A head full of ghosts | Possession ou...? 📝 🇺🇸

Publié par Mila ♥ sur 1 Janvier 2023, 21:03pm

Le visage d’une jeune femme surgit de l’ombre

 

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Une jeune femme commence à présenter des signes de possession et sa famille ne sait pas quoi penser. Ils essaient de gérer comme ils peuvent, mais c’est compliqué et les choses ne s’arrangent pas lorsque leur histoire devient publique.

 

 

 

Cet article est un transcript remanié de cette vidéo:

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Salut les gens !

 

Comme ça me rend triste que ce blog soit à l’abandon, je me suis dit qu’il était temps d’y remédier. Clairement, faire des vidéos me prend tout mon temps, et je vous avoue que l’absence d’interactions m’avait un peu démotivée, mais j’ai ce blog depuis plus de quinze ans à présent, et j’y suis attachée (même s’il contient pas mal de trucs cringe que je regrette avoir écrits) donc je vais petit à petit mettre les transcripts des vidéos en ligne :) En adaptant juste évidemment un petit peu, parce que sinon, par exemple, ça ferait commencer cet article par « Je ne vous fais pas un speech sur l’état de cette chaîne », ce qui n’aurait strictement aucun sens. Et puis je vire aussi certains tics de langage oral, et reformule des passages pour qu’ils ne soient pas insupportables à lire, mais sinon, ce sont les transcripts des vidéos, et, après avoir rattrapé ceux que j’ai “en retard”, j’essaierai de les publier environ un mois après chaque nouvelle vidéo (mais ce n’est pas une promesse).

 

Aujourd’hui, il sera question de A head full of ghosts, de Paul Tremblay, paru en 2015 dans sa version originale, et traduit en France sous le titre Possession.

 

J'avais lu, avant ça, un seul roman de Paul Tremblay, à savoir Disappearance at Devil's Rock, que j'avais raisonnablement bien aimé (malgré une déception sur la fin). Et apparemment, Paul Tremblay c'est quelqu'un qui aime l'horreur triste, or ça tombe bien: moi aussi ! Et autant vous dire que, pour le coup, dans A head full of ghosts, j'en ai eu pour mon argent niveau "horreur triste". C'était même pas un livre dont j'étais partie pour parler à la base quand j'ai commencé ma lecture, mais il se trouve que c'est un roman qui m'a plu et qui m'a intéressée, donc j'avais envie d'en discuter.

 

Un avertissement avant de commencer: je n'ai pas l'intention de spoiler de gros retournements du livre, je compte laisser suffisamment place à la découverte si jamais vous décidez de le lire, mais je ne veux pas en parler de façon trop générique non plus, donc si, vraiment, vous voulez savoir le moins possible, voici, en gras, un résumé de mon opinion: 

 

A head full of ghosts est une histoire de possession, et il reprend pas mal des clichés du genre, mais je trouve qu'il le fait pour de bonnes raisons, et qu'il a suffisamment de particularités pour être intéressant et se démarquer de ses prédécesseurs. C'est un livre que j'ai trouvé facile à lire et les chapitres sont courts, si bien que je l'ai pas mal enchaîné, parce qu'en plus il pique la curiosité, donc on a envie de savoir comment tout ça va finir. Même si, du coup, parce que je l'ai lu très vite, mon moral a aussi été sapé très vite.

 

Comme je vous le disais, c'est de l'horreur triste. Personnellement, j'ai apprécié. J'ai aimé que le livre ait un impact émotionnel sur moi, parce que je m'intéressais, tout simplement, au sort des personnages. Par ailleurs, c'est un livre qui soulève des sujets que je trouve personnellement intéressants, et même plutôt d'actualité. Bon, au niveau de l'horreur, pour ma part, il ne m'a pas fait peur, mais je suppose que pour un public peut-être moins désensibilisé ou moins habitué au genre que moi, il peut peut-être être impressionnant par moments. En tous les cas, qu'il fasse peur ou pas, je l'ai trouvé intéressant de toute façon donc c'est un roman que je vous conseille.

 

Maintenant, la version plus développée !

 

Au cœur de A head full of ghosts, il y a une histoire qui paraît familière, celle d'une adolescente qui commence à présenter des signes de possession: elle balance des obscénités, elle semble savoir des choses qu'elle ne devrait pas savoir… Il y a de la contorsion, il y a du vomi, bref toutes les choses auxquelles on s'attend dans une histoire de possession et d'exorcisme, finalement. Mais il y a quand même des particularités à cette histoire-là, et la première est que le roman ne tranche jamais réellement sur si oui ou non Marjorie est bien possédée. Pour ce qu'on en sait, elle est peut-être simplement malade, et dans le roman, les personnages eux-mêmes ont des opinions différentes.

 

Le père, qui est très religieux, se persuade assez rapidement que sa fille est possédée, tandis que la mère, qui est bien moins croyante, elle, insiste que sa fille a besoin de médecins, de médicaments, de thérapie. Le problème étant que, jusque-là, la thérapie et les médecins n'ont pas pu faire grand-chose, si bien que la voix du père se fait de plus en plus pressante, et prend de plus en plus de place. Quant à Marjorie elle-même, elle se prétend parfois possédée, parfois pas, et Merry, la petite soeur, ne sait simplement pas quoi penser, ce qui nous laisse, nous, lecteurs, libres de choisir notre camp, que ce soit celui de la maladie, celui de la possession, ou celui du doute, tout simplement.

 

La bonne nouvelle ? Il n'y a pas de camp heureux.

 

A la limite si on considère que Marjorie est possédée, on peut peut-être au moins se dire que certaines choses difficiles par lesquelles elle passe sont plus justifiées ? Du reste le roman soulève la possibilité que certains personnages décident de croire à la possession pour se soulager la conscience. Quoi qu’on choisisse de penser, en tout cas, le fait est que, au coeur de tout ça, il reste une adolescente qui souffre. C'est-à-dire que, que ce soit un démon ou une maladie mentale, quelque chose qui n’est pas Marjorie mais qui arrive à Marjorie, est en train de la changer, de modifier son comportement, l'isolant et provoquant la peur et l'incompréhension de son entourage.

 

Pendant ma lecture, je me suis d'ailleurs demandé si le roman démonisait les maladies mentales. Et je ne suis pas la personne la mieux placée pour répondre, mais personnellement j'ai trouvé que non. Qu'il marchait, à la limite, sur une corde fine, mais qu'il restait sur la corde.

 

Comme je vous disais, le livre ne tranche pas sur si oui ou non Marjorie est bien possédée. Moi, j'ai trouvé qu'il tendait quand même à aller vers le non, mais c'est compliqué à affirmer: la raison de mon ressenti est que les personnages qui croient dur comme fer à la possession de Marjorie ne sont pas présentés sous un jour très positif, mais le truc c'est que… le récit ne nous est pas présenté d'un point de vue extérieur et objectif. Notre narratrice principale a vécu l’histoire. Elle a vécu les évènements, et elle a connu les gens impliqués, donc elle a sa propre opinion sur ces gens et sur la possession (ou non) de Marjorie. Donc, non, ce n'est pas un récit objectif.

 

Néanmoins, parce que le roman emprunte ce point de vue-là, j'ai trouvé qu’il tendait à dire que, non, Marjorie n'était pas possédée, ou au moins qu'il y avait un doute suffisant pour que la faire passer par quelque chose d'aussi traumatisant qu'un exorcisme soit discutable. Parce que, bon, un exorcisme c'est pas non plus quelque chose d'anodin. On se réveille pas un matin en se disant "tiens, j'me ferais bien exorciser aujourd'hui", et des histoires de gens "possédés" qui ont vécu des exorcismes, on en connaît dans la vraie vie, et beaucoup ont eu des fins tragiques. Certaines se sont même terminées sur la mort des personnes exorcisées, parce que c'est un processus violent, ou, au moins, traumatisant.

 

Donc, non, personnellement je n'ai pas trouvé que le livre démonisait les maladies mentales, mais plutôt qu'il présentait un cas, comme il y en a eu de véritables, de personne malade qui n'obtient pas l'aide dont elle aurait besoin, parce qu'elle a en face des personnes dépassées, des personnes qui ne comprennent pas ses symptômes, qui ne savent pas comment l'aider, et des personnes, aussi, influencées par différents types de biais. Le biais religieux en fait partie, bien entendu, mais le livre soulève également la question du sexisme: la mère de Marjorie remarque que les hommes qui diagnostiquent sa fille mettent dans la case "elle ne pourrait jamais savoir ça" des choses que Marjorie aurait très bien pu apprendre, mais qu'ils n'imaginent apparemment pas dans la tête d'une jeune fille.

 

Malgré tout, le livre reste assez ambigu pour que le lecteur puisse se faire sa propre idée, parce que l'idée c'est aussi d'interroger nos propres esprits, nos propres biais, influencés notamment par pas mal d'histoires d'horreur, que ce soit au cinéma ou en littérature. Des histoires dont le livre reprend volontairement les clichés.

 

Aussi, une autre chose à prendre en compte, c'est que, oui, Marjorie est effrayante… mais la narratrice n'est pas n'importe qui, puisqu’il s’agit de Merry, la petite soeur de Marjorie. Or il y a plusieurs choses à prendre en compte à propos de Merry, des choses qu’elle souligne elle-même.

 

La première étant que, au moment des faits, Merry était très jeune. Ce qui signifie, déjà, qu'à ses yeux d'enfant, certaines choses ont pu paraître plus impressionnantes qu’elles ne l’étaient vraiment. Ce qui signifie, aussi, qu'on ne lui expliquait pas tout, donc il y a pas mal de trous qu'elle a dû combler elle-même sans forcément avoir les éléments ou les clés pour le faire.

 

Et d'ailleurs je trouve que ça rend tout ça encore plus triste. parce qu’à mes yeux, il y a toujours quelque chose de très tragique à regarder le monde d'un personnage s'effondrer autour de ce personnage sans que celui-ci comprenne réellement pourquoi ou ce qui est exactement en train de se passer. Or la famille de Merry est vraiment au bord de la destruction: ses parents sont de plus en plus fatigués, de plus en plus stressés, ils sombrent, chacun à leur manière, dans une forme de dépression… et comme ils ont des opinions contraires, ils s'engueulent assez souvent, ce qui n’aide pas. Sans compter qu’à côté de ça, les frais médicaux sont élevés, donc la famille sombre de plus en plus dans la précarité financière (je vous avais bien dit que c'était pas un roman gai, hein !), et manquer d'argent n’aide pas exactement à ce que les parents soient moins fatigués ou moins tendus.

 

En conséquence, ils ont aussi de moins en moins le temps de s'occuper de Merry comme avant. Merry qui, en plus, est en train de perdre son lien avec la personne qu'elle aimait probablement le plus au monde : sa grande soeur. Et le roman nous a vraiment montré à quel point elle l’aimait, sa soeur.

 

Du coup je vous avoue qu'il y avait des moments où j'avais limite envie d'appeler ma petite soeur, parce que je trouvais ça affreusement triste de regarder leur lien s'effilocher. J’appréciais, parce que j’étais contente que le roman ait un impact émotionnel sur moi, mais j'avais pas le moral au beau fixe.

 

L'autre chose à noter est que l'histoire nous est racontée plusieurs années après les faits, par une Merry adulte, interviewée par une autrice comptant écrire un livre sur l'histoire de sa famille. C’est donc cette Merry adulte qui revient sur ce qu'a vécu la Merry enfant, et il s'est passé pas mal de temps, ce qui signifie que, justement, le temps a pu faire son effet et brouiller un peu les souvenirs de Merry. Du reste, ce n'est pas tout ce qui a pu les brouiller: l'histoire de Merry et de sa famille a été pas mal médiatisée, beaucoup de gens en ont parlé, et Merry elle-même a pas mal raconté l'histoire. Elle se l'est racontée à elle-même pendant des années, mais elle l'a aussi beaucoup racontée aux autres, et tout ça a pu jouer sur ses souvenirs. Parce que les souvenirs, c'est pas quelque chose de fixe: ils se transforment avec le temps, avec les ressassements, avec les influences… quelque chose que Merry reconnaît volontiers, du reste, et donc, sans douter de sa bonne foi du tout, ça remet quand même en question l'image qu'on a de Marjorie, parce qu'on ne peut jamais savoir (et Merry ne sait pas elle-même) ce qui est purement factuel, ce qui a été déformé à l'époque par les yeux d'enfant de notre narratrice, ou ce qui a été déformé depuis par le temps, par les influences, et par toutes les histoires qui se sont racontées autour des faits.

 

La place des histoires dans nos vies est un des thèmes majeurs de A head full of ghosts.

 

L'activité favorite des deux sœurs consiste à inventer des histoires, c'est comme ça que s'exprime le plus leur lien, et elles y passent beaucoup de temps. Marjorie raconte énormément d'histoires à Merry, et c’est d’ailleurs lorsque les histoires de Marjorie commencent à changer, qu'on se rend compte avec Merry qu'il y a vraiment quelque chose qui ne va pas: les histoires se font de plus en plus flippantes, de plus en plus étranges, puis de moins en moins nombreuses.

 

Le long du roman, en fait, les histoires que les personnages se racontent, qu'ils racontent aux autres, ou qu'on leur raconte, sont utilisées comme des outils. Des outils pour créer des liens, pour communiquer, pour avertir... des outils pour blesser, parfois… mais des outils, aussi, pour digérer certains évènements, mieux les comprendre… et des outils pour se faire de la thune. Parce que la thune c'est important.

 

Un truc que je ne vous ai pas encore dit mais qu'on apprend dès le début du roman, c'est qu'au moment des faits, la famille de Merry s'était tournée vers la télé, et était devenue le sujet central d'une émission. Une émission qui n'a pas été terminée (seulement six épisodes ont été diffusés sur ceux prévus) mais une émission qui, depuis, est devenue culte.

 

Donc, en fait, le long du roman on a trois types de chapitres: les chapitres de dialogue entre Merry et l'autrice; les chapitres où Merry raconte son histoire à l'autrice (mais sans interventions de l'autrice, donc c'est juste le récit de Merry, et ce sont les chapitres les plus nombreux); et puis le troisième type de chapitres: des articles de blog écrits par une jeune femme fan de l'émission et qui, à la même époque où Merry est interviewée par l'autrice, revient sur cette fameuse série pour son lectorat.

 

Alors, bien entendu, nous, on ne peut pas la regarder cette émission, parce qu'elle n'existe pas, mais la blogueuse en dresse un portrait suffisamment précis pour qu'on n'ait pas de mal à imaginer à quoi ça devait ressembler.

 

Vous savez, c'est ce genre de programme qui mêle entretiens avec les concernés, et mises en scène qui illustrent ce que racontent ces concernés, mais qui n'a pas pu être filmé. Et j'en ai déjà regardé, de ce genre d'émissions, mais toutes celles que j'ai regardées étaient filmées pas mal de temps après les faits, alors que là, l'émission est tournée et diffusée pendant la possession. Ce qui change quand même pas mal la donne et le ton, parce que ça veut dire que la détresse de la famille est filmée et diffusée plus ou moins en direction.

 

Pour revenir à mes chapitres présentés comme des articles de blog: il n’y en a pas énormément, mais ils sont absolument essentiels. Bon, il y a une certaine frustration, parce que la blogueuse est clairement enthousiaste et a plein de choses à dire sur un truc qu'on ne peut pas regarder, mais c'est intéressant à lire, et surtout ça donne toute une dimension supplémentaire au roman, qui en vient à s'interroger sur la façon dont sont commercialisées les histoires (tragiques, en particulier) des gens, par qui elles sont commercialisées, pourquoi, à l'intention de qui, et aussi pourquoi les gens qui vivent ces histoires les cèdent de la sorte.

 

Bien sûr, le roman ne peut pas aborder toutes les raisons que peuvent avoir les gens mais ici, d'un côté, Merry participe à l'écriture du livre de l'autrice pour se libérer d'un poids, tourner la page en quelque sorte; et de l’autre, dans le passé, la famille de Merry s'était tournée vers la télévision, pas parce qu'ils avaient envie spécialement que tout le pays soit au courant de leur situation, mais parce que, tout simplement, ils avaient besoin d'argent. Un peu comme dans beaucoup d'histoires d'horreur, la précarité financière fait partie de l'horreur, parce qu'elle maintient les personnages dans leur situation. S'ils avaient plus d'argent, ils pourraient probablement trouver plus d'aide, de meilleures solutions, mais en l'occurrence ils n’en ont pas, donc ils font comme ils peuvent.

 

En face de ça, on a les gens qui vont commercialiser l'histoire… Et on pourrait s’attendre à ce qu’ils soient démonisés, mais en fait non: du côté de Merry, l'autrice est présentée comme quelqu'un de chaleureux, de compatissant, avec qui Merry s'entend bien; et du côté de la famille, l'équipe de l'émission n’est pas composée que de gens sympathiques, mais par exemple, Ken, le scénariste de l'émission, est présenté sous un jour très positif par Merry, pour qui il a été un soutien, un allié, un ami précieux. Mais il reste quand même que tous ces gens font du contenu sur l'histoire difficile (et même le présent difficile) de cette famille, et un contenu qu'ils ont l'intention de vendre, si bien qu'il faut le rendre vendeur, ce qui implique tout un tas de choix.

 

Évidemment, le roman étant en cours de préparation, on ne peut pas savoir ce qu’il donnera, mais l’émission, elle, a été diffusée, et, dans son analyse, la blogueuse revient pour nous sur tous les choix qui ont été faits. Certains paraissent minimes, d’autres plus importants, et d’autres encore sont carrément douteux, mais presque tous ont été faits avec la même intention: vendre l'émission au public. Ce qui a mené à une distorsion de la réalité.

 

Déjà, les images de la famille ont forcément été influencées, tout simplement, par la présence de l'équipe de tournage sur les lieux. Ensuite, les mises en scènes, certes, illustrent les propos de la famille, mais elles n’en sont pas moins des mises en scène, avec des acteurs, et rien que le choix des acteurs n'est pas anodin. Puis, les images ont été montées, arrangées, et donc la blogueuse revient pour nous sur les décisions prises et l’image qu’elles donnent des évènements.

 

Merry, qui a vu l'émission elle aussi, en parle également avec l'autrice et discute de ce qui a été fait avec l'histoire de sa famille. Et parce que tous les choix ont été faits avec les attentes du public à l'esprit, eh bien, la blogueuse comme Merry s'interrogent forcément sur les attentes du public et sur ce qui a fait le succès de l'émission. Personnellement j'ai trouvé que c'était intéressant. Et j'ai aussi trouvé que c'était d'actualité, parce qu'on vend de plus en plus nos propres histoires et celles des autres. Rien que l'année dernière (note: en 2020, la vidéo date de 2021), dans un genre différent, Tiger King a été un succès énorme. Personnellement, je n'ai pas d’avis dessus, parce que je n’ai pas vu l'émission, mais j'en ai entendu dire qu'elle était hyper prenante et super divertissante… et à la fois, j'ai également lu et entendu beaucoup de gens discuter de la façon dont Tiger King est arrangée pour être la plus divertissante possible, de ce que la série décide de ne pas inclure, de passer sous silence, et de la façon dont elle utilise sa musique, ses images, le montage, le timing de ses révélations, pour créer une histoire aussi prenante que possible.

 

Et on tirera ce qu’on veut du roman, mais, je sais pas si c'est moi, j'ai l'impression qu'on a de plus en plus de ces documentaires-divertissements (ou en tous cas j'en entends de plus en plus parler), donc le sujet me paraît plutôt actuel.

 

Pour ma part, en tout cas, je n'ai pas l'impression que A head full of ghosts démonise ni les gens qui font ces émissions, ni véritablement les gens qui les regardent, mais il pose la question de qui vit les histoires, qui les vend, à qui, comment, et, aussi, avec quelles conséquences pour les personnes qui vivent ces histoires, selon les circonstances.

 

Personnellement j'ai trouvé ça intéressant, et, comme vous pouvez le constater, j'ai beaucoup aimé ce roman. Il ne m'a pas fait peur, mais je l'ai trouvé prenant, j'avais toujours envie de savoir la suite, et il soulevait des sujets qui m'ont intéressé. Et puis, et c'est le plus important pour moi, il a eu un impact émotionnel sur moi, du coup, ça m'a donné envie de lire plus de Paul Tremblay (note: mais c’est toujours pas fait, lol, je lis beaucoup trop peu), et c'est un roman que je vous recommande.

 

Sur ce, les gens, je vous souhaite une bonne matinée, une bonne journée, une bonne soirée, une bonne tout ce que vous voulez, et je vous dis à dans cinq ans pour un prochain post !