*Murakami Ryu* 1969

Publié le 14 Décembre 2008



Quatrième de couverture:

1969. Annulation des examens d'entrée à l'université de Tokyo. Les Beatles sortent Yellow Submarine et Abbey Road. Du côté des Rolling Stones, c'est l'année de Honkev Tonk Woinen, leur meilleur quarante-cinq tours... 1969 est aussi l'année où je passe en terminale dans mon lycée de province d'une petite ville de l'ouest de Kyûshû connue pour sa base militaire américaine. " Rompant avec ses sombres tonalités habituelles, Murakami raconte ses souvenirs de lycéen en cette belle année 1969, quand la jeunesse lisait Rimbaud en écoutant Iron Butterfly, en rêvant de révolution et de filles. Sous la forme d'un bréviaire ironique de la culture pop des années soixante, il décrit les péripéties d'une adolescence mouvementée allant toujours à l'essentiel : le désir, la révolte, l'amour. " Je n'ai pas renoncé au rêve d'une fête gui n'aurait pas de fin.



Commentaire:

Oh allez encore un petit Murakami. Chaque fois je me dis « bon allez, il faut que tu changes un peu d’auteur » mais je me retrouve quand même à en prendre un…et là j’en ai pris trois >.< Avec également « Les larmes de l’assassin » qui n’est pas d’un Murakami!! Pour changer… bref Murakami Ryu, le retour, avec « 1969 » le seul de ses romans, parait-il, qui n’est pas sombre, glauque et déprimant. Je suis… à peu près d’accord.

Je suis d’accord, en effet, le ton de l’histoire est moins sombre que d’habitude. Murakami introduit beaucoup d’humour dans son récit et j’ai sourit plusieurs fois. Les personnages ne sont pas « coincés » dans une réalité aussi noire que celle des autres personnages des autres romans de Murakami. Ils ne sont pas drogués, pas prostitués, pas suicidaires, etc… cela dit je les trouve tout aussi paumés. Paumés dans la construction d’un futur très sombre dirons-nous.

« 1969 » est une autobiographie, bien que le personnage ne porte pas le nom de l’auteur, et raconte les années de lycée de celui-ci. Comme je le disais, de l’humour. Un texte plus facile à lire du coup que la plupart des romans de Murakami car plus léger. Un texte par contre qui nécessite, je crois, pas mal de références. En effet, Murakami cite plusieurs fois des acteurs, des chansons, des groupes, et même si on peut évidemment suivre sans les connaître je pense que c’est plus intéressant quand on sait de quoi il parle.

Mais même si le style n’est pas sombre, même si les personnages ne sont pas dépressifs, je trouve que le contexte lui l’est tout à fait. On se retrouve plongé dans univers dans lequel l’individualité est bannie, l’imagination proscrite. Interdit de s’exprimer, interdit de rêver, on doit faire comme tout le monde et tout le monde doit faire comme les hautes autorités (ici l’école) l’indiquent. « Le lycée est le premier pas vers la domestication de l’homme » nous dit Murakami. Bon j’écris cela de mémoire alors ce n’est peut-être pas la citation exacte mais vous avez le message. Et je le trouve vraiment déprimant! Car c’est bien cette domestication qui engendre la situation tragique dans laquelle se trouve le Japon et que Murakami s’efforce de décrire dans ses romans les plus sombres.

Cela dit…. C’est un roman qu’il faut quand même prendre avec humour car il est délicieusement ironique et ne manquera pas de faire sourire. Pas de malaise cette fois-ci, c’était vraiment divertissant (un adjectif pour le moins étrange quand on parle de Murakami) avec des personnages souvent tournés en dérision mais néanmoins sympathique. Un livre complètement différent du reste de l’œuvre de Murakami mais que j’ai néanmoins énormément apprécié et que je relirai certainement un jour. En attendant je vais me pencher sur l'adaptation filmographique^^

Rédigé par Milady

Publié dans #Littérature, #Roman, #Japon, #Murakami Ryu, #Coming of age, #Comédie, #1969

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