[Hiroki-day: Une nouvelle famille] Ai No Uta あいのうた

Publié le 14 Février 2014

 

ai no uta

ai no uta

 

Diffusé en 2005

10 épisodes

 

Avec :

Kanno Miho >>> Matsuda Youko

Tamaki Joki >>> Kataoka Yuji

Narimiya Hiroki >>> Yaniguma Yusuke

Kohinata Fumiyo >>> Hideki Iitsuka

Wakui Emi >>> Enomoto Fusako

 

Dontesque ?

Après une enfance difficile et privée d'amour, Youko a grandi pour devenir une jeune fille cynique et sombre qui se tient loin des autres et se montre souvent blessante. Un jour, après avoir déterminé qu'il ne lui reste plus rien à vivre de bon, elle saute du haut d'un pont. Mais elle survit et, trempée, rentre dans un bar et s'y évanouit sous les yeux inquiet de trois policiers, dont Kataoka Yuji. Emmenée à l'hôpital, lorsqu'elle se réveille elle prétend être amnésique et, compatissant, Yuji la ramène chez lui où il élève seul ses trois enfants depuis la mort de sa femme quatre ans plus tôt.

 

oOo

Bien avant de râtisser la dramagraphie d'Hiroki Narimiya, j'étais tombée plusieurs fois sur ce drama. Chaque fois j'étais tombée sur la fiche de ce drama en cherchant un Jdrama à regarder et, chaque fois, j'avais lu le synopsis, regardé le poster et m'étais fait la même réaction « … arf, la différence d'âge, quand même... ». Ce n'était pas que le synopsis ne m'intéressait pas mais j'avais du mal à me remettre du fait que l'héroïne semblait avoir l'âge d'être la petite fille du personnage principal masculin. Pas que je rejette en bloc les relations amoureuses avec un gros écart d'âge mais pour le coup, je bloquais. Et puis, pour monter la journée « Hiroki » pour Koala, il a fallu que j'explore sa dramagraphie afin de trouver des dramas que je n'avais pas vus et je suis retombée sur celui-là. Du coup je me suis regardée droit dans les yeux et j'ai dit « Bon Mila, aies un peu l'esprit ouvert et regarde ce drama è.é ». Donc j'ai regardé le drama et... bof. Ce n'était pas exactement catastrophique mais cela ne valait clairement pas le coup de se forcer. Et pourtant cela partait bien !

 

Le drama, déjà, aborde un sujet qui me plait beaucoup : celui de la famille. Tout le drama, en fait, est l'histoire de Youko qui, en devenant Ai-chan, trouve une nouvelle famille et apprend à être heureuse. J'aime beaucoup les dramas au cœur desquels une famille se forment à partir de gens qui ne sont reliés que par leurs sentiments. Et là, en plus, le drama commence par nous montrer une petit récap de l'enfance de Youko et j'ai ADORE cette récap. Voyez-vous, j'adore le fait que les dramas appuient sur l'importance de la famille parce que c'est un thème que j'aime beaucoup, mais, parfois, les dramas ont l'air de considérer la famille comme quelque chose d'absolument magique et je déteste cela. Non les liens familiaux ne sont pas toujours évidents et magique et oui ils peuvent se briser. Je déteste quand les Jdramas nous présentent deux membres d'une famille qui ont des relations difficiles tout cela pour tout résoudre à la fin par « ok, famille donc tout est résolu ». J'en reviens donc à Ai no Uta. Dans Ai no Uta, au tout début de l'épisode 1, Youko nous explique que sa mère l'a toujours complètement délaissée et se moquait pas mal qu'elle vive ou meure. Pas de maltraitance physique mais Youko a clairement été victime d'une maltraitance morale et elle en subit les séquelles dans sa vie adulte. Bref, enfant, en classe, une Youko désabusée, laisse échapper que sa mère ne l'aime pas et son institutrice la prend à part et, en ayant absolument aucune idée de la situation, lui dit « Toutes les mères aiment leur enfant. Ne dis pas cela de ta mère ou tu lui feras beaucoup beaucoup de peine ». La petite Youko, naïve, y croit et reprend espoir tout cela pour que ses espoirs soient brisés de la façon la plus cruelle qui soit. J'ai adoré cette intro. Parce que le personnage de la prof, dans un autre drama, serait le personnage principal. Et dans cet autre drama où la prof serait personnage principal, ses mots se seraient vérifiés « becoz la famille c'est magique comme une licorne », mais dans la réalité il y a des parents qui abusent de leurs enfants, des parents qui n'aiment pas leurs enfants et aller sortir à un gosse, sans avoir aucune connaissance de la situation, une connerie comme celle qu'a sortie la prof de Youko, c'est tout à fait irresponsable, égoïste -car en grande partie la personne qui dit ce genre de choses cherche à se donner bonne conscience sans s'impliquer- et, en plus de cela, c'est cruel pour l'enfant. Du coup j'ai adoré le fait qu'Ai no Uta dénonce ce comportement pour ce qu'il est et montre que ces « petites phrases » ont des conséquences qui peuvent être dévastatrices. Rien que pour cela, quand même, je suis contente d'avoir lancé Ai no Uta. Ce qui est con c'est qu'en gros, après cela, j'aurais pu m'arrêter à l'épisode 4 ou 5.

 

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En premier lieu, j'ai eu énormément de mal à supporter tous les bons sentiments. J'aime bien les bons sentiments et j'étais contente que Youko se trouve une situation plus heureuse hein, mais là il y avait overdose. Et puis, mon dieu que le rythme était lent. Il ne se passait pratiquement rien ! Et... okay, dans ce genre de drama, en fait, cela ne me dérange pas. C'est du slice-of-life et souvent ces dramas ont un rythme lent. Prenez Yume no California -ironiquement du même scénariste-: c'est lent et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Mais pour que cela fonctionne, il faut avoir de bons personnages car les personnages sont le véritable moteur de ce genre de dramas.... et le véritable problème de ce drama-là.

 

L'héroîne passe bien. Kanno Miho est convaincante et m'a touchée plus d'une fois et j'ai vraiment bien apprécié le personnage. J'ai trouvé son évolution à peu près bien amenée -il y avait des soucis mais ils venaient plus des évènements/personnages autour d'elle que de sa façon d'y réagir- et c'était touchant et à la fois drôle de la voir s'ouvrir aux autres peu à peu. Malheueusement le personnage a commencé à me perdre quand la romance a été lancée. Eh oui, j'avais raison de la craindre cette romance malheureusement. Mais ce qui m'a repoussée n'est pas réellement la différence d'âge finalement. Non, ce qui m'a dérangée c'est le fait que le début de cette romance soit basée sur le fait que Youko voit en Yuji un substitut de père. J'aurais pu passer sur le fait que les acteurs -et les personnages- ont 20 ans d'écart: je l'ai fait pour Prime Minister and I sans l'ombre d'une hésitation. Mais la différence dans ce drama est que Youko voit en Yuji une figure paternelle. Par exemple on va trouver des scènes où elle regarde Yuji, se souvient d'elle étant petite qui regardait les enfants ayant un père avec envie puis reregarde Yuji avec un sourire ému. Et à partir de là, pour moi, ça a coincé. Qu'elle soit amoureuse d'un homme qui a l'âge d'être son père, ok. Qu'elle soit amoureuse d'un homme qui a l'âge d'être son père et qu'elle considère comme un père de rechange, là cela commence à faire trop pour moi. Même si la romance n'est pas trop transposée physiquement, elle est là dans les monologues, les expressions et les dialogues et cela m'a dérangée. Si cela ne vous dérange pas, cela se passera peut-être mieux pour vous mais, pour ma part, je n'ai pas pu y accrocher et cela m'a gâché une bonne partie du drama.

 

Par ailleurs, fait qui n'a pas été : j'ai trouvé Yuji ennuyeux à mourir. Je n'avais vu Tamaki Koji que dans Tokyo Bandwagon jusque là -et je l'avais trouvé plutôt sympa dans ce drama- mais dans Ai No Uta il délivrait ses lignes de façon tellement fade que c'en était d'un ennui mortel. Je comprends bien qu'il était censé être le patriarche réconfortant et compatissant, l'homme bon et posé envers et contre tout... mais bordel, cela ne veut pas dire qu'il doit juste sourire chaleureusement en ayant deux de tension ou sourire en mode ébahi de la vie pendant tout le drama. Cela dit, je ne mets pas tout sur le dos de Tamaki Koji parce qu'à la base, le personnage m'ennuyait. Oui, c'est beau de voir qu'après la mort de sa femme, il a réussi à se remettre sur pied, à garder son optimisme, à devenir un père aimant et présent pour ses enfants. Yuji est quelqu'un de bien. Mais son personnage manque de relief. Il était prévisible, sans passion à les yeux. J'aurais voulu voir un peu plus de défauts dans ce personnage, quelque chose qui me le rende humain. Pareil pour ses enfants ! La famille de Yuji est tellement idéale qu'à aucun moment elle ne semble réelle. Tout le monde accepte Youko si vite et si entièrement, si parfaitement, que c'en est barbant à la fin ! Du coup le drama se concentre sur Youko et c'est un bon personnage mais j'aurais aimé qu'en face les autres personnages aient un intérêt également.

 

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Pour parler des personnages secondaires maintenant, bien sûr, je dois aborder Hiroki Narimiya. Après tout, c'est pour lui que j'ai commencé le drama ! Et … il était très sympathique. Disons qu'Hiroki retrouve dans Ai no Uta un rôle qui lui va bien : celui d'un jeune homme enthousiaste et souriant qui se rend immédiatement sympathique. Après cela ne veut pas dire que le personnage n'a pas de défauts -notamment lors d'une scène en particulier je l'ai trouvé terriblement injuste avec Yuji et lui aurait volontiers donné des baffes- mais, en général, Yusuke -le personnage- est assez adorable. Et du coup, bien sûr, j'ai souffert du 2nd lead syndrôme. Bien sûr, à la base j'étais biaisée parce que je rentrais dans le drama pour Hiroki mais, surtout, il avait l'air vivant, il avait l'air humain -il avait des défauts quoi- et surtout Youko ne le voyait pas comme son père de remplacement. Mais bon, j'ai souffert du 2nd lead syndrôme parce qu'à choisir je préférais que Youko tombe amoureuse de lui mais honnêtement leur relation m'a suffi telle qu'elle était. Je n'étais pas suffisamment passionnée pour le drama pour vraiment me soucier de qui finirait avec qui et puis je n'avais pas non plus spécialement besoin de romance, j'aimais bien l'idée de juste la construction d'une famille.

 

A côté de cela, le rôle de la meilleure amie est tenu par Wakui Emi et on retrouve Kohinata Fumiyo dans un rôle qui m'a tiré un sourire plus d'une fois. En soi les personnages ne sont pas antipathiques mais , encore une fois, je les ai trouvés complètement irréalistes. Alors je ne dis pas que les dramas doivent tous des personnages 'réalistes' sinon ce ne serait pas drôle mais dans ce genre particulier de dramas, je veux pouvoir 'croire' aux personnages et me dire que j'ai de véritables personnes en face de moi. J'ai pu croire à Youko mais aux autres non.

 

Dans l'idée, Ai no Uta est un drama qui me plaisait. J'aimais le thème et j'ai apprécié le début. La réalisation était jolie sans faire d'étincelles -par contre mon Dieu l'opening me sortait par les oreilles >< au début cela allait mais la répétition l'a tué- et à l'exception de Tamaki Koji, le casting était bon -et puis même lui n'était pas catastrophique, c'est juste qu'il n'était vraiment pas assez bon pour rattraper un personne qui m'ennuyait sur le papier-. Mais le drama n'a pas de personnages vraiment marquants, tout semble un peu plat et au final, je me suis ennuyée et j'ai du me forcer à regarder les cinq derniers épisodes. Tout cela pour arriver à un dernier épisode qui m'a vraiment contrariée -d'un point de vue scénaristique, ça aurait été rageant si je m'étais sentie concernée par la série-. Cela m'a étonné d'ailleurs parce que le scénariste -Okada Yoshikazu- est un scénariste que j'adore ! Il a notamment écrit Yume no California donc, mais aussi Imai ai ni yukimasu, Zeni Geba, Nakuna Hara-chan,...-. Mais j'imagine que tout le monde peut se planter. Donc je ne vous conseille pas vraiment Ai no Uta. Mais j'aime toujours beaucoup le début.

 

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-Oui, je tenais à finir sur cette expression-

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