[Superprof à la rescousse] Gokusen ごくせんe

Publié le 1 Janvier 2021

Véritable trip nostalgie, je me suis beaucoup amusée devant Gokusen qui, s'il est répétitif, fait un bon mix d'humour et d'optimisme, le tout avec un casting très sympathique.

 

 

Diffusé en 2002

Sur NTV

12 épisodes d’environ 45 minutes chacun

(sauf le 1 qui fait une heure)

Réalisé par Sato Toya & Otani Taro

Ecrit par Egashira Michiru, Yokota Rie, Matsuda Yuko

D’après le manga de Morimoto Kozueko

 

Avec :

Nakama Yukie : Yamaguchi “Yankumi“ Kumiko

Matsumoto Jun : Sawada Shin

Waki Tomorohiro : Kumai “Kuma“ Teruo

Oguri Shun: Uchiyama “Uchi” Haruhiko

Narimiya Hiroki: Noda Takeshi

Ishigaki Yuma: Minami Yoichi

Namase Katsuhisa: Sawatari Goro

Utsui Ken: Kuroda Ryuichiro

Anan Kenji: Wakamatsu Hiro

Kaneko Ken: Asakura Tetsu

Uchiyama Shinji: Tatsukawa Minoru

Ito Misaki: Fujiyama Shizuka

Nakazawa Yuko: Kawashima Kikuno

Tayama Ryosei: Shirakawa Gonzo

Sawamura Ikki: Shinohara Tomoya

Sakata Tadashi: Kashiwagi Yutaka

etc

 

 

Dontesque ?

Petite-fille d’un chef yakuza, Kumiko ne compte pas reprendre le business familial mais a toujours rêvé d’être professeure. Enfin, elle va réaliser ses rêves, et est engagée dans le lycée Shirokin, en tant que prof de maths ! Mais alors qu’elle débute tout juste, on la met en charge de la classe la plus difficile de l’établissement, peuplée d’élèves agressifs qui n’aiment pas travailler et n’ont aucun respect ni aucune confiance en leurs professeurs. Mais Kumiko n’est pas n’importe qui, et elle n’est pas prête de se laisser impressionner.

 

Fiche Ecrans d’Asie : ici

 

 

oOo

Je sais pas si vous avez remarqué mais on est en plein dans une sorte de pandémie, et la situation est vaguement angoissante. Du coup, toute l’année 2020 j’ai fait une sorte de rejet de quoi que ce soit de sérieux ou trop dur. J’ai bien regardé des choses un peu difficiles, mais généralement c’était parce que je n’avais pas le choix dans le cadre d’un projet (et je n’ai jamais regretté), et sinon je me suis tournée vers des choses légères. A un moment où l’angoisse était particulièrement forte, j’ai commencé à ressentir un besoin de revoir des choses nostalgiques, comme pour retrouver, un moment, la simplicité d’une autre époque personnelle, et c’est ainsi que j’en suis arrivée à vouloir revoir Gokusen. J’avais envie de revoir MatsuJun tout jeune, les scènes qui m’avaient marquée (le lancer de balle de baseball !!), de voir Yankumi gagner le cœur de ses élèves et les choquer tous de sa bad-assitude. Je n’ai pas attendu, je me suis lancée, et waouh, ça a été un vrai ras de marée de nostalgie. Tout m’est revenu dans la face : la musique, les acteurs tout jeunes, et omg, les coupes de cheveux.

 

Et j’ai vraiment bien apprécié mon revisionnage ! Revisionnage que, tout en étant motivée par ma nostalgie, je redoutais aussi un peu, pour être honnête.

 

Déjà, tout bêtement, je craignais que le drama ait trop vieilli, mais finalement, j’ai trouvé qu’il se tenait toujours plutôt bien. C’est-à-dire que, oui, il est pas en HD, le format de l’image est en 4 :9, et en le voyant on comprend bien qu’il a quelques années, mais dans le fond, je ne l’ai pas trouvé si dépassé que ça. Cela dit, ce n’était pas là qu’était ma crainte principale.

 

Le fait est que si j’ai eu cette envie nostalgique de revisiter Gokusen (couplée à l’envie de réécrire mon vieil article), c’est un drama qui n’a pourtant jamais fait partie de mes favoris, surtout après trois saisons et la moitié d’un film. Du coup, le bon côté de la chose c’était que je ne serais probablement pas déçue vu que mes attentes étaient plutôt basses, mais oui, j’avais mes inquiétudes, et tout de suite on va parler de tout ça !

 

 

Introduction

 

Sincérité, morales et bons sentiments

Yankumi, les élèves, les profs

Répétitions

 

Conclusion

 

 

 

 

 

… sincérité, morales et bons sentiments

 

Gokusen est un drama qui fait la part belle à la sincérité et ne contient pas une once d’ironie sur ses morales ou ses bons sentiments. C’est avec toute la candeur du monde qu’il délivre ses leçons de morales, et si le drama a de l’humour et est une comédie, ses messages, eux, sont énoncés sans sourire en coin. Il y a de grands discours passionnés qui, par leur seule puissance, peuvent littéralement mettre à genoux (avec des larmes dans les yeux) les délinquants les plus violents, on a des plans sur les visages des personnages tout émus, et un match de basket où une équipe qui perdait se met soudain à tout gagner parce qu’un de leurs équipiers (et même pas un joueur clé) a trouvé la force de vaincre ses blocages, le tout avec la musique dans le fond qui part dans de grandes envolées. Ce genre de choses. Et je vous avoue que ça me faisait peur, je craignais que ce soit trop pour moi, que je grimace devant mon écran et me sente gênée par procuration, que la débauche de bons sentiments finisse par m’écoeurer, parce qu’honnêtement ça avait été le cas la première fois.

 

Et je vais pas vous mentir : oui, il y a des fois je regardais littéralement l’écran entre mes doigts parce que le drama est tellement sincère que j’en étais gênée et ne savais plus où me mettre. Néanmoins je ne sais pas si c’est parce que mon cœur s’est ramolli au fil des années, si c’est parce que je ne suis plus l’ado moqueuse et « trop cool pour le non-ironique » que j'étais, ou si c’est parce que le monde est pourri et que la positivité fait du bien, mais je n’ai pas été écœurée, j’ai même été plutôt touchée par la bonne volonté sans ironie de la série. Oui, il n’était pas subtil, mais ça me convenait.

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Se pose également la question de la nature de messages que Gokusen s’efforce de faire passer. Il y a des séries où on peut décider de complètement ignorer les messages proposés (je suppose ?), mais dans Gokusen ils sont mis en noir sur blanc avec de la musique derrière pour bien les souligner en gras, et ils sont clairement au cœur du drama, donc ne pas se pencher dessus serait ignorer 50% du drama. Et j’avais mes craintes parce que les dramas « à leçons » peuvent se montrer très idéalistes et simplistes au point d’en être agaçants et aussi parce que, oui, la série date un peu (elle date pas de la préhistoire, mais bon elle a quasiment 20 ans et le monde évolue vite). Mais dans l’ensemble, ça s'est bien passé.

 

Certes, parfois j’ai trouvé que Yankumi était un peu à côté de la plaque : par exemple quand elle dit à un gamin qui vient de perdre quelqu'un -genre il y a une heure- de se ressaisir parce qu’il doit soutenir sa famille… je comprends ce qu’elle essaie de faire, et elle est bien intentionnée, mais bon, laisse le pleurer un peu, quoi. Cette réaction s’inscrit aussi dans l’attitude Yankumique habituelle : Yankumi est une adepte du « relève toi toujours, quoi que la vie te jette à la figure » et c’était quelque chose que j’admirais chez elle, mais parfois j’avais envie de lui dire qu’on peut laisser les autres reprendre leur souffle à terre, un peu. Par ailleurs, il y a une fois en particulier où j’ai eu envie d’étrangler à la fois Yankumi et tous ses élèves, parce qu’ils se mêlaient franchement de quelque chose qui ne les regardaient absolument pas ( [spoiler] je pense à l’épisode sur l’infirmière de l’école et son fils… le gamin ne vit pas avec elle et toute la classe se met à faire culpabiliser l’infirmière et à lui foutre la pression jusqu’à ce qu’elle doive leur déballer sa vie privée… au final, oui, tout s’arrange pour le mieux et je suis d’accord avec l’idée que les liens du sang ne sont pas ce qui définit la maternité, mais la séance de jugement était grinçante. Bon et puis la résolution est quand même franchement accélérée et facile, mais ça, c’est pas spécifique à cet épisode. [/spoiler] ), mais sinon, le drama reste dans des idées générales de « soutenez vous les uns les autres », « les amis sont importants », « il faut laisser une chance aux gens avant de les condamner pour leur apparence », « il faut être reconnaissant des sacrifices de nos parents (quand ils sont bons car il existe aussi de mauvais parents) » , « il faut se battre pour les bonnes raisons, pas s’adonner à la violence pour faire du mal », « il ne faut pas voler », ce genre de choses. C’est rien qui révolutionne ma vie, c’est pas comme si j’avais réellement appris quelque chose et tout est assez consensuel, mais les messages de la série sont globalement intemporels et on peut difficilement leur opposer beaucoup d’objections.

 

En outre, j’ai été surprise de constater que Yankumi a bien moins de scènes de baston que dans mon souvenir ! (aussi j’ai été surprise de réapprendre qu’elle est censée être prof de maths, haha… pour ce qu’elle enseigne réellement les mathématiques, franchement…)

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Bon, bien sûr : elle se bat quand même bien plus qu’une prof ordinaire (sauf prof d’arts martiaux ou de boxe, je suppose), à savoir, en moyenne, un épisode sur deux (il lui arrive une ou deux fois de balancer un coup à quelqu’un en dehors de ça, mais ce ne sont pas de vraies bagarres), et là où il n’y a pas eu de surprise pour moi est que les scènes de baston étaient tout aussi peu convaincantes que dans mon souvenir. Dans un sens c’est attachant parce que c’est grillé que personne ne sait réellement se battre, mais d’un autre côté je ne peux m’empêcher d’imaginer, à regrets, ce qu’aurait pu donner des scènes d’action réellement bien foutues. Ah, well. Mais bref : il y avait quand même un peu moins de baston que dans mon souvenir, et Yankumi frappe aussi moins souvent ses élèves que je croyais. Cela n’arrive que deux fois, donc je sais pas, peut-être que je mélangeais avec la saison 2, car j’avais l’impression que c’était plus systématique.

 

En tous cas, je me disais que, peut-être, ça me ferait le même effet qu’avec Onizuka: j’avais peur de me dire que finalement, je ne voudrais pas de cette prof-là, mais j’avais oublié que si, en regardant GTO la première fois je m’étais effectivement dit que j’aurais adoré avoir Onizuka comme prof, ça n’avait jamais été le cas pour Yankumi, en vrai :’D Donc y avait rien à gâcher, pardon Yankumi :’D Cela dit, de toute façon, les deux scènes où Yankumi frappe un de ses élèves ne m’ont pas particulièrement perturbée. Je me suis posé la question de pourquoi (je sais que ça fait chier certaines personnes, mais moi j'aime bien me poser des questions sur comment je fonctionne, ce que je regarde et pourquoi j'y réagis comme j'y réagis... je suis très égocentrée comme ça), et j'en suis venue à la conclusion que dans un drama plus réaliste, ça m’aurait peut-être fait grincer des dents (selon le traitement), mais Gokusen est assez cartoonesque, il ne baigne pas exactement dans le réalisme. Par ailleurs, Yankumi est en position de faiblesse: une des premières choses qu’on dit à Yankumi est de mettre des vêtements dans lesquels elle puisse facilement s’enfuir si le besoin se présente. Dès l’épisode 1, un élève la chope par le col et lui balance une balle de baseball au visage. Elle est en terrain hostile, en nombre inférieur, entouré par des élèves qui ne sont pas beaucoup plus jeunes qu’elle (elle n’a que 23 ans), qui répondent souvent par la violence et l’intimidation physique, et pour lesquels elle n’est pas vraiment une figure d’autorité. Par la suite, elle devient véritablement une adulte sur laquelle comptent ses élèves, mais même là, le drama brouille un peu les frontières parce qu’à la fois elle est une amie, et une camarade dans la lutte contre le reste de l’établissement, n’étant jamais pleinement acceptée par le corps enseignant (pas avant le dernier épisode en tous cas). Elle est à la frontière entre prof et nouveau membre de la classe, donc. Bref, on pourrait discuter longtemps de la question, mais pour moi il n’y avait pas ce sentiment qu’elle profitait d’une position de force, mais plus qu’elle parlait le langage de ses élèves. Et puis, oui, honnêtement, les deux fois où elle tape un de ses élèves, j’avais envie de leur foutre une baffe aussi :’D Surtout la seconde :’D Pardon, Nari :’D

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Continuons de parler de Yankumi !

 

 

 

… Yankumi, les élèves, les profs

 

Je vais être honnête avec vous les gens, à la base, Yankumi était l’élément de Gokusen que j’aimais le moins. En grande partie, ça venait du côté « prêcheur » : à l’époque, l’entendre faire la morale à ses élèves (et à moi, par procuration) me saoulait, tout simplement. Ca cassait le fun. En comparaison, j’étais bien plus fana de Sakuragi de Dragonzakura parce que lui aussi apprenait des choses à ses élèves mais ses leçons étaient moins « bons sentiments », elles étaient plus dures, moins idéalistes, et il donnait aussi des conseils plus pratiques et spécifiques, pas des « généralités niaises », donc j’avais le sentiment d’être plus prise pour une adulte (aussi Abe Hiroshi est sexy af, on va pas se mentir, ça aidait). Mais comme j’en parlais précédemment, je ne suis plus dérangée par l’aspect « bons sentiments » à présent, et à vrai dire, l’idéalisme de Yankumi fait même partie de son charme.

 

Après tout, elle n’a que 23 ans, c’est son premier boulot en tant que prof, elle a la tête pleine de rêves, donc c’est normal qu’elle soit un peu naïve, et le drama aurait pu partir dans la direction School 2013 « jeune prof découvre que la réalité n’est pas comme elle le croyait, fait des compromis, et améliore la vie de ses élèves mais s’adapte aussi au monde », mais à la place Yankumi découvre que la réalité est différente de ses attentes, décide de plier le monde à ses attentes, et y arrive, ce qui donne un drama au ton carrément différent (et heureusement parce que j’adore School 2013 mais il me pète le cœur, un peu), et un personnage dont j’ai apprécié la combativité et l’optimisme. C’est pas qu’elle n’ait jamais de moments de doutes (et dans ces moments-là elle peut compter sur sa famille pour l’aider d’un geste de soutien ou d’un bon conseil), mais elle se relève de tous les coups durs, n’abandonne jamais, et ça m’a fait l’aimer.

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Enfin il n’y a pas que ça : Nakama Yukie est impeccable, et le personnage me fait rire parce qu’elle se laisse souvent emportée par son enthousiasme dans des délires. Elle est hyper assurée et maitresse d’elle-même quand elle doit sauver ses élèves et leur enfoncer des leçons dans le crâne, mais elle est aussi maladroite et très innocente lorsqu’on en vient à d’autres choses, en particulier les relations romantiques, et ça créé un contraste amusant.

 

Mais oui, sa résilience est certainement le trait de caractère qui m’a le plus fait m’attacher au personnage, et comme elle est clairement en position d’underdog, j’avais sorti les pompoms de cheerleader pour l’encourager. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai eu une mini expérience du travail de prof à présent, mais toutes les scènes où elle essaie de faire cours et où tout le monde l’ignore me faisaient presque physiquement mal, et chaque fois que la bad-assitude de Yankumi ressortait, j’étais en mode « FUCK YEAH » à l’intérieur de moi. Et j’ai beaucoup aimé la voir progressivement gagner la confiance de ses élèves, en commençant par leur accorder la sienne, quelque chose qui les change pas mal.

 

Yankumi est une professeure très impliquée, qui devient une guide, un soutien et une amie à laquelle ses élèves s’attachent énormément : leur tête, dans le dernier tiers du drama, quand ils envisagent, l’espace d’une seconde, qu’elle puisse vouloir quitter son job pour se marier est adorable, et on sent aussi toute la confiance qu’ils ont en elle dans le dernier épisode lorsqu’elle essaie de leur faire avaler un mensonge mais qu’ils ne doutent pas d’elle une seule seconde, parce qu’elle est en gros la seule chose sur laquelle ils savent qu’ils peuvent compter en toutes circonstances. Un gros contraste avec les autres profs que j’ai trouvés tout aussi écœurants que la première fois. Ca ne veut pas dire qu’ils ne sont pas amusants, mais ils ont tous fichés les élèves de la classe 3D et ne veulent pas démordre de leurs convictions. Cela dit, ce n’est pas présenté comme quelque chose de spécifique aux profs : la société entière est biaisée en défaveur des élèves de Yankumi, avec un fort biais pro-les étudiants qui semblent modèles. Lorsque, par exemple, un gang de lycéens agresse des gens dans la rue, ou quand un étudiant vole à l’étalage, tous les soupçons se portent immédiatement sur les élèves de Shirokin, alors que la police, le corps enseignant ou les victimes partent du principe que, « ah, ces étudiants avec de bonnes notes qui viennent d’écoles réputées doivent être innocents ! ». Parfois c’est tellement gros : pendant le match de basket de l’épisode 6, l’équipe qui affronte la classe 3D triche de manière évidente et éhontée mais personne n’intervient parce que ce sont eux les bons élèves. Bref le drama souligne bien la discrimination dont sont victimes les élèves de Yankumi, et elle vient bousculer tout cela, d’autant qu’elle s’identifie aisément à ses protégés : elle-même vient d’une famille de yakuza et serait certainement virée de son poste si ça venait à se savoir. En conséquence, elle sait que la classe sociale, l’image, la manière de s’exprimer, l’apparence, etc, ne font ni la valeur ni la nature bonne ou mauvaise de l’individu.

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(Petite parenthèse, cela dit : le drama n’entre jamais franchement dans les détails de ce qu’est le « business familial »… Non parce que bon, ça dépend des clans de yakuza, mais il y en a quand même qui trainent dans des affaires sordides, et là ils sont tous gentils tous mimis, mais on nous montre quand même que c’est une grosse organisation, et que les gens avec qui vit Yankumi ont le réflexe « saisir le sabre » quand quelqu’un s’en prend à leur « jeune maitresse », du coup je me demande ce que Yankumi aurait été chargée de superviser si elle n’était pas devenue prof o.o je veux mon spin-off « Yankumi devient la plus grande dealeuse d’organes du pays» !!!)

 

 

Maintenant qu’on s’entende bien: le drama ne fait pas non plus des élèves de Yankumi des anges. C’est vrai qu’on se demande parfois pourquoi tout le monde s’entête à les soupçonner vu que (presque) à chaque fois ce ne sont pas eux les coupables, et on se dirait qu’à force les gens comprendraient que les statistiques ne s’accordent pas avec leurs soupçons, mais le fait est qu’on ne voit que quelques mois de la vie de ces gens, et le drama s’attache à nous montrer que parmi les élèves dela classe 3D il y a/a eu des cas d’élèves qui volent, qui persécutent, qui frappent, etc. Donc c’est pas qu’ils soient tous des anges innocents et incompris (certains plus que d’autres, cela dit), mais plus qu’on leur refuse une chance de s’améliorer et de sortir des attentes qu’on a placées sur eux. Ce sont, après tout, des ados, suffisamment jeunes pour prendre le bon chemin, et c’est ce potentiel qu’on les empêche de voir et exploiter, mais que Yankumi voit et cultive. Parce que d’accord, ce ne sont pas des anges, mais on voit quand même bien souvent briller l’or qu’ils ont dans le cœur aussi, qu’ils essaient d’aider la mère d’un camarade, se mobilisent pour sauver un des leurs, sacrifient leur scolarité pour défendre un camarade ou un membre de leur famille, ou qu’ils prennent le temps de s’arrêter pour aider un chiot abandonné (le grand classique). Ils ont juste besoin qu’on voie cet or-là, et qu’on les encourage à le montrer plus (je suis en train de me perdre dans mes métaphores, je confirme).

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J'étais toute attendrie par les élèves de Yankumi. Et on va pas se mentir, il est clair que revoir tous ces acteurs que j’aime énormément a joué, surtout qu’ils sont tous jeunes, aw. Entre Hiroki Narimia (qui continue de manquer à Dramaland), Oguri Shun avec ses cheveux blonds, et même les acteurs qu’on ne voit que dans le fond ou dans des rôles passages (genre Matsumoto Kenichi ou Tsukamoto Takashi… oh et on voit Tanaka Kei aussi !) il y a de quoi faire. Et, bien sûr, Matsumoto Jun dans le rôle du leader de la classe, Sawada Shin, est un des élèves sur lequel le focus est particulièrement mis. Il a une relation particulière à Yankumi, qu’il est le premier à percer à jour, et à l’époque de mon premier visionnage, j’étais tombée à fond dans le ship Shin/Yankumi (Shinkumi !)(eh oui, j’ai toujours été une shippeuse incontrôlable). A présent, ce n’est plus le cas, mais je trouve toujours le béguin évident (enfin sauf pour Yankumi) de Shin pour sa prof mignon, et j’aime beaucoup leur dynamique ainsi que la façon dont il se fait une place étonnamment naturelle dans la famille de Yankumi. Ses interactions avec les sous-fifres yakuza me faisaient sourire. Et puis, tout simplement, Shin est un personnage qui se révèle attachant. Méfiant envers le corps enseignant (comme tous ses camarades), pour de bonnes raisons, mais avec un cœur tout mou qui n’attend qu’à pouvoir faire enfin confiance à un ou une adulte.

 

Le drama donne aussi une importance particulière à Kuma, interprété par Waki Tomohiro.

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Waki Tomohiro est un des quelques acteurs de Gokusen qui a joué dans toutes les saisons de la série ainsi que dans son film final, et Kuma est, sauf erreur de ma part, le seul élève de Yankumi dont on suit donc la vie après la saison 1. En conséquence, c’est un personnage pour lequel j’ai une affection particulière (par contre les blagues « haha il est gros, il ne pense qu’à bouffer », jvous jure c’est relou ! mais bon, ça rend pas le personnage moins attachant), et dans cette saison 1, il fait non seulement partie du quatuor principal des élèves, mais je dirais même qu’il est dans le top2 des élèves importants avec Sawada Shin. La plupart des élèves de la classe ont droit à leur épisode, parfois ils en ont deux, mais Kuma est au cœur de trois épisodes, et pas n’importe lesquels : il a droit au premier « cas élève » de la série, ainsi que son dernier. Il est le premier élève que Yankumi aide, non seulement à Shirokin mais aussi de toute sa carrière, ce qui lui donne déjà une importance particulière, mais il est aussi l’élève qui précipite les évènements de la fin. Bref, il définit le début et la fin de la série, et j’ai envie de le retrouver dans les suites à la série, pour voir comment il va grandir après le lycée.

 

Mais pas tout de suite. Parce que…

 

 

 

… répétitions

 

De loin, mon inquiétude numéro 1 en entrant dans Gokusen à nouveau, c’était les répétitions.

 

Quand je vous disais que j’avais un eu un souci avec Yankumi par le passé, c’était en partie parce que je n’accrochais pas au personnage, certes, mais c’était aussi (surtout ?) que j’avais enchainé beaucoup de Gokusen, que j’étais lassée par la série au point de l’écœurement, et que Yankumi était le visage de Gokusen, donc… Et si j’étais écoeurée c’était parce que les épisodes se ressemblent pas mal, et la saison 2 est (dans mes souvenirs, du moins) beaucoup calquée sur la 1, donc il y avait eu overdose. En comparaison, j’avais bien plus apprécié la saison 3, et je pense que ce n’est pas tout à fait une coïncidence que j’aie vu cette saison 3 un an après la 2 alors que j’avais vraiment enchainé les 1 et 2 : j’avais eu le temps de m’aérer la tête entre la 2 et 3. (Et si vous vous demandez pourquoi j’ai continué à regarder Gokusen malgré ma lassitude, je vous renvoie au casting, car oui, je suis superficielle à mort).

 

Là, j’ai fait les choses à la cool : je savais à quoi m’attendre, alors je n’ai pas enchainé les épisodes à une vitesse folle, j’ai pris mon temps. Parce que, oui, Gokusen toujours assez répétitif d’un épisode à l’autre.

 

Il y a les répétitions que je vais appeler « de surface », c’est-à-dire, essentiellement, beaucoup de gags récurrents qui ne jouent pas sur la construction des épisodes : les « fight oh…ho ! » de Yankumi pour se motiver, les scènes où elle ignore royalement le policier qui a le béguin pour elle, les moments inévitables où elle laisse échapper des termes de yakuza en ne faisant pas attention, ou bien ceux où elle se tourne vers la caméra pour nous livrer ses pensées sur une situation en aparté. Ce genre de choses qui reviennent, certains comme des « catch phrases » de l’héroïne, juste pour nous faire rire ce qui, je dois bien l’admettre, se faisait plus rare au fil des épisodes, parce qu’au bout d’un moment chaque gag était tellement attendu qu’il ne m’amusait plus tant que ça. Le comique de répétition ça peut très bien fonctionner, mais comme de base les gags ne me pliaient pas en deux de rire et que le drama ne changeait jamais le contexte dans lequel ils apparaissaient, ça a fini par ne plus prendre avec moi, et j’ai bien plus rigolé aux blagues nouvelles auxquelles je ne m’attendais pas. Pour autant, les gags récurrents ne m’ont pas dérangée, c’est juste que je regardais le drama remplir son cahier des charges d’un œil un peu différent.

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A côté de cela, on a les répétitions qui touchent à la construction des épisodes : un personnage a un problème, personne ne gère le problème comme il faut, Yankumi intervient, Yankumi fait un speech pour donner la morale de l’épisode, parfois elle se bat (en enlevant ses lunettes et détachant ses cheveux), et zop le problème est estimé résolu, même quand il ne l’est pas vraiment, et quand le personnage ne fait pas partie de la classe ou du corps enseignant, on ne le revoit plus jamais. On saisit très vite comment les épisodes sont faits, et autant vous dire que ça ne varie pas beaucoup.

 

Après, il y a des gens que cela ne va pas déranger ! Mais pour ma part, c’est vrai que je vois ce drama comme quelque chose de plus adapté au visionnage pendant la diffusion qu’au marathon. Alors, bon, je n’ai pas recréé le rythme de diffusion en ne regardant qu’un épisode par semaine, mais j’ai quand même fait attention à ne pas aller trop vite (d’autant qu’après chaque épisode je prenais le temps de découper des bouts de vidéos pour faire ma fanvid sur Yankumi), et je pense que ça a pas mal aidé à mon appréciation.

 

C’est également pourquoi, si j’ai bien l’intention de revoir les saisons 2 et 3 et peut-être de regarder le film en entier cette fois, je ne compte pas me jeter dessus. C’est une série que j’apprécie mieux à petites doses, visiblement. Mais, hé, je l’ai appréciée (enfin la saison 1, en tous cas), et c’est l’essentiel !

 

 

… en conclusion

 

Ca m’a fait du bien de me replonger dans Gokusen. C’est un drama dont il est facile de lancer un épisode à peu près n’importe quand, qui n’est pas exigeant avec son spectateur, et qui fait sourire. Il est résolument optimiste et même si ça se fait au coût de tout réalisme, la petite bulle de positivité est agréable. Et puis ça fait plaisir de retrouver son casting (et les coupes de cheveux !), et bref, j’ai passé un bon moment.

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