[Par Eli Esseriam] Apocalypsis, Tome 1 : Cavalier Blanc : Alice

Publié le 25 Avril 2012

 

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Présentation de l'éditeur :

 

La fin du monde est proche. Ils sont quatre jeunes de 17 ans : Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils sont les Cavaliers de l'Apocalypse. Ils n'épargneront que 144 000 âmes. En ferez-vous partie ? "Cela doit être très reposant, parfois, d'être une personne lambda, destituée de toute responsabilité, lovée dans l'ignorance de tout ce qui se joue dans des sphères plus élevées. Pour la première fois, je les regarde avec une sorte de jalousie contenue. La fin du monde, pour eux, se définit par une mauvaise note en latin, déchirer son pantalon au niveau des fesses ou se faire larguer devant tout le monde dans la cour du lycée" - Alice Naulin, Cavalier Blanc.

 

Apocalypsis est une série en cinq tomes. Chacun des quatre premiers livres est rédigé à la première personne, et présente l’un des personnages. Le tome 5 est consacré à leur rencontre, et à l’apocalypse.

 

 

oOo

 

C’est sur le blog « Les mots d’Archessia » -un blog que j’aime bien et que vous pouvez visiter [ICI]- que j’ai entendu parler pour la première fois de ce livre d’Eli Esseriam. L’histoire avait l’air intéressante, la bloggeuse était enthousiaste et, qui plus est, pour en avoir vu une interview, l’auteur m’avait fait bonne impression. Du coup je me suis dit que j’allais acheter le premier tome pour voir ce que cela donnait. Bon premier défaut quand même : le livre est assez cher pour son temps de lecture… Bon après c’est vrai que je lis vite mais il est écrit assez gros et personnellement je l’ai commencé et terminé en un voyage en train d’1h30. Mais peut-être que ce n’est que moi après tout… Parlons plutôt du livre en lui-même. Et je vous avoue que je n’ai vraiment pas été convaincue tout de suite.

 

Le livre est écrit à la première personne ce qui, déjà, est un pari assez risqué. L’avantage du récit à la première personne est qu’on plonge directement dans la tête d’un personnage mais c’est également sa faiblesse car pour peu que le personnage soit difficilement supportable, la première personne peut le rendre plus insupportable encore. Et au début de ce premier tome c’est ce qu’il s’est passé pour moi. Je ne ressentais absolument aucune sympathie pour Alice et au contraire elle m’était carrément antipathique. Et je pense que c’était en grande partie dû au style de narration parce qu’en fait le personnage est supposé être loin de tout et dépourvu d’émotion mais en me faisant voir par ses yeux l’auteur me forçaient à adopter son point de vue, un point de vue que je trouvais désagréable. Du haut de son piédestal Alice me parlait de sa vie au lycée et je trouvais cela franchement lourd. L’histoire en elle-même était intéressante mais la narration faisait que j’étais aussi loin du livre qu’Alice du monde qui l’entoure. Par ailleurs je sentais bien que la distance du narrateur par rapport au monde était parfois sensé m’arracher un sourire mais le livre ne m’a jamais semblé très drôle et un des moments de l’histoire très difficilement supportable a été le premier dialogue Alice/Virgile. Lors de ce premier dialogue Virgile enchaîne blague sur blague sauf que finalement il n’est pas drôle, juste lourd, et j’imagine que j’étais censée le trouver sympathique et spirituel mais il m’a juste fait penser à tous ces mecs de mon lycée à moi qui pensaient que « plus t’en rajoutes plus t’es marrant » alors que non, vraiment, ils étaient simplement lourdingues. En clair mon gros souci avec ce bouquin c’est que je n’ai jamais réussi à me sentir vraiment intéressée par les personnages. Au début en tous cas.

 

Non parce qu’en fait, malgré ma déception, j’ai fini par bien aimer et je compte lire la suite. Déjà le fait est qu’effectivement l’idée est intéressante. J’aime la base de l’histoire, j’aime l’univers qu’Eli Esseriam a créé et je suis curieuse de la voir cette fameuse apocalypse. J’aime également la façon dont elle nous parle des pouvoirs d’Alice, de leurs conséquences et dont elle ne prend pas de gants avec son lecteur et n’hésite pas à nous dire les choses sans édulcorer comme les autres romances pour ado ont tendance à le faire. Par ailleurs l’auteur nous offre un tout petit aperçu du personnage du livre suivant et il me plait déjà ce petit Edo. Cavalier rouge il semble avoir un côté plus sauvage, plus emporté et finalement plus humain qu’Alice qui m’attire. Bon cela dit ce ne sont que des impressions vagues basées sur quelques lignes glissées dans ce premier tome donc je me trompe peut-être du tout au tout hein !

 

Par ailleurs dans les dernières parties du livre, Alice elle-même m’a semblée plus « humaine » et j’ai tout de suite plus accroché. Elle subit à un moment donné une tragédie violente et à ce moment-là je me suis sentie proche d’elle, j’ai compris sa rage. Puis après la rage est venu le désespoir et son univers s’est en gros écroulé. Dans la dernière partie du livre j’avais envie de m’intéresser à elle, je comprenais mieux son personnage et j’avais l’impression qu’elle était enfin devenue ce qu’elle était censé être –…-. Depuis le début du livre elle nous répète qu’elle est spéciale et en effet, c’est le cas mais c’est dans les derniers paragraphes que j’ai senti qu’elle était véritablement quelqu’un d’extraordinaire, quelqu’un d’important…et pour tout vous dire sur la dernière page j’ai juste trouvé qu’elle avait la classe.

 

Bref après un début difficile et malgré quelques accrocs, finalement, je suis contente d’avoir donné sa chance à ce livre et de l’avoir terminé. Je ne suis pas aussi follement amoureuse de ce livre que les personnes avec qui j’en ai un peu discuté mais j’en retire néanmoins surtout du positif et je suis curieuse de lire la suite.

 

 

Rédigé par Milady

Publié dans #Littérature, #Romance, #Apocalypsis, #Eli Esseriam, #SF, #Fantastique, #France

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