[Conte de Noël] My Girl 마이걸

Publié le 13 Août 2021

 

 

Diffusé en 2006

Sur SBS

16 épisodes d’environ 1h10

Réalisé par Jeon Ki Sang

Ecrit par Hong Jung Eun & Hong Mi Ran

 

Avec :

Lee Da Hae : Joo Yoo Rin

Lee Dong Wook: Seol Gong Chan

Lee Jun Ki: Seo Jung Woo

Park Si Yeon: Kim Sae Hyun

 Byun Hee Bong: Seol Woong

Ahn Suk Hwan: Jang I Do

Choi Ran: Bae In Sun

Jung Han Hun: Joo Tae Hyung

Kim Yong Rim Jang Hyung Ja

Hwang Bo Ra: Ahn Jin Shim

Jo Kye Hyung: Ahn Jin Gyu

Lee Eon Jung: Yoon Jin Kyung

 

 

Dontesque ?

 

Pour éviter à son grand-père de mourir avec des regrets, un riche héritier d’entreprise engage une menteuse douée ayant besoin d’argent pour se faire passer pour sa cousine. Mais contre toutes attentes, le grand-père ne meurt pas et commence à se remettre, forçant les deux menteurs à maintenir l’illusion. Et lorsque des sentiments commencent à naître entre eux, la situation ne fait que se compliquer.

 

 

Ecouter la version audio de l'article sur youtube :

 

 

oOo

 

Note: pour une version courte de l'article, vous pouvez lire les passages en gras, bleus et écrits plus gros. Ca vous donne un aperçu.

 

 

Introduction

 

Un avertissement

Les sœurs Hong

Comédie, romance, et retour en arrière

Le quatuor central : Sae Hyun et Jung Woo (aka : pas l’OTP)

Le quatuor central : l’OTP (aka Gong Chan & Yoo Rin)

 

En conclusion

 

 

J’ai très souvent des « attaques de nostalgie ». J’ai sans arrêt envie de revoir d’anciens favoris, de me réfugier dans leur confort rassurant. En plus, revoir My girl était l’occasion de réécrire mon article sur la série qui était très bref, et pas très élaboré (mais, spoiler : finalement celui-ci va beaucoup y ressembler, si j’en crois le plan que j’ai fait). Mais surtout, la raison pour laquelle je me suis replongée dans la série est qu’après Strangers from Hell et LIFE, j’avais envie de plus de Lee Dong Wook. Lee Dong Wook + nostalgie + mon envie de réécrire mes vieux articles + le fait, aussi, que j’avais envie de quelque chose de léger pour contraster avec Dark Hole et Just between lovers = My Girl. Et je n’entrerai pas dans le détail de ce que j’attendais de ce revisionnage (parce que j’ai fait un article entier dessus : ici), mais j’avais un minimum d’inquiétudes parce que dans ma tête c’était le genre de drama qui aurait facilement pu mal vieillir : la comédie vieillit plus vite et souvent moins bien que d’autres genres, et l’expérience m’a montré que beaucoup des romances que j’appréciais il y a dix ans ne marchent plus autant pour moi. Donc j’avais un peu peur, mais à ma grande surprise, le drama a très bien fonctionné pour moi. Bon, il y a un passage longuet et un peu lourd dans le dernier tiers, comme c’est la tradition, mais je l’avais déjà trouvé longuet lors de mon premier visionnage, donc je m’y attendais. A côté de cela, j’ai eu la bonne surprise de constater que la série m’embarquait toujours, et que, si j’avais décidé de regarder un seul épisode par jour, j’ai finalement avalé le début bien plus rapidement que cela (avant de trainer un peu sur les épisodes 12, 13 et 14).

 

Laissez-moi néanmoins commencer cet article par une sorte d’avertissement.

 

 

Un avertissement

 

De façon générale, je ne revendique aucune objectivité sur ce blog. L’idée est toujours de vous partager mes sentiments et ma perception des choses, et je suis extrêmement biaisée de tas de façons différentes. Ceci étant dit, il y a des fois où je suis particulièrement biaisée. Par exemple quand Jang Geun Seuk est au casting de quelque chose, je sais que tout de suite le peu d’objectivité que j’ai va s’en prendre un coup. Je sais aussi que mon enthousiasme pour l’horreur en général fait que je vais être bien plus indulgente et positive avec toute œuvre qui donne dans ce genre-là. Et je sais également qu’avec certaines choses, j’ai du mal à enlever mes lunettes de nostalgie.

 

Il y a des séries et films que j’ai vus et aimés il y a longtemps et dont je me souviens un peu mais qui ne me rendent pas particulièrement nostalgique. Juste, j’y repense et me dis « oh, oui, c’était sympa, ça », voire, des fois, « je le reverrais bien, allez ». Mais My Girl ne fait pas partie de ceux-là. My Girl, c’est le festival de la nostalgie pour moi.

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Même si ça n’a pas été mon premier kdrama (cet honneur est revenu à Full House), ça a été un des premiers. La même année (2008) j’ai regardé Time between dog and wolf et Iljimae, et Lee Jun Ki a été mon premier crush coréen, avec Rain. J’avais beaucoup aimé la série, j’avais passé un excellent moment devant. J’attache aussi de très bons souvenirs à ce drama parce que je l’ai plus tard revu avec une amie que j’avais déjà convertie aux dramas japonais (via Hana Yori Dango) et que j’essayais de convertir aux dramas sud-coréens. Ca a marché, et ça a donné une soirée vraiment fun. Même si c’est une amie que je ne vois plus, je garde un très bon souvenir de ces moments avec elle et My Girl.

 

Enfin, la série est attachée, aussi, à une autre époque, simplement parce qu’elle est (forcément) un peu datée. Elle fait old-school, et je dis pas que les choses étaient « mieux avant » à Dramaland, parce que je ne pense pas que c’était le cas, mais regarder My Girl me transporte vers une autre époque de ma vie qui, à certains égards, était effectivement plus simple à ce moment-là. Je ne dirais pas que je la regrette réellement parce que ce serait regretter mon ignorance (comprendre : le monde n’était pas forcément meilleur, mais j’avais moins conscience des problèmes), mais je repense quand même avec un peu de nostalgie à l’époque où je n’étais pas angoissée en permanence et ne m’imaginais pas à l’article de la mort tous les quatre matins.

 

Bref tout cela pour dire que je suis extrêmement biaisée. Dans le cas de My Girl, même si je n’avais pas vu la série depuis longtemps, il s’est avéré impossible de l’envisager comme juste une série en la détachant de mes premières expériences avec. Des tas de choses qui paraitront sans doute datées à ceux n’ayant pas connu « cette époque » (entre guillemets parce que c’était pas y a un siècle non plus), moi, ne font que m’attendrir. Mais ce n’est pas juste ça : par exemple, lorsqu’on voit pour la première fois le grand-père de Gong Chan, j’ai ressenti une antipathie instinctive à son égard. Pourtant, à ce stade, il n’avait rien fait, et je ne me souvenais même pas de ce qu’il ferait plus tard (même si je me doutais, parce qu’on ne peut pas dire que My Girl réserve beaucoup de surprises pour un public ayant vu quelques kdramas romcomesques classiques) mais il devait me rester un résidu d’agacement…

 

Vous êtes donc prévenus que je suis une « juge » encore moins fiable que d’habitude.

 

Une juge qui a kiffé de regarder cette série et a apprécié le retour en arrière. Pas juste « retour en arrière » général, mais aussi dans la dramagraphie des sœurs Hong, les deux scénaristes.

 

 

Les soeurs Hong

 

Les sœurs Hong, ce sont Hong Jung Eun et Hong Mi Ran, et vous avez clairement déjà entendu parler de certains de leurs dramas (à moins que vous soyez tout nouveau à Dramaland, auquel cas : yay, bienvenue ). Elles bossent dans l’industrie depuis 16 ans, et si, après plusieurs gros succès, leur carrière a connu un petit creux, elles sont revenues en force depuis, leur dernier drama en date étant Hotel del Luna. A l’époque où j’ai commencé les dramas, elles étaient deux des scénaristes les plus populaires de Dramaland, et ce sont les premières autrices dont j’ai appris le nom, et dont j’ai appris à reconnaître le style (et j’ai vu tous leurs dramas, aussi, à l’exception de Warm and Cozy que j’ai juste commencé mais que je n’ai pas terminé).

 

Ce qu’on attend d’un drama des sœurs Hong a un peu changé à présent. Elles ont évolué avec le temps, c’est normal. Je pense que, maintenant, elles sont beaucoup associées aux romcoms fantastiques (qui, à présent, tendent peut-être aussi plus vers le « rom » que vers le « com », comparé à leurs débuts), quelque chose qu’elles ont… j’ai pas envie de dire « créé », parce que je ne suis pas assez pointue pour savoir s’il existait déjà des exemples avant ça au petit écran sud-coréen, mais si elles n’ont pas créé le genre avec My Girlfriend is a Gumiho, le gros succès de ce drama a pas mal changé la donne. Je ne dis pas qu’on doit Goblin, Arang and the Magistrate et Doom at your service aux sœurs Hong, parce que ce serait simplifier les choses et ignorer des tas d’autres influences, mais les sœurs Hong étaient pionnières à Dramaland, ont influencé l’industrie, et je pense qu’à présent on les associe beaucoup à ce qui a commencé avec My Girlfriend is a Gumiho et s’est continué après avec Master’s Sun, Hwayugi, Hotel del Luna (et Big, je suppose, mais celui-là n’a pas marché, et il est moins radicalement fantastique, même s’il l’est quand même). Après MGIAG elles ont bien fait deux dramas sans fantastique mais autant Best Love a bien marché, autant qui se souvient de Warm and Cozy ? (okay, deux trois personnes, sans doute, mais le drama n’a clairement pas autant marqué les esprits)

 

Mais avant cela, elles faisaient du non-fantastique/surnaturel, quelque chose qui a pris fin après qu’Hong Gil Dong  n’ait pas aussi bien marché qu’espéré et que You’re Beautiful ait fait des taux d’audience encore plus bas (ce qui parait incroyable, vu ce que ce drama est devenu culte et a eu, en dehors des taux d’audience, un succès entrainant plusieurs remakes). Et puis il y a eu la révolution My girlfriend is a Gumiho, donc.

 

Malgré tout, même si elles ont évolué avec le temps, il y a certaines choses qu’on trouve toujours dans leurs dramas.

 

Les sœurs Hong aiment :

 

• les jeux de mots

 

• les couples secondaires. Il y en a toujours au moins un. Dans My Girl, il y en a même deux : la tante de Gong Chan et l’ami du grand-père d’un côté, et on suit également le béguin instantané du meilleur ami de Yoo Rin sur la secrétaire de Gong Chan (faut dire qu’elle est magnifique, alors on peut pas lui en vouloir). Le premier couple m’a fait beaucoup sourire, et le second ne vient que par petites touches et n’évolue pas très loin mais ils sont absolument adorables, et j’adore la façon dont le meilleur ami s’y prend.

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• les références à d’autres œuvres pop culturelles. Dans My Girl, entre autres choses, on a droit à des scènes où l’héroïne s’imagine dans X Files ou James Bond, on entend la musique des Parapluies de Cherbourg sur les scènes de romance comiquement mélo du couple plus âgé de la série, et on entend aussi un morceau de la bande originale du dessin-animé Anastasia lorsque deux personnages discutent de l’histoire d’Anastasia (le rapport avec la situation de Yu Joo Rin étant évident). Etc.

 

• les métaphores, les symboles et les « objets importants ». « Objets importants » parait un peu flou, mais en gros je parle d’objets qui sont importants pour l’OTP et deviennent presque une mascotte du drama. Par exemple, You’re beautiful avait la peluche de lapin avec un nez de cochon, Hwayugi avait la peluche de singe qu’Ho Gong donne à l’héroïne, My girlfriend is a Gumiho avait la peluche de cuisse de poulet que le héros offre à Mi Ho, Master’s Sun avait le collier de l’héroïne… et une peluche… Okay donc les sœurs Hong aiment les peluches, en gros. Et de My Girl on retiendra sans doute surtout les boules à neige que Gong Chan offre à Yoo Rin, et l’étoile qu’elle décroche d’un sapin pour lui. Mais pas de panique : il y a aussi une peluche ! (elle est juste un peu moins importante)(néanmoins il y a une peluche donc, ouf, tout va bien)

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• les héroïnes un peu originales. Et souvent à fort caractère. Pas toujours (par exemple, l’héroïne de You’re Beautiful est moins assurée… et je suppose qu’on pourrait aussi dire cela de celle de The Master’s Sun mais je ne suis pas sûre que ce soit si vrai ? elle est fatiguée et Gong Hyo Jin la joue avec douceur mais le personnage a du culot) mais l’héroïne de Sassy Girl Chun-hyang est une grande gueule (comme le laisse entendre le titre), celle de Fantasy Couple une vraie diva, les héroïnes de My Girl et Hong Gil Dong sont des débrouillardes avec plus d’un tour dans leur sac et elles n’ont pas la langue dans leur poche, celle de My girlfriend is a gumiho est complètement désinhibée et surpuissante, celle d’Hotel del Luna est également surpuissante et une vraie boss, et celle de Hwayugi est entourée d’originaux mais aux yeux de son entourage humain elle est également une originale, et même une héroïne pour certains. Pour celles que je n’ai pas citées (celles de Big et Warm and Cozy), c’est juste que je ne me souviens pas assez de ces dramas que je n’ai pas aimés, et donc jamais revus/terminés.

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Bien sûr aucune de ces choses n’est unique aux sœurs Hong. Il y a des peluches, des couples secondaires et des héroïnes à fort caractère dans des tas d’autres dramas, mais ce sont simplement des éléments récurrents des dramas des sœurs Hong, et ils participent beaucoup à ce que, quand on regarde un de leurs dramas, on s’en rende compte, même à présent.

 

Un truc qui a un peu changé, en revanche, c’est leur gestion des tons. Les dramas des sœurs Hong avaient tendance à avoir, pour schématiser, une moitié comique et une moitié plus dramatique, et même s’il y avait un peu de drame dans la première et un peu de comique dans la seconde, les deux moitiés restaient malgré tout assez distinctes. Notez : elles n’étaient, encore une fois, pas les seules à faire cela, mais on pouvait toujours en gros déterminer à peu près quand le drama avait basculé. Je ne sais pas si c’est juste une impression, mais j’ai le sentiment que c’est un peu moins vrai dans leurs dramas plus récents où, même si le ton tend à se faire plus sérieux et plus intense au fil des épisodes, la rupture me semble moins nette. Personnellement, du reste, c’est une évolution que j’apprécie, et j’aime mieux l’équilibre de leurs productions récentes que ce que fait My Girl : une première partie très légère, et une seconde où tout le monde est triste et tout ralentit (bien sûr, encore une fois, je schématise, mais je pense que quiconque a vu My Girl aura ressenti le basculement d’ambiance).

 

 

Comédie, romance et retour en arrière

 

Dans mon ancien article, je notais avec étonnement ne trouver aucune trace de shipping. Moi qui suis une machine à shipper (comme l’illustre par exemple : ces deux paragraphes, de l’article sur Arsenal Military Academy, où je vous laisse entrevoir ma nature profonde), je trouvais cela chelou. A la place, dans l’article, je ne parlais que (brièvement, car j’étais brève à l’époque… vous pouvez vous sentir nostalgiques de ça, vous) de la comédie. Alors je me suis demandé si c’était parce que j’avais changé, mais honnêtement, j’étais tout autant affamée de romances à l’époque que maintenant. J’étais peut-être même encore plus activement à fond dans le shipping, parce qu’alors, j’écrivais et lisais encore des fanfictions sur mes ships favoris. Donc on ne peut pas mettre cela uniquement sur le compte de mon évolution.

 

Non, en vérité, c’est aussi que, tout simplement, le drama met pas mal l’accent sur la comédie dans sa première partie. Bien sûr : la romance est présente, et elle évolue lentement mais sûrement. Les personnages se rapprochent, se prennent la main, s’embrassent (et ça reste sage, mais pour celles et ceux qui ont du mal avec les bisous où les personnages semblent avoir peur de bouger les lèvres, My Girl n’est pas de ceux-là) et passent par plusieurs étapes attendues avec, sur le chemin, plusieurs clichés (genre le baiser accidentel, le « je dois te porter sur mon dos » ou le « argh, on est à 2m l’un de l’autre mais on se croise sans se voir ») qui l’étaient déjà un peu à l’époque mais le semblent sans doute encore un peu plus à présent qu’on a passé des années à s’en moquer gentiment. Au moins, y a pas d’amnésie, je vous rassure (à vrai dire, ce cliché-là -un peu dépassé à présent- est même moqué dans My Girl). Mais pour revenir à ce que je disais : l’évolution de leurs sentiments a beau être le fil directeur de la série, on ne peut pas dire qu’on soit dans la débauche. J’ai du mal à expliquer, mais en gros, oui, dans cette romcom, la « com » me semble être plus appuyée que la « rom », niveau ton. Pour moi : ça n’a pas toujours marché. Le fait est que l’humour de My Girl qui me faisait beaucoup rire il y a quelques années me fait parfois moins rire maintenant. Je le trouve un peu juvénile, je crois bien ? Et je dois admettre que je n’aurais pas dit non à plus de romance dans ma comédie, mais il y a aussi des passages qui continuent de me faire sourire, heureusement, et je me suis pas mal amusée.

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Toute cette comédie fait du drama un visionnage très léger et facile, du moins dans sa première partie, puisque, comme je le disais, la seconde ralentit un peu. Les épisodes 12 à 14, en particulier, m’ont semblé assez longs, d’autant que, honnêtement, j’avais du mal à prendre complètement au sérieux ce qui torturait les personnages. Le drame ne prenait pas vraiment, et donc même si je compatissais un peu, je n’étais pas non plus torturée avec eux et ça devenait longuet de les voir se morfondre.  Mais au début et dans l’ensemble, My Girl reste un visionnage léger, et un visionnage du genre « détente » qui ne demande pas (et ce n’est pas une critique) de gros effort intellectuel de la part du spectateur. C’était parfait pour mon humeur et me permettre de respirer.

 

Le réalisateur (Jeon Ki Sang, malheureusement décédé en 2018) avait déjà bossé sur Sassy girl Choon-Hyang le précédent drama et premier succès des sœurs Hong, et il a bossé après sur Witch Yoo Hee puis Boys over Flower et To the beautiful you… et après il n'a rien fait les six années suivantes, parce qu’une fois que tu as refait Hana Yori Dango ET Hana Kimi, qu’est-ce que tu veux faire d’autre ? (mais qui sait s'il serait revenu, s'il n'avait pas été renversé par ce taxi ;;) Avant Sassy Girl, il n’avait pas réalisé de romcom a priori, mais après cela, il n’a plus fait que ça, et même s'il n’est pas aussi joli et léché que le seraient ses prochains projets, My Girl est coloré et énergique, donc pile ce qui convient à son genre et au personnage de Ju Yoo Rin. On sent, néanmoins, que le drama date un peu, oui. Pour plusieurs raisons, dont le fait que la série fait moins « prestige » que nos dramas contemporains. Il y a moins de plans impressionnants. Alors : ça ne signifie pas qu’il n’y en a pas de mémorables. Par exemple, le plan de Yoo Rin nageant dans les billets, ou même celui du bonhomme de neige sur le banc, sans compter les personnages qui se rapprochent régulièrement très près de la caméra pour un effet comique.

 

Néanmoins, le drama n’a simplement pas l’ampleur que semblent prendre la plupart de nos dramas actuels. Les décors font moins riches, les plans époustouflent moins… du moins pour quelqu’un comme moi qui ne suis pas calée en réalisation.

 

Une autre chose qui date le drama est bien entendu sa bande-son, qui renvoie aussi pas mal en arrière. Et est carrément sur-utilisée aussi. Mettons qu’à la fin, vous allez galérer à vous sortir certains airs de la tête. Mais autant certains m’ont lassée, autant mon degré d’enthousiasme pour d’autres n’a jamais baissé. C’est là aussi, je suppose, que ma nostalgie a dû un peu jouer, car j’étais tout le temps contente de ré-entendre mes morceaux favoris… Mais il y a aussi une question d’affinités et de contexte. Les morceaux dont je me suis lassée rapidement sont, essentiellement, les ballades, et tout ce qui correspondait aux scènes d’apitoiement sur soi. En revanche, Happy Happy et Never Say Goodbye, nos deux morceaux entrainants intervenant généralement lors des scènes plus légères, j’aurais pu les écouter deux fois de plus par épisode. Mais on ne peut pas nier que les chansons reviennent beaucoup, et j’imagine assez bien que cela pourrait saouler certaines personnes qui y accrocheraient moins que moi.

 

Pour revenir au visuel, néanmoins, la série a une ambiance très « Noël » parce que … ben… euh…

 

 

Voilà quoi. Ca se passe en hiver, y a de la neige, des sapins, des étoiles, des cadeaux, tout cela (la série a été diffusée en partie pendant la période de Noël, aussi). Et je trouve que ça joue en faveur de la série ? Je ne suis pas croyante et je ne « stan » pas spécialement Noël non plus (je sais que cette phrase n’a pas de sens, mais j’ai décidé de l’écrire quand même), mais j’ai l’esprit matrixé par les films, les séries, les chansons, et donc j’admets que Noël et l’imagerie de Noël ont quelque chose de magique dans ma tête, d’autant que l’imagerie de Noël contient un traineau qui vole, un type qui fait le tour du monde en une nuit et des elfes, ce qui relève carrément du conte. Du coup, quand une fiction utilise le cadre de Noël, je crois qu’instinctivement je suspends mon incrédulité plus facilement. Je dis pas que c’est rationnel mais c’est comme ça, et quelque part cette histoire de jeune femme pauvre qui rencontre le prince charmant (et riche)(c’est important qu’il soit riche) dans un scénario improbable, bah, c’est un genre de conte.

 

Et, par ailleurs, il y a aussi une vibe un peu rétro, forcément. Certains effets font datés (j’adore les « woosh » qui annoncent certains flash-backs, haha), les habits ne sont clairement pas à la mode actuelle, et je me suis beaucoup amusée des cheveux de Lee Dong Wook et, encore plus, Lee Jun Ki. La technologie, bien sûr, n’est plus la même non plus, et j’ai eu un petit moment de rire intérieur, en particulier, en voyant les personnages tout émerveillés de découvrir un de ces petits aspirateurs ronds qui bossent seuls (j’appelle ça des « Roomba » mais c’est un nom de marque, en vrai). C’est très clair en regardant le drama qu’il ne se déroule pas en 2021 et n’a pas été réalisé en 2021, pour résumer. Et perso, ça me dérange pas, ça a même tendance à m’être sympathique.

 

 

Et puis, au moins, je n’ai pas trouvé le drama « puant ». J’étais pleinement préparée à ce que la série me serve une bonne dose de toxicité que j’aurais oubliée ou pas repérée à l’époque mais… elle n’est jamais réellement arrivée ? Je dis pas que je n’ai pas roulé des yeux une ou deux fois lorsque quelqu’un chope un poignet ou fait une remarque sur une tenue, mais il n’y a quasiment rien dans ce drama que je n’imaginerais pas dans un drama actuel et on est loin de la grimace constante que j’avais au visage en essayant de revoir Full House. Finalement, ce qui parait le plus « passé », niveau écriture, c’est le quatuor central.

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Le quatuor central : Sae Hyun et Jung Woo (aka : pas l’OTP)

 

J’ai le sentiment (et je me trompe peut-être parce que, justement, c’est un sentiment, et pas tant une étude que j’ai menée) que les « quatuor amoureux », s’ils existent encore ici et là, ne sont plus autant à la mode. On a des romances avec quatre personnages principaux (genre Run On), mais là je parle vraiment de la configuration « OTP + un personnage masculin amoureux de l’héroïne + un personnage féminin amoureux du héros ». Le genre qu’on trouvait dans Full House, Goong, The Snow Queen, Autumn Tale (dans mon souvenir flou), ou encore Sassy Girl Choon Hyang et même Hong Gil Dong, pour revenir dans les sœurs Hong. Je ne dis pas que c’était le seul schéma possible à l’époque, mais c’était une configuration populaire et j’ai l’impression qu’à présent on a plus souvent des OTPs sans rivaux amoureux sur le côté, ou bien plus de trios, avec plus souvent « deux personnages masculins se disputant l’héroïne » que « deux personnages féminins se disputant le héros ». Et quand il y a une rivale amoureuse à l’héroïne, il me semble qu’elle est souvent plus rachetée, et plus vite. Encore une fois, ce sont des impressions, mais j’ai le sentiment que le personnage de la rivale amoureuse acharnée qui n’a qu’une idée fixe à l’esprit est un personnage qu’on voit de moins en moins. Ce qui me convient, perso. Elle me manque pas. Parce qu’autant vous dire que, dans ce drama, elle m’a bien, bien saoulée.

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J’espérais pourtant apprécier plus Sae Hyun, cette fois-ci. Déjà parce que j’ai à présent beaucoup d’affection pour Park Si Yeon, mais aussi parce qu’on va pas se mentir : j’avais intériorisé pas mal de misogynie quand j’étais plus jeune, et ça me rendait bien plus dure avec les personnages féminins que masculins, donc j’espérais avoir été influencée par ça et découvrir un personnage plus nuancé que mon souvenir. Lol. Clairement, ça n’est pas arrivé.

 

L’interprétation de Park Si Yeon est, pour commencer par là, effectivement très limitée. Elle utilise la même expression encore et encore, et je me suis rapidement lassée. A sa décharge, cela dit, le personnage lui-même est hyper limité. On ne sait quasiment rien d’elle sinon qu’elle joue au tennis et a une manager. Voilà. C’est tout. Non, on sait aussi qu’elle a abandonné Gong Chan au pire des moments. J’ai rien contre les femmes qui choisissent leur carrière plutôt que l’amour (clairement !), mais faut voir la situation : les parents de Gong Chan venaient de mourir, son grand-père s’était effondré d’un coup, la compagnie (que Gong Chan était forcé de reprendre, du coup) était dans la merde, et Sae Hyun a décidé de rompre à ce moment-là. Mais on n’a aucune indication que leur relation se passait mal (non parce que si ça s’était mal passé, ç’aurait été autre chose), et Sae Hyun aimait Gong Chan donc elle aurait pu lui dire « okay, je m’en vais mais je reviens » (et elle revient, en effet), mais non, et y a un moment donné, c’est chaud d’avoir de la sympathie pour elle quand elle refait irruption dans la vie de Gong Chan et espère reprendre leur relation, puis geint que leur rapport n’est plus comme avant. WELL NO SHIT. Gong Chan lui dit qu’il n’a pas le sentiment d’avoir vécu une rupture mais un abandon, et franchement ça se comprend. C’est une accumulation de choses. A vrai dire, je ne pense pas que Gong Chan soit entièrement correct avec elle, dans le sens où il aurait dû rompre plus vite avec elle, mais Sae Hyun est un tel monstre d’égoïsme que c’est vraiment dur de ne pas la prendre méchamment en grippe. On parle quand même d’un personnage qui, quand elle comprend qu’elle a perdu la « partie », nous sort « Je dois m’assurer qu’ils ne pourront jamais être heureux ensemble avant de partir ». Meuf, comment tu fais pour te regarder dans la glace !?

 

HOW ?!

(okay, peut-être que si j’avais le visage de Park Si Yeon, je passerais beaucoup de temps à regarder mon reflet aussi)

(NEANMOINS)

 

Sae Hyun est insupportable pas parce qu’elle est jouée de façon peu inspirée, pas parce que le personnage sonne très creux, mais à cause d’un combo de ces deux choses ET du fait que 1/ elle tourne en rond et 2/elle est un être humain exécrable du début à (presque) la toute fin de la série (elle s’améliore genre deux secondes avant la fin, et ça n’a strictement rien de satisfaisant). Et surtout ce 2. Parce que j’argumenterais que Jung Woo (le personnage de Lee Jun Ki) est presque tout le reste également. On pourrait avancer qu’il tourne un chouïa moins en rond parce qu’il oscille un peu plus entre différentes dispositions mais ses scènes se répètent pas mal (prenez un verre chaque fois qu’il se morfond au bar, au volant de sa voiture ou sur le terrain de squash), le personnage sonne également plutôt creux, et même si j’adore Lee Jun Ki et qu'il s’en sort un peu mieux que Park Si Yeon (aussi parce qu’on lui donne plus de choses à faire), c’est pas non plus dans ce drama qu’on va lui filer un prix pour son jeu d’acteur.

 

Mais au moins Jung Woo est un être humain décent 70% du temps, et un bon ami et soutien pour Gong Chan et Yoo Rin quand il est dans ces 70%, si bien que j’aimais bien leurs scènes et je n’étais pas heureuse de voir Jung Woo triste, Il vient en aide à l’héroïne, lui offre du soutien moral, et fait généralement le choix de la décence, si bien que le personnage est moins irritant. A vrai dire, j’aimais même beaucoup ses scènes avec Yoo Rin au début ! Ils ont l’air de s’amuser, et en tant qu’amis, je les appréciais beaucoup.

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Mais oui : il reste les 30%, parce qu’il y a des moments où Jung Woo se fait autant de films que Sae Hyun, finalement, et je ne sais pas ce qu’il attendait de Yoo Rin alors qu’elle n’était clairement pas intéressée. Mon moment « favori » (qui se trouve dans le même épisode que le « Je dois m’assurer qu’ils ne pourront jamais être heureux ensemble avant de partir » de Sae Hyun… un épisode glorieux pour nos personnages secondaires, donc) est son « Je l’y trainerai avec moi (aux USA) même si elle refuse ». DUDE.

 

Niveau substance, le type n’a sinon pas grand-chose à offrir, finalement, et je trouve qu’il est écrit de façon un peu décevante, parce que lorsqu’on le rencontre, on ne sait véritablement qu’une seule chose : c’est un playboy complètement irresponsable. Et cet aspect « playboy » disparait trop rapidement pour moi. Il s’éprend de Yoo Rin de façon très précipitée et, à partir de là, il n’a qu’elle à l’esprit. Je dis pas que les gens ne peuvent pas changer, mais en l’occurrence j’ai trouvé que le changement manquait de développement et ne faisait que renforcer le sentiment de superficialité.

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Nos deux personnages secondaires sont, à mes yeux, aussi peu approfondis l’un que l’autre, c’est juste que l’un a plus de moments sympathiques que l’autre, qui n’en a quasiment aucun, et semble avoir été quasiment écrit pour être détesté. Et honnêtement, je pense que c'est le cas. Je ne sais pas si c'était conscient de la part des soeurs Hong mais à l'époque où les quatuor amoureux avaient beaucoup court, les personnages féminins secondaires étaient souvent ceux qui tiraient la courte paille, une explication facile à cela étant que ces romances étaient écrites avec en tête un public majoritairement féminin. La spectatrice était supposée se visualiser à la place de l'héroïne, et à partir de là on peut facilement s'imaginer qu'il était de bon ton de lui offrir deux hommes attirants se battant pour son affection, et une rivale facile à détester qui ne serait qu'un obstacle à surmonter et pour lequel il n'est pas nécessaire de ressentir la moindre empathie. Sae Hyun est un des meilleurs exemples qu'on puisse trouver de ce genre de rivale, et c'est, à mes yeux, une des choses qui datent particulièrement la série, parce qu'on a fait du chemin depuis.

 

 

 

Le quatuor central : l’OTP (aka Gong Chan et Yoo Rin)

 

Bien, bien, bien. Les choses sérieuses. Parce que les deux éléments que je redoutais le plus, finalement, étaient Gong Chan et Yoo Rin. Yoo Rin parce que j’avais peur que le jeu comiquement exagéré de Lee Da Hae ne me parle plus autant qu’avant, et Gong Chan parce que je craignais que le souvenir flou mais sympathique que j’en avais s’en prenne un coup.

 

Au final, j’ai été surprise par la décence de Gong Chan.

 

Certes, il a ses moments qui font moins rêver, comme lorsqu’il part du principe que Yoo Rin ne doit pas savoir jouer au billard, entend contrôler sa consommation d’alcool, ou commente (une fois) sur la façon dont elle est habillée. Mais il obtient rarement ce qu’il veut, Yoo Rin ne se laisse pas critiquer sans l’ouvrir, et Gong Chan se fait ridiculiser au billard, du coup ça fait moins grincer des dents, je trouve, parce qu’il est tout seul dans ses commentaires, donc la plupart du temps le drama le/ls fait sembler un peu ridicule/s. Par ailleurs, à côté de cela, pardon mais le type est largement plus patient et magnanime que le seraient beaucoup de gens. Dont moi. Imaginez : une personne essaie de vous arnaquer en se faisant passer pour blessée, vous le réalisez et non seulement vous ne la faites pas arrêter mais vous lui filez un boulot. Puis elle vole votre propriété et squatte votre maison derrière votre dos. Et non seulement vous n’appelez toujours pas les flics, mais parce qu’elle s’est blessée (pour de vrai, cette fois), vous l’emmenez à un endroit où elle pourra se soigner. Même Yoo Rin trouve ça chelou. Et lorsqu’ils font semblant d’être cousins, encore une fois, je trouve qu’il fait preuve de beaucoup de décence avec elle, et prend souvent le temps de réfléchir aux choses de sa perspective.

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Par exemple, lorsque Yoo Rin commence à saisir ses sentiments, elle se met à éviter Gong Chan autant que possible, pas parce qu’il a fait quoi que ce soit de mal, mais parce que le cœur de Yoo Rin fait des siennes. Mais dans la rue, Gong Chan voit un homme être super insistant avec une jeune femme, repense à la façon (pas insistante du tout) dont il a proposé à Yoo Rin de la ramener à la maison, et commence à flipper à l’idée qu’il ait pu avoir la même attitude. Du coup il en discute avec elle, elle lui dit qu’elle aimerait qu’ils aient une relation plus pro et distante (mais pas pour les raisons qu’il pense), il accepte et fait véritablement des efforts pour qu’elle soit à l’aise. Lorsqu’il a, à un moment donné, une information qui lui permettrait de faire pression sur Yoo Rin pour qu’elle fasse un choix qu’il voudrait qu’elle fasse, il décide à la place de la garder pour lui avec pour but explicite de ne pas mettre de pression sur Yoo Rin afin qu’elle fasse le choix qu’elle veut, sans ressentir d’obligation ou de culpabilité. Alors on pourrait argumenter que la décision n’était pas la bonne (je fais des va et viens sur la question), mais les intentions, elles, étaient louables.

 

Il est possible que je sois aveuglée par ma nostalgie et mon amour de Lee Dong Wook, mais j’aime juste bien ce type. Il remercie Yoo Rin quand elle l’aide, il s’excuse quand il a fait une connerie, et il fait généralement de son mieux. Et je me souvenais de lui comme l’habituel chaebol d’extérieur un peu froid, mais je ne le trouve pas froid, finalement ? Un peu guindé, peut-être pas hyper expressif, mais il ne me donne pas une sensation de froideur, personnellement. Mais pour le coup c’est effectivement possible que ce soit mes sentiments pour Lee Dong Wook à l’écran qui jouent. Après, je maintiens ce que je disais à l’époque : Lee Dong Wook ne brille pas lors des scènes de grande émotion. Lorsqu’il doit paniquer, ou se mettre réellement en colère, ou faire preuve de véritable désespoir, je le trouve assez peu convaincant et sa prestation devient forcée (note : je l'ai regardé après dans Tale of the Nine-Tailed et je trouve qu’il a fait beaucoup de chemin :D). Il est meilleur dans les moments moins exubérants, et en tant que « straight man »/contraste face au jeu plus exagéré de Lee Da Hae. Ils forment un duo divertissant (je suis curieuse, à présent, de voir ce qu’ils donnent dans Hotel King, où leur dynamique a l’air totalement différente), et j’aimais aussi l’association des personnages, ainsi que l’évolution de Gong Chan qui, peu à peu, n’est plus agacé par les mensonges taquins de Yoo Rin mais s’en amuse et, même, les affectionne. Du coup, je pouvais shipper tranquille. Cela n’a pas été du shipping violent, parce que le drama ne l’encourage pas à ce point, mais j’étais juste contente de les regarder.

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Y a néanmoins pas à tortiller : Lee Da Hae reste la MVP de ce drama, et Yoo Rin en est l’énergie. Quand Yoo Rin perd son peps, la série perd le sien avec elle. Oui, il y a les personnages secondaires qui continuent d’être amusants, mais lorsque dans la seconde partie tout ralentit, c’est parce que Yoo Rin est déprimée. Sae Hyun et Jung Woo sont plus ou moins égaux à eux-mêmes, et Gong Chan est un peu plus torturé mais niveau énergie il n’y a pas un gros contraste. Yoo Rin, elle, était un personnage très animé, et lorsqu’on perd cette animation, c’est là que la série souffre.

 

Yoo Rin est un personnage que j’ai (re) trouvé immédiatement sympathique. Elle est éhontée et grande gueule, elle aime ouvertement l’argent (parce qu’elle en a manqué toute sa vie), elle ment chaque fois que c’est nécessaire et parfois aussi pour jouer un mauvais tour, mais elle bosse très dur, elle a bon cœur, une conscience, elle a de la ressource, de bons réflexes, elle s’adapte vite. C’est le genre de personne qu’on pourrait balancer n’importe où et elle trouverait un moyen de survivre. Je l’ai à nouveau vraiment bien aimée et j’étais sincèrement touchée de la voir s’attacher à la famille de Gong Chan, et prendre plaisir (même si ça vient avec d’autres sentiments plus compliqués) à avoir un foyer stable, une autre chose qu’elle n’avait jamais eue.

 

Yoo Rin est le personnage le plus « complet » de cette série. On a beau passer une grosse partie du temps dans la famille et la maison de Gong Chan, c’est Yoo Rin qui a les interactions les plus intéressantes et fréquentes avec les membres de la maison, et le drama en fait, je trouve, un portrait plus précis. On apprend à la connaître et la cerner via ses dialogues avec les autres, via ce qu’elle nous révèle de son passé, via les tours qu’elle joue, etc. Avec bien sûr le jeu de Lee Da Hae qui aide, parce qu’elle donne de la personnalité en plus à Yoo Rin. Elle a une attitude précise, elle la rend mémorable. Clairement, le titre du drama est justifié : c’est son drama.

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Néanmoins, je dois admettre que le jeu de Lee Da Hae ne m’a pas toujours convenu. Je ne pense pas qu’elle soit mauvaise (j’espère l’avoir établi) mais son exagération n’était pas toujours à mon goût, et lorsqu’elle devait minauder un peu ou se comporter de façon innocente et mignonne, ça finissait par sonner trop faux, trop affecté pour moi (alors que Yoo Rin n’était pas censée jouer la comédie dans ces moments-là), et je trouvais ça un peu agaçant. Mais la plupart du temps, elle rend le personnage attachant et très vivant, et je maintiens qu’elle était l’actrice à retenir de cette série, qui a d’ailleurs marqué sa carrière, comme celle de tous les autres.

 

Lee Da Hae et Lee Dong Wook avaient déjà joué dans plusieurs dramas avant cela, donc My Girl ne les a pas créés, mais la série a donné un boost à leur carrière, et a également été un moment de reconnaissance pour Lee Da Hae qui jusque-là était surtout connue pour des rôles dramatiques, et a démontré avec My Girl qu’elle assurait en comédie. Malheureusement, cela dit, elle a rarement eu droit à des rôles comiques après cela, et sa carrière (parasitée par divers scandales et une antipathie du public) a également bien moins décollée que celle de ses co-acteurs, que ce soit Lee Dong Wook (qui doit aussi énormément à Goblin, cela dit) ou Lee Jun Ki. Lee Jun Ki avait déjà eu un bon boost de carrière avec le film The King and the Clown, qui avait eu un gros succès commercial et critique et l'avait mis sous le feu des projecteur. My Girl, la même année, a donc simplement achevé de le propulser en tant qu’acteur ET ON EN EST TOUS TRES RECONNAISSANTS. ON DIT MERCI A L’UNIVERS, A THE KING AND THE CLOWN ET A MY GIRL DE NOUS AVOIR OFFERT LE LEE JUN KI.

 

Hum.

 

 

En conclusion

 

Cet article est devenu étrange. En général, récemment, j’essaie de discuter des thèmes d’une série plus que ça, mais là (et finalement, ça aussi c’est « rétro ») je me suis retrouvée à ne pas en causer du tout, et lorsque je m’en suis rendue compte et me suis dit qu’il faudrait que je corrige cela, je n’ai pas réellement trouvé, dans la série, de thème sur lequel j’aie envie de vous balancer d’interminables paragraphes (*insérez soupir de soulagement ici*). Je n’ai pas envie d’en conclure que le drama est creux, et je suis certaine que des autrices et analystes plus talentueuses que moi sauraient décortiquer la série mieux que cela, mais mes sentiments à l’égard de cette série (et je rappelle qu’on ne parle en effet que de mes sentiments) se résument à « yay, fun ! … arf, moins fun… yay, Jae Hee ! ». Ca va pas très loin, mais que voulez-vous. L’important c’est que j’aie pris neuf pages pour vous le dire *emoji de biceps fléchi* … okay, non, l’important c’est qu’il y avait plus de « yay » que de « pas yay », plus que je m’y étais attendue, même. J’ai passé un bon moment, j’ai été contente de retrouver l’ambiance et la musique de la série, et, bien entendu, de revoir ces acteurs 16 ans en arrière. Yay.

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