’elle le trouve cassé (comme elle, un peu), se décide à le récupérer grâce à une nouvelle personne dans sa vie (et le nouvel entourage de Nagi va beaucoup jouer dans sa remise sur pieds), le répare (comme elle se répare elle-même), et le peint en jaune, une couleur vive et lumineuse généralement associée à la joie et au bonheur qu’elle-même commence à ressentir. Le long du drama, le ventilateur devient un confident pour Nagi, qu’elle délaisse parfois quand elle se délaisse elle-même, mais vers lequel elle revient, et ça peut paraitre chelou, mais c’est tout à fait mignon dans la série.

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Visuellement, la libération de Nagi se voit aussi à ses cheveux, une chose sur laquelle la série insiste (y a qu'à voir le poster, déjà).

 

On la sent également dans ses habits plus amples et confortables, mais, surtout, Nagi a les cheveux naturellement très bouclés et a passé sa vie à les lisser pour plaire aux autres, que ce soit sa mère qui lui a foutu très jeune des complexes sur ses boucles, ou Shinji qui complimentait ses jolis cheveux lisses. Lorsqu’elle lisse ses cheveux, c’est elle-même que Nagi lisse, pour rentrer dans la masse, et lorsqu’elle prend son nouveau départ, elle retrouve ses cheveux bouclés, les laissant libres d’être comme ils sont, tandis qu’elle s’offre la même liberté. Donc voir la petite fille de l’immeuble (Urara), Gon (son voisin), ou la vieille dame à l’étage au-dessus caresser ou s’occuper des cheveux de Nagi, c’est les voir apprécier qui est Nagi, et l’aimer pour qui elle est, et ça fait chaud au cœur.

 

Bien sûr, c’est dur de changer du jour au lendemain, et difficile de se détacher complètement de la vie qu’on avait, si bien que Nagi subit encore des pressions de la part de sa mère et Shinji, et on la voit lisser ses cheveux à nouveau, ou ne pas arriver à l’ouvrir quand il faudrait. Parfois elle s’embarque aussi dans des chemins qui s’avèrent ne pas être les bons, mais elle évolue de plus en plus, petit à petit, et c’est très satisfaisant à regarder, et j’ai ressenti beaucoup d’admiration pour ce personnage et les efforts qu’elle fait. J’étais 100% derrière elle à jouer les cheerleaders et espérer qu’elle puisse vivre sa meilleure vie. Chaque fois qu’elle exprimait tout haut son avis, prenait position pour elle-même, et en était immédiatement récompensée, j’étais toute heureuse, et il y a même un moment ( [spoiler] quand elle renvoie enfin chier sa mère, c’est-à-dire sa toute première persécutrice [/spoiler] ) où j’ai dû retenir une exclamation de joie (en vrai, j’ai rien retenu du tout).

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La longue pause de Nagi, cela dit, ne vient pas sans une amertume un peu douce. Le dama est plein de choses heureuses, mais j’ai ressenti un peu la même chose que devant Beach Boys : les vacances, tout comme l’été, sont des choses vouées à finir. Même si ce n’est pas explicite au début, on a toujours le sentiment que la nouvelle situation de Nagi, aussi douce soit-elle, ne sera pas éternelle (déjà parce que financièrement ce ne serait pas gérable). Ce n’est qu’une pause, un moment de répit avant de reprendre son voyage. Pour autant, cela dit, ça ne signifie pas que tout ce qu’elle construit pendant cette pause sera éphémère : elle se redéfinit, se pose des bases sur lesquelles s’appuyer, apprend à se connaitre (au début du drama, elle essaie de faire une liste des choses qu’elle aimerait faire mais ne sait pas quoi mettre dessus car elle ne connait rien de ses propres envies, mais à la fin, la liste prend forme), fait des rêves d’avenir, et elle noue également des liens profonds avec de nouvelles personnes qui dureront certainement longtemps. Parce qu’en se trouvant elle-même, Nagi trouve aussi les autres, et en trouvant les autres, elle se trouve elle-même un peu plus. Chaque nouvelle personne dans sa vie est comme une nouvelle perle porte-bonheur, et chaque perle m’a intéressée.

 

 

… les perles du bracelet

 

Histoire de clarifier, je n’ai pas choisi une image random de bracelet : c’est une image proposée par le drama. [spoiler ?] Lorsque Nagi rencontre sa nouvelle meilleure amie, celle-ci essaie de lui vendre des perles porte-bonheur arrangées en bracelet. Les perles de Sakamoto (car la meilleure amie s’appelle Sakamoto Rokyo) sont importantes pour elle, mais le long du drama, elle se met à en avoir moins besoin, parce qu’à la place, elle a des gens dans sa vie, en particulier Nagi. D’où l’image : [/spoiler] les gens que rencontre Nagi sont ses perles porte-bonheur qui l’aident à avancer, et j’ai tellement aimé voir Nagi ajouter perle après perle à son bracelet.

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Petit à petit, Nagi gagne le cœur de ses nouveaux voisins : la petite fille de l’immeuble, sa mère, la vieille dame qui vit à l’étage au-dessus, le voisin d’à côté qui semble vivre une vie très détendue. Puis son réseau s’étend (personnellement un de mes personnages favori est Mama, lae propriétaire de bar qui n’a pas la langue dans sa poche mais a le cœur tout mou), et Nagi se trouve bientôt entourée, de gens qui la connaissent vraiment et aiment qui elle est. J’ai adoré tout cet ensemble de personnages, et j’ai aussi beaucoup apprécié que toutes les « combinaisons » fonctionnent. C’est-à-dire que j’aimais voir Nagi interagir avec ces gens, mais j’aimais aussi les voir interagir entre eux, sans elle. Et en voyant ce drama, même si certains personnages sont pourtant abjects, je trouve qu’on a envie de croire au meilleur des gens…  D’autant que la plupart des personnages les moins attachants semblent ouvrir les yeux le long du drama, et si on ne les voit pas forcément évoluer, le drama sous-entend que ces gens ont peut-être simplement besoin, eux aussi, d’une longue pause pour se trouver eux-mêmes et devenir de meilleurs individus.

 

Un personnage comme ça, et mon second personnage favori du drama, est Shinji, l’ex de Nagi.

 

Honnêtement, au début, j’ai détesté Shinji de tout mon être. Lorsqu’il revient dans la vie de Nagi elle semble sincèrement effrayée, et ce n’est pas juste parce qu’il représente l’ancienne vie qu’elle fuyait, mais parce qu’en tant que petit-ami, il était toxique à mourir. Et Takahashi Issei fait un boulot remarquable : j’ai une affection énorme pour cet acteur, mais il m’a foutu les boules. Autant en général je le trouve adorable, autant dans le début de ce drama, il a sincèrement un visage qui fait peur, et le genre d’expressions qu’on s’attendrait à trouver sur un tueur qui s’apprête à achever sa victime. Avec Nagi, Shinji est rabaissant, humiliant, et un vrai connard, quelque chose de parfaitement volontaire de la part du drama, qui ne cesse de le souligner, l’entourage de Nagi et celui de Shinji lui-même ne manquant pas de le lui exprimer. Voir Nagi se détacher de ce type était délectable, et la fermeté avec laquelle elle le fait m’a tiré des « yes ! » de fierté.

 

Et là, vous vous demandez pourquoi j’ai apprécié le personnage, je suppose.

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Honnêtement, au début, c’était juste parce qu’il me faisait rire. Le contraste entre ce qu’il est en public et ce qu’il est en privé est tellement énorme que je n’arrivais pas à m’empêcher de pouffer. Le drama rit énormément du personnage, et encore une fois, je ne peux qu’admirer la performance de Takashi Issei, parce qu’il est juste impeccable. Mais ça, ce n’était que le début, et si au départ je n’étais pas ravie de voir qu’il était toujours dans le drama, parce qu’il refusait d’évacuer la vie de Nagi, finalement je suis contente qu’on ait continué à le suivre, parce que petit à petit, on voit et explore ce qui se cache sous le masque de Shinji, et le personnage est tout aussi intéressant que notre héroïne.

 

On découvre beaucoup de malentendus dus à une mauvaise communication, et on découvre également que Nagi n’a pas été exemplaire dans leur relation. Bon, clairement, c’était à Shinji que j’en voulais, mais le drama s’attache à montrer que Nagi était très peu intéressée par les autres à une époque,  n’est pas entrée dans cette relation pour les bonnes raisons, et que les deux personnages sont passés l’un à côté de l’autre. Le drama se penche également sur la relation de Shinji à ses parents, et il s’avère que lui et Nagi ont plus en commun qu’ils ne le pensaient ou qu’ils auraient pu le savoir (vu qu’ils ne se connaissaient finalement que très peu, manque de communication oblige). Je n’ai jamais espéré que Shinji et Nagi se remettent ensemble, parce qu’ils ne se faisaient clairement pas du bien et que sortir de cette relation était une des meilleures choses qui soient arrivées à Nagi, et je n’espérais même pas particulièrement qu’ils deviennent amis, mais en revanche, je les voyais apprendre à connaître l’autre, à se reconnaître dans l’autre, et il y avait quelque chose de touchant et apaisant à les regarder faire le point et la paix sur leur relation, sur eux-mêmes. Il y avait ce sentiment de long et calme au revoir après la tempête, et ça m’a beaucoup plu. Je ne vous spoilerai pas comment fini le drama pour eux mais, en tous cas, pendant le développement du drama, j’ai beaucoup aimé l’évolution de leur relation, ainsi que celle de Shinji, qui s'avérait parfois devenir un appui étonnament solide pour Nagi. Mais non, pas de shipping pour moi.

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Si j’avais shippé Nagi avec quelqu’un, ç’aurait été avec son voisin, Gon.

 

Ah, Gon… poupette…

 

Dans l’épisode 1, Nagi offre à manger à Gon qui, pour la remercier, la prend dans ses bras, et lui dit que c’était très bon.

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C’était un moment tout doux, et le moment où je me suis dit « arf, Nagi, on est dans la merde toi et moi, je pense qu’on vient de tomber amoureuses ». Gon est la chaleur incarnée, il est hyper affectueux et sincèrement intéressé par tous les gens qu’il croise (ce qui, du reste, inclue Shinji et même alors qu’une sorte de triangle amoureux battait son plein, Shinji et Gon développent une amitié qui m’a beaucoup parlé), le genre de personne à laquelle il est très dur de résister, et autant vous dire que peu de gens lui résistent, en particulier côté gente féminine, et Gon est connu pour ses nombreuses conquêtes, qui ont tendance à péter un câble avec lui. Parce que Gon est quelqu’un de libre, chaleureux, et affectueux, mais pas quelqu’un qui s’engage, ni quelqu’un de responsable, et il est doux, certes, mais trop peu impliqué pour ne pas être blessant. Son chez lui et son balcon sont d’ailleurs très représentatifs du personnage : on y trouve une sensation de confort accueillant et de vie, mais son balcon est également complètement envahi par les plantes parce que Gon a juste laissé faire les choses sans s’occuper de cette vie qui se développait chez lui. Et c’est pour ça que j’écrivais bien que « si j’avais shippé Nagi avait quelqu’un, ç’aurait été avec son voisin, Gon », au conditionnel. C’est-à-dire que, oui, il avait ma préférence, parce qu’il est quelqu’un de gentil, de tendre, qui soutient Nagi, l’encourage et lui fait beaucoup de bien en tant qu’ami et présence bienveillante dans sa vie, mais en tant que partenaire romantique, il est un désastre (après ça ne veut pas dire que le personnage n'évolue pas, vous verrez bien, je vais pas vous raconter le drama, non plus !)

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Cela dit, ce n’est pas un souci, parce que tout ce qui est « ship » n’est pas au cœur de la série de toute façon, et vous seriez déçu si vous entriez dans ce drama en en attendant avant tout une romance. Le drama est centré sur l’évolution personnelles des personnages (Nagi et Shinji en particulier), et leurs histoires amoureuses en font partie, mais ils ne se limitent pas à ça, et le drama ne déplace jamais son attention.

 

 

 

… la touche “jdrama”

 

Ca me fait toujours tellement du bien de retrouver l’ambiance des dramas japonais, aw. Enfin, bien sûr, selon les genres, l’ambiance n’est pas la même, mais malgré tout elle est généralement différente de celle d’un drama sud-coréen ou un drama chinois, et j’ai beau apprécier les dramas de tous les pays (que j’ai explorés), il y a un petit quelque chose dans les dramas japonais que je suis contente de retrouver quand j’y reviens, et, en plus, Nagi no Oitoma appartient au genre « vie ordinaire », que les jdramas réussissent si bien.

 

Ce n’est même pas que Nagi no Oitoma semble particulièrement réaliste, mais plus qu’il fait authentique. C’est dur à expliquer, mais dans ces jdramas « vie ordinaire », même quand les vies des personnages ne sont finalement pas si ordinaires que ça, les jdramas arrivent souvent à trouver la simplicité et le terre à terre dans le décalé, et à mettre ça en avant. Ils trouvent l’humain et ses nuances, et gardent une présentation simple plutôt que d’en faire trop, si bien qu’on se retrouve face à des dramas qui sonnent vrai même quand ils ne sont pas réalistes du tout (Nagi no Oitoma, cela dit, reste quand même plausible). Pardon, j’ai du mal à expliquer, et je raconte peut-être n’importe quoi, mais simplement, même si la situation de Nagi n’est pas courante (plaquer son travail du jour au lendemain, bazarder tous ses meubles et se retrouver dans un triangle amoureux n’est pas impossible mais juste pas donné à tout le monde), tout le drama se trouve entre ce parfum d’ordinaire et l’excitation d’une nouvelle aventure, et j’ai adoré cette ambiance.

 

Le rythme m’a aussi beaucoup plu, car j’ai eu le sentiment qu’aucun moment n’était perdu ou gâché. Le drama développe constamment ses personnages et leurs relations donc chaque épisode fait avancer les choses, mais à la fois il se dégage un sentiment de tranquillité de toute la série, et j’ai eu l’impression de faire une pause bienvenue avec Nagi. J’étais triste de la voir finir, du coup, mais ai été très satisfaite de la fin. A un seul élément près ( [spoiler] la « trahison » de Sakamoto -qui ne peut finalement plus héberger Nagi au dernier moment parce qu’elle a un petit-ami-… j’ai trouvé ça bizarre, sorti de nulle part, et pas utile, même si ça n’a pas gâché le dernier épisode [/spoiler] ), mais sinon je l’ai trouvé parfaite. [spoiler] Oui, ça m’a rendue triste de voir tout le monde se séparer, mais à la fois, j’ai trouvé les au revoirs jolis. En particulier, les derniers moments de Shinji et Nagi m’ont beaucoup touchée, et j’ai aimé que le drama, en bon drama japonais, ne se sente pas obligé de « caser » l’héroïne avec Shinji ou Gon, mais la laisse simplement prendre son nouveau chemin, grandie de tout ce qu’elle a vécu. C’est une fin ouverte et, pour moi, ça s’accorde avec toute l’idée du drama dont le sujet n’est pas d’arriver à une destination mais de prendre un nouveau départ. [/spoiler]

 

 

… en conclusion

 

C’est un drama que j’ai adoré. Je suis reconnaissante à Mélissa de me l’avoir conseillé (et d’avoir gentiment accepté de m’aider/m’autoriser à briser mes propres règles) et honnêtement, même si je suis certaine que j’aurais aimé Arthdal Chronicles, Nagi no Oitoma était parfait pour cette fin de projet, parce qu’il est reposant, et touche profondément mais est également léger, et aussi parce qu’en son cœur on trouve le thème de tourner une page pour en entamer une autre. Et puis, bien sûr, je suis aussi simplement contente de conclure ce projet sur une série que j’ai autant aimée. Donc merci Mélissa !

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