[En terres inconnues] Tamna the Island 탐나는 도다

Publié le 13 Septembre 2019

Tamna the Island est un drama qui aurait pu être excellent, ou, en tous cas, très bon, mais est plombé et rendu très laborieux par un triangle amoureux inutile et relou.

 

Diffusé en 2009

Sur MBC

En 16 épisodes de 60 minutes environ

Ou 21 épisodes de 60 minutes environ, en Director's cut

Réalisé par Yun Sang Ho & Hong Jong Chan

Ecrit par Shin Jae Woon, Lee Ji Hyang, Choi Lee Rang et Lee Jae Yoon

D’après le manhwa de Jeong Hye Na

 

Avec :

Seo Woo : Jang Beo Jin

Pierre Deporte : William

Lim Ju Hwan : Park Gyu

Lee Sun Ho : Yann/Ahn Kawamura

Kim Min Joo : Seo Rim

Kim Mi Kyung : Choi Jam Nyeo

Byeon Woo Min : Jang Won Bin

Kim Yoo Jung : Jang Beo Sul

Etc

 

Dontesque ?

 

Sur l’île de Tamna (correspondant à la Jeju moderne), trois destins se croisent : ceux de Beo Jin, jeune femme rêvant d’un avenir différent de celui de sa mère, William, un aristocrate anglais échoué sur des terres pas prêtes à l’accueillir, et Park Gyu, noble exilé de la capitale pour conduite indécente.

 

 

Fiche Ecrans d’Asie : ICI

 

 

oOo

 

Cela faisait un moment que je voulais revoir ce drama. Pour deux raisons. La première c’est que sur twitter, j’ai une amie super fan de Lim Ju Hwan qui parle très souvent de lui, et chaque fois, je repense à Tamna parce que si What’s Up est mon rôle et drama favori de LIm Ju Hwan, Tamna était resté dans mon souvenir comme le rôle m’ayant révélé l’acteur, et j’y suis donc attachée. Ensuite, tout simplement : j’avais aimé Tamna. Beaucoup, même ! Enfin… il semblerait que j’aie embelli mon souvenir avec le temps, car en relisant mon ancien article, j’ai quand même remarqué que la première fois, tout n’avait pas été tout rose… Mais j’avais quand même aimé le drama, or je n’avais vu que la version « charcutée » par MBC : à la base, le drama devait être plus long que ce qui est passé à la télé, mais faute de taux d’audience suffisants, la chaine avait décidé de l’écourter, pour qu’il ne fasse que 16 épisodes. Plus tard, la version « Director’s Cut » est sortie, avec 5 épisodes de plus, soit 21 épisodes d’une heure, et c’est cette version-là (qui a meilleure réputation) que j’ai regardée cette fois-ci. Le verdict ? … Le drama aurait dû faire 16 épisodes. Mais pas les 16 épisodes proposés par MBC. Parce qu’à mon humble opinion, ils n’ont pas coupé ce qu’il fallait, si bien qu’aucune version ne règle les soucis que j’ai avec Tamna the Island.

 

Oui, j’ai été déçue. En relançant le drama, je ne me souvenais pas de grand-chose sinon de quelques scènes marquantes au début et à la fin (le milieu était un peu plus flou), et du fait que ça m’avait plu. Je m’attendais à aimer à nouveau, et à être toute émue, mais le fait est que j’ai eu du mal à terminer, la série cette fois-ci. Et c’est d’autant plus triste que Tamna the Island avait du potentiel, et contient des tas de choses que j’aime beaucoup.

 

 

…le contexte

 

J’apprécie beaucoup le contexte du drama, à commencer par le décor. Tamna regorge de jolis décors (on passe pas mal de temps près de/dans la mer), et surtout, ça change un peu, parce que finalement, la plupart des sageuks/fusion sageuks que j’ai vus se déroulaient sur le continent. Bon, les personnages finissent effectivement par s’y retrouver dans ce drama aussi, mais Tamna s’ouvre, se termine et passe beaucoup de temps à Tamna, et c’est tout simplement agréable de voir un décor qui change, d’autant que ce n’est pas  juste le paysage qui change, Tamna ayant également une organisation différente du continent. Visuellement, c’est rendu très évident par les costumes, qui sont inhabituels pour un sageuk. Pas du côté des hommes, mais du côté des femmes, qui se baladent jambes à l’air, dans des habits qui se veulent avant tout pratiques, parce que sur Tamna ce sont les femmes qui mettent la bouffe sur la table. Le gros de l’industrie de l’île est assuré par les plongeuses de Tamna, qui nagent au fond de la mer, à des profondeurs impressionnantes en apnée, pour aller chercher fruits de mer et coquillages. D’ailleurs, cette tradition des « femmes de la mer » (hanyeo) a perduré (même s’il y en a de moins en moins, parce que c’est dur comme occupation) et leur activité a été ajoutée au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en 2016.

 

L’organisation de Tamna est différente de ce qu’on a l’habitude de voir, et l’équipe des plongeuses est sacrément bad-ass, à commencer par la mère de Beo Jin (notre héroïne) qui est la meneuse des hanyeo de son village. Bourrue et autoritaire (un rôle dont Kim Mi Kyung a l’habitude), elle est la meilleure plongeuse, et un personnage que j’aime beaucoup. Il y a une force chez ces personnages, en tant que groupe, qui me plaisait. Je ne vous cache pas que dans le dernier épisode, leur contribution au grand final m’a foutu des frissons, la musique aidant aussi pas mal. Oui, car Tamna a un OST que j’aime particulièrement. Je m’en souvenais, et sur ce coup-là, je n’ai pas été déçue, de même que je n’ai pas été déçue par l’esthétique de la série, ni par le décor au sens large du terme.

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Une autre originalité du drama, comme le poster n’aura pas manqué de vous le révéler, est que c’est un des rares kdramas (et le seul sageuk/fusion sageuk ? je n’en connais pas d’autre…) à avoir un acteur d’origine occidentale dans son casting central : Pierre Deporte, français d’origine (et parlant le Coréen grâce à sa belle-mère). Ici, il joue William, un aristocrate anglais qui se retrouve échoué sur Tamnra avec son ami japonais Yann, à une époque où les étrangers ne sont pas exactement les bienvenus en Corée, ou plutôt Joseon.

 

Le drama se déroule en 1640, pendant le règne du roi Injo (qui a régné de 1623, lorsqu’il a été mis sur le trône suite à un coup, jusqu’en 1649). Ce qu’il faut bien comprendre c’est qu’en 1627, seulement quatre ans après qu’Injo est monté sur le trône, les mandchous ont lancé une invasion. Puis, en 1636, quatre ans avant notre drama, Joseon a eu droit à une autre invasion mandchoue, et cette fois, ceux-ci sont allés drôlement loin, forçant le roi à fuir, puis se rendre et céder des milliers de ses sujets en otages, ses deux-fils inclus (Injo est d’ailleurs soupçonné d’avoir fini par empoisonner l’un d’entre deux, parce qu’il insistait un peu trop pour ouvrir le pays). Comme l’explique à William un autre étranger échoué à Joseon depuis plus longtemps, en 1627, Joseon n’en était pas à sa première invasion (cf. les guerres Imjin) et Injo, un traditionnaliste, n’était clairement pas favorable à ouvrir les frontières de Joseon, craignant que laisser entrer des étrangers mènerait à d’autres invasions. Le drama présente également ce roi comme une personne instable, donc quelqu’un de dangereux, et bref, William et Yann ne sont pas les bienvenus, et doivent se cacher pour survivre. S’ils étaient attrapés, ils pourraient être mis à mort, et quasiment chaque fois que William entre en contact avec des gens de Joseon, il est traité en monstre ou bête de foire. C’est assez triste à voir.

 

Néanmoins, en interagissant, William et les gens de Tamna apprennent les uns des autres, et le drama entier est placé sous le signe d’aller à l’encontre du monde, et de découvrir, accepter et comprendre l’autre, que « l’autre » soit un étranger échoué, une culture qu’on ne connaissait pas, ou quelqu’un d’un statut social différent, Park Kyu (aristocrate coréen exilé à Tamna, interprété par Lim Ju Hwan) apprenant à apprécier et comprendre les difficultés des gens d’un statut inférieur au sien, lorsqu’il se retrouve à devoir vivre parmi eux. Les trois personnages principaux sont tous « étranger » à un moment donné du drama : William est clairement très loin de chez lui, Park Gyu a dû quitter le continent pour une île et un foyer au fonctionnement très différent de ce dont il a l’habitude, et Beo Jin vivra une expérience à la fois similaire et inverse dans la seconde moitié de la série, en allant de Tamna au continent, et se retrouvant dans une famille de statut social supérieur, ce qui ne lui convient pas du tout. Toutes ces expériences pousseront les personnages à grandir, parce que « faire l’expérience du monde et grandir » est sans doute le thème principal de Tamna.

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… tous les enfants grandissent

 

Il y a plusieurs personnages que j’aime bien dans Tamna the Island. Seo Rim, la marchande ambitieuse et vengeresse, avec son garde du corps à la loyauté inébranlable, est un personnage que j’apprécie, et j’aime bien aussi Yann, l’ami très joli ambigu de William, qui partage souvent mon exaspération vis-à-vis de William et Beo Jin quand ils prennent des décisions à la con. D’ailleurs, lui aussi, comme les trois personnages principaux, grandit le long de la série, et apprend à mieux se définir en entrant en contact avec le monde et les autres. La famille de Beo Jin (son père, sa sœur, et surtout sa mère) sont parmi mes personnages favoris également… mais il y a très clairement trois personnages centraux à ce drama : Beo Jin, William et Park Gyu, et nous les regardons grandir sur les 21 épisodes du drama.

 

 

• Beo Jin

 

Beo Jin est une jeune femme qui n’a pas vu grand-chose du monde, et n’est pas destinée à en voir plus, à moins de briser les règles. Elle est coincée sur une île où elle se sent inutile, un « gâchis d’espace et d’oxygène » comme elle dit (ep8). Elle n’a pas de talent pour la plongée du tout, mais on veut la forcer à en faire sa vie (car tel est le destin des femmes de Tamna), et la pression est d’autant plus grande que sa mère est une plongeuse d’exception, meneuse de son village, qui compte sur sa fille pour prendre la relève. Mais Beo Jin n’a ni le talent ni l’envie de la prendre, cette relève. Sauf qu’elle ne se connait pas d’autre talent, parce qu’on ne l’a jamais laissée/poussée à en développer d’autres, et ce n’est pas comme si elle pouvait compter sur son visage pour lui obtenir un bon parti, vu que, comme on n’arrête pas de le lui répéter, elle est laide en plus de ne pas être très futée. Bon, bien sûr, elle n’est pas laide du tout, et le drama est d’accord avec moi qui suis d’accord avec William qui la trouve très jolie, mais elle, tout ce qu’on lui a répété toute sa vie, c’est qu’elle n’est pas bien agréable à regarder, et que sa seule option sur Tamna est de vivre la même vie que sa mère. Ce qui ne lui convient pas du tout, mais bon, elle a pas le choix… à moins bien sûr de trouver un moyen de s’évader de Tamna, et on parle bien d’évasion, parce que quitter l’île est illégal pour sa population féminine.

 

Lorsque Beo Jin trouve William échoué sur une plage, et noue une amitié rapide avec le jeune homme, il est comme une fenêtre sur le monde, pour elle. Park Gyu étend aussi son horizon, lui apprenant notamment à lire et écrire, ce qui est bien sûr un pas en avant énorme pour son émancipation et sera crucial plus tard, mais William la fait réellement rêver, et surtout, il la fait se sentir mieux à propos d’elle-même : lui, non seulement il la trouve belle, mais en plus, il la voit comme une sauveuse, une protectrice, et une professeure, quelqu’un qui sait plein de choses qu’il ne sait pas et a beaucoup à lui apprendre. Avec lui, elle se sent valorisée, elle se sent appréciée, et ce n’est pas étonnant qu’elle veuille le suivre, s’enfuir de Tamna avec lui, non seulement parce qu’elle aime être avec lui, mais aussi pour voir si le reste du monde aura sur elle le même regard que William, pour voir si elle peut devenir plus que ce qu’elle est vouée à devenir sur Tamna.

 

En se rebellant contre ceux qui veulent la contrôler (que ce soit la loi, sa mère ou même Park Gyu par moments), Beo Jin se heurte au monde, définit ce à quoi elle est bonne, où est sa place, et elle passe de l’adolescence à l’âge adulte. Un parcours qui, en théorie, m’intéressait, et je trouve que Beo Jin, à la base, est un personnage engageant, parce que vous savez (je pense) que j’ai un faible pour les personnages paumés (entre nous, on se soutient, quoi), et qu’elle a une problématique moderne dans un contexte qui l’est bien moins, ce qui m’interpelait. J’ai ressenti de la satisfaction à voir sa découverte d’elle-même, l’évolution de la relation avec sa mère, et aussi ses moments de courage, parce qu’elle a souvent du culot Beo Jin, quand même ! Mais malgré tout ça, j’ai eu beaucoup, beaucoup de mal avec ce personnage…

 

En premier lieu, c’est vrai, il y a une question de jeu : l’actrice, Seo Woo, essaie visiblement d’être aussi mignonne que possible, et autant dans certaines scènes ça passe, autant parfois sa façon de parler et ses sourires très forcés me faisaient grincer des dents. Au moins, elle est très, très bonne quand il s’agit de pleurer, ne retenant rien, et ça tombe bien : 90% des scènes de Beo Jin consistent à la regarder pleurer… et, oui, ça devient rapidement agaçant. A l’épisode 7, je n’en pouvais plus de la voir chialer. Je me sentais un peu horrible, car je comprenais pourquoi elle pleurait (et qu’en plus j’ai la larme facile, moi aussi), mais sérieusement, j’avais le sentiment que, dans le script de la série, il y avait simplement des « et Beo Jin se met à pleurer » à la place des « . » à la fin des phrases. J’avais envie de la secouer, et c’est pour ça qu’au bout d’un moment, je ne la supportais juste plus, ce qui, comme vous vous en doutez, était handicapant, vu qu’elle est un des trois personnages centraux de la série. Qu’elle soit un peu immature, qu’elle prenne parfois des décisions à la con, ça ne me dérangeait pas, parce que c’est l’idée de la série qu’elle doit se prendre en main et grandir. Je n’ai rien non plus contre les personnages émotifs, personne ne lui demandait d’être un roc émotionnel. Mais là, « chouiner » était son mode par défaut, et… urgh. J’avais envie de passer la moitié de ses scènes en avance rapide. Ce qui est triste, donc, parce que j’aimais bien l’idée du personnage, et que lorsqu’elle sort de ses minauderies forcées, et de ses crises de larmes agaçantes (mais bien jouées, et il y en a quand même quelques-unes qui m’ont touchée), le personnage a de très bons moments (lorsqu’elle renvoie chier la mère de Park Gyu, par exemple… je l’aurais prise dans mes bras à ce moment-là !).

 

Bref, du gâchis.

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• William

 

Notre aristocrate anglais interprété par un français, donc… et heureusement, on l’entend très peu parler anglais (les accents, c’est pas honteux, mais forcément, dans ce cas-ci, où il est censé jouer un anglais « de souche », c’est pas convaincant), enchainant ensuite sur du coréen, une langue avec laquelle il est, de façon évidente, carrément plus à l’aise. Du coup, ça aussi ça fait bizarre, parce que le personnage semble bien mieux maîtriser une langue qu’il a apprise en deux semaines (dans le drama, je veux dire)(oui il apprend super vite, William est un génie) que sa langue maternelle…  Bon après, c’est pas un très bon acteur, par contre. Il n’a pas joué dans grand-chose, c’est pas sa vocation, et ça se sent, bien qu’il soit meilleur à la fin du drama qu’à son début (mais ça veut pas dire qu’il est excellent à la fin pour autant). Néanmoins, ça ne m’a pas trop dérangée (limite j’étais plus perturbée par le fluo de ses cheveux), et j’ai trouvé que le personnage était engageant.

 

A l’instar de Beo Jin, William a un plan de vie tout tracé pour lui par sa mère, qui compte bien le faire épouser la femme qu’elle a choisie, alors que William, lui, ne rêve que du monde au large. Plus spécifiquement, il rêve d’orient, fasciné qu’il est par le peu qu’il sait de leur culture et leurs arts. Une fois lancé dans ce monde, cependant, il découvre qu’il est plus dangereux qu’il ne le pensait, et qu’il va falloir faire des efforts et (oui, encore ce mot) grandir pour survivre.

 

William est un personnage que je trouve attachant. Il est gentil, il est loyal, il a le sens de l’honneur, il apprend vite. Ses débuts d’amitié avec Beo Jin sont adorables et drôles, et par la suite, leur relation continue d’être toute mignonne… Dans ma tête, je les voyais comme des chiots quand ils sont ensemble. Des chiots un peu teubés parfois, mais bon… ils sont mimis quand même. Ils sont chacun le premier amour de l’autre, et ils sont tout heureux d’être ensemble, c’est choupi comme tout, on pourrait quasiment les voir agiter la queue. Et à la fois, ils sont tous les deux ignorants du monde, n’ont aucune expérience de l’amour non plus, et ont une tendance à être trop excessifs, à ne penser qu’à l’autre en zappant la réalité autour, ce qui peut devenir très frustrant, surtout quand ils ignorent les conseils sensés et rationnels de leur entourage qui essaie de leur éviter de se faire emprisonner/tuer.

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Je vous avoue que parfois, j’étais presque exaspérée, et j’avais envie de leur dire de réfléchir un peu. Surtout à William, d’ailleurs, qui fait vraiment une fixette sur Beo Jin et ne semble plus capable de parler de quoi que ce soit d’autre. Au moins, Beo Jin, elle, a aussi des objectifs personnels, qu’elle essaie d’accomplir le long du drama tout en tâchant de sauver la vie de William, alors que lui, on a l’impression qu’à part Beo Jin, plus grand-chose ne l’intéresse, et ça devient frustrant. Mais, bien sûr, ça fait partie de son parcours à lui : il reproduit avec Beo Jin ce qu’il ressentait vis-à-vis de ses poteries. Il ne l’objectifie pas du tout, ce n’est pas ce je veux dire (au contraire, je le trouve respectueux de la jeune femme, et de façon générale, c’est quelqu’un de bien), mais il a une tendance à l’excès, à se jeter dans quelque chose et ne pas en démordre, comme on le sent bien dans son obsession pour l’orient au début de la série. A présent, ce sont ses sentiments amoureux : tout ce qui l’intéresse c’est être avec Beo Jin, quitte à risquer ses chances de fuite/survie. Grandir, pour lui, c’est réaliser que, souvent, la réalité est différente des idées qu’on s’était faites : le monde n’est pas idyllique, et l’amour n’est pas toujours simple.

 

 

• Park Gyu

 

Park Gyu, noble exilé à Tamna, est différent de Beo Jin et William. Au-delà du fait que Lim Ju Hwan est clairement bien meilleur acteur que Seo Woo et Pierre Deporte (yep, pas de déception à ce niveau-là non plus, il est toujours très bon), les deux autres sont des « enfants » mais Park Gyu est un adulte, qui s’est déjà bien plus confronté au monde, et a bien plus de responsabilités, même si ça ne parait peut-être pas évident dès le début du drama. Cela dit, être adulte ne signifie pas qu’on cesse de grandir, et Park Gyu a beau être plus mature que les deux autres, au début, il est aussi arrogant, vaniteux, ignorant des difficultés des autres, et il refuse de se remettre en question ou même de lever le plus petit doigt car il s’attend à ce qu’on le nourrisse simplement à cause de son rang social (à sa « décharge », c’est sans doute ce qui se serait passé n’importe où ailleurs, mais la mère de Beo Jin, c’est pas son genre de se laisser impressionner).  Il est intelligent, et s’avèrera également courageux, honorable, et bon, mais il ne sait pas grand-chose des gens « du dessous », et son exil lui ouvre donc les yeux sur toute une réalité qu’il ne connaissait pas, et lui permet également d’évoluer, de se débarrasser de son arrogance, et de réaliser qu’il ne vaut pas automatiquement mieux que tout le monde simplement parce qu’il est né au bon endroit.

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La relation entre Park Gyu et les gens de Tamna est une de mes favorites du drama, tandis qu’il apprend à aimer l’île, et l’île à l’aimer en retour. Lorsqu’il doit retourner sur le continent et que les habitants de Tamna donnent une petite fête en son honneur avant son départ, tout le monde avait un peu des larmes dans les yeux, moi y compris. Et cette relation d’affection et respect grandissants et mutuels entre Tamna et Park Gyu s’exprime en grande partie via la relation entre Park Gyu et la mère de Beo Jin qui, pour le coup, est ma relation favorite de ce drama. C’était joli et touchant de voir ces deux personnages très fiers apprendre à se comprendre, et ça m’a eue en plein dans le cœur.

 

De toute façon, la mère de Beo Jin était mon personnage favori. Choi Jam Nyeo était au cœur de tout ce que j’aimais le plus dans ce drama : le contexte des plongeuses, et mes relations favorites, c’est-à-dire celle avec Park Gyu mais aussi celle avec sa fille qu’elle apprend à comprendre petit à petit.  Le personnage semble très emmuré dans ses convictions et ses traditions, mais par affection, elle apprend à voir au-delà de ça, et on en revient à ce que je disais : ce n’est pas parce qu’on est adulte, qu’on cesse de grandir. Même pas après avoir eu deux enfants et avoir vécu un demi-siècle. En quelque sorte, elle est l’âme de Tamna… rude, mais belle, et finalement généreuse.

 

Pour revenir à Park Gyu, néanmoins, c’est un personnage que j’aime beaucoup. Il fait un héros attachant, il noue des tas de liens qui me plaisaient, et oui, j’admets, l’acteur aide aussi beaucoup, parce que Lim Ju Hwan, c’est un peu comme Eita pour moi : j’ai toujours instinctivement envie de l’aimer. Et vu qu’il est en plus très bon, et peut me réchauffer comme me briser le cœur à sa guise, ça aide. Le personnage se révèle petit à petit, se « décoince » un peu, et c’est un plaisir…

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Enfin…

 

En partie.

 

Parce que le triangle amoureux lui tombe dessus, et là, boum, c’est la catastrophe. Urgh, ce triangle amoureux.

 

 

 

… le dérapage

 

Histoire d’être juste, le triangle amoureux n’est pas tout ce qui déconne dans le drama. Les acteurs pas toujours au point, l’héroïne agaçante, l’excès de flash-backs (surtout dans la seconde moitié) sont autant de choses qui m’ont dérangée. Mais vous savez quoi ? Sans triangle amoureux, il y aurait eu carrément moins de flash-backs, et l’héroïne aurait eu une raison de moins de chialer. Bon, ça aurait pas rendu Pierre Deporte meilleur acteur, ou les minauderies de Seo Woo moins agaçantes, mais ç’aurait été un début.

 

J’espère que vous me connaissez suffisamment pour savoir que (1) je n’ai rien contre les romances (sacré euphémisme : j’adore ça), et (2) je n’ai rien automatiquement contre les triangles amoureux non plus (heureusement, parce que sinon je n’aurais pas tenu longtemps à Dramaland). Le problème des triangles amoureux c’est qu’ils sont particulièrement casse-gueule, et qu’ils peuvent plomber un drama, mais ce n’est pas parce qu’une pente est glissante qu’on dérape forcément. Et parfois on dérape un peu, mais pas au point de se péter les deux jambes… okay, là c’est ma métaphore qui m’a échappé et a dérapé mais en gros : on peut bien écrire un triangle amoureux, et même quand il n’est pas écrit de façon folichonne, ça veut pas dire qu’il va plomber une série.

 

Mais là, ça plombe. Méchamment même.

 

 

• Problème n°1 : je ne comprends pas ce triangle amoureux

 

Honnêtement, ça, c’est le moins problématique. J’en parle simplement parce que c’est une raison supplémentaire pour laquelle je pense que ce triangle amoureux n’était vraiment pas nécessaire, mais c’est plus du ressenti (okay tout l’article est du ressenti, forcément… mais vous allez comprendre… j’espère).

 

C’est vrai : ce triangle amoureux m’a échappé. William et Beo Jin ont du sens à mes yeux. Ils peuvent être agaçants mais je comprends ce qu’ils voient l’un en l’autre, à quel besoin de l’autre ils répondent, et ils sont à des niveaux similaires de maturité, ce qui aide. C’est le côté Beo Jin/Park Gyu que je ne saisis pas. A mon premier visionnage, on va pas se mentir : j’avais marché à fond. Parce que c’est vrai qu’il y a des scènes où l’alchimie est là, et que moi, je ne résiste pas au joli sourire de Lim Ju Hwan, donc forcément, ça me paraissait naturel que Beo Jin puisse succomber aussi. Mais à présent… Tout le long du drama, leur relation m’a fait l’effet de voir un adulte tour à tour s’exaspérer, s’inquiéter, s’attendrir, etc, d’une enfant (d’ailleurs : les deux seuls personnages à ne pas instinctivement se méfier/avoir peur de William à la première rencontre sont Beo Jin et sa petite sœur de 9-10 ans, et je pense très sincèrement que c’est mis sur le compte d’une naïveté enfantine). Les acteurs ont tous quasiment le même âge à trois ans près (Pierre Deporte et Seo Woo avaient 24 ans et Lim Ju Hwan 27), donc je ne veux pas parler d’écart d’âge, mais vraiment de maturité. Ce n’est pas que je n’avalais pas leur affection l’un pour l’autre, malgré les chamailleries, ni même leur complicité selon les scènes, mais ils avaient (sauf quelques scènes ici et là) une dynamique très grand-frère/petite-sœur à mes yeux, et Beo Jin passe une telle portion du drama à être concentrée sur ses sentiments pour William qu’il n’y a pas qu’elle que ses potentiels sentiments pour Park Gyu ont surprise. Enfin, non, je le sentais venir (ne serait-ce que parce que j’avais déjà vu le drama, donc ça demandait pas d’être devine), mais… oui, ça n’avait pas beaucoup de sens à mes yeux, surtout du point de vue de Park Gyu qui est, certes, charmé par l’indépendance de Beo Jin et sa vitalité, mais… ça se connectait pas dans mon cerveau/coeur.

 

Mais ça, à la limite, c’est pas très grave. Peut-être que le feeling ne passait juste pas pour moi, ça arrive. Là où j’ai un vrai gros souci, c’est que non seulement une relation fraternelle/amicale aurait très bien fonctionné, mais elle aurait même mieux fonctionné à mes yeux, parce que le triangle amoureux tire tous les personnages et le drama vers le bas, et pas simplement d’un point de vue affectif (même si aussi).

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• Problème n°2 : le triangle amoureux tire les personnages vers le bas

 

Dans ma version parfaite du drama, William/Beo Jin serait la seule romance du drama, et ils se sépareraient à la fin, pas dans une ambiance triste, mais plutôt douce-amère, ayant simplement suffisamment grandi chacun pour réaliser qu’ils n’ont pas les mêmes objectifs dans la vie, et que leur place dans le monde n’est pas la même. Je comprends que ce couple agace pas mal de gens, parce que l’amour les rend un peu concons, mais j’aurais bien vu un premier amour de jeunesse se terminer sur deux adultes choisissant des chemins différents. [spoiler] Et pour rendre à César ce qui appartient à César, c’est en partie ce que fait le drama : Beo Jin réalise qu’elle veut rentrer à Tamna, même si pas pour y prendre la relève de sa mère, alors que William n’est pas à sa place à Joseon du tout. Chacun est le premier amour de l’autre, mais chacun réalise aussi que ça ne suffit pas, que ce n’est pas tout ce qui compte. Et c’était une conclusion tout à fait satisfaisante, y avait pas besoin de mêler Park Gyu à cela, et de pousser Beo Jin dans ses bras parce qu’il faut absolument qu’elle finisse dans les bras de quelqu’un. [/spoiler]

 

Et quoi qu’on pense de leur romance, qu’elle embarque ou pas, je pense qu’il est au moins certain qu’elle a un rôle crucial dans le drama, parce qu’elle est un moteur d’avancée pour les deux personnages concernés. Bien sûr, on aurait aussi pu se contenter d’une amitié, l’essentiel étant que les deux personnages créent un lien fort, mais la force de ce lien était essentielle. Du reste, créer un lien entre Beo Jin et Park Gyu l’était aussi. Ce qui ne l’était absolument pas c’est la rivalité qui émerge du triangle amoureux, et qui aurait pu être évitée, soit en rendant les personnages plus matures (encore que, bizarrement, c’est Park Gyu, aka l’adulte des trois, qui se montre vraiment infantile dans ce cadre-là), soit en créant deux liens de natures différentes et n’entrant pas en conflit l’un avec l’autre. D’autant que franchement, si on voulait créer des tensions entre Park Gyu et William, il n’y avait pas besoin de ça, puisqu’il y en avait déjà du fait de la nationalité de William et de la méfiance de Park Gyu à son égard. Le triangle amoureux n’avait rien de nécessaire, et il prend du temps d’écran pour rien, donnant à Beo Jin une raison de plus de pleurer, alors qu’à la place on aurait pu plus se pencher sur son exploration du monde, au lieu de lui faire gâcher du temps et de l’énergie sur « omg mais quel est le véritable homme de ma vie ? ». Et ça aurait aussi été très bénéfique à Park Gyu, qui ne brille pas exactement dans le contexte de ce triangle amoureux.

 

Park Gyu est un personnage qui a des tas de qualités, ainsi que des tas de défauts à corriger qui le rendent intéressant, et il est joué par un acteur que j’aime énormément… mais, voilà : même lui ne peut pas échapper à la malédiction kdramatesque du « jte chope par le poignet, et tu me suis sans piper un mot, okay ? ». Il se comporte comme s’il avait des droits sur la vie de Beo Jin, et autant c’est très raisonnable de lui donner des conseils pour éviter qu’elle se fasse jeter en prison, autant lui dire « ne t’en va pas faire ta vie parce que j’ai pas envie », ça passe bien moins, surtout quand vous vous connaissez depuis peu et n’avez aucune relation qui le justifierait (dans le sens où, mettons, s’ils étaient en couple, même si la décision reviendrait à Beo Jin, je comprendrais qu’il puisse vouloir être au moins consulté). C’est nul. Et ce qui est nul aussi c’est de lui faire des reproches parce qu’elle s’en fait moins pour lui qui va très bien que pour le type qu’elle aime (ce qu’elle a toujours rendu hyper clair) et qui risque fortement d’être tué (un fait qu’elle ne manque pas de lui faire remarquer, good for her). Oh, et c’est aussi carrément nul d’agresser les gens, au fait. C’est triste à dire mais il y a deux baisers entre Beo Jin et Park Gyu dans le drama, et les deux fois, c’est Park Gyu qui se jette sur Beo Jin contre sa volonté, la maintenant de force tandis qu’elle se débat pour le repousser. Au moins, lorsque William embrasse Beo Jin, il y va doucement, dans une situation appropriée, et recule dès qu’il réalise qu’elle est pas dans le trip. Alors que Park Gyu est un gros forceur, et déjà que ce côté du triangle ne me semblait vraiment pas nécessaire, en plus, il entamait pas mal la sympathie que j’avais pour le personnage, sans que ses « écarts de conduite » soient suffisamment explorés pour être intéressants : c’est juste que ça fait partie de la panoplie du mâle kdramatesque (même si, bien entendu, certains y échappent, et ce de plus en plus).

 

Le plus triste dans tout ça, c’est que Beo Jin et Park Gyu ont vraiment des tas de bonnes scènes, qui m’ont convaincue que les personnages avaient de l’affection l’un pour l’autre, et j’en étais toute heureuse et émue. Si on avait viré toutes les scènes « romantiques », ç’aurait été parfait. Et vous savez ce qui est aussi triste ? Park Gyu et William avaient aussi une relation qui me plaisait.

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• Problème numéro 3 : le triangle amoureux gâche du temps d’écran

 

Park Gyu et William ont plusieurs bonnes scènes ensemble, et malgré les circonstances, ils arrivent à forger une amitié rentrant dans le thème « comprendre l’autre et dépasser ses préjugés ». Et ça me tue qu’au lieu de développer ça un peu plus, et d’avoir même plus de scènes avec les trois personnages ensemble (parce que là aussi, il y avait du bon) on ait dû perdre du temps en jalousie à la con. Je serais moins amère si le drama avait eu moins de potentiel, mais il y a tant de choses sur lesquelles il aurait pu se concentrer ! Il créé tellement de relations qui m’intéressaient et m’émouvaient ! William et Park Gyu, William et Beo Jin, Park Gyu et Beo Jin, Park Gyu et tous les habitants de Tamna, Park Gyu et la mère de Beo Jin, Beo Jin et sa mère, même Beo Jin et Yann… ou encore Beo Jin et Seorim, l’antagoniste ! Qu’est-ce que ça aurait été extra de voir Beo Jin, une jeune femme qui cherche sa voie et ne sait pas encore où se situe son potentiel, développer une réelle relation de mentor-apprentie avec l’antagoniste principale du drama, une femme qui a construit un empire sur rien du tout, sinon une résolution de fer, un garde du corps, son ambition, sa ruse, et sa soif de vengeance. Lors d’une scène rapide, on a un aperçu de ce que ça aurait pu donner, et… ça me rend amère, oui. Le contexte aussi, comme j’en ai déjà parlé, est intéressant, et ça aussi, on aurait pu se pencher plus dessus. Il y a des tas de choses, et débuts de choses, que j’aime dans Tamna, et c’est pour ça que ça pique autant qu’à la place on perde du temps sur un triangle amoureux dont je ne voyais pas la nécessité et qui freinait les personnages tout en les rendant involontairement moins attachants.

 

Et ça m’a vraiment cassé le drama. Parce que ça me l’a rendu super long. J’avais déjà du mal avec l’héroïne, et William n’est pas le personnage le plus passionnant ou charismatique du trio, donc si en plus on me pète le troisième personnage principal, ça aide pas.

 

 

 

… conclusion

 

Heureusement, le drama se termine sur un dernier épisode (souvent les dramas se terminent sur un dernier épisode, je sais pas si vous avez remarqué) que j’aime toujours beaucoup. J’adore le final de Tamna.  [spoiler] Oui, même la scène où Beo Jin finit par déclarer ses sentiments à Park Gyu, parce que prise individuellement, et grâce aux acteurs, cette scène m’émeut au fond de moi. [/spoiler] Mais le voyage jusqu’à ce dernier épisode a été taxant. Ça m’a vraiment fait de la peine parce que j’avais un très bon souvenir de cette série, et qu’il y a des tas de petites choses dedans qui me plaisent (des acteurs, la musique, la réalisation, des bouts d’histoire…), mais le tout ne m’a pas convaincue, et j’ai trouvé le temps vraiment long. Je voulais aimer ce drama à nouveau et le recommander chaudement, mais… je ne peux pas faire ça. Alors à la place je vous recommande l’OST, et moi j’ai commencé Ugly Alert, parce que bordayl, je veux voir Lim Ju Hwan dans quelque chose de bon (y a plus qu’à espérer qu’Ugly Alert soit bon, maintenant o.o)(pour le moment c’est surtout triste).

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Sur ce,  plus de séries avec des gens sur des îles, qu'ils en sortent ou qu'ils s'y retrouvent: