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Sorti en 2002

Réalisé par Doug Liman

D'après le roman de Robert Ludlum

 

Avec :

Matt Damon : Jason Bourne

Franka Potente : Marie Kreutz

Chris Cooper : Alexander Conklin

Clive Owen : le Professeur

Brian Cox : Ward Abbott

 

Dontesque ?

 

Une nuit au sud de Marseille, un chalutier italien repêche un homme inanimé avec deux balles dans le dos. L'inconnu se remet de ses blessures, mais il est totalement amnésique. L'homme qui le soigne trouve une capsule greffée dans sa hanche, munie d'un laser qui projette le numéro d'un compte à une banque de Zurich. Wikipedia

 

~oOo~

Il n’y a pas si longtemps que cela, la saison 3 de the 100 s’est achevée, et je me suis donc précipitée dessus, parce que je n’attendais que ça. Au bout de quatre épisodes enchaînés, néanmoins, une réalisation tragique m’est tombée dessus : si je continuais à regarder la saison, à un moment donné, elle allait finir. Donc, j’ai tout arrêté, et j’ai commencé Teen Wolf (et j’y ai plus accroché que je ne l’avais prévu/souhaité d’ailleurs). Mais l’appel de Clarke et compagnie ne pouvait pas rester silencieux bien longtemps, et il s’est à nouveau fait entendre alors que j’étais dans la saison 3 de Teen Wolf. J’ai repris the 100, enchainé cinq épisodes de plus, et à la fin de l’épisode 9, je me suis rendue compte non seulement que je me rapprochais toujours inexorablement de la fin, mais aussi que la série était en train de me briser le cœur (et c’est une bonne chose, mais c’est douloureux quand même). « NAAAON JE NE LE SUPPORTERAI PAS » ai-je hurlé intérieurement. Et je me suis mise en quête de ce que je pourrais trouver de plus marshmallow : une romcom. En général, je me serais précipitée vers un film d’horreur, mais puisqu’en ce moment je suis d’humeur romcom… Sauf que je n’avais pas internet, et pas vraiment de comédies romantiques qui me tentaient (ou que je n'avais pas déjà revues) dans ma dvdthèque. Donc je me suis rabattue sur ce qui s’en rapprochait le plus : la trilogie Jason Bourne. Logique. Bon, bon, d’accord, la Mémoire dans la Peau n’a rien d’une romcom (spoiler : ses suites non plus), mais les films d’action pure ont tendance à bien me remonter le moral aussi. Et puis, eh, j’ai kyatté et shippé quand même (oui) ! Mais surtout, je me suis rappelée à chaque minute à quel point j’avais apprécié ce film la première fois, pour des tas de raisons dont je me souvenais, et une autre en particulier dont je me souvenais moins, mais qui est essentielle.

Dans ce que ma mémoire de poisson amnésique avait conservé, je me souvenais quand même que l’action était méchamment bien gérée, et… elle l’est. Plein de « yay » dans ma tête en voyant Jason Bourne taper sur des gens, je l’admets. Cela dit, mon premier « yay » n’a pas été lors du premier combat pour le coup. J’adore les scènes de baston de ce film, hein ! Elles sont extra. Elles sont brutales, précises, rapides, et impressionnantes mais crédibles. Au-delà d’une course poursuite en voiture que j’adore, la scène où Bourne se sert d’un stylo pour malmener son adversaire est une des plus marquantes du film, et ce premier volet est super prenant. L’action est rapide et peut même se faire saccadée, mais elle reste toujours facile à suivre, on sait ce qu’il se passe à l’écran... et dit comme cela, ça n’a pas l’air extraordinaire, mais je vous assure que ça l’est. J’aime le parti pris « éviter trop de fioritures » du film, de ne pas en rajouter des tonnes sur tout. Même au niveau de la musique d’ailleurs, et j’ai été surprise de constater à quel point la Mémoire dans la peau est calme (niveau bande-son, parce que sinon c’est pas l’histoire de la retraite paisible de Jason Bourne, bien sûr), il y a beaucoup de silences, et c’est pas plus mal, notamment pendant les scènes de face à face, où cela créé une intimité entre les personnages. Cela dit, j’ai un faible pour la musique de fin, Extreme Ways de Moby. La chanson possède le cool auquel on s’attend d’une musique de film d’espionnage, et à la fois, elle reste du Moby, donc elle retient une touche de tristesse/mélancolie (Moby me sape le moral de manière générale… je kiffe sa musique, mais elle me déprime). Et puis faut voir les paroles hein : « Oh baby, oh baby, then it fell apart. Oh baby, oh baby, like it always does » (Oh baby, oh baby, et puis tout s’est cassé la gueule. Oh baby, oh baby, comme c’est toujours le cas)… why always so f*cking sad, Moby !? Enfin le mélange de cool/mélancolie rend cette chanson hantante, et je l’adore.

Mais, pour revenir à ce que je disais avant que Moby nous donne simultanément envie de devenir un espion international et de nous pendre, mon premier moment « yay » n’a été ni la scène où Jason Bourne met à terre deux policiers allemands, ni celle où il se déchaine dans l’ambassade des USA. Non, mon premier moment vraiment « yay », celui où, même si j’étais déjà bien embarquée dans le film, je me suis redressée sur mon siège, c’est celui où l’ami Jason doit s’échapper de l’ambassade, et est agrippé à un mur, son sac tombé en bas du building, tandis qu’il doit trouver un moyen de descendte sans se rompre le cou. Et il y a deux raisons pour lesquelles cette scène fonctionne autant.

La première c’est que du haut de son incomfortable perchoir, Jason Bourne doit évaluer ses options, et j’aime le regarder réfléchir. Bourne est un type avant tout efficace, il ne perd ni son temps, ni ses coups (du coup je veux un Jason Bourne vs John Wick, pour voir), et il doit cela à un entraînement rigoureux qui lui a inculqué de bons réflexes, la capacité à tuer des gens avec un stylo et celle d’analyser rapidement une situation. Sa capacité d’analyse et son intelligence font partie de ce que j’aime dans ce film. J’aime voir la façon dont il s’y prend pour prendre un sniper à revers, et j’aime le regarder petit à petit assembler les pièces du puzzle pour percer le mystère de son identité. Mais la seconde raison pour laquelle ma scène « yay » me plait autant, la raison pour laquelle elle m’a aggrippée et je me suis retrouvée à me pencher vers l’écran, c’était que je n’avais vraiment, vraiment pas envie de voir Jason Bourne tomber. Alors, bien entendu, je savais que même s’il tombait, il n’en mourrait pas (le temps de film restant et les suites sont de petits indices, on va dire), mais je ne me souvenais pas suffisamment du film pour savoir s’il allait, oui ou non, se faire très, très mal. Et j’avais pas envie qu’il se fasse mal.

J’en viens donc à ce que j’avais oublié de ce film, ce détail qui change tout : j’aime vraiment bien Jason Bourne. Et je ne veux pas dire qu’il a la classe, ou qu’il est cool (même si, oui, aussi), mais j’étais sincèrement attachée à ce type, et je n’avais pas juste envie qu’il démonte des gens, résolve un mystère ou sauve le pays, je n’avais même pas juste envie qu’il ressorte vivant de tout ça, j’avais envie qu’il s’en sorte ET qu’il soit heureux. C’est un truc qui m’a toujours manqué dans les James Bond par exemple : je n’aime pas James Bond. Il m’est parfois carrément antipathique, mais au mieux, il est cool, et puis c’est tout. Jason Bourne, même avec le passé qu’on lui devine (mais qui, en faisant partie de son histoire, ne fait plus vraiment partie de sa personnalité au début du film), est attachant. Déjà parce qu’il est paumé et complètement flippé, ensuite parce que Matt Damon a tendance à m’inspirer de la sympathie en général et arrive à donner de la vulnérabilité à un personnage pourtant gravement balèze, et enfin parce que Jason, ou « new Jason » a des tas de scènes où il est juste gentil, en fait. Une que j’aime particulièrement est celle de la voiture où Marie, qui est drôlement nerveuse (et ça se comprend… je sais que j’ai dit que Bourne est attachant, mais honnêtement à la place de Marie, je lui aurais pas servi de chauffeur pour autant), n’arrête pas de parler de tout et de rien, puis cesse subitement, se rendant compte qu’elle cause beaucoup trop, et que Bourne reste complètement silencieux. Il se tourne vers elle, et lui demande ce qu’il se passe dans le reste dans son histoire. On pourrait se dire qu’il a autre chose à penser, mais au contraire le débit de parole de Marie le calme, et c’est très gentiment qu’il le lui fait savoir, qu’il l’encourage à parler, et qu’il l’écoute. C’est tout con, hein, mais ça a beaucoup fait pour le personnage à mes yeux. Marie est également quelqu’un de très engageant, j’ai aimé qu’elle soit, certes, la « pièce rapportée » dans le sens où elle se retrouve embarquée dans une situation dans laquelle elle n’a rien à faire, mais qu’elle ne m’ait jamais semblé handicapante ou incompétente (j’ai un petit faible pour le passage où elle démonte un plan de Jason parce que « pourquoi faire compliqué, quand on peut faire simple »). Et puis, sans elle, le film n’aurait pas aussi bien fonctionné, parce que Jason Bourne est une « page (presque) vierge » et avait besoin d’un interlocuteur pour se définir, et de quelqu’un d’étranger à sa situation pour se définir de façon qui semble plus humaine au spectateur. Je vous avoue que je n’ai pas pu m’empêcher de les shipper un peu. C’est un truc qui m’arrive rarement dans les films d’action (parce que sinon, tout le temps) mais celui-là arrivait vraiment à me rendre leur connexion, arrivait même à leur créer une intimité, et du coup… oh, et je shippais aussi les bras et les épaules de Matt Damon avec l’absence de manches, au fait. Le reste, osef, mais ses épaules et ses bras m’ont beaucoup parlé dans ce film, allez savoir pourquoi. En tout cas, ça me semblait important que vous le sachiez.

Pour résumer, cela ne m’a pas prise par surprise, mais j’ai adoré ce film. Jason Bourne me plait, l’action me plait, la musique me plait, les silences me plaisent, l’histoire me plait, bref, ça me plait, et j’ai l’intention de regarder la suite. En plus, comme ça, je me prépare au nouveau volet qui va sortir !! Et en attendant, si vous aimez le cinéma d’action et que vous n’avez pas vu la Mémoire dans la Peau,… je sais franchement pas ce que vous attendez en fait. Cassez-vous de ce blog pourri, et allez me regarder tout ça !

P.S. je vous mets la bande-annonce parce que je le fais généralement, mais elle est mauvaise, elle ne rend pas du tout justice au film, donc ne vous y fiez pas trop.

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