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Diffusé en 2006

11 épisodes

D’après le manga de Natsuhara Takeshi

 

Avec:

Yamashita Tomoshia >>> Kurosaki/Kurosagi

Horikita Maki >>> Yoshikawa Tsurara

Ichikawa Yui >>> Mishima Yukari

Kato Koji >>> Shirashi Yoichi

Yamazaki Tsutomu >>> Katsuragi Toshio

 

Dontesque ?

« Dans notre monde il existe trois types d'escrocs : les Shirosagi qui pillent et dépouillent les gens, les Akasagi qui trompent en manipulant les sentiments et ceux qui se nourrissent des deux précédents, les Kurosagi. »

 

~oOo~

J’avais un peu peur de ce drama. Et, à la fois, j’avais très envie de le revoir. C’était un peu flou dans ma tête en fait, parce que mes souvenirs de ce drama, et mon article, en peignaient un portrait vraiment mitigé. Apparemment, la première fois, j’avais galéré à ne pas sauter des épisodes –alors que j’étais en plein dans ma période Yamhappy de « z’OMG PI I WILL MARRY U SOMEDAY »… au final, ça s’est pas fait :’( je sais, vous êtes aussi déçus que moi-, mais la seconde fois –alors que j’étais dans ma période YamunchouïamoinshappymaisYamhappyquandmême-, il était largement mieux passé, sans souci. Du coup, je me demandais un peu ce que cela donnerait, je n’étais pas sûre de moi. Le verdict ? J’ai galéré. Alors, pas autant que devant certains dramas, mais il y a des moments où j’ai hésité à me dire « bon, pff, il va rien se passer de crucial, je saute ». Techniquement, dès le premier épisode, en entendant l’OST naze et beaucoup trop présent –problème qui est largement limité à l’épisode 1, étrangement… ils ont du réaliser le souci dès l’épisode 2-, j’ai fait la grimace, et me suis dit « arf, ça va pas être simple ». Mais je voulais réécrire mon article, revisiter la dramagraphie de Yamapi, et bordayl, si je suis partie pour faire cela, j’ai l’intention de le faire bien, et donc de regarder CHAQUE!SECONDE!QUI!PASSE!LENTEMENT! Non, puis, il y a de bonnes choses quand même, c’est juste que c’était clairement pas le drama du siècle. En même temps mon article m’y préparait ! Cela dit, je note quand même qu’à l’époque, j’étais d’un biaisé pas possible… Non parce que c’était « drôle » de me lire cracher sur le personnage de Tsurara, tout en cherchant à dédouaner Yamapi de toute responsabilité vis-à-vis des problèmes de ce drama. Ah, Mila, que tu étais jeune et aveuglée :’) –et le pire c’est que j’ai certainement toujours mes gros bias… je me pencherai dessus avec consternation, mais attendrissement, dans quelques années- La vérité –selon moi, ofc, tout est selon moi- c’est que Kurosagi est un drama plat, que je me suis ennuyée, et que c’est la faute d’à peu près tout le monde -réalisateur, scénariste, acteurs...-

CELA DIT. Cela dit, on va commencer par les trucs positifs, histoire que vous n’alliez pas vous imaginer, quand même, que je me suis tapée 11 épisodes de ce drama –et c’est sans compter que j’ai l’intention de me taper le film aussi ce coup-ci- en en détestant chaque minute, par pure masochisme. Donc voici une liste des choses principales que j’ai aimées dans Kurosagi :

- pour commencer petit, dans l’épisode 3, il y a un caméo de Kiritani Kenta, et je sais que cela ne parait pas être grand-chose, mais dans ma conception des choses, cela vaut bien un tiret, parce que je kiffe Kiritani Kenta, et que je suis toujours très heureuse de le voir, où il veut, quand il veut, et avec ou sans les habits qu’il veut.

- ensuite, cela faisait drôlement plaisir de ré-entendre Daite Senorita. Cette chanson, les gens, un peu comme Seishun Amigo, c’est tout mon passé de Jpop-euse Johnny’s-ienne qui me remonte à la gorge, et vous n’imaginez pas à quel point c’est agréable de se remettre à crier « Daite, daite, daite senorita~ tsuyoku, tsuyoku, tsuyoku hanasanaide~ ». A ma grande surprise, j’ai également réalisé que les paroles de cette chanson que je croyais complètement HS, peuvent être appliquées au drama finalement. Bon, elles ont une passion que le drama n’a pas, mais c’était largement moins WTF que j’aurais pensé –en revanche cette chanson n’a toujours aucun rapport avec son clip-.

- Yamapi, il est sexy –sans blague :O je sens tellement que je ne révolutionne strictement rien dans votre monde…-, et c’est fun de le voir changer de vêtements, de styles, on a l’impression de jouer à la poupée avec. Parfois il va avoir une barbe, parfois il va avoir des cheveux blonds, parfois il va être en kimono… et parfois –et c’est la meilleure de toutes les fois-, il va avoir une queue de cheval, une couette, et c’est tellement beau que cela me rappelle Kimu les gens –dans Gift, pour être précise-. Et vous savez que c’est le plus grand compliment dont je sois capable. J’avais, je l’avoue, un petit peu peur de voir Yamapi dans tous ces rôles… Parce que Pi est un acteur assez figé, donc je craignais un peu que lui faire jouer autant de rôles soit un challenge trop difficile pour lui, mais en fait, cela passe plutôt bien. Oh, il ne se réinvente pas à chaque identité, mais il est en fait largement meilleur à jouer les différentes identités qu’il prend, qu’à jouer le personnage de Kurosaki… On y reviendra, en attendant, admirez :

[Bang!] Kurosagi クロサギ[Bang!] Kurosagi クロサギ[Bang!] Kurosagi クロサギ
[Bang!] Kurosagi クロサギ[Bang!] Kurosagi クロサギ
[Bang!] Kurosagi クロサギ[Bang!] Kurosagi クロサギ
[Bang!] Kurosagi クロサギ[Bang!] Kurosagi クロサギ

Et puis je vous ai laissé de côté cette image:

Parce que ces fringues m'étaient restées bien, bien gravées en tête. Dans ma tête, Kurosagi c'était 50% de drama et 50% de cette screencap.

- enfin, dans l’épisode 2, il y a Koyama Keiichiro –qui est un des rares NEWS à toujours *être* dans le groupe dis-donc, contrairement à ce lâcheur de Yamapi, ah là là-, et j’ai beaucoup de sympathie pour Koyama –même si j’admets qu’il était plus maladroit que dans mon souvenir dans ce drama-, ainsi que pour son personnage. C’est toujours mon histoire ponctuelle favorite de ce drama, parce que j’ai un faible pour les bromances, déjà, parce qu’ensuite le personnage est touchant à pleurer sur l’épaule de son ami retrouvé,  et enfin parce que c’était le premier épisode où j’avais le sentiment de voir une histoire ponctuelle réellement connectée à Kurosaki. On ne parle pas de « il participe à démêler une situation qui lui rappelle la sienne », mais vraiment d’une situation qui implique quelqu’un de son passé, un ami, et cela fait qu’il est encore plus impliqué dedans en tant qu’être humain. Mais, en revoyant l’épisode, je me suis quand même rendue compte qu’il souffre d’un souci qui est très récurrent dans Kurosagi, et fait partie de mes plus gros soucis avec ce drama.

A savoir : WHERE IZ LA SUBTILITAYY DRAMA ? Pour reprendre mon épisode 2, dedans on nous montre en un flash-back que Kurosaki était un lycéen très isolé à l’école, et qu’il passait beaucoup de ses pauses allongé sur le toit, derrière la grille de sûreté. Et Koyama –qui a un nom dans le drama, mais on va l’appeler Koyama quand même-, qui était du genre solitaire aussi, a été le seul à grimper par-dessus le grillage pour le rejoindre, donnant ainsi naissance à une amitié très importante pour eux deux. A la fin, Koyama se fait arrêter –je vous spoile queudale, on apprend très vite que c’est un escroc, et à partir de là hein-, et Kurosaki le regarde se faire menotter de derrière un grillage. Jusque là, ça allait. On a l’image du grillage, on comprend que Kurosaki, dont l’affection pour son ami a été confirmée tout le long de l’épisode, veut juste le voir être arrêté pour que Koyama ne se perde trop loin dans les escroqueries. Mais Koyama doit lui demander pourquoi, ce à quoi Kurosaki répond « parce que tu es mon ami ». Des fois qu’on ait pas capté. Puis, le policier qui arrête Koyama demande à Kurosaki « Pourquoi tu ne passes pas le grillage pour sauver ton ami ? » et on perd encore un point de subtilité : c’est bon drama, j’ai compris, pas besoin d’enfoncer le clou. MAIS NOPE. Il faut que Kurosagi nous ressorte le flash-back du début. Et c’est relou. Parce qu’à ce stade, ce n’est plus une jolie image, c’est un mec qui te tapote l’épaule continuellement avec des « eh ? t’as vu ? t’as vu ? tu l’as vue mon image ? ». ET OUI BORDAYL, je l’avais vue quand tu l’avais montrée, tu n’avais pas à m’ajouter une ligne de dialogue, puis une autre, puis un flash-back. Tu voulais pas mettre des sous-titres, et une grosse flèche rouge en direction du grillage aussi ? Des fois que ? Voilà, le drama, ne connait pas la subtilité, et c’est comme cela qu’on se retrouve avec, dans l’épisode 1, une méchante caricaturale au possible qui se frotte l’argent contre le visage en lui faisant une déclaration pour bien qu’on capte que « ouh là là, Kurosaki il chasse des méchants attention », ou bien avec le même flash-back répété dans chaque épisode. De base, en plus, c’est un mauvais flash-back, parce que Yamapi joue mal dedans, ce qui rend la scène plus drôle de façon gênante que vraiment poignante, mais même s’il avait été réussi, je ne sais pas à point le drama pense que j’ai une mémoire de poisson, ou m’endors à chaque épisode –ce n’est, certes, pas du domaine de l’impossible en l’occurrence-, mais le sortir A!CHAQUE!EPISODE! ça fait beaucoup, ça fait trop. Une ou deux fois, okay, mais au bout d’un moment c’est lourdingue, voire cela insulte l’intelligence des spectateurs.

Le drama ne semble pas vraiment où savoir s’arrêter en général. Et autant il y a du « trop » qui est fun –genre l’image qui se fige avec la catchphrase à la fin : c’est kitch à mourir, mais ça m’a fait rire-, autant parfois, ça fait vrai vraiment du mal à la série. Parce que c’est une chose de se planter sur la mise en scène –on en a un autre exemple dans une des scènes de l’épisode final, que j’aime pourtant bien, mais qui prend une échelle de ouf, et finit sur une main levée au ciel au ralenti qui est juste la goutte d’eau qui fait pas du bien au vase-, mais quand on commence à foirer les personnages, cela devient plus chaud, ils sont censés être ce qui fait revenir le spectateur quand même. Et parce que je suis une flemmasse ultime, qui se refuse à vous faire des transitions de folie, voici trois personnages où le drama est allé trop loin, dans l’ordre où c’est dérangeant :

1/ Le policier qui veut choper Kurosaki –et qui, au passage, est surjoué par Aikawa Sho-. On finit par apprendre pourquoi il n’aime vraiment pas les escrocs, et je ne dis pas que la backstory allait forcément devenir un problème, elle ne gène même pas tant que cela –au-delà du fait qu’on se demande s’il existe, dans le monde de Kurosagi, des personnes dont le passé ne soit PAS rendu douloureux par une expérience avec des escrocs…- , mais elle ne sert pas non plus à grand-chose. Du coup, ça prend du temps d’écran qui aurait pu être consacré à de meilleures choses.

2/ L’assistante de Katsuragi, le vieux monsieur qui vend des infos à Kurosaki en attend que celui-ci se venge de lui. Alors, elle, je n’ai juste pas compris pourquoi le drama s’est dit qu’il fallait lui inventer une histoire. A la limite, on pourrait donner l’argument que son « développement » à elle, permet de développer Katsuragi, mais cela ne me semble pas si vrai que cela, et chaque fois que le drama se penchait sur elle, je devais lutter pour continuer de lire les sous-titres. Elle prend aussi du temps d’écran qui aurait pu être mieux utilisé donc -genre pour donner à Tsurara, le personnage d'HoriMaki, une existence à elle, par exemple-

3/ La copine de Tsurara. Et, elle, pour le coup, ce n’est pas juste qu’elle prenait du temps –même si, oui, c’était le cas, et que je pense qu’il y avait bien suffisamment à raconter dans l’histoire principale sans aller s’embarrasser d’un triangle amoureux... comme le dit Kurosaki lui-même, il a autre chose à faire que de se retrouver impliqué dans un triangle amoureux niveau collège-, mais bien qu’elle m’a énervée. Parce que le drama n’avait juste pas le sens de la demi-mesure avec elle, et a cru qu’il allait m’émouvoir avec ce personnage, pour une raison qui m’échappe. Au début, elle est mignonne. Agaçante pour Kurosaki, mais mignonne. Et puis, subitement, elle prend un virage quand elle se rend compte que son béguin pour Kurosaki est mis en « danger » par la relation qui se développe entre Kurosaki et Tsurara. Et quand je dis qu’elle vire, c’est-à-dire que du jour au lendemain, elle devient la pire des saloperies, parce que comme elle dit, avec elle c’est « tout ou rien ». L’idée, en fait, c’est d’opposer sa vision de l’amour –qui est de tout accepter et soutenir de l’autre- à celle de Tsurara –qui est de comprendre, d’être comprise, et d’agir selon ses convictions en soutenant quand il le faut, et essayant de retenir quand il le faut-. Et je lui accorde au moins que, contrairement aux deux autres personnages, elle fait avancer le drama, elle provoque de vraies choses, qui font progresser l’histoire. Mais le drama semble penser qu’il m’a proposé une véritable évolution de personnage –non, c’est juste un virage abrupt qui servait au scénario-, et à la fin, me demander de m’intéresser à elle, et de ressentir de la compassion, de l’affection à son égard ? Ha ha, NOPE. Je suis toute pour les histoires de rédemption, mais drama, pour qu’un personnage soit racheté, il faut d’abord… qu’il se rachète o.o Je sais, c’est fou –entre cela, et mon « Yamapi est sexy » du début, je vous apprends plein de trucs à grands coups de pied dans des portes pas fermées aujourd’hui !-

[Bang!] Kurosagi クロサギ[Bang!] Kurosagi クロサギ
[Bang!] Kurosagi クロサギ[Bang!] Kurosagi クロサギ
[Bang!] Kurosagi クロサギ[Bang!] Kurosagi クロサギ[Bang!] Kurosagi クロサギ
[Bang!] Kurosagi クロサギ[Bang!] Kurosagi クロサギ

Bref, le drama ne sait pas où s’arrêter en gros. Mais, étrangement, il ne sait pas non plus aller au bout de ses idées parfois, parce que s’il manque de subtilité, d’autres bonnes questions à lui poser seraient : Drama, où est la conviction ? Où est véritablement ton implication ? Et pourquoi Kurosaki n’a-t-il jamais du se faire passer pour un nageur ou un modèle pour sous-vêtements lors d’une de ses arnaques ? Pourquoi, hein, POURQUOI !? Mais surtout les deux première, si on veut rester sérieux. Le drama ne va pas au bout de ses idées, de ses tons, et la fin en est d’ailleurs un excellent exemple. Parce qu’on arrive à cette scène qui est super tendue, super dramatique –je vous spoile queudale, mais pour que ceux qui ont vu situent, je parle de la même scène que celle de la main levée au ciel-, et bordel, c’est une scène avec de l’impact émotionnel. Et PAF, dans les quelques dernières minutes, le drama nous défait tout, TOUT, rendant cette scène absolument inutile. Je me suis sentie arnaquée, manipulée, par un drama qui refusait de sortir du status quo, qui se débinait. Et, à côté de cela, le drama est une accumulation de « mais pas trop ». C’est-à-dire par exemple qu’il est fun… mais pas trop. Oui, les arnaques de Yamapi sont un peu divertissantes, mais le drama ne se décide jamais à vraiment aller au bout de quoi que ce soit, si bien qu’on se trouve avec un peu d’humour –et quelques scènes m’ont fait rire, les arnaques sont ce qui ont rendu mon visionnage un peu agréable-, mais pas non plus de la comédie super poussée. Les arnaques ne sont pas débiles, mais pas non plus vraiment prenantes parce qu’honnêtement, même si Kurosaki tombe sur un imprévu une ou deux fois, on sait toujours où il va. On n’a pas forcément les détails, mais le drama nous place de son côté quand même, et ne prend pas vraiment la peine d’écrire des plans bien surprenants ou élaborés. On ne va pas regarder Kurosagi pour le côté divertissant/impressionnant des arnaques en gros. Surtout que le drama, avec son format épisodique, finit par devenir prévisible, et on finit par se lasser. C’est dommage, le potentiel est là, mais il n’est juste pas vraiment exploité. Et de même que le drama est fun, mais pas trop, il est également sombre, mais trop, Kurosagi n’allant pas vraiment au fond de ses questions. Ce n’est pas qu’il n’y en ait pas d’intéressantes ! La question de la justice, et de l’utilité/inutilité de la police, de la légitimité de ceux qui contournent le système pour se la jouer, ici, « Robin des Bois avec une vengeance », n’est pas absurde. Et un de mes passages favoris du drama, est celui où Kurosaki, parce que Tsurara voulait le faire dépasser son passé, le faire le laisser derrière lui et penser à être heureux, s’exprime sur la façon dont il vit. « (Ce qui est arrivé) n’est peut-être qu’une affaire classée pour les journaux et la télé, » dit-il, « mais tant que la victime ne décide pas que c’est fini, l’histoire ne se termine jamais ». J’ai trouvé ce moment où Tsurara accepte d’arrêter de lui demander de laisser le passé derrière lui, parce qu’elle comprend enfin ce dans quoi il vit, était un joli moment, un moment important, et un moment qui résonne chez moi d’ailleurs, parce que même si je n’irai pas comparer ma situation à celle de Kurosaki, je parlais, la semaine dernière, de plusieurs choses qui m’ont fait du mal, et on m’a répondu « c’était il y a longtemps, c’est du passé », sauf que moi je vis toujours dans les conséquences, donc pour moi, non, ce n’est pas du passé. Du coup, la notion que c’est la personne affectée, pas les gens extérieurs, qui décide de quand se termine l’histoire, est une notion qui m’importe, et que j’étais contente de voir abordée dans ce drama. Mais, un peu comme avec sa fin, Kurosagi n’arrive pas à assumer ce qu’il a de dramatique, n’arrive pas à assumer ses questions, et a tendance à se défiler, à ne pas aller jusqu’au bout.

Et faut-il vraiment que je parle de la romance ? Parce que pour ce que le drama en parle hein !

[Bang!] Kurosagi クロサギ[Bang!] Kurosagi クロサギ[Bang!] Kurosagi クロサギ
[Bang!] Kurosagi クロサギ[Bang!] Kurosagi クロサギ
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Enfin, elle est là. Et ce n’est pas comme s’il n’y avait pas des idées que j’apprécie, voire même certaines scènes que j’ai aimées –les feux d’artifices étaient adorables, les moments au téléphone où Kurosaki est en train de dire ‘au revoir’ à Tsurara sans vraiment dire les mots m’ont touchée, etc-. En général, ce que j’aime en fait dans l’idée de ce duo, c’est probablement le fait que leur histoire soit basée sur la création d’un foyer pour Kurosaki. J’ai un faible énorme pour les histoires de « création de foyer », c’est quelque chose qui résonne toujours chez moi. Et là, leur histoire d’amour, c’est avant tout l’histoire d’une Tsurara qui apprend à comprendre Kurosaki, et qui, sans compromettre ses valeurs, finit par prendre la distance qu’il lui demande de prendre, tout en lui faisant fermement comprendre qu’il n’est pas seul, qu’il y a quelqu’un qui l’attend à la maison, pour lui dire « okaeri » -la scène où elle lui dit « okaeri » pour la première fois est une de mes favorites également-. Mais, rah, encore une fois, le drama ne va juste pas au bout de ce qu’il propose. Et la faute en incombe à l’écriture, notamment dans la façon dont est écrit le personnage de Tsurara, mais également aux acteurs.

Sur le papier, je dirais que les personnages ne sont pas inintéressants. Kurosaki est écrit maladroitement cela dit. En fait, je n’ai juste pas bien compris ce qui le rendait si spécial en tant qu’escroc. Il n’a pas l’air d’être spécialement meilleur que la moyenne. Oui, il a généralement le dessus, mais j’ai toujours eu le sentiment que le scénario était écrit comme cela, pas que le personnage était particulièrement fin, particulièrement intelligent. Tout le drama lui donne une sorte d’aura un peu légendaire, mais je n’ai vu qu’un escroc plutôt bon sans être génial, qui balance son nom à tout le monde, si bien qu’au bout d’un moment, le monde entier a l’air d’être au courant de son identité… Mais si on met cela de côté, le personnage a de l’intérêt dans sa relation à sa vengeance –il achète ses informations à un des types dont il veut se venger quand même-, et dans le fait qu’il soit devenu exactement ce qu’il déteste, et combat tous les jours. Oui, les motivations diffèrent, il n’arnaque pas les gens par appât du gain, mais la question se pose quand même : va-t-il faire cela toute sa vie ? Pourra t-il faire quoi que ce soit après s’il décide d’arrête ? Est-ce qu’il serait même capable d’arrêter ? N’y a-t-il pas une part de lui qui a commencé à apprécier cette vie-là ? Mais Yamapi n’était pas l’acteur qu’il fallait. Parce que Kurosaki, quand il n’est pas dans un rôle, c’est quelqu’un d’assez renfermé, et jouer quelqu’un de renfermé, c’est particulièrement chaud, parce qu’il faut donner dans la subtilité, arriver à être renfermé sans être un mur contre lequel le public vient buter –sauf intention particulière du drama bien entendu-. Et Yamapi, il a pas la subtilité pour. Du moins, pas là. Alors, quand il joue ses différentes identités, cela va mieux, il n’est pas un caméléon, mais il semble vivant, alors que quand il joue Kurosaki, il est juste bien trop statique, la performance ennuie, et ne permet pas vraiment de ressentir le personnage. Quant à Tsurara, elle aussi avait du potentiel parce qu’elle vit un sacré dilemme, et qu’arriver à concilier ses convictions et ses sentiments naissants pour un homme qui va complètement à leur encontre, et les remet constamment en question, soulignant sans cesse à quel point tous les jolis mots de la jeune femme sur la justice, finalement, n’ont pas l’air d’aider grand monde… tout cela n’est pas évident du tout. Mais le personnage, déjà, fait un peu « spectateur ». Son rôle à elle, c’est d’assister aux choses, de réagir à Kurosaki, et puis c’est un peu tout,... et cela n’aide pas qu’Horikita Maki semble très peu intéressée par son rôle. Oui, elle a quelques bons moments, mais je n’ai pas ressenti beaucoup de conviction venant d’elle, et cela fait que l’étincelle entre Tsurara et Kurosaki ne se fait jamais vraiment, jamais complètement. Encore une fois, c’est du « oui… mais pas trop ».

Et cela me rend triste, parce que je SAIS que ces deux acteurs peuvent avoir une excellente alchimie : bordayl, je parlais de Nobuta Wo Produce il y a à peine une semaine, et dedans ils en ont une très bonne ! Clairement, Kurosagi avait juste besoin de plus de Kame en fait… :D -encore qu’en esprit il était un peu là, en fait, parce que la rencontre Kurosaki/Tsurara sur les rails, c’était limite du niveau de la scène de la piscine dans Tatta Hitotsu no Koi quand même-. Enfin, voilà, Kurosagi c’est tombé à plat pour moi. Si on y regarde vraiment bien, c’est triste à dire, mais à la fin, on a quasiment fait aucun chemin : [spoiler]  Kurosaki est toujours connu de la police comme il l’a été quasiment toute la série, il ne peut toujours pas être arrêté faute de preuves, il n’a toujours pas eu sa vengeance, et on peut dire que Tsurara le comprend mieux, mais ils sont un peu au même stade de « elle le kiffe, il n’a pas l’intention de changer son mode de vie, elle ne peut pas approuver de son mode de vie »… [/spoiler]  donc… tout ce drama, pour quoi exactement ? J’imagine que seul le film me le dira. Et je vais bien devoir le regarder, en bonne « complétiste » que je suis, mais je ne sais pas quand ce sera, parce que le drama n’a pas exactement éveillé chez moi un enthousiasme de folie. Du coup, vous vous en doutez, je ne vais pas vous harceler pour que vous le regardiez. C’est un peu décevant, mais que voulez-vous, ça fait partie du jeu~

[Bang!] Kurosagi クロサギ[Bang!] Kurosagi クロサギ
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