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Publié le 26 Février 2021

Doux et plein d’émotion, Do you like Brahms ? propose des personnages intéressants et attachants que j’ai aimé regarder évoluer et auxquels je souhaitais vraiment d’être plus heureux.

 

 

Diffusé en 2020

Sur SBS

16 épisodes d’environ 1h

Réalisé par Jo Young Min

Ecrit par Ryu Bo Ri

 

Avec :

Park Eun Bin : Chae Song Ah

Kim Min Jae : Park Joon Young

Park Ji Hyun: Lee Jung Kyung

Kim Sung Cheol: Han Hyun Ho

Lee You Jin: Yoon Dong Yoon

Bae Da Bin: Kang Min Sung

Etc

 

 

Dontesque ?

Dans le monde impitoyable de la musique classique, plusieurs jeunes gens essaient de garder la tête hors de l’eau tandis que leurs relations à leur instrument et aux autres se compliquent.

 

Luthien

 

 

Version vidéo de l'article:

 

 

oOo

 

 

Introduction

 

Mélancolie et effet anti-Nodame

Jung Kyung; Let it go ! Let it go !

Joon Young: Trop des autres

Song Ah: Still standing

Oasis et sécheresse

 

Conclusion

 

 

Ce drama est le coup de cœur 2020 de Luthien, et j’étais contente de le tirer parce qu’à la base j’avais toujours eu l’intention de le regarder, ne serait-ce que parce que j’avais beaucoup aimé Kim Min Jae dans The great seducer, l’adaptation libre des Liaisons Dangereuses. Je n’avais pas terminé le drama, mais j’avais envie de revoir l’acteur. Et cette fois, j’ai même hésité à lire le livre avant de lancer la série, mais j’ai fini par décider que tant pis, et de toute façon, d’après ce que je sais du roman (Aimez-vous Brahms ?) de Françoise Sagan, il semble que le drama n’ait pas grand-chose en commun avec lui, si ce n’est son titre.

 

Kim Min Jae n’était pas la seule raison qui m’avait poussée à vouloir voir ce drama : j’ai aussi un faible pour les films et les séries qui font usage de musique classique, parce que ce sont mes portes ouvertes sur cette musique que je n’écoute sinon pas beaucoup de moi-même. Je pourrais revenir sur mon rapport à la musique classique mais ça prendrait des plombes, donc je m’en tiens à cela : j’étais enthousiaste à l’idée de découvrir les morceaux que me proposerait Do you like Brahms ?, et comment il les mettrait en scène, quelle signification il leur donnerait.

 

Tout ce qui m’inquiétait était que j’avais vu passer plusieurs commentaires soupirant que la seconde moitié du drama devenait franchement déprimante, et j’ai d’autant plus flippé en regardant l’épisode 1, parce que pour tout vous dire : le drama n’avait pas encore atteint sa dixième minute d’épisode 1 que j’avais déjà envie de pleurer tellement j’avais de la peine pour l’héroïne et tellement l’interprétation de Park Eun Bin m’allait droit au cœur. Mais j’étais happée, c’était bon. J’aimais déjà les personnages, et j’aimais déjà l’ambiance. Donc j’avais un peu peur de ce que la série allait me faire dans cette fameuse seconde partie, mais j’allais au massacre avec le sourire (à travers les larmes).

 

 

… mélancolie et effet anti-Nodame

 

Vous vous en doutiez, mais il ne faut pas s’attendre à un drama d’action avec Do you like Brahms ? La série prend son temps, elle est posée, et ses couleurs sont douces, elles n'assaillent pas l'oeil. Le drama contient des couleurs chaudes, notamment grâce au bois dans certains de ses décors, celui des instruments de musique, et puis les scènes de nuit éclairées par la lumière orangée des lampadaires ou lampes, ce genre de choses, mais c’est une chaleur qui semble toujours venir en réponse au froid. En clair, le drama ne donne clairement pas une impression d’été mais celle de l’hiver et les scènes chaudes n'ont pas un effet sauna mais un effet plaid (je sens que tout cela est hyper clair) et ça fait que j’ai regardé le drama pile au bon moment de l’année, car moi aussi je m’emmitouflais dans mes couvertures pour le regarder.

 

Do you like Brahms ? n’a pas une intrigue retorse ou complexe, ce sont ses personnages qui sont complexes, et leurs sentiments sont au cœur de la série qui est à la fois bavarde et pas.

 

J’ai noté plein de bouts de dialogues au fil de mon visionnage. Le drama étant centré sur les sentiments des personnages, ils en parlent beaucoup, parfois entre eux, et puis parfois à eux-mêmes, et comme les mots étaient jolis, j’avais envie de les noter. Le drama consiste en majeure partie à regarder les personnages avancer lentement et faire de l’introspection, à faire le bilan sur leur vie, s’interroger sur leur passé, leur présent et sur où tout ça va les mener. Donc, oui, les mots sont importants, et ils en posent beaucoup sur ce qu’ils ressentent. A la fois, les deux personnages principaux ne sont pas des bavards dans la vie en général et sont tous deux maladroits, si bien qu’il flotte souvent des silences entre eux, et le drama donne donc une impression de calme.

 

La bande-son est également présente sans être violente, et on atteint une ambiance mélancolique qui m’a beaucoup plu. J’étais également très fan des titres des épisodes, qui (à l’exception de l’épisode 1 qui porte le nom d’un morceau) étaient chaque fois un terme musical (par exemple  Dolce, Accelerando ou encore Crescendo), et faisaient du drama lui-même une mélodie. En plus, parce que la série se déroule dans le domaine de la musique classique, avec des personnages centraux jouant d’instruments, elle utilise beaucoup les mains de ses personnages pour exprimer leurs émotions, et vous savez que j’ai un faible pour ce genre de choses. Bref, j’ai beaucoup accroché à l’ambiance générale du drama.

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Par contre, autant il m’a donné super envie de m’enrouler dans des tas de plaids, autant il m’a convaincue de ne jamais entrer dans le monde de la musique classique (pas que je pourrais, mais bon). Il donne envie d’écouter certains morceaux (personnellement j’ai retenu en particulier Widmung et Traumerei de Schumann) parce que ce sont de beaux morceaux et parce qu’ils sont joliment mis en scène dans le drama, les liant dans ma tête à des émotions et des personnages en particulier. Et puis il y a des tas de beaux moments où les personnages nous montrent ce qu’ils ont au fond du cœur en jouant, grâce aux expressions, au langage corporel. [spoiler] Par exemple, dans l’épisode 15, lorsque Joon Young finit par accompagner Song Ah au piano pour son examen, j’adore la façon dont il ne cesse de se retourner avec elle quand il joue. [/spoiler] Mais ce drama, haha, c’est un peu l’anti-Nodame Cantabile, car si dans Nodame Cantabile jouer de la musique classique ne venait pas sans ses difficultés (la pression des compétitions, la rigidité des attentes du public et des professeurs, des thèmes similaires à ceux de Do you like Brahms ? comme ça), le drama célébrait cette musique, en faisant généralement une explosion de joie, alors que Brahms pour le coup…

 

Peut-on vraiment trouver du réconfort dans la musique ? J’ai dit qu’il nous fallait y croire, mais… je ne me souviens pas avoir jamais été consolée par la musique. Tout ce dont je me souviens sont les moments où j’ai eu le cœur brisé.

Song Ah, épisode 3

 

Le drama m’a donné envie d’écouter de la musique classique, mais pas d’en jouer, et encore moins dans un contexte professionnel (encore une fois : pas que je pourrais de toute façon, bien sûr), parce que ça a l’air d’être l’enfer, j’avais l’impression de me retrouver devant SKY Castle à nouveau. Tout est basé sur la compétition. Ce ne sont même pas que les musiciens eux-mêmes : les profs à l’école se font la guerre avec une mesquinerie incroyable, tout comme les parents dans SKY Castle étaient autant en compétition les uns avec les autres qu’ils mettaient leurs gamins en compétition, avec tout ce que cela implique de stress, de peur, de fatigue (même quand tu as atteint le top, après il faut que tu te battes pour y rester de toute façon), d’amertume, et bien sûr, de solitude, parce qu’être en compétition constante, c’est pas ce qu’il y a de mieux pour se faire des amis.

 

Quand je pense aux compétitions, tu sais quel souvenir me revient en premier ? […] Le silence. Le calme, comme maintenant. C’est ce qui me revient chaque fois que je pense aux compétitions.

 

C’était lors de ma première compétition à l’étranger. Tous les participants étaient logés au même hôtel. Ma première nuit dans l’hôtel, je me suis endormi et ai été réveillé très tôt par le vacarme des pianos. Chacun des trente participants avait un piano dans sa chambre et tout le monde s’était mis à s’entrainer dès l’aube. Mais après la première manche, le bruit s’est fait moins fort. Ceux qui n’avaient pas passé la première manche étaient rentrés chez eux. Je n’ai plus entendu que dix pianos. Quelques jours plus tard, après la seconde manche, il n’y en avait plus que six. Après la dernière représentation le dernier jour, on m’a dit que je devais aller à la réception de fin. Je suis rentré très tard à l’hôtel ce soir-là. Tout était silencieux. Jusqu’à ce matin-là, j’avais toujours entendu quelques pianos dans les autres pièces. Mais à ce moment-là, il n’y avait plus rien. Le silence de cette nuit était si puissant que je n’arrive pas à l’oublier.

Joon Young, épisode 3

 

Bien sûr, on peut essayer de s’en faire en dehors de ce monde, mais c’est pas évident, parce que c’est le genre de monde qui consume, et c’est dur de ne pas y consacrer tout son temps si on veut y survivre. Alors on peut aussi essayer de s’y faire des amis avec lesquels on n’est pas en compétition, mais c’est un tout petit monde, comme le répètent plusieurs fois les personnages le long de la série, avec sa hiérarchie, ses rumeurs, ses sortes de batailles politiques internes, du moins quand on est au top, donc ce n’est pas évident. Dans la relation entre les personnages principaux, notamment, revient plusieurs fois la question du « rang », le fait qu’un musicien en haut d’échelle sorte avec une musicienne en bas de l’échelle n’étant pas bien perçu par tous.

 

Bref, pour le dire avec délicatesse : c’est un milieu de merde.

 

Et ce qui est triste c’est qu’évoluer dans ce milieu affecte la façon dont les personnages vivent la musique elle-même.

 

Les personnages aiment tous la musique, et ont tous aimé en jouer à une époque de leur vie. Certains aiment même encore ça, mais la façon dont on les force à la jouer, la façon dont on leur enseigne, la lutte pour trouver sa place, tout ça est fatiguant et stressant au point que jouer de la musique ou essayer d’en jouer est devenu une chose qui les blessent. Ce qui était un plaisir s’est changé, pour certains, en torture, en fardeau, et c’est triste, et j’avais envie de serrer tous ces gens dans mes bras. Ces pauvres êtres humains.

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A la fois, j’ai beaucoup aimé la façon dont le drama était écrit, la relation de chaque personnage principal à sa musique étant une expression de ce qui les ronge de façon plus générale.

 

Il y a plusieurs personnages dans le drama, mais même si je me sens un peu coupable d’écarter Hyun Ho (le violoncelliste interprété par Kim Sung Cheol, et un personnage que j’ai beaucoup aimé, et pour lequel j’ai eu super mal), à mes yeux il y a trois personnages centraux à Do you like Brahms ? : Chae Song Ah (Park Eun Bin), Park Joon Young (Kim Min Jae) et Lee Jung Kyung (Park Ji Hyun). Et c’est donc sur eux que j’aimerais revenir en particulier. 

 

 

… Jung Kyung : Let it go, let it go !

 

La tragédie de Jung Kyung, violoniste, est qu’elle a, semble-t-il, atteint sa limite. Elle a eu son moment sous les projecteurs, au sommet, et cela ne s’est pas fait sans coût ni pression, et voilà qu’elle est en train de redescendre la pente. Tout lui file entre les mains, ses rêves tout comme ses relations, et elle est en train d’accélérer le mouvement. Depuis longtemps en couple avec Hyun Ho (violoncelliste et meilleur ami de Joon Young), son cœur n’est plus dans la relation, et elle est même allée embrasser Joon Young (qui a toujours eu des sentiments compliqués pour elle), même si, elle le dit dans l’épisode 2, ce n’était pas tant par amour que par jalousie : à le voir au centre des attentions où elle se trouvait autrefois, elle voulait vérifier qu’elle était toujours au centre de la sienne.

 

Jung Kyung est un personnage complexe qui, en voyant son monde s’effriter, fait les pires choix : elle rejette le solide, et s’accroche à ce qui s’effrite et qui ne fait, en réponse, que lui échapper plus vite. Elle ne réalise pas qu’en vérité la meilleure chose à faire pour elle serait d’ouvrir la main et lâcher ce qu’elle ne peut pas retenir.

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« Lâcher prise » est un thème récurrent de la série, dont les personnages centraux se situent tous à un âge charnière : la fin de leur vingtaine, le début de leur trentaine (Joon Young et Song Ah ont 29 ans au début, et a priori Jung Kyung et Hyun Ho doivent avoir le même âge). L’âge n’est qu’un chiffre, certes, mais avoir trente ans a généralement quelque chose de symbolique, et ça peut être un moment de remise en question pour les gens. Je sais que moi, ça m’a fait quelque chose d’avoir trente ans, en tous cas. Notamment je me suis sentie plus nulle que jamais de n’avoir aucune direction dans la vie. Les personnages de Brahms, eux, en ont une qui semble plus claire… mais finalement c’est tout aussi flippant, car est-elle seulement la bonne ? et, si non, n’est-il pas trop tard pour en changer ? Bref, disais-je : « lâcher prise » est un thème récurrent de la série, le drama avançant que parfois, c’est la meilleure chose à faire, même si ça peut être très difficile. Même lorsqu'on s'accroche à des choses qui nous blessent, si on s’y est accrochés depuis longtemps, les lâcher c’est sauter dans l’inconnu.

 

Il y a des plusieurs exemples de personnages qui sautent dans l’inconnu dans le drama : [spoiler] Song Ah abandonne le violon se libérant des déceptions et frustrations, Hyun Ho cesse de vouloir retenir Jung Kyung et peut avancer dans la vie, Joon Young décide d’arrêter pour de bon les compétitions qu’il a toujours détestées ce qui signifie cesser de se péter le dos pour éponger les dettes de son père irresponsable (qu’on ne voit jamais et fait donc l’effet de n’être qu’un spectre pompeur d'énergie et d’argent), il cesse aussi de jouer Traumerei et donc dit adieu à ses sentiments pour Jung Kyung, la mère de Joon Young va certainement divorcer de son mari afin de (c’est comme cela que le présente Joon Young) commencer à vivre enfin sa vie, etc [/spoiler]

 

Certains n’ont pas la trentaine, du reste, parce qu’il n’est jamais trop tard pour recommencer sa vie, et chaque fois, le drama souligne que si c’était une décision difficile à prendre, c’était la bonne. Se désister d’une chose qu’on a longtemps portée est difficile, mais on en devient plus léger. Parce qu’on a tenu longtemps et très fort cette chose dans notre main, elle a laissé des marques sur notre peau, mais ces marques disparaitront, et avoir la main vide signifie qu’on peut attraper quelque chose de nouveau. Une fin marque un nouveau début, en gros.

 

Mais Jung Kyung, elle, s’accroche à la mauvaise chose, avec une telle force qu’elle en nie la réalité. Par exemple, elle demandera à Song Ah de ne pas s’interposer entre elle et Joon Young alors que celui-ci l’a déjà rejetée. Mais Jung Kyung refuse de le voir et pleurera encore « ne pas vouloir perdre Joon Young » bien après l’avoir déjà perdu. Et dans son acharnement aveugle, Jung Kyung peut se montrer drôlement cruelle. A la fois dans son acharnement à s’accrocher à la mauvaise chose mais aussi son acharnement à détruire ce qu’elle possède (parce qu’elle pense que s’en débarrasser est le seul moyen de retenir l’autre chose… c’est une tragédie totale, oui), et à en piétiner les vestiges.

 

Jung Kyung est frustrante mais c’est surtout quelqu’un qui souffre et est en train de craquer. Souffrir soi-même n’est pas une excuse pour blesser les autres, on est d’accord, mais en tant que personnage j’ai eu énormément de pitié pour Jung Kyung. On a des aperçus de qui elle est en dehors de toute cette pagaille, et on sent que si elle arrivait enfin à se défaire de ce qui la fait souffrir, elle serait quelqu’un de bien. Cela s’exprime surtout dans les scènes où elle enseigne, et s’avère être une professeure attentive, juste, et pleine de compassion et compréhension. Il y a des personnages dans le drama que j’ai pas mal détestés, je vous avoue, mais Jung Kyung, si elle me faisait grincer des dents par moments, j’en avais surtout pitié, parce qu’elle était en pleine auto-destruction et je trouvais cela profondément triste. Et puis cela aide, bien entendu, que j’aie trouvé Park Ji Hyun (que j’avais déjà vue et beaucoup aimée dans Rookie Historian Goo Hae Ryung) très bonne dans le rôle.

 

 

… Joon Young : Trop des autres

 

La chanson de Jo Sung Mo, Thorn Tree (가시나) a des paroles que j’aime beaucoup. Elles disent « Il y a trop de moi à l’intérieur de moi-même / Il n’y a pas de place pour que tu puisses t’y reposer ». Joon Young a le souci inverse : il y a trop des autres dans sa vie, et ils occupent tellement de place qu’il n’y en a plus pour Joon Young.  Ou bien, comme le dirait Oh Mi Joo dans le drama Run On : « sa vie est remplie de tout le monde sauf de lui-même » (épisode 3)1.

 

Joon Young est en train d’étouffer et loin de moi l’idée d’en rajouter, mais j’aurais bien aimé le prendre dans mes bras et l’y serrer très fort parce que le type en a besoin, peut-être encore plus que tous les autres personnages du drama (mais ils me rendaient tous triste et c’est pas un concours). Il a l’air épuisé, c’est terrible, et au stade de sa vie où on le trouve, la musique n’est même plus quelque chose qui le rend heureux.

 

Pour lui, le piano représente, d’un côté, sa relation à Jung Kyung et sa grand-mère, une relation pleine de culpabilité, de dettes, et d’une pression écrasante. Et de l’autre, c’est sa façon de gagner de l’argent, et si au début il avait apprécié de gagner sa vie et pouvoir aider ses parents, à présent il est juste pris ans un engrenage dont il n’arrive plus à se sortir, et il doit continuer dans une voie qui l’épuise pour continuer de réparer les dégâts faits par son père. Ca dure depuis des années, ça ne s’améliore jamais, et Joon Young s’épuise de plus en plus. Il aimerait juste faire une pause, mais même ça, il ne peut pas. Comme il le raconte à Song Ah, il vit vraiment une vie où il ne s’appartient plus. Il n’a même pas le droit de tomber malade, donc parfois il se médicamente à mort pour tenir le choc. Il a signé un contrat avec la première compagnie qui s’est présentée juste pour échapper à son professeur et son pays (comprendre, sa famille), et honnêtement il y a deux scènes dans le drama où j’ai sincèrement cru qu’il allait faire quelque chose d’irréparable, tellement il a le sentiment de n’avoir plus de portes de sortie. Il m’a fendu le cœur. C’est un personnage qui n’a jamais vécu pour lui-même, et son mode par défaut est le sacrifice de soi.

 

C’est pour ça, à mes yeux, que sa relation avec Song Ah doit lui faire tant de bien. Elle n’exige presque rien de lui. Bien sûr, elle a des attentes humaines qui font partie des relations saines : elle lui offre son soutien et espère en recevoir en retour, par exemple. Mais elle n’a pas de grandes demandes. Elle ne lui demande pas de jouer pour elle, et elle ne déverse pas tous ses problèmes sur lui. A vrai dire, elle le dit dans l’épisode 4, plutôt que de l’appeler les mauvais jours, elle préfère l’appeler les bons jours. Quand il est avec elle, il ne se sent pas écrasé, et ses moments avec elles sont des moments libres, qui soulagent. Dès qu’il la voit (avant que les choses se compliquent comme elles se compliquent toujours dans les dramas, bien sûr), il a automatiquement le sourire, comme si la simple présence de Song Ah lui enlevait déjà un poids des épaules, épaules qu’il a sinon bien lourdes.

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La musique de Joon Young n’est plus vraiment sa musique, si elle l’a jamais été.

 

Un autre thème qui revient pas mal dans Do you like Brahms ? est celui de la pression de mauvais adultes sur la génération suivante. On ne peut pas dire que les personnages principaux du drama soient des enfants, ils ont quand même tous quasiment la trentaine, mais le drama présente beaucoup de relations avec des figures d’autorité ou des figures parentales, et quelque part, j’avais effectivement l’impression de voir des enfants être malmenés par des adultes. Il faut dire que toutes ces relations durent depuis l’enfance et vous savez comme vos parents ont l’art de vous faire vous sentir comme des enfants quand vous retournez chez eux ? C’est ce genre de sentiment. Donc ce fameux « tournant » dans la vie des personnages, il passe aussi par prendre leur indépendance d’adultes qui ont failli à leurs rôles en les écrasant, les étouffant ou leur volant leur jeunesse. Il ne s’agit pas forcément de couper les ponts avec, mais d’imposer des limites, de s’imposer soi-même.

 

C’est pas qu’il n’y ait pas de « bons adultes » dans le drama (j'adorais le personnage de Seo Jung Yeon, elle est un soutien énorme pour à la fois Joon Young et Song Ah), mais Hyun Ho est le seul du quatuor Joon Young/Song Ah/Sung Kyung/Hyun Ho à avoir eu, semble-t-il, des parents qui l’ont soutenu sans lui foutre la pression et autant vous dire que ça se sent à l’âge adulte, parce que Hyun Ho est de loin celu qui a l’air de se sentir le mieux dans sa tête.

 

Jung Kyung a eu la pression jeune et est un désastre. Song Ah a reçu très peu d’encouragements et de soutien (et ses parents lui ont donné un nom qui fait qu’à chaque fois qu’elle se présente on a l’impression qu’elle s’excuse d’exister2... #Wybornecanrelate) si bien qu’elle manque énormément de confiance en elle, et on a déjà parlé de Joon Young. Et les parents ne sont pas les seuls à faire des dégâts : il y a aussi les professeurs de musique, avec lesquels les enfants passent beaucoup de temps, et Joon Young a été bien amoché par le sien.

 

Parce qu’il a été entrainé à participer à des compétitions, Joon Young a été forcé à jouer de la façon qu’il fallait, pas celle qu’il voulait. D’ailleurs, c’est sans doute aussi ce qui a fait qu'il a « accroché » à Song Ah : dans l’épisode 2, elle est la seule personne à lui demander, au lieu de s’inquiéter de si les autres ont aimé à sa performance, si Joon Young lui-même a aimé sa propre performance.  Joon Young, lui, on lui a appris à jouer pour un jury, à satisfaire tout le monde de façon égale sans prendre le risque d’être personnel.

 

Vous m’avez appris à obtenir des 7 et 8 de tous les juges, de façon égale. Mais vous ne m’avez pas appris que, quitte à n’obtenir que 5 ou 6 points de certains, en obtenir 10 d’un seul juge pourrait avoir plus de signification. A cause de cela, j’ai des regrets à présent.

Joon Young, épisode 15

 

Cette idée, d’ailleurs, nous ramène à cette question de « lâcher prise » :  en essayant de satisfaire tout le monde dans sa vie, Joon Young n’a en vérité pas le temps ni la place de s’occuper des choses sur lesquelles il devrait se concentrer. Si Jung Kyung est accrochée à la mauvaise liane et semble essayer de couper celle qui pourrait l’empêcher de chuter, Joon Young, lui, a les bras pris dans toutes les lianes qui s’accrochent à lui et n’ose en couper aucune si bien qu’il n’a pas les bras libres pour attraper celles qui le mèneraient au bon endroit.

 

J’aime beaucoup les images nazes, oui.

 

Mais pour revenir à ce que je disais : Joon Young se voit interdit de jouer comme il le veut. Or non seulement la musique est une forme d’expression en général, mais dans le cas de Joon Young il est en plus plusieurs fois répété par des personnages le connaissant bien que Joon Young est quelqu’un qui s’exprime mieux en musique que par les mots. Donc l’empêcher de jouer, c’est l’empêcher de parler, et si vous ajoutez cela à la façon dont il a été élevé par ses parents, il a grandi sans l’espace pour s’exprimer, et on obtient un personnage qui se sacrifie tout le temps, galère à dire les choses et a encore plus de mal à parler de ses fardeaux et les partager parce qu’il a pris l’habitude d’endosser ceux des autres en plus des siens.

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On lui répète plusieurs fois que s’il ne dit rien, on ne pourra pas l’aider, et Song Ah lui dit également qu’elle ne veut pas juste qu’il l’appelle quand ça ne va pas, mais qu’il lui dise pourquoi ça ne va pas, mais ce n’est pas dans sa nature.

 

Je ne veux pas que ceux que j’aime souffrent ou soient blessés par ma faute. Leur dire ce qui se passe ne résoudrait rien de toute façon. Ce sont mes affaires, après tout, alors je veux m’en occuper seul. Je veux juste… qu’ils pensent toujours que je vais bien.

Joon Young, épisode 9

 

Donc Joon Young encaisse et encaisse, et refoule et refoule. Il entasse au fond de lui (ou dans son placard : il a pour habitude de mettre les choses auxquelles il n’a plus envie de penser dans sa valise, qu’il cache dans son placard), et ça peut devenir super frustrant non seulement pour son entourage mais, aussi, pour le spectateur, parce qu’on a envie de lui hurler « UTILISE TES MOTS BORDAY » (en tous cas, moi, j’avais envie) mais surtout, ça m’a rendue triste, parce qu’à force t’entasser, Joon Young est en train de saturer.

 

Par ailleurs, rien à voir, mais j’étais très fan de la façon dont il portait ses jeans et chemises.

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Voilà.

 

C’est tout.

 

Kim Min Jae is pretty (et aussi félicitations à lui d’avoir apparemment réellement joué les morceaux dans le drama ! Je me suis aussi posé la question pour les autres acteurs ? J’y connais trop rien en musique pour réellement juger, mais ils donnaient bien le change à mes yeux ignorants, en tous cas)

 

 

… Song Ah : Still standing

 

Park Eun Bin dans le rôle de Cha Song Ah a certainement été mon plus gros coup de cœur de ce drama. Elle la joue avec des émotions à fleur de peau et une délicatesse incroyable. Comme je le disais dans l’intro, elle m’a immédiatement fait accrocher au personnage, elle a volé mon cœur en quelques minutes, et elle ne l’a pas lâché.

 

Une partie de moi, c’est vrai, ressentais une empathie et une compassion particulière pour le personnage parce que Song Ah est quelqu’un qui a trouvé quelque chose qu’elle aime faire, s’est lancée dedans à cœur perdu et fait tous les efforts du monde, mais elle n’aura simplement, semble-t-il, jamais le niveau. J’ai toujours une affection particulière pour ces personnages, sans doute parce que je m’identifie à eux, et donc j’étais prédestinée à avoir très mal pour Song Ah.

 

Song Ah a commencé le violon tard, vers ses 25 ans. Bien sûr, 25 ans, ce n’est pas très vieux, mais dans son domaine, les gamins commencent à apprendre avant même d’avoir dix ans, donc elle a un retard énorme à rattraper. Ce retard est du reste mis en parallèle avec celui qu’elle a par rapport à Jung Kyung : peut-elle réellement trouver une place aux côtés de Joon Young et « supplanter » Jung Kyung alors que celle-ci connait Joon Young depuis qu’ils sont enfants ? Est-ce que le temps gagne toujours ? En tous cas, côté violon, Song Ah a l’impression d’être tombée amoureuse de quelque chose qui ne l’aime pas en retour, et l’amour à sens-unique, elle en a déjà souffert avec la précédente personne dont elle était amoureuse, donc ça lui fait peur.

 

Song Ah est un personnage qui n’a pas confiance en soi, elle doute constamment : de sa musique, de ses choix, de ses chances en amour, etc. Elle a tellement de points vulnérables qu’elle se retrouve blessée sans arrêt comme si la vie savait exactement où taper pour que ça fasse mal (y a des scènes, j’avais envie de taper un scandale à l’Univers, je vous avoue). Et ça continue, encore et encore. C’est que le début (d’accord, d’accord). Mais la raison pour laquelle j’aime autant Song Ah est que c’est une foutue bad-ass. Pas dans le sens où elle botte des fesses et est bien imposante, mais même si on ne dirait pas au premier abord, Song Ah est une personne très forte, et qui m’a laissée admirative.

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Elle est douce, elle ne fait pas beaucoup de bruit, elle doute d’elle-même… mais elle a abandonné ses études pour se lancer dans la voie qu’elle voulait malgré le manque de soutien général. Elle a l’air timide mais elle fait souvent le premier pas. Elle est patiente, gentille et serviable, mais elle défend ses intérêts quand elle sent qu’on a fait preuve d’injustice envers elle. Elle demande du temps ou de l’espace quand elle en a besoin, elle exprime ce qu’elle souhaite d’une relation, et je me suis retrouvée plusieurs fois à vouloir l’applaudir. [spoiler] Même quand elle rompt avec Joon Young, ça avait beau me rendre triste parce que je les aimais tous les deux et, surtout, heureux ensemble, je comprenais très bien ce qui motivait sa décision. Certes, il y avait des quiproquos mais aussi un gros manque de communication de la part de Joon Young, la décision était sensée de la part de Song Ah et j’étais contente qu’elle ait la force de la prendre ainsi que celle d’être honnête sur les raisons. [/spoiler]

 

Je n’ai malheureusement pas eu la présence d’esprit de noter à quel épisode c’était, mais Song Ah explique à un moment donné qu’elle a choisi le violon parce qu’elle aime que ce soit un instrument qui se joue debout, bien campé sur ses deux pieds. Song Ah a beau baisser la tête et trembler un peu, elle est, elle aussi, campée sur ses deux pieds, une vraie survivante. Même dans la scène de l’épisode 1 où elle m’a donné envie de pleurer pour la première fois, elle hésite, elle a une petite voix, mais malgré tout, elle ne bouge pas. Elle est intimidée, on lui crie dessus, elle se fait humilier, mais elle défend sa position. C’est la scène où Joon Young la remarque pour la première fois, et je comprends pourquoi parce qu’on a envie de lui venir en aide. On a envie qu’elle gagne, à la fois par compassion mais aussi pour que son courage et ses efforts payent.

 

Bref, elle a une force douce que j’aime énormément.

 

 

… oasis et sécheresse

 

Alors, j’ai subitement réalisé quelque chose. J’ai réalisé que j’avais envie de te voir. Que si je te voyais, je me sentirais mieux. […] Je suis venu parce que j’avais envie de sourire, je crois. Et être avec toi me fait sourire et me rend heureux. Je suppose que je suis venu parce que tu me manquais.

Joon Young, épisode 4

 

J’ai adoré regarder la relation des deux personnages principaux se construire. Tous les deux sont dans des situations similaires, à aimer quelqu’un en secret qu’ils ne devraient pas aimer (une situation dans laquelle était Brahms également, d’où les conversations à son sujet et le titre du drama), si bien qu’il se forme entre eux une forme de compréhension, puis de camaraderie, et d’amitié, avant que leurs sentiments changent. Ils prennent soin l’un de l’autre : Joon Young sauve Song Ah d’une situation gênante, elle le sauve d’une conversation qu’il préfèrerait ne pas avoir, ce genre de choses. Ils s’entraident et font attention à l’autre, parce qu’ils reconnaissent quelque chose en l’autre mais aussi parce que ce sont deux personnes naturellement bonnes.

 

J’ai parlé de la bouffée d’air qu’est Song Ah pour Joon Young, et je pense que, pour Song Ah, ce sont les petites gentillesses désintéressées de Joon Young qui lui font du bien. Elle a l’habitude qu’on ne fasse pas trop attention à elle, qu’on ne l’accommode pas, mais Joon Young reste en dehors d’un restaurant pour qu’elle puisse reposer ses jambes, prend la tasse de café qui a versé pour qu’elle puisse en prendre une en meilleur état, il la reconnait en tant que violoniste, etc, le tout très naturellement et sans rien attendre en retour. Pas étonnant qu’elle se sente touchée, vu comment elle vit en dehors de cela, et elle a beau dire, dans l’épisode 1, que ça lui prend du temps de devenir amie avec quelqu’un, avec Joon Young il y a quelque chose qui semble juste cliquer, et ils se rapprochent finalement très vite. Il y a toujours de la gêne entre eux, parce qu’ils ne sont globalement pas des gens très à l’aise, mais ils deviennent vite amis. Et ils sont absolument adorables.

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J’aime beaucoup l’idée du parapluie entre eux. C’est une image commune, mais elle fonctionne. Les parapluies peuvent être utilisés pour tabasser des gens, certes, mais à la base ils sont un objet de protection et font donc un très bon accessoire pour ce duo qui trouvent dans leur relation un refuge. [spoiler] Même lorsqu’ils rompent dans l’épisode 14, Joon Young court après Song Ah, pas pour la retenir mais pour lui donner son parapluie parce qu’il pleut et qu’il a peur qu’elle ne puisse pas partir comme elle le souhaite. C’est triste, mais même dans ce moment de rupture, il a ce geste de gentillesse. [/spoiler]

 

Le souci c’est que quand on a des blessures et bagages émotionnels et qu’on se rapproche réellement de quelqu’un, ces blessures et bagages, forcément, viennent avec nous. Et j’ai fini par comprendre ce que les gens disaient quand ils parlaient d’une seconde partie déprimante. Pour moi, cela dit, ça n’a pas été toute la seconde moitié du drama: ça ne s’est étendu véritablement que sur trois épisodes.

 

Le fait est qu’il arrive un moment où les failles des personnages finissent par avoir des conséquences sur leur relation, si bien que cette relation devient elle aussi une source de stress et de blessures. Or cette relation était quasiment la seule oasis de Joon Young et Song Ah, et donc mon oasis à moi aussi dans un drama qui n’est sinon pas très gai. Lorsque cette oasis n’en a plus été une pour eux, elle n’en a plus été une pour moi, et ça donne des épisodes sans une once de joie. Et moi, je veux bien regarder des choses tristes, mais j’admets que regarder les personnages ne pas se parler, l’air à moitié morts de l'intérieur, tandis que toute la misère du monde s’abattait sur eux et les faisaient se trainer de plus en plus près du sol, ça a rendu ces épisodes longs et souvent frustrants. J’avais envie de leur hurler de se parler. Surtout à Joon Young.

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Pour autant, même alors que je rechignais à lancer l’épisode suivant, je n’ai jamais envisagé d’abandonner le drama. Déjà parce qu'il n'était peut-être pas gai, mais il continuait d'être intéressant, mais aussi parce que j’aimais beaucoup trop les personnages pour ça. J’étais investie dans leur sort maintenant ! Il fallait que je voie comment le drama allait se terminer pour eux. Surtout, je voulais les voir être heureux. Donc j’ai persévéré, et si tous les personnages n’ont pas eu la conclusion dont je rêvais, je me suis sentie récompensée de ma persévérance et ai été parfaitement contente de la fin du drama.

 

 

… en conclusion

 

Malgré une petite baisse de régime dans la seconde moitié du drama, qui n’a duré que trois épisodes sur seize, j’ai beaucoup aimé ce drama. Il m’a immédiatement fait apprécier ses personnages, donc je lui ai confié mon cœur et je ne l’ai pas regretté. Le casting est excellent, Park Eun Bin en particulier, et la série allie des personnages complexes et intéressants à une jolie ambiance mélancolique qui m’a beaucoup plu. Je ne me mettrai jamais au violon, mais je suis contente de m’être mise à ce drama~

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1A vrai dire, j’ai regardé Do you like Brahms ? pendant la diffusion de Run On, et ce n’est pas la seule fois où je me suis dit qu’Oh Mi Joo aurait pu remettre les pendules à l’heure chez Joon Young, parce que son « Tu t’inquiètes de tout le monde sauf de toi-même. Tu sais ce que je vois, moi ? Quelqu’un qui a pris l’habitude d’être blessé. » (épisode 4) ou encore son « Personne ne né avec la capacité innée à encaisser la douleur. Alors cesse de feindre que tout va bien, si c’est ce que tu essayais de faire. » (épisode 5) auraient tout aussi bien pu s’adresser à Joon Young.  Est-ce que c’est juste une façon pour moi de vous dire que Run On c’est cool et que vous devriez regarder Run On ? Oui. => reprendre la lecture

 

« 채송아입니다 / Tché song a (Chae Song Ah) im mida » (c’est du phonétique pour expliquer, pas une romanisation correcte du tout) ou « Je suis/m’appelle Chae Song Ah » sonne en effet très similaire à « 죄송합니아 / tché song ham mida » qui veut dire « je suis désolé ». Encore pardon pour la phonétique qui écorche les yeux >< => reprendre la lecture

 

Sur ce, plus d'histoires de gens et de musique :

 

 

 

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