[Courts-métrages] Jam films ジャム フィルムズ

Publié le 10 Mars 2021

Jam Film propose sept courts-métrages à tons, thèmes et qualités variables, avec plus de hauts que de bas à mes yeux.

 

 

Sorti en 2002

Dure 1h49

 

En raison de la nature du film (que j’ai regardé parce qu’il y a Buki dedans), l’article va être un peu différent de d’habitude. En effet, il ne s’agit pas d’un long-métrage mais, après une introduction animée (et orientée SF avec des images connues de films du genre) réalisée par Daizaburo Hanada, d’une collection de sept court-métrages (de 15 minutes à peu près), chacun aux mains d’un réalisateur différent, avec un casting différent, des tons différents et thèmes différents. Pour présenter ça rapidement, dans l’ordre, on trouve :

 

The messenger réalisé par Kitamura Ryuhei, écrit par Takatsu Ryuichi, avec Kitamura Kazuki, Sakaguchi Tak, et Uotani Kanae

Un chef de gang reçoit la visite d’une messagère très particulière.

 

Kendama réalisé par Shinohara Tetsuo, écrit par Watabe Takako, avec Shinohara Ryoko, Ujiie Megumi, Yamazaki Masayoshi et Agata Morio

Un homme essaie d’acheter des oignons pour le repas du soir en vain tandis que deux employés de bureau tâchent de mettre la main sur un bilboquet.

 

Cold sleepréalisé par Georges Iida, écrit par Georges Iida et Kawato Azusa, avec Osawa Takao, Samuel Pop, Tsunoda Tomomi, Tsutsui Yasutaka, etc.

Un homme se réveille dans une capsule au milieu d’une école quasi-déserte.

 

Pandora : Hong Kong legréalisé et écrit par Rokuro Mochizuki,  avec Maro Akaji, Yoshimoto Takami

Une jeune femme qui souffre d’une mycose aux pieds se voit proposé un remède étrange par un vieil homme mystérieux.

 

Hijiki réalisé par Yukihiko Tsutsumi, écrit par Yukihiko Tsutsumi et Miura Yuiko avec  Sasaki Kuranosuke, Akiyama Natsuko, Takahashi Ai, Takahashi Megumi, Ujiie Megumi.

Autour d’un plat d’hijiki, un homme est attablé avec la famille qu’il a prise en otage.

 

Justice réalisé et écrit par Isao Yukisada, avec Tsumabuki Satoshi, Arai Hirofumi/!\, Ayase Haruka, Kurihara Hitomi, Miura Akifumi.

Dans une salle de classe, des élèves ont du mal à se concentrer, l’un d’entre eux préférant observer les shorts des lycéennes qui sautent à la haie dans la course.

 

Arita réalisé et écrit par Shunji Iwai avec Hirosue Ryoko

Depuis qu’elle est toute petite, une jeune femme voit apparaitre le même personnage sur tout ce qu’elle écrit ou dessine, sans que ce soit elle qui le dessine.

 

Je vais parler de chaque court-métrage en un peu plus détaillé (mais pas trop, histoire de pas dévoiler tout ce qui s’y passe) mais pour faire court, j’ai trouvé qu’il y avait plus de bon que de mauvais, et j’ai globalement apprécié le film. Il n’y a réellement que deux court-métrages qui me sont passés au-dessus de la tête (Coldsleep et Justice), les autres m’ont tous intéressée, pour une raison ou une autre, et je vais essayer d’expliquer pourquoi. A chaque fois, je vais aussi parler rapidement de mes expériences précédentes avec leurs réalisateurs mais vous allez vite constater que si quasiment tous leurs noms m’étaient familiers (Rokuro Mochizuki était le seul dont je n’avais jamais entendu parler), je n’avais quasiment rien vu d’eux avant ce film (voire rien du tout pour certains). Donc gardez cela à l’esprit.

 

Sur ce, causons de chacun !


 

The Messenger

 

 

Réalisé par Kitamura Ryuhei

 

Un chef de gang reçoit la visite d’une messagère très particulière.

 

Mon expérience avec Kitamura Ryuhei est limitée, je n’ai vu qu’Azumi, Lupin III et Aragami de lui (même pas Versus, qui est apparemment censé être son meilleur film), mais en voyant ce court-métrage, ça faisait complètement sens dans ma tête qu’il ait été réalisé par Kitamura Ryuhei. Honnêtement, les films de ce réalisateur m’ont rarement passionnée. Je les avais tous trouvés légers sur le développement des personnages et des intrigues, même s'ils avaient de la gueule. Mais, du coup, sur un court-métrage ça fonctionne plutôt bien. On ne sait pas grand-chose des personnages, on a juste une ou deux informations et le concept intrigant de cette messagère qui peut faire de drôles de choses avec sa voix, mais on n’a pas besoin de beaucoup plus. Pour le reste, la gueule se suffit, et le film est très agréable pour les yeux avec son décor vide et industriel qui donne un sentiment de piège, ses personnages à l’esthétique marquée (la messagère dans sa robe noire qui lui donne un look de vampire et le gangster qui pose dans son gros manteau), ses couleurs grises ou seul ressort légèrement le rouge sanguin de la table, ses contrastes entre ombre et lumière, et ses plans de plongée/contre-plongée pour créer un rapport de force auquel un des personnages ne s'attendait pas.

 

Malgré son ambiance sombre et son déroulement pas aussi surprenant que l’aurait peut-être souhaité le film (mais je ne pense pas qu'il espère qu'on tombe sur le cul, en vrai), j’ai trouvé Messenger étonnamment doux. Je ne sais pas si c’était voulu, mais c’est ce que j’en ai tiré, et s’il ne fait pas partie de mes court-métrages favoris de l’ensemble, ça m’a fait une bonne entrée en matière.

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Kendama

 

 

Réalisé par Shinohara Tetsuo

 

Un homme essaie d’acheter des oignons pour le repas du soir en vain tandis que deux employés de bureau essaient de mettre la main sur un bilboquet.

 

Je connaissais Shinohara Tetsuo de nom mais dois bien admettre que je n’avais jamais rien vu de lui. C’est donc sans attentes spéciales que j’ai abordé ce court-métrage qui vient immédiatement contraster avec le précédent par son esthétique plus lumineuse, plus colorée, ses décors extérieurs et son impression générale de légèreté pour un court-métrage tranche de vie et comique dans lequel on a deux collègues embarqués dans une chasse au trésor et un couple qui bat de l’aile. Le jeune homme du couple a bien essayé d’acheter les oignons que lui avait demandés sa copine, mais on n’arrête pas de lui les voler sur le chemin du retour, et il arrive donc toujours les mains vides, ce qui exaspère la jeune femme qui en a assez des promesses non tenues. C’est un film tout simple sur les petites choses qui peuvent influencer les relations, et une comédie basée sur les malentendus et le pas de chance. Il m’a fait sourire et j’étais aussi un peu attendrie, et j’espérais que le couple allait survivre parce que je comprenais l’exaspération de la jeune femme mais à la fois le type essayait vraiment, et ça me faisait de la peine.

 

Bref, c’était un court-métrage amusant et sympathique, et du coup je me dis que j’en verrais bien plus, du Shinohara Tetsuto.

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Cold sleep

 

 

Réalisé par Georges Iida

 

Un homme se réveille dans une capsule au milieu d’une école quasi-déserte.

 

Georges Iida est un autre réalisateur avec lequel j’ai peu d’expérience, et pourtant je l’ai reconnu dans ce court-métrage. Si j’ai vu le drama Ashita no kita yoshio qu’il a écrit et que j’avais beaucoup aimé mais m’en souviens à peine car c’était il y a des plombes, je me souviens en revanche nettement mieux de Dragon Head (faut dire que je l’ai vu l’année dernière) réalisé par lui. Or Dragon Head, un film post-apocalyptique, propose une terre aride, recouverte par la poussière, un désert inquiétant, et, pour construire son ambiance, fait également un usage appuyé de filtres de couleurs. Ici, il y a un peu de cela aussi : l'aspect désert des décors, ces endroits vides qui ne devraient pas l’être, et ce filtre de couleur rouge qui donne un sentiment de chaleur inconfortable à tout. Il y a un vrai sens du malaise dans ce court-métrage, et c’est ce que j’ai trouvé le plus réussi.

 

Je dois admettre aussi que j’ai été intriguée par le début. Je me demandais ce que foutait cet homme dans cette école déserte, ce qui avait bien pu se passer. Mais malheureusement, j’ai trouvé le développement bien faible par la suite, et un peu trop long également. Les efforts de comédie du court-métrage me sont passés complètement au-dessus de la tête. Je me suis sentie déçue, et je suis restée sur ma faim.

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Pandora

 

 

Réalisé par Rokuro Mochizuki

 

Une jeune femme qui souffre d’une mycose aux pieds se voit proposé un remède étrange par un vieil homme mystérieux.

 

Un parfait inconnu pour moi, pour le coup, ce réalisateur. Et je pense que ce court-métrage dégoûtera probablement plein de gens. Il est ouvertement sexuel avec un fétichisme des pieds affiché (je dis pas nécessairement que le réalisateur a une fixation sur les pieds, mais les personnages du court-métrage, oui) et je peux imaginer que certaines personnes se sentiront repoussées par ce qu’on voit à l’écran, mais pour ma part ce court-métrage fait partie de mes favoris de cette collection, parce que je trouve que sous ce qui, c’est vrai, est peu ragoutant pour moi aussi, il y a une histoire que je trouve touchante et jolie.

 

D’un côté, on a une femme qui souffre d’une mycose persistante aux pieds, quelque chose perçu comme inacceptable, qui la fait souffrir et qu’elle cache comme un secret honteux, et de l’autre on a quelqu’un avec qui elle peut se montrer vulnérable et qui aime la partie d’elle qu’elle essaie si fort de cacher. Il y a une connexion dans ce film qui se fait autour de quelque chose d’étrange mais qui, malgré tout, rassemble deux personnes rendues seules par quelque chose d’inavouable. Et puis ils ne font de mal à personne. J’ai trouvé cela émouvant, et même tendre, pour ma part.

 

Et puis j’ai aussi aimé la présentation, avec un gros faible pour toutes les scènes dans la « piscine » qui donnent un sentiment de paix. Bref, j’ai accroché.

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Hijiki

 

 

Réalisé par Yukihiko Tsutsumi

 

Autour d’un plat d’hijiki, un homme est attablé avec la famille qu’il a prise en otage.

 

Yukihiko Tsutumi est de loin le réalisateur avec lequel j’ai le plus d’expérience. De lui, en dramas, j’ai vu les Kindaichi Shounen no Jikenbo, TRICK, Psychometer Eiji, Harmonia, IWGP, Bokura no Yuuki, Stand Up, SPEC, Sushi Oji, et en films j’ai vu 2LDK, Oboreru Sakana, les films Pikanchi, BECK, les 20th Century Boys, et puis Sushi King. Comme vous pouvez le constater, c’est bien moins un inconnu que les autres, même si, tristement, j’ai surtout vu beaucoup de ce qu’il a fait il y a un moment, à une époque où je faisais bien moins attention à tout ce qui était réalisation. Néanmoins j’avais un faible pour ce que ses dramas, en particulier, avaient de brut et énergique. Ils étaient parfois jolis mais jamais trop polis, trop propres, et j’étais curieuse de voir ce que donnerait ce court-métrage. La bonne nouvelle : il fait aussi partie de mes trois favoris, wouhou !

 

A nouveau, on a une esthétique qui ne fait pas propre : le maquillage coulé d’une des otages (qui n’a pas l’air d’être une question de larmes, on a plutôt l’impression qu’elle s’est couchée sans se démaquiller), les papiers tue-mouches qui tombent du plafond, la surcharge de couleurs… Par ailleurs, à travers l’encombrement de la pièce et le plafond rendu comiquement bas, on nous exprime la pression et le sentiment d’oppression des personnages. Des otages, bien sûr, mais plus encore du type qui les a pris en otages et voit la pièce se faire de plus en plus sombre tandis que le temps passe et la situation se fait plus tendue. Face à l’encombrement de la pièce : la fenêtre. Immense. Par laquelle on ne voit que le ciel. Pas une branche, pas un oiseau, rien que le ciel, et la fenêtre ressemble à une bouche par laquelle on entend parfois les voix des policiers dehors qui somment à l’homme de se rendre. On les imagine là, tous en bas de l’immeuble, mais on ne les voit jamais, et il y a un sentiment désagréable d’incertitude : sont-ils vraiment là ? Ou cette fenêtre est-elle la bouche d’un monstre qui essaie de tromper notre personnage principal en imitant des voix humaines ? La fenêtre est menaçante, l’ambiance oppressante, et on prend un peu en pitié le criminel qui a l’air plus au bout du rouleau que réellement menaçant tandis que ses otages partagent leurs propres déboires avec lui et s’impatientent.

 

Avant le cout-métrage, il y a un carton signé par le réalisateur qui nous prévient que le court-métrage va être déprimant et que si on n’a pas envie de voir cela, c’est le moment d’aller aux toilettes, mais Hijiki n’est pas si déprimant que cela, finalement. Ses sujets sont tristes, mais les réactions des personnages à leur situation (genre continuer à manger tranquillement après qu’une bombe lacrymogène ait été balancée dans la pièce) rendent le court-métrage surtout amusant. C’est triste, oui, mais c’est drôle, aussi. Et ça m’a plu.

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Justice

 

 

Réalisé par Isao Yukisada

 

Dans une salle de classe, des élèves ont du mal à se concentrer, l’un d’entre eux préférant observer les shorts des lycéennes qui sautent à la haie dans la course.

 

On a parlé il n’y a pas longtemps d’un film réalisé par Isao Yukisada sur ce blog : A day on the planet, dont je me lamentais d’être passée à côté, alors que j’avais adoré les deux autres films que j’ai vus de lui (Go et Parade). Pas de pot, Justice fait partie des deux court-métrages de ce « recueil » qui me sont passés au-dessus de la tête. Et histoire de vous expliquer pourquoi, je vous pose déjà la situation : « l’action » se situe dans une classe de lycée japonais où un professeur (très moyennement interprété) anglophone est en train de lire la Déclaration de Potsdam du 26 juillet 1948 à ses élèves. La plupart d’entre eux prennent des notes, mais ils ne sont pas tous intéressés : l’un d’entre eux dessine des images cochonnes par exemple, et un autre (interprété par Buki) est occupé à observer les lycéennes dans la cour et, en particulier, la couleur de leurs culottes de sport, comptant combien il y en a de rouges, combien de vertes, etc. Avec derrière la musique qui se fait de plus en plus rapide, sauf moments d’interruption à cause du prof, pour faire sentir l’excitation qui grimpe. Le court-métrage empruntant le point de vue de son personnage central multiplie les gros plans sur les fesses des jeunes filles (sans oublier un petit passage pour se moquer de la seule lycéenne grosse de la classe, bien sûr), et… honnêtement ça devient vite lassant ?

 

Le court-métrage arrive très bien à retranscrire ce que c’est d’être dans une salle de cours et d’être plus intéressé par ce qui se passe dehors que par ce que raconte le professeur, et j’en aime l’esthétique un peu granuleuse ainsi que le format du film, ses bords arrondis, le tout donnant à Justice un aspect très nostalgique, mais bordayl qu’est-ce que le temps m’a semblé long. Je suppose que si regarder les fesses de lycéennes est quelque chose qui vous passionne (mais selon votre âge, j’espère que non) ça passe, mais personnellement ça ne m’intéresse pas spécialement et les plans répétitifs ont eu raison de moi.

 

Cela dit, j’ai l’impression que quelque chose m’a échappé ? Parce que le court-métrage s’appelle « justice », et quand même, le choix de leçon n’est pas anodin : on a un type visiblement américain lui-même qui lit à une classe de jeune japonais un document qui visait à obtenir la reddition complète du Japon lors de la Seconde Guerre Mondiale. Donc je me dis qu’il doit y avoir un sens à ce court-métrage que je n’ai pas compris, si bien que je me suis simplement ennuyée. Comme je disais : je suis passée à côté.

 

Juste pour le fun fact : par « coïncidence » (pas vraiment vu que j’ai suivi Tsumabuki Satoshi), j’ai revu 69 la semaine d’après, et je trouve qu’il a des points communs avec ce court-métrage. Pas juste au niveau du casting mais, dans un Japon post-Seconde Guerre Mondiale (même si je pense que les époques sont différentes), on y a des lycéens qui se révoltent superficiellement contre leur établissement et qui passent 90% de leur de temps à penser aux culottes des filles (ou pas juste aux culottes), leur leader (Buki) invoquant des idéaux bidons alors qu’il veut surtout impressionner la fille pour laquelle il a le béguin. Et entre les deux, je reverrais largement 69 une seconde fois. Il dure peut-être 2h, mais il est passé tout seul, et Justice m’a semblé 4 fois plus long. Mais peut-être qu’il parlera plus à un public japonais ou mieux éduqué que moi, qui en comprendrait plus les nuances.

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Arita

 

 

Réalisé par Shunji Iwai

 

Depuis qu’elle est toute petite, une jeune femme voit apparaitre le même personnage sur tout ce qu’elle écrit ou dessine, sans que ce soit elle qui le dessine.

 

Shunji Iwai est évidemment un nom qui ne m’est pas inconnu, et pourtant, je n’ai rien vu de lui, à moins qu’on compte Bandage qu’il a écrit mais pas réalisé. Et de toute façon c’était il y a si longtemps que je m’en souviens à peine. En tous cas Arita était absolument charmant, et mon troisième court-métrage favori de cette collection. Il y a une scène que j’ai trouvée un peu longue et un chouïa agaçante (pardon c’est une scène où un personnage crie pendant longtemps de façon stridente, et ça fait du mal à mes oreilles, j’y peux rien), mais ce n’est pas grand-chose.

 

Présenté du point de vue de son personnage féminin central, le film a un feeling très « vieilles photos » mais en mouvement, comme si on regardait une collection de souvenirs. L’ambiance est nostalgique et toute douce, et mignonne et tout de suite, je suis rentrée dedans. C’est aussi un court-métrage qui laisse beaucoup à l’interprétation parce qu’au final on ne sait jamais ce qu’est exactement « Arita », le petit personnage qui apparait partout. Clairement, c’est une extension de l’héroïne, peut-être un bout de son âme, mais quoi exactement, ce n’est pas fixé. Personnellement, j’y ai vu la personnification de son innocence d’enfant, mais rien n’est confirmé par le court-métrage, donc ce sera à vous de voir.

 

Au final, cela dit, quoi que ce soit, on sent que c’est une part importante du personnage, même si elle ne l’a pas toujours su, et le court-métrage est touchant, avec délicatesse. J’ai trouvé que c’était une bonne note sur laquelle terminer cette collection de court-métrages.

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Et voilà, les gens c’était le dernier court-métrage.

 

Dans l’ensemble, comme je disais, c’est un « recueil » qui m’a bien plus. Il y a des bas dans le tas, plus il y a plus de hauts que de bas, et j’ai été contente de découvrir ou retrouver le travail de réalisateurs que je connaissais (presque) tous des noms sans connaître très bien leurs films.