Le grand rien (Big Nothing)

Publié le 12 Octobre 2010

Big Nothing

 

Big-Nothing.jpg

2006

 

Réalisé par Jean-Baptiste Andréa

 

 

Avec :

 

David Schwimmer >>> Charlie

Simon Pegg >>> Gus

Alice Eve >>> Josie McBroom

 

 

Dontesque?

 

Ancien professeur, phd, Charlie a du mal à accepter sa situation de chômeur où il ne peut pas soutenir financièrement sa femme et sa fille. Malgré ses réticences il finit donc par accepter un travail dans un centre d’appel où il fait la connaissance de Gus. Gus est également dans une situation familiale peu enviable puisqu’il est séparé de sa femme et a désespérément besoin d’argent pour payer une opération des yeux pour sa petite fille qui menace sinon de devenir aveugle. Heureusement il a un plan pour se faire de l’argent rapidement et il compte bien impliquer Charlie dans l’affaire. Sauf que le plan en apparence simple se voit perturbé par, déjà, l’arrivée d’une nouvelle associée (Josie) puis une série d’évènements…difficilement prévisibles, dirons-nous.

 

 

4

 

Après avoir un peu discuté avec Fry, je suis allée faire un tour sur son blog (que vous pouvez trouver [ici] by the way). A la base je cherchais la critique du film Suspiria qu’il venait de me conseiller mais je suis finalement tombée sur celle de Big Nothing. Première observation : « eh ya Ross sur l’affiche ! ». Par « Ross » j’entends évidemment « David Schwimmer » mais des années passées à regarder en boucle les épisodes Friends ont fini par me conditionner. Maintenant j’ai un peu le trac parce qu’il faut que j’écrive cet article pour vous convaincre de regarder le film mais Fry , lui (enfin je dis « lui » mais si cela se trouve c’est une fille, j’en sais rien), il utilise plein de jolis mots et fait des phrases qui ressemblent à quelque chose alors que moi j’ai le Q.I. de l’huître mon totem  (totem qui a tendance à changer souvent mais bon…) et en l’occurrence beaucoup, beaucoup, beaucoup d’heures de sommeil en regard. Fry, si tu me lis, sois indulgent ! (et si tu es une fille, sois pas vexée).

 

Allez histoire de commencer par quelque chose de facile qui ne nécessite pas franchement d’analyse profonde et qui donc ne me fera pas passer pour une cinéphile inculte : j’ai adoré la musique. En même temps ils sont allés piocher dans Eagles, Noir Désir, Rammstein, etc. Alors forcément ! Par ailleurs il y avait aussi des morceaux que je ne connaissais pas donc je vais me faire une joie d’aller chercher la bande-son de ce film et de la mettre sur mon Ipod. C’est utile hein ? Allez, on reste du côté « esthétique » : j’ai également beaucoup apprécié la réalisation. Et c’est là qu’arrive le moment fatidique où je passe pour une gosse qui aime le cinéma « parce que dessus y a des images et elles bougent-euh ». En plus c’est même carrément ça : ça bouge. Il n’y a pas de temps morts, pas de longs plans de contemplation (je sais que cela n’a rien à voir avec le sujet mais dès que j’écris « contemplation » je ne peux m’empêcher de penser à la danse du brin d’herbe par Akira Kurosawa….désolée pour le HS mais vous savez bien que c’est ma grande spécialité), bref on s’ennuie pas et on a même droit à des petits effets de style. Par exemple, un écran qui se divise pour nous montrer ce que font différents protagonistes au même moment ou bien un passage « animation ». En clair, la réalisation ne nous endort pas et se met donc bien au service d’un scénario pour le moins..tordu.

 

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Oui je crois que « tordu » résume assez bien l’idée. Vous connaissez ces films où à la fin il y a un gros twists qui change toute l’histoire ? Bon bah là c’est un twist toutes les cinq minutes après la mise en marche du plan. Et sur tous ces twists, il y en a certains qui ne sont même pas vraiment des twists, … en clair on ne sait jamais sur quel pied danser et c’est ce que j’ai adoré dans ce film. Les surprises venaient les unes après les autres, ravivant sans cesse mon intérêt. Bon c’est vrai que parfois elles sortent un peu de nulle part mais cela ne m’a jamais dérangée, je me suis contentée de m’amuser. L’humour (noir) est présent tout le long du film et les retournent s’enchaînent, nous évitant la lassitude. Pour moi : que du bon.

 

Et puis évidemment j’ai profité de la prestation des acteurs. David Schwimmer m’a énormément plu dans ce rôle …il s’éloigne un peu de « Ross ». Du moins je trouve.. Cela dit, comme je vous le disais en début d’article, je suis un peu formatée donc c’est vrai que je continuais à trouver du « Ross » chez lui (en même temps voilà quoi, j’ai vraiment passé presque dix ans à les regarder en boucle, je les connais par cœur et forcément ça marque). Cela dit ça ne me dérange pas, je l’ai toujours trouvé excellent dans le comique et il ne m’a pas déçue. Idem pour Simon Pegg d’ailleurs qui n’était pas un inconnu puisque je l’avais déjà vu dans Shaun of the dead et Hot Fuzz. En clair les deux acteurs principaux s’en sortent à merveille et je n’en attendais pas moins d’eux. Puis, pour compléter notre trio, nous avons Alice Eve…et là je vais vous sortir la réflexion du siècle mais : c’est juste moi ou cette fille est juste magnifique ? oui, oui, je sais, je suis sensée flasher sur les mecs du casting mais bon là, autant je les aime beaucoup en tant qu’acteurs, autant j’irais pas fantasmer dessus alors que cette fille… bon bref, c’est pas le sujet. J’ai beaucoup aimé le personnage, je crois même que c’est mon favori des trois, elle a une fraîcheur que n’ont pas les deux autres.

 

En clair ce film part d’une idée presque banale pour se tordre dans tous les sens et finalement donner une comédie noire que j’ai beaucoup aimée. En plus ça m’a fait du bien de regarder cela après L’attaque des poulets morts-vivants, c’était beaucoup plus fin (en même temps... moins fin que L'attaque des poulets morts-vivants ça doit être difficile à trouver). Donc je vous conseille le film et merci Fry de m’avoir donné envie de le regarder !

 


Rédigé par Milady

Publié dans #Cinéma Occidental

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