*Tablo* Pieces of you : Break [traduction]

Publié le 21 Octobre 2010

Salut les gens ! Pour notre Tablo-day aujourd’hui, deux nouvelles. La première porte le titre Break qui veut dire « Pause » en français. C’est une nouvelle super courte, même pas une page. C’est pour cela que je l’ai « couplée » avec une autre. Pas celle qui vient juste après cela dit vu que celle d’après est au contraire hyper longue. Tant qu’à faire je me suis dit qu’il valait mieux en mettre deux courtes ensemble. Et j’ai vérifié, cela ne gêne pas dans la progression. Donc pas d’inquiétude. Bon celle-là me parait assez anecdotique honnêtement. Les phrases sont jolies mais…Enfin bon, lisez et vous verrez bien.

 

 

 

Break

 

Une fois tous les élèves sortis de la classe, Frank s’assit pour la première fois sur le métal dur de la chaise et reprit son souffle. La craie sèche et usée qu’il avait sur les mains lui donnait une drôle de sensation qui le faisait penser à de la naphtaline écrasée dont on lui aurait saupoudré les paumes.

 

C’était l’été mais pour le moment les volets étaient fermés, les lumières éteintes et un frisson lui reposait sur les bras comme une fine couche de poussière sur un vieux livre.

 

Il ne restait plus beaucoup de temps. Bientôt les élèves reviendraient et, eux présents, il devrait retenir son souffle pendant une heure de plus.

 

C’était une bonne chose qu’à ces moments là Frank ait toujours cette bouteille de rhum rangée dans son bureau. Bien entendu, personne d’autre n’était au courant. Personne à l’école et personne à la maison. Dans le bureau il y avait également une petite boite de pastilles de menthe, donc tout allait bien.

 

Il prit quatre gorgées rapides de rhum et ferma les yeux Il aurait aimé que le silence de la pièce le vainque de force, efface les maths, les livres et tous les mots de ces dernières heures.

 

Tu as besoin d’une pause. Les mots de vieux amis, d’amis riches qui aurait du déjà être morts et qu’il avait croisé dans un bar la nuit dernière. Tu devrais faire une pause Frank. Pars en voyage.

 

Il cacha le rhum, prit quelques pastilles de menthe et réfléchit à où il irait, s’il pourrait y aller, s’il pouvait juste se lever et partir maintenant.

 

Mais la sonnerie retentit comme un coup de révolver,  ramenant une tempête de voix dans la pièce et lui transperçant la poitrine.

 

 

 

Fin de la nouvelle

 

 

Rédigé par Milady

Publié dans #Littérature

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