Takami Koushun - Battle Royale

Publié le 22 Octobre 2008

Avez-vous déjà tué votre meilleur ami ?
La Grande République d'Asie, organisée selon un régime totalitaire fascisant, a mis en application le « Programme 68 ». Celui-ci consiste à tirer au sort chaque année une classe de collégiens. Placés sur une île coupée du monde, ils doivent se battre et s'entretuer jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'un seul survivant. Une course contre la mort s'engage pour les 42 élèves de 3ème B du collège municipal de Shiroiwa. Dans ce contexte où l'on ne peut avoir confiance en personne, la seule solution reste la mort... ou le meurtre. Face à ce Programme, chaque élève devra faire face à ses amis d'hier, et accepter sa nature profonde.

Quatrième de couverture

Ayant lu le manga et vu le film, je me suis dis qu’après tout, tant qu’à faire, cela ne me ferait pas de mal de lire l’original! Donc voilà, j’ai acheté le roman, et j’ai commencé la lecture….Autant vous dire que j’ai fini le livre en une journée! Je m’étais dit qu’ayant quand même déjà vu deux adaptations, je connaissais l’histoire et que du coup, le roman serait sans doute un peu ennuyeux. Eh bien en fait, pas du tout.

 

Je n’ai jamais été passionnée par le film Battle Royale et je le suis encore moins aujourd’hui je dois dire1. Le manga se rapproche bien plus du roman que le film, et en fait le manga et le roman réussissent là où le film s’était planté: les personnages.

 

Le film disposait de moins de temps certes, mais tout de même développer les personnages un peu plus n’aurait pas fait de mal. Le roman lui les développe à souhait…forcément certains d’entre eux sont un peu mis de côté, parce qu’il y en a beaucoup, mais en gros on entre quand même dans l’esprit de chacun d’eux si bien qu’on n’a pas l’impression juste d’assister à une boucherie….non, il y a de nombreux moments où j’ai franchement eu envie de pleurer!

 

L’écriture est simple mais elle fait quand même rentrer son lecteur dans l’histoire. Certes, ce n’est pas un chef d’œuvre, mais malgré tout cela a son petit effet. Il y a des moments tragiques, d’autres qui seraient presque drôles, et il y a une ironie tout le long qui rend la lecture agréable. La réflexion ici est bel et bien présente, bien plus que dans le film qui la mettait trop de côté. J’ai beaucoup aimé la façon qu’avait l’auteur de présenter les choses.

 

Malgré tout, j’aurais aimé qu’il aille peut-être un peu plus loin dans ses idées. Cela reste parfois légèrement trop en retrait… Comment dire? On ne peut pas dire que le livre soit « léger » mais il l’est néanmoins parfois un peu trop ce que j’ai tout de même trouvé dommage2. Avec cette idée, ces personnages, l’auteur aurait pu aller encore plus loin je pense. Cela dit, ça reste un livre intéressant à lire. Finalement ce que je lui reproche le plus c’est de sombrer parfois dans la caricature et l’exagération. Certains personnages tels que Kiriyama, ou encore Shuya lui-même, semblent trop « extrèmes » …certains sont trop parfaits, d’autres trop mauvais. En fait il manque à ce livre une « demi-teinte » pour certains personnages.

 

Et en même temps, je dis cela, mais ce sont ces personnages extrêmes que j’ai préférés….Je me sentirais presque coupable de penser cela mais je trouve qu’ils ont la classe, tout autant Shuya, que Le Troisième Homme (mon préféré) ou encore Kiriyama (>< c’est là que je me sens un peu coupable en fait)3

 

Enfin bref, pour résumer, c’est un livre qui, selon moi, aurait gagné à être plus nuancé ce qui l’aurait rendu plus oppressant mais c’est un livre qui se lit bien (600 pages en, en gros 12h, quelque part je me sentirais presque frustrée) et qui est étrangement agréable tout en étant dérangeant. Donc un livre que je recommande …après ou avant le film, cela n’a pas réellement d’importance je pense…disons qu’en général on commence par l’original mais dans le cas présent le lire après ne m’a pas dérangée le moins du monde.

 

Notes de relecture du 23/04/2018

 

1 En me relisant, je me dis juste que décidément le film Battle Royale et moi avons une histoire pleine de twists ! A la base, je l’avais trouvé moyen, puis pendant un temps, je l’ai adoré, puis je l’ai désaimé, puis aprécié à nouveau… ça change sans arrêt, et je me demande ce que j’en penserai la prochane fois que je le verrai ! (parce qu’en attendant, le fait est que du coup, je l’ai vu plein de fois)

 

2 Comment utiliser plein de mots pour ne rien dire ><

 

3 En général, un truc que je note dans mes anciens articles, c’est que j’écris comme si tout le monde allait savoir de quoi je parle. Et bien entendu c’est une erreur. Je parle de Kriyama, de Shuya, du « troisième homme », et à aucun moment je n’indique qui ils sont. Je ne les situe pas du tout. Dans le paragraphe précédent, j’écrivais carrément « Shuya lui-même », mais ce lui-même n’a aucun sens dans l’article, vu que je n’ai jamais précisé qui était Shuya. C’est quelque chose que je faisais beaucoup. En relisant mes vieux articles je m’en rends vraiment compte parce que j’ai oublié beaucoup de choses, donc je suis « étrangère » à mes propres posts en quelque sorte. Une des (nombreuses) raisons pour lesquelles mes articles sont plus long maintenant, c’est que j’essaie d’être plus précise hstoire qu’il n’y ait pas besoin d’avoir lu/vu l’œuvre pour comprendre ce que j’écris. Et encore, je suis sûre que des fois, je retombe dans ce vilain défaut, et que c’est juste compliqué de m’en rendre compte sans suffisamment de recul.

 

 

Et sur ce, d'autres gens qu'une organisation, une société, etc, met dans une "arène" et oblige à s'affronter jusqu'à la mort (joie)(enfin, effectivement, the Running Man, c'est fun)(regardez the Running Man) :

 

 

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :