[Deux films avec Buki] Judge ! ジャッジ! / A day on the planet きょうのできごと

Publié le 8 Janvier 2021

 

Hey, les gens !

 

Aujourd’hui, dans le cadre de mon projet Buki, j’aimerais vous causer de deux films~

 

J’ai beaucoup hésité avant d’écrire cet article. Parce qu’à la base, je m’étais engagée, je crois, à regarder tout ce qu’a fait Buki (du moins ce qui est trouvable et sous-titré) et à écrire sur tout. Je dis « je crois » parce que je ne sais plus si j’ai mis la partie « écrire sur tout » à l’écrit sur ce blog, mais clairement, c’était le plan. Un article par film, par drama. Sauf que je vais faire une entorse. Parce qu’honnêtement, les films dont je vais vous parler, écrire un article complet dessus… je n’en ai pas plus envie que cela ? Vraiment, ça tient à cela : c’est une question d’envie. Et je pourrais me forcer, me botter les fesses, mais j’ai les fesses sensibles, et elles n’ont pas mérité ça, les pauvres ;;

 

Mais je veux respecter au moins partiellement la promesse que je me suis faite, donc j’ai décidé de procéder comme cela :) Alors causons de A day on the planet et Judge ! !

 

 

Judge / Réalisé par Nagai Akira / Ecrit par Sawamoto Yoshimitsu / Sorti en 2014 / Dure 1h45 / Avec : Tsumabuki Satoshi, Kitagawa Keiko, Tanaka Yoji, Suzuki Kyoka, Kimura Yuichi, Lily Franky, Arakawa Yoshiyoshi, etc (+ Kase Ryo, Emoto Tokio et Tamayama Tetsuji dans de petits rôles m’ont fait plaisir)

 

Un employé mal assuré est envoyé à la place de son supérieur à une compétition internationale afin de faire partie d’un jury qui doit décider de la meilleure publicité de l’année. Sa mission : faire gagner la publicité d’un de leurs clients, sinon il sera viré. Le souci étant que la publicité en question est affreusement mauvaise.

 

Judge ! a été une expérience très frustrante pour moi, parce qu’il est divisé entre choses qui m’ont plu, choses qui ont failli m’endormir et choses qui m’ont fait sérieusement grincer des dents.

 

Tout le début du film m’avait fait beaucoup, beaucoup rire. On découvre notre héros (joué de façon absolument adorable par Buki, dont le charme fait beaucoup pour le film) assistant sur le tournage d’une publicité cheloue pour des nouilles, où il doit se déguiser en renard. Le début du film donne beaucoup dans l’absurdité, et je dis pas que ça volait spécialement haut mais ça m’amusait. J’étais, par ailleurs, intéressée par le domaine de la publicité, et puis le personnage principal était attachant, ses déboires me faisaient rire et à la fois j’étais attendrie et compatissais. Le type il fait de son mieux mais il a une collègue qui s’appelle comme lui et que, dans la boite, on appelle sa « version utile ». Bref : tristesse.

 

 

Une fois notre personnage sorti du Japon et au festival où il va devoir aider à décider quelle publicité recevra le grand prix de l’année, on rencontre tout un tas de personnages non-japonais (et le jeu des acteurs ne leur vaudra pas un oscar mais parce que le film est dans l’exagération, ça passe) et le film se met à jouer sur tous les clichés racistes qui existent sur les japonais. Notre héros ne parlant pas vraiment anglais (mais il semble bien le comprendre, en revanche), on lui a appris trois phrases et sinon son mentor lui a surtout donné le conseil de se créer une « identité », un gimmick, pour se faire accepter du panel. Buki (je vais me mettre à l’appeler Buki, oui) a pu s’infiltrer dans le panel parce qu’aux yeux des non-japonais « tous les japonais se ressemblent », il se fait passer pour un otaku, il sort des phrases pseudo-profondes avec un air inspiré pour jouer sur les clichés de « sagesse asiatique », il prend la pose « karate kid », ce genre de choses. Et ça marche ! Ce n’est pas de Buki que le film se moque (même si ses efforts sont amusants), c’est de l’empressement avec lequel les autres personnages avalent et s’enthousiasment de sa comédie parce qu’elles confirment les stéréotypes qu’ils avaient déjà en tête. C’est eux que le film ridiculise. Pour autant, il ne les diabolise pas : la plupart de ces personnages s’avèrent être sympathiques et apprécient sincèrement notre héros. Mais le film s’amuse de leur bêtise et je vais pas vous mentir, ça me faisait sourire.

 

Mais c’est ce qui rend d’autant plus frustrante l’homophobie du film : elle va complètement contre les intentions qu’il affiche autrement.

 

Il y a une… sorte ? de romance dans le film.

 

 

Notre héros a embarqué sa collègue avec lui (sa version « utile »), et au début ils s’aiment pas, à la fin ils s’aiment mieux, entre temps elle apprend à l’apprécier… Honnêtement, ça fait très « pièce rapportée », cette histoire. C’est pas que le personnage de la collègue soit désagréable, d’autant que j’aime bien Kitagawa Keiko, et elle a ses bons moments (en plus, grâce à elle le visage de Tamayama Tetsuji est dans le film, wouhou !) mais tout ce qui est « romance » ne parait pas du tout à sa place dans le film et n’est pas très convaincant. Mais bref, à la base, si notre héros lui a demandé de venir avec lui, ce n’est pas tellement pour ses aptitudes mais parce qu’on lui a fait remarquer que plusieurs membres du panel sont gays, et que s’il allait non-accompagné à l’évènement, on pourrait le croire gay également… et ce serait tragique ? Apparemment ? (faut bien que vous gardiez à l’esprit : notre personnage principal est notre compas moral le long du film… il est présenté comme pur, innocent, honnête, le seul personnage réellement droit du film)

 

Puis on rencontre nos deux personnages homosexuels du film, et ce sont des clichés ambulants qui craquent sur le héros immédiatement et s’empressent de le pourchasser et lui mettre la main aux fesses. Le héros passe la plupart de leurs scènes ensemble à essayer de les fuir/repousser. Les personnages sont entièrement définis par le fait qu’ils sont homosexuels. Même lorsque le personnage de Kitagawa Keiko décrit le panel des juges pour déterminer qui est de quel côté, voilà ce qu’elle dit : « Ces juges-là ne voteront pas contre Gill. Ces deux-là sont gays. Celle-là est une peau de vache. Toi, tu es nul.  Ca nous laisse ces quatre-là. » Comprendre : les fidèles à leur adversaire, le type nul, la peau de vache qui ne les aime pas… et les gays… leur sont inutiles. Et autant les trois premiers je comprends, autant faudra m’expliquer ce que l’orientation sexuelle vient jouer comme rôle, au juste ? Alors, oui, à la fin, notre héros finit par s’attacher aux deux juges homosexuels, mais pas parce qu’il découvre que ses préjugés étaient erronés : juste parce qu’il s’attache à ces deux personnes. Et à aucun moment les deux personnages ne lui prouvent tort. Pardon mais je trouve ça chié de la part d’un film qui s’amuse de la bêtise de ceux qui gobent des clichés racistes de, par ailleurs, essayer de faire rire avec des clichés homophobes, ne pas rire du héros qui les gobe (en même temps : puisqu’ils sont vrais dans le film, forcément), et juste les confirmer, même si « bon au fond ils sont attachants quand même ». Pour moi, il y a contradiction.

 

Bon puis le dernier tiers du film, même s’il a ses bons moments et que j’avais raisonnablement envie de voir certains personnages prévaloir, tire pas mal en longueur et s’alourdit. Mais oui, il y aurait beaucoup à démêler sur l’utilisation que fait le film des clichés : ceux qu’il choisit de réfuter, ceux qu’il décide d’utiliser, ceux qu’il décide de confirmer. Ils sont, après tout, au cœur du film. Et pour en discuter vraiment bien, il faudrait sans doute que je revoie le film… mais j’ai pas envie.

 

 


 

A day on the planet / Réalisé par Yukisada Isao / Ecrit par Yukisada Isao, Mashiko Shoichi / D'après le roman de Shibazaki Tomoka / Sorti en 2004 / Dure 1h50 / Avec : Tsumabuki Saotshi, Tanaka Rena, Kashiwabara Shuji, Matsuo Toshinobu, Ohkura Koji, Ito Ayumi, Miura Masaki, etc.

 

Une bande d’amis se réunit suite au déménagement d’un d’entre eux, un homme est coincé entre deux bâtiments, une baleine est échouée sur une plage… la soirée passe.

 

La raison pour laquelle je n’avais pas envie de consacrer un article complet à ce film est que je suis passée complètement à côté. J’ai galéré à le terminer, galéré à garder les yeux dessus, et je pense que ça tenait beaucoup à moi, au moment, aux circonstances, plus qu’au film. Il ne correspondait pas du tout à mon humeur, il faut croire, et je l’ai regardé de façon (involontairement) très dissipée, ce qui fait que je ne me sentirais pas légitime pour développer réellement un article dessus. Je le reverrai certainement un jour, mais cette première expérience complètement ratée fait que ce ne sera sans doute pas tout de suite.

 

De façon non-développée, néanmoins, je m’en vais vous donner les quelques impressions que j’ai eues pendant mon visionnage.

 

La première, c’est que j’aime beaucoup le casting. Je n’ai pas aimé tous les personnages, mais j’ai trouvé tous les acteurs très naturels, et leur dynamique de groupe semble couler de soi. Ils sont convaincants, on a l’impression d’avoir affaire à de vrais gens, et il y a des moments de tendresse où ils m’ont touchée.

 

 

La seconde c’est que j’aime bien l’ambiance du film, ou, du moins, que je l’aurais aimée dans d’autres circonstances. Le film est une tranche de vie, et n’a pas de grande histoire, il s’agit plutôt de regarder les personnages exister et interagir. Pendant de longs moments, il ne se passe réellement rien d’exceptionnel : les personnages boivent, jouent à la console, discutent de tout et de rien. La caméra reste près de ses acteurs qui entrent et sortent du champ de façon naturelle, dans une soirée où les personnages passent simplement d’une pièce à l’autre, forment des sous-groupes pour discuter entre potes, rejoignent les autres, etc. On a une soirée entre amis d’un côté, et puis après ça des petites histoires : la dispute de l’un avec sa petite-amie, un homme qui a réussi à se coincer entre deux immeubles, une baleine échouée sur une plage qu’on essaie de remettre à l’eau (oui, il y a un thème de « se sentir coincé, bloqué » qui se dessine) et si certaines sont amusantes et ont même une part de suspense (la baleine et l’homme bloqué seront-ils sauvés ?!) on ne peut pas dire que le film soit agité. Il est très simple, très calme, très peu bruyant, et avance à un rythme plutôt lent. En général, je suis cliente de ce genre d’ambiances !

 

Mais en l’occurrence je suis passée à cent lieues de tout. Au bout de trente minutes, je m’agitais sur mon siège. Question de timing à mon avis, car j’ai le fort sentiment qu’à un autre moment, j’aurais accroché (en plus, du même réalisateur, j’avais beaucoup aimé Crying out of love in the center of the world, Go et Parade).

 

La troisième est particulièrement profonde : Matsuo Toshinobu est tout joli dans ce film, aw. Et Buki aussi, bien entendu. Mais ça j’avais pas besoin de regarder le film pour le savoir.

 

La quatrième est moins joyeuse : j’ai trouvé quasiment tous les personnages féminins insupportables. Entre l’une qui passe tout le film à essayer de draguer un type qui a une copine, est visiblement super mal à l’aise, et n’arrête pas de la repousser aussi poliment qu’il peut (je me suis sentie mal pour ce type quasiment tout le film de toute façon) ; l’autre qu’on entend pour la première fois lorsqu’elle se met à geindre à propos d’une jupe qu’elle n’a pas pu acheter, puis qui joue les supporters pour sa copine qui drague le type casé (elle qui, en plus, a l’air d’être du genre jalouse) ; sans compter la copine du type qui se fait draguer qui lui tape un caprice disproportionné qui m’a fait me sentir franchement désolée pour lui…

 

 

Bon, il y a des personnages féminins qui m’ont moins saoulée, mais ceux qui prenaient le plus de place m’ont agacée et il y avait beaucoup de « parler aigu parce que c’est mignon » et c’est vrai que, et c’est une préférence personnelle, c’est quelque chose qui a tendance à rapidement m’user les tympans. Que les personnages aient des objectifs que je ne soutienne pas, no souci, mais là elles m'usaient les nerfs. Peut-être que si j’avais été dans de meilleures dispositions, ça serait mieux passé, mais là je me suis braquée, et ça faisait que je n’en avais rien à péter de leurs histoires et dans un film centré sur les petites choses de la vie de ses personnages, c’était pas bon.

 

Bref, je suis passée à côté du film, il a perdu mon attention au point que j’ai hésité à ne pas le finir, et je ne me sens pas de le retenter rapidement. Donc je lui consacre pas d’article complet pour le moment.

 

 


 

Voilà. C’étaient deux films avec Buki que j’ai regardés et pas trop appréciés, mais sur lesquels je ne peux rien écrire de défini, parce que pour ça il faudrait que je les revoie, et je n’ai pas envie parce que j’ai fini par m’ennuyer devant les deux. Le second, je le reverrai sans doute un jour parce que je sens que c’était une question de timing, mais ça m’étonnerait que je revienne un jour au premier, parce que rien dedans ne m’a paru extraordinaire et ne m’a fait me dire « peut-être que j’aimerai plus une autre fois ». 

 

Donc pour le moment, c’est « affaire classée » sur ces deux-là, et je vous retrouve vendredi pour un article complet sur un autre film avec Buki :D

 

(Je sais que Buki n'est nulle part sur cette screencap mais elle me fait rire)

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