[Deux films avec Buki] Fly with the gold 黄金を抱いて翔べ / Lorelei ローレライ

Publié le 2 Avril 2021

 

Hello les gens !

 

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais en janvier je vous avais parlé des films Judge ! et A day on the planet en un seul article, parce que c’étaient des films sur lesquels je n’avais pas l’intention d’écrire d’articles pleinement développés. Donc à la place je donnais un avis rapide en expliquant pourquoi chaque film n’avait pas son propre article. Bon ben rebelote. Cela me parait être un bon compromis : je laisse une trace de ce que j’ai regardé pour la postérité (la postérité = moi dans un an quand ma mémoire pourrie aura déjà sévi), mais je ne me force pas à écrire. Comme toujours, j’ai trouvé la solution parfaite car je suis géniale :’D

 

Et bref, je vous retiens pas dans cette intro, aujourd’hui on parle de :

 

Fly with the gold

 

Et

 

Lorelei : the witch of the Pacific ocean

 

Let’s go !

 

 

 

Fly with the gold - 黄金を抱いて翔べ / Sorti en 2012 / Dure 2h09 / Réalisé par Izutsu Kazuyuki / Ecrit par Izutsu Kazuyuki & Yoshida Yasuhiro / D’après le roman de Takamura Kaoru / Avec : Tsumabuki Satoshi, Asano Tadanobu, Shim Changmin, Kiritani Kenta, Mizobata Junpei, Nishida Toshiyuki, Aoki Munetaka, Nakamura Yuri, etc.

 

Six hommes décident de voler des lingots dors qui dorment dans le sous-sol d’une banque. Mais chacun a ses circonstances, et la tâche s’avère plus compliquée que prévue.

 

Comme c’est le principe de cet article, je n’écrirai pas d’article développé ou « sérieux » sur ce film, et la raison est que lorsque je l’ai regardé, j’en ai décroché au point que mon attention s’est faite très superficielle. Pour écrire sur Fly with the gold, il faudrait que je le revoie, et je n’ai pas envie. Et si un jour j’ai envie, ce ne sera pas tout de suite. Donc il faudra vous contenter de cette petite explication pas très détaillée.

 

Pour commencer, j’aimerais dire qu’il y a des choses que j’ai aimées à propos de ce film.

 

Le casting, déjà. Buki, bien sûr, est un acteur que j’apprécie énormément, mais j’ai également été heureuse de retrouver Asano Tadanobu, Kiritani Kenta, Mizobata Junpei et Nishida Toshiyuki. De façon inattendue, Changmin (de TVXQ !) est également au casting, et s’il n’est pas le meilleur acteur au monde et a l’air perdu quasiment tout le temps dans ce film (mais je le comprends… toi et moi pareil, Changmin !) il est tout joli et j’ai une sympathie particulière pour Changmin, donc yay, bb !

 

 

Par ailleurs, j’ai apprécié le ton du film et ce que, je pense, il essayait de faire.

 

A un moment donné, le personnage de Buki fait référence au film The Italian Job, et je n’ai pas vu ce film, mais a priori ça semble être un film de braquage fun tendant plus sur la comédie que le sérieux. Fly with the gold n’est pas du tout comme cela. A vrai dire, c’est un film assez sombre, comme le fait tout de suite pressentir sa première scène : il fait nuit, tout est vu en contre-plongée, et la caméra tremble, nous plaçant aussitôt dans une position de faiblesse et fébrilité. On entend le bruit d’un hélicoptère, un son généralement inquiétant (pas que les hélicoptères soient toujours mauvais signe, mais souvent ils indiquent la présence de la police, de l’armée ou des secours), et si le visage d’Asano Tadanobu est souriant, la voix-off nous dit « Je déteste les endroits peuplés d’humains. J’étais à la recherche d’un endroit désert. Il devait bien en rester un quelque part. Là, j’abandonnerais mon humanité. C’était ce que j’avais décidé. »  Pardon, mais ce n’est pas le plus joyeux des discours :’D  (même si j’empathis avec l’aversion vis-à-vis des endroits trop peuplés).

 

Le film garde un pied à terre tout le long, ne voulant jamais paraitre trop élégant. L’action n’est pas exagérément impressionnante, le plan de nos voleurs n’est pas plein de détails classes qui font pousser des « wow » au public. On n’est clairement pas dans Ocean’s Eleven, le film est cru et n’essaie pas exactement d’en mettre plein les yeux, ni de rendre ses personnages particulièrement cools. Il n’y a pas non plus de notion d’amusement. Si les personnages ont de bons moments de camaraderie, la plupart du temps ils n’ont clairement pas l’air de vivre leur meilleure vie. Koji (Asano Tadanobu) semble se sentir piégé dans sa vie, Noda (Kiritani Kenta) est effrayé et dépassé, Junzo (Nishida Toshiya) s’est ruiné en pariant, Momo (Changmin) est en fuite et a vécu des choses affreuses, Kitagawa Haruki (Mizobata Junpei) s’auto-mutile, et quant à Koda Hiroyuki (Buki) il a l’air mort à l’intérieur la moitié du temps et n’est visiblement pas remis de son passé, quel qu’il soit. Ce ne sont pas des gens heureux, en clair.

 

Ce n’est pas gai (en fait, c’est carrément déprimant) mais j’aimais bien le parti pris du film de refuser tout glamour et de faire de tout le monde des anti-héros. On s’y attache, on les plaint, mais même Koda a des moments violents où il est presque effrayant.

 

Le souci c’est que le film est disjoint. Il s’y passe pas mal de choses, entre le plan pour voler l’argent, mais aussi les circonstances des personnages, dont le fait que Momo est un espion nord-coréen qui a des gens aux fesses. Le film a du mal, semble-t-il, à s’organiser, et il saute parfois d’une scène à l’autre de façon brutale qui créé un sentiment de confusion. Le sentiment de confusion ne dure pas longtemps à chaque fois,  mais il est suffisamment répété et le film est suffisamment embrouillé pour que ça m’ait sortie du tout. Oh, il n’y a rien d’incompréhensible, c’est plus que rien ne soule naturellement, et c’était dur de m’immerger dans le film en conséquence. Plus les minutes passaient et plus j’avais du mal à me sentir investie dans ce qui se passait à l’écran et pour finir, j’ai décroché. Je regardais toujours mais ni le cœur ni la tête n’y était, et le film a commencé à me sembler long, terriblement long. Je m’ennuyais, et ça m’aidait encore moins à me concentrer.

 

Et c’est pour ça que je ne peux pas vraiment écrire sur le film : j’avais les yeux sur l’écran mais honnêtement à l’intérieur je me demandais ce que j’allais faire à manger le soir, quel temps il ferait demain, etc. Et je pourrais revoir le film mais il était à la fois déprimant et ennuyeux… vous conviendrez que ce n’est pas le plus motivant des combos ! Donc pour le moment, cette petite explication devra suffire, pardon.

 

 


 

 

 

Lorelei : The witch of the Pacitic ocean - ローレライ / Sorti en 2005 / Dure 2h08 / Réalisé par Higuchi Shinji & Cellin Gluck / Ecrit par Suzuki Satoshi / D’après un roman de Fukui Harutoshi / Avec: Yakusho Koji, Tsumabuki Satoshi, Yanagiba Toshiro, Kashii Yu, Tsutsumi Shinichi, Ishiguro Ken, Hashizume Isao, Inoue Hajime, Kreva, Sato Ryuta, etc

 

Après la bombe d’Hiroshima, un sous-marin équipé d’une technologie mystérieuse est envoyé par le Japon pour intercepter des vaisseaux américains transportant une autre bombe.  

 

Dans ces articles, en général, quand je décide d’inclure un film c’est parce que je suis passée à côté et ne ressens vraiment pas l’envie de le revoir, si bien que je ne me sens pas d’écrire un véritable article dessus. En l’occurrence, c’est un peu différent. A la base, j’ai commencé ce film pour son casting (Buki, bien sûr, mais pas que et j’étais notamment enthousiasmée par la présence de Sato Ryuta et Kashii Yu au casting… oh et j’ai eu le plaisir d’apercevoir Oshinari Shugo dans un tout petit rôle) et sans grand enthousiasme parce qu’a priori les films de sous-marin ce n’est pas quelque chose qui m’attire, mais j’ai été surprise de me voir rapidement entrer dans le film ! Puis en sortir. Puis y rerentrer. Et dans l’ensemble, accrocher au film. Donc si j’ai décidé de ne pas développer d’article complet dessus, ce n’est pas parce que j’en ai décroché, mais parce que… je ne me sens pas qualifiée ? Laissez-moi vous expliquer.

 

Le film commence juste après que les Etats-Unis aient lâché une première bombe atomique sur la ville d’Hiroshima, et notre équipe est donc envoyée dans une mission super importante ayant pour but d’arrêter une bombe suivante. Bien sûr, ils ne pourront pas empêcher celle de Nagasaki mais il y a une troisième bombe, et bref on est en plein dans la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Le Japon, à ce stade, est lancé dans une stratégie de missions suicides auxquelles notre capitaine de mission est fermement opposé, ce qui ne plait pas du tout aux personnages de Buki et Sato Ryuta qui faisaient justement parti des soldats destinés à (avec enthousiasme apparent) mener une de ces missions. Par ailleurs, le sous-marin dans lequel notre troupe mène leur mission a été offert par l’Allemagne et est équipé d’une technologie nazie mystérieuse très puissante mais dont quasi personne (et surtout pas notre capitaine) ne connait réellement la nature. Ceci étant dit, les personnages ont beau utiliser le sous-marin et cette technologie mise à leur disposition, les nazis ne sont pas présentés comme des alliés de façon positive. Tout ce qu’on entend (et voit) des nazis sont les atrocités qu’ils ont commises, notamment grâce à un personnage en ayant directement fait l’expérience. Et, en face, les américains ne sont pas les « méchants » du film. Ils lâchent des bombes atomiques sur des civils, donc clairement, eux aussi ont commis des atrocités et il faut empêcher qu’ils en commettent d’autres, mais les personnages américains qu’on voit physiquement sont des adversaires, pas les principaux ennemis: le film semble bien plus intéressé par les conflits entre japonais, tandis qu’ils essayent de déterminer pourquoi ils se battent, et en conséquence, comment ils doivent se battre.

 

 

La question est posée au personnage de Buki à un moment donné : pourquoi est-ce qu’il se bat ? Et il répond que c’est pour son pays, mais (et c’est une interprétation de la façon dont Buki joue la scène, donc une personne différente n’aura pas forcément la même) il a l’air de réaliser que c’est assez… vague ? comme notion. En tous cas, le long du film, on a plusieurs personnages avec plusieurs réponses, qu’ils se battent par vengeance, pour obtenir une forme de rédemption, pour protéger l’endroit dans lequel ils ont grandi et vécu, etc. Cela dit, la grande raison de se battre que semble approuver le film est l’espoir (un mot qui revient souvent dans le film) d’un futur meilleur.

 

Le film s’ouvre sur ces mots :

 

Les créatures des abysses n’ont pas d’yeux, car la lumière du soleil n’atteint jamais leur monde. Dans cette obscurité sans fin, règnent le silence et la mort. Malgré tout, elles persévèrent, protégeant la résiliente lueur de « l’espoir ».

 

Je vais être honnête avec vous, je pense que les poissons des abysses sont adaptés à leur environnement et vivent simplement leur vie, pas qu’ils tiennent bon en espérant je ne sais quoi, donc ces lignes sont de l’anthropomorphisme qui me fait sourire, mais néanmoins l’idée est là : le Japon traverse une période sombre où le peuple n’a plus beaucoup d’espoir, mais il en subsiste quand même et, bien sûr, ce n’est pas dur de voir le parallèle entre les poissons en profondeur et le sous-marin. Et c’est pour ramener la lueur de l’espoir et pour le simple fait qu’il y ait un lendemain que les personnages vont se battre, menés par un capitaine qui tient particulièrement à ce que les erreurs des ainés n’annulent pas le futur des générations futures. C’est aussi pour ça qu’il est contre les missions suicide : lui, ce qu’il veut, c’est un Japon qui survive, et ça fonctionne drôlement moins bien si on envoie les jeunes se tuer alors qu’il n’y voie aucune bonne raison.

 

Ce qui ne signifie pas qu’il voit tous les sacrifices comme non-nécessaires, c’est juste qu’il faut qu’ils aient un sens justement. Bref, il est le personnage dont le film semble le plus épouser les convictions, et Lorelei explore ainsi les raisons de se battre et les méthodes, ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas.

 

 

Et j’en reviens donc à ce que je disais : je ne me sens pas qualifiée. Le film a pour thème central une mentalité dans un contexte que je ne connais pas assez. Le plus intéressant, je pense, à propos Lorelei, serait d’en discuter en rapport avec l’état d’esprit japonais de l’époque et celui actuel vis-à-vis de la guerre, mais je ne maitrise absolument pas ces sujets et j’aurais beaucoup trop peur de dire plein de conneries, donc je préfère m’abstenir.

 

Ce que je peux faire, en revanche, c’est ajouter quelques mots sur la façon dont j’ai vécu le film d’un pur point de vue « divertissement ».

 

Comme je le disais au début, j’ai été étonnée, au début, de me prendre rapidement au jeu. Surtout pendant notre première bataille navale. Il y avait du suspense, de l’action, j’étais dedans. Les effets spéciaux en dehors de l’eau ne sont pas bien convaincants, et même ceux dans l’eau ont clairement vieilli, mais ça ne m’a jamais particulièrement dérangée, et j’ai trouvé que la musique faisait un joli travail d’accompagnement et donnait de l’excitation aux scènes. Et puis plus le film avançait et plus ce petit sous-marin se retrouvait en position de faiblesse donc plus il y avait de tension. Même si on sait qu’il n’y a pas eu de troisième bombe atomique, donc bon on se rassure en se disant que, probablement, ça va bien se passer, mais d’un autre côté, ça ne veut pas dire que l’équipage ne va pas y passer, et puis en plus qui sait, peut-être que dans la réalité du film, la troisième bombe tombera, vu qu’après tout Lorelei ne respecte pas l’Histoire. Et inclus même des bouts de SF, du reste.

 

Du reste, j'ai trouvé les éléments de SF un peu… « sous-utilisés » n’est pas exactement le mot, et ils ne sont pas inutiles non plus car ils servent les thèmes du film, et visuellement, je vais pas vous mentir, ça me faisait sourire de voir tous les personnages habillés (je suppose) normalement pour un équipage de sous-marin de l’époque avec juste, au milieu, un personnage semblant droit sortir d’Albator (note à moi-même : regarder Albator un jour, parce que le chara-design a la classe). Mais malgré tout, j’ai eu un sentiment de « plat », un petit peu. Mais je pense qu’en vérité ça venait plus du problème général, à savoir que le film a bien du mal à développer ses personnages.

 

Un autre problème serait qu’il y a un retournement à un moment donné qui m’a semblé être un peu embrouillé si bien qu’il créé un ralentissement et une pesanteur au film l’espace d’un instant, mais c’était peut-être juste moi qui comprenait mal ce jour-là, et le film s’en remet de toute façon. Que les personnages tombent à plat est un plus gros souci à mes yeux. Certains acteurs élèvent leurs personnages, notamment Yakusho Koji et Yanagiba Toshiro, mais certains autres ne peuvent pas faire grand-chose, notamment Sato Ryuta dont le personnage est tellement survolé que lorsque sa grande scène émotionnelle arrive, même toute la sympathie que j’ai pour Sato Ryuta n’a pas pu surpasser mon sentiment de « meh, je te connais pas, mec ». Le personnage avait été mal établi, donc la scène tombe à l’eau. Les relations entre les personnages sonnent creuses également, ou se développent trop vite, avec une écriture qui ne fait pas dans la finesse, et ça a assurément entamé mon expérience du film.

 

Malgré tout, j’ai quand même bien aimé ce film. Ce n’est juste pas un film que je reverrai, ni même un film que je recommanderais particulièrement, mais j’aimais bien le casting et j’ai été plus intéressée que j’aurais cru, notamment par les batailles navales.  

 

 


 

Sur ce, c’est tout, les gens !

 

A bientôt pour de nouvelles aventures Buki-esques :D

 

*moi vous forçant à lire dix milles articles sur Buki*

(même si en vrai vous êtes pas obligés de lire)

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