[AFI's 100]The searchers (La prisonnière du désert)

Publié le 30 Juillet 2011

afi100

 

The searchers

  La prisonnière du désert

 

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Infos

 

Sorti en 1956

 

Réalisé par John Ford

 

 

Avec:

 

John Wayne >>> Ethan Edwards

Jeffrey Hunter >>> Martin Pawley

Vera Miles >>> Laurie Jorgensen

Ward Bond >>> Rev. Capt. Samuel Johnson Clayton

Natalie Wood >>> Debbie Edwards

Lana Wood >>> Debbie Edwards (jeune)

John Qualen >>> Lars Jorgensen

Olive Carey >>> Mrs. Jorgensen

Henry Brandon >>> Chef Cicatrice (Scar)

Ken Curtis >>> Charlie McCorry

Harry Carey, Jr. >>> Brad Jorgensen

Antonio Moreno >>> Emilio Figueroa

Hank Worden >>> Mose Harper

Beulah Archuletta >>> Wild Goose Flying in the Night Sky (Look)

Walter Coy >>> Aaron Edwards

Dorothy Jordan >>> Martha Edwards

Pippa Scott >>> Lucy Edwards

Patrick Wayne >>> Lt. Greenhill

 

Dntesque

Trois ans après la fin de la guerre de Sécession, Ethan Edwards se rend au Texas dans la ferme de son frère. Il y est accueilli non seulement par son frère mais également par sa femme et leurs trois enfants. Néanmoins peu de temps après son retour il rejoint une expédition visant à récupérer du bétail ayant été volé par des Indiens. Mais lorsque les hommes reviennent ils découvrent avec effroi que le vol du bétail n'avait été qu'une diversion et que les Comanches ont massacré la famille restée derrière à l'exception de deux des filles qui ont été enlevées. Pour Ethan et Marty, un jeune homme dont Ethan désapprouve le sang Indien bien qu'il l'ait lui-même sauvé lorsqu'il était enfant, commence un long voyage à la recherche des deux jeunes filles.

 

 

oOo

Bon on va commencer  par la partie qui fâche : je n’ai pas aimé. -et je le rappelle à tous ceux qui seraient tenté de dire "QUOI 5.5/10? mais c'est un CLASSIQUE! tu ne peux juste pas lui mettre cette note": la note est un simple reflet de mon appréciation personnelle) Je n’ai pas aimé les personnages, je n’ai pas trouvé l’histoire engageante et en fait je me suis pas mal ennuyée. J’ai regardé le film en entier parce que j’ai une culture à construire [cf => cet article] mais si je n’avais pas eu cette motivation, je ne l’aurais probablement pas terminé (bon en fait j’aurais quand même probablement regardé jusqu’au bout parce que j’ai tendance à toujours finir mes films mais pour les besoins de la phrase…). On ne peut pas dire que ç’ait été une surprise cela dit : je n’ai jamais trop adhéré aux Westerns. Evidemment il y a des exceptions : j’ai beaucoup aimé Little Big Man, j’apprécie bien les Clint Eastwood en général et je suis très fan de L’homme qui tua Liberty Valance (du même réalisateur d’ailleurs). Mais disons que je ne commence jamais un western en me disant « youpi, ça va forcément être génial ! » (bon à moins évidemment qu’il y ait Lee Byung Hun sur l’affiche de promo) Surtout un western avec John Wayne. Oh, pas que j’aie quoi que ce soit contre John Wayne ! Mais disons qu’il y a plusieurs « écoles » du Western et que les films avec Wayne font partie de celle que j’apprécie le moins (attention je généralise à partir de connaissances du genre limitées….donc s’il y a des connaisseurs et qu’ils veulent me contredire, n’hésitez surtout pas), sauf exceptions encore une fois. The searchers, vous l’avez compris, n’en est pas une.

 

Cela dit, le film a au moins le mérite d’avoir quelque chose d’original dans sa façon d’aborder le racisme assez « puant » de son personnage principal –mais des autres personnages également, c’est juste que chez lui c’est plus évident- et pourtant assez récurrent dans les premiers westerns. Dans les plus vieux westerns que j’ai vu, le principe de « Un bon Indien est un Indien mort » est généralement appliqué mais disons que le concept est accepté par le film, il ne le pointe pas du doigt, c’est juste dans l’ambiance et c’est normal. Personne ne se pose trop de question, le héros fait preuve d’un sacré racisme mais l’histoire ne le souligne pas, cela fait juste partie du héros qui reste, justement, le héros. Alors que dans The searchers quand même le racisme du personnage principal fait  de lui, en gros, un salaud (c'est plus subtil que cela heureuse, je grossis le trait là). L’histoire lui oppose en effet un personnage dont les opinions sont plus nuancées et si bien que le racisme du personnage de John Wayne est mis en évidence et présentée sous un jour très négatif. Et si le racisme est plus évident chez lui, il est présent chez tous les personnages, même ceux censés être les plus gentils et les plus inoffensifs du tas. Quel choc du coup quand la jeune fille amoureuse de Marty et censée être « douce et inoffensive » soutient Ethan dans sa décision de descendre Debby puisqu’elle a été « contaminée » par le temps qu’elle a passé de Comanches et ne mérite donc plus de vivre, comme si elle avait attrapé une affreuse maladie contagieuse. Bref c’est assez choquant de voir tous ces personnages complètement enfoncés dans cet obscurantisme et le film de John Ford n’essaie pas de cacher ce mode de penser ou de le fondre dans le décor, il nous le jette aux yeux comme s’il voulait justement se faire une critique d’autres westerns. Du coup le racisme ambiant ne m’a pas dérangée. Il m’avait parfois mise mal à l’aise dans d’autres westerns mais en l’occurrence la façon dont il est traité fait qu’il ne m’a pas dérangée et ce n’est pas une des raisons pour lesquelles je n’ai pas aimé ce film.

 

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Non je pense que la première chose que je n’ai pas appréciée dans ce film c’est le jeu des acteurs. J’ai vraiment été dérangée par le jeu parfois trop exagéré –surtout pour les filles- et trop coincé.. Et pas juste « dérangée » dans le sens où c’était pas génial en général mais « dérangée » dans le sens où parfois le niveau était tellement bas que cela m’a choquée. La première fois ça a été lors de la première attaque des Comanches, avant qu’ils ne volent la gamine. En gros ils sont une famille dans une maison, les Comanches sont dehors, l’un d’eux s’en rend compte, rentre. La mère comprend tout de suite et ferme la porte. La fille –qui ne sait pas ce qu’il se passe- arrive et la mère éteint la bougie. La fille comprend ce qu’il se passe et pousse une sorte de hurlement hystérique absolument pas naturel qui, je vous jure, m’a choquée. Sérieusement à ce moment-là j’ai cru que j’avais zappé un truc, que peut-être à la fenêtre un Indien lui montrait la tête pleine de sang de son père, enfin un truc quoi. Mais en me repassant la tête je me suis rendue compte que non, la réaction était simplement exagérée et mal jouée. Passons ensuite sur la gamine qui essaie de se barrer discrètement mais ne prend pas la peine de se baisser et de chuchoter lorsqu’elle dit à son chien de rentrer dans la maison. Un autre moment qui m’a faite rire : celui où Marty embrasse sa copine. Eh bah Marty il est bien mignon mais je vais clairement pas fantasmer qu’il m’embrasse car sérieusement, plus figé tu meurs ! Je ne sais pas si c’était censé être un élan de passion, je crois bien que oui, mais c’était loupé.

 

Bref finalement John Wayne est peut-être bien le seul que j’ai trouvé bon. Même si le personnage était puissamment antipathique… quoiqu’énigmatique aussi. Parce qu’il a l’air de considérer les Comanches comme des dégénérés et est prêt à abattre à sa nièce –qu’il considère comme sa fille d’autant qu’il a l’air d’avoir des sentiments amoureux à l’égard de la mère- parce qu’elle a été « contaminée » mais d’un autre côté lorsque Marty se retrouve accidentellement marié à une Comanche, il a l’air de trouver cela drôle, pas révoltant du tout, et il est également très versé dans la culture Comanche. Sans oublier la fin du film que je ne vous raconte pas mais qui a apparemment fait couler beaucoup d’encre. Personnellement je l’ai trouvé un tout petit peu trop rapide cette scène. Enfin j’ai aimé la conclusion, c’est pas le souci, mais j’aurais aimé que la scène soit plus longue, peut-être d’une minute ou deux c’est tout, car là elle semblait un peu précipitée.

 

Enfin la raison principale pour laquelle je n’ai pas aimé c’est simplement que je me suis ennuyée. Les paysages étaient superbes mais ça ne nous fait pas un film ça et j’ai trouvé l’histoire très répétitive. Les moments censés être comiques tombaient quand même méchamment à l’eau et j’ai passé le film en mode « bon ça finit quand ? ». A mon avis 1h30 aurait largement suffit. Evidemment ce n’est que mon avis et si le film a été aussi acclamé –quand même il est numéro 12 sur la liste des 100 films à avoir avant de mourir selon l’American Films Institue- il doit bien y avoir une raison mais personnellement je n’ai vraiment pas aimé. Donc je suis contente de pouvoir dire « affaire classée » et je ne le reverrai pas.

 

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Et la bande-annonce qui, elle, bizarrement, joue la carte de la glorification du héro:

 

 

Rédigé par Milady

Publié dans #Cinéma Occidental

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